21.03.2013
L’ÉNIGME LAPÉROUSE 4|4

C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Quatrième volet d’une aventure fort mystérieuse q’un passionné a entrepris de résoudre à tout prix.

LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Sa passion est devenue obsessionnelle. Depuis près d’un quart de siècle, Alain Conan se polarise sur le sort de Lapérouse et de ses compagnons. « Qui ne le serait pas ? ».
Dès 1981, l’industriel basé en Nouvelle Calédonie créée l’association Salomon et lance illico la première campagne de fouilles sur Vanikoro.

Au début, les moyens sont modestes. 12 passionnés, depuis 2 voiliers de plaisance, mènent des recherches sous-marines et remontent à la surface les premiers objets authentifiés du XVIIIème siècle.
En 1986, une seconde expédition est effectuée en collaboration avec des archéologues australiens. 500 objets sont traités et inventoriés. Se succéderont alors des missions de recherche auxquelles adhèrent les plus hautes instances de la communauté scientifique française.

Point d’orgue de toutes ces campagnes, l’expédition 2005 avec ses 132 participants et 100 tonnes de matériel acheminés à Vanikoro. Alain Conan en est convaincu : « La suite de cette magnifique et dramatique page d’histoire s’écrira ».
Avec une expédition prévue en Alaska, à l’emplacement même où ont péri 21 marins de Lapérouse, et une exposition au musée national de la Marine à Paris en 2007, le passionné de Vanikoro et ses compagnons ont eu du grain à moudre avant un ultime voyage sur l’île des naufragés.
Car, l’île de Vanikoro ne livre finalement ses secrets qu’au compte-goutte.
Stéphane DUGAST
13:29 Publié dans ENQUÊTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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08.03.2013
L’ÉNIGME LAPÉROUSE 3|4

C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ? Troisième volet d’un récit d’une aventure fort mystérieuse…

LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Quarante ans après la révolution, qun capitaine marchand irlandais retrouve, lors d’une escale au Vanuatu, des étranges objets dont une poignée d’épée en argent frappée d’une fleur de lys, pour que l’enquête soit relancée.
Perspicace et sûrement un peu cupide - 10 000 francs or de récompense sont promis à quiconque fournit tout indice concernant « l’expédition Royale » - Peter Dillon oriente ses recherches vers Vanikoro, une île éloignée des routes maritimes et difficile d’accès.

La France de Charles X réagit à cette découverte et dépêche le navigateur Jules Dumont Durville sur place.
Plusieurs semaines après un second passage de Dillon, le marin français fait dresser une stèle en mémoire des disparus et rapporte des ancres, des canons, des morceaux de porcelaine et autant d’indices qui prouvent que Vanikoro est bien le lieu du naufrage. L’île mystérieuse livre au compte goutte ses secrets.

136 ans après ce rebondissement, les investigations reprennent à Vanikoro. En 1964, la « Dunkerquoise », un patrouilleur de la Marine, identifie une deuxième épave dans une fausse passe du lagon.
Si le mystère s’éclaircit en partie, de nombreuses zones d’ombre demeurent mais les 220 marins et scientifiques de sa majesté Louis XVI retombent à nouveau dans l’oubli jusqu’à ce que des passionnés néo-calédoniens n’entament en 1981 leur première campagne de fouilles sur l’île perdue du Pacifique et récidivent à la fin des années 2000.

L’énigme de Vanikoro sera alors en passe d’être résolue. Sûrement l’énergie magnétique de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse…
Stéphane DUGAST
16:01 Publié dans ENQUÊTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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19.02.2013
L’ÉNIGME LAPÉROUSE 2|4

C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?

L’EPISODE PRÉCÉDENT Été 1785. Les deux frégates royales - la « Boussole » et « l’Astrolabe » - quittent Brest pour un long voyage de 4 ans autour du globe. La fine fleur des officiers, des marins et des scientifiques du royaume part compléter les trois voyages du célèbre navigateur britannique James Cook. Les objectifs assignés à cette grande campagne d’exploration et de découvertes, commanditée par Louis XVI lui même, sont multiples.

Rectifier et achever la cartographie de la planète afin de découvrir ses ultimes terrae incongnitae. Ouvrir de nouvelles routes maritimes. Enrichir les connaissances et les collections scientifiques de ce siècle avide de découvertes.
Pendant près de 3 ans, Lapérouse et ses marins vont parcourir mers et océans du globe. L’Atlantique. Le Pacifique. Et les escales à terre seront variées. Les Canaries, l’île de Pâques, Hawaï, l’Alaska, les îles Sakhaline, Macao, Manille, Norfolk et Botany Bay, à quelques encablures de l’actuelle Sydney.

À compter de ce mois de mars 1788, plus personne ne recevra de nouvelles des marins français. « A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? ».
Même l’infortuné Louis XVI, sur le point de gravir les marches de l’échafaud, s’en serait inquiété. Sans laisser la moindre trace, les aventuriers du siècle des lumières disparaissent dans le Pacifique sud tandis qu’en France gronde la Révolution. (A SUIVRE)
Stéphane DUGAST
06:37 Publié dans ENQUÊTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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06.02.2013
L’ÉNIGME LAPÉROUSE 1|4

C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins en 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?
À l’instar des Cook, Bougainville et consorts, Monsieur de Lapérouse - Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse (1741-1788?) de son vrai nom - appartient au cercle restreint des explorateurs d’exception.
Habile navigateur, bon guerrier et homme de plume, Jean-François de Galaup est reconnu par ses pairs et son équipage pour son humanisme. « Le digne représentant de l’humanité, de son prince et des vertus de la raison » dixit un naturaliste embarqué autour du monde à ses côtés.

Marin dès l’âge de 15 ans, le natif d’Albi passera sa vie sur à parcourir la planète. Après un séjour dans l’Océan Indien où il accomplit deux campagnes aux Indes, il s’illustrera lors de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique en capturant plusieurs navires anglais.
La paix venue, ce marin à la riche carrière - 28 ans dans la Royale dont 14 ans de campagnes - reçoit du roi Louis XVI un prestigieux commandement. Celui d’une grande expédition de découvertes autour du monde dont il ne reviendra jamais. (A SUIVRE)
Stéphane DUGAST
11:38 Publié dans ENQUÊTE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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31.10.2012
LES POILUS D’ALASKA #1

« Les poilus d’Alaska », c’est un épisode méconnu de la première guerre mondiale. De l’Alaska aux sommets des Vosges, l’épopée véridique d'une meute de 450 chiens esquimaux tentant de rallier la zone de combat. Une glorieuse tranche d'histoire racontée dans des films documentaires.
Hiver 1914, massif des Vosges. La situation des soldats qui, en première ligne, défendent la « ligne bleue des Vosges » est catastrophique : coupés de leur base arrière par d’importantes chutes de neige, il est impossible de les ravitailler en nourriture et en munitions.

Deux officiers proposent alors au commandement de l’Armée des Vosges d’utiliser des chiens de traîneau. En août 1915, le capitaine Moufflet et le lieutenant Haas partent pour l’Amérique du Nord avec pour mission d’acheter plus de quatre cents chiens et de les ramener en France au plus vite…
Commence alors une incroyable aventure à laquelle s’associe dés le début le plus célèbre des conducteurs de traîneaux à chiens d’Alaska : le musher Scotty Allan, celui qui inspira Jack London.

A eux trois, ils constituent la plus grande meute de chiens jamais réunie au monde, traversent tout le Canada dans un train spécial, déjouent de multiples tentatives d’empoisonnement et d’assassinat organisées par les espions allemands, embarquent de justesse à Québec sur un vieux rafiot sauvé de la démolition, affrontent pendant quinze jours les tempêtes et les sous-marins ennemis et accostent enfin au Havre le 5 décembre 1915.
Aussitôt débarqués, ils forment et entraînent dans les Vosges les premières Sections d'Equipages Canins d’Alaska, les fameuses SECA qui d’après des spécialistes changera le rapport de forces.

Avant de se pencher prochainement sur un étonnant docu-fiction, co-écrit par Mikaël Pittiot et Daniel Duhand et diffusé sur Arte TV, un aperçu de cette tranche d’histoire insolite avec un film produit par l’'ECPAD et la France Mutualiste
A noter que ce film s’inscrit dans une série documentaire « Les Petites histoires de la Grande Guerre » qui décrit le quotidien des acteurs de la Première Guerre Mondiale à travers des aspects insolites
(À SUIVRE)

EN SAVOIR PLUS
Sur le site de la France Mutualiste
Sur le le site de l'ECPAD
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