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  • UNE BELLE PALETTE

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    Chronique d’un illustrateur et peintre de la Marine depuis 1983 aux talents éclectiques.

    Serge Marko aime les « bateaux gris ». Les porte-avions Foch et Clémenceau, le croiseur Colbert, la porte-hélicoptères Jeanne d’arc, l’aviso-escorteur Commandant Bourdais… Depuis 3 décennies, il a ainsi bourlingué sur nombre de bâtiments de la Marine nationale, du fait de son  statut de peintre officiel de la Marine. De ce privilège, Serge Marko ne s'en est donc pas privé, comme en témoignent ses multiples œuvres réalisés lors de ses embarquements et escales.

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    Aquarelles, croquis ou huiles, ses talents il les a également forgés depuis sa prime jeunesse. Etudiant aux Beaux-arts, Serge Marko s’est d’abord lancé dans le dessin publicitaire. Il suit ensuite des cours de l'Académie Frochot tout en commençant à exposer en France et ailleurs. Les galeries lui ouvrent dès lors leurs portes.  

    Devenu peintre officiel de la Marine depuis 1983 (et de l'Air), Serge Marko obtient une pluie de prix et récompenses tout en enchaînant les embarquements. Les Philippines, la mer de Chine, Djibouti, l’archipel de Crozet, la Terre Adélie, les Marquises… Si l’artiste-reporter élargit ses horizons, il continue cependant ses travaux à terre, qu’il s’agisse de son travail de paysagiste, de portraitiste ou ses reportages thématiques comme des nus.


    Son goût avéré pour la perspective, la ligne et le détail l'entraînent logiquement sur des sujets architecturaux. Quant au monde industriel et militaire, il le passionne car il n’empêche pas selon lui l’émotion.

    En adepte et digne héritier d’Albert Brenet (1903-2005), également peintre de la Marine et illustrateur hors pair, Serge Marko s’est ainsi fait chroniqueur de son époque, de la Marine de la fin du vingtième siècle. En 176 pages et plus de 200 reproductions, ce livre permet de (re)découvrir un peintre de la Marine à l’œuvre foisonnante.

     

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    > À LIRE

    Serge Marko - Le Regard au large de Dominique Vergnon & Serge Marko. 176 pages - 55 euros (GD éditions). Commandes et règlements sur le web à http://www.gdeditions.fr/


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  • LA JEANNE DE A à Z / "I" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945 Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, grâce à la lettre «I», on en sait enfin plus sur l'immatriculation de ce bateau-phare de la Marine depuis 1964.

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    © Christophe GERAL

    « I »

    IMMATRICULATION «JEANNE D'ARC», son nom s'affiche en lettres majuscules blanches sur sa coque grise. Son numéro d'immatriculation «R97» s'inscrit en caractères noirs sur son «château», sur bâbord comme sur tribord. Si cette immatriculation intrigue, un marin connaît sa réelle signification : Bernard Prézelin, l'auteur depuis deux décennies de Flottes de combat, la «bible» de tout marin en passerelle. «Dans le cadre de l'Otan, l'identification des bâtiments de guerre est fixée par une lettre et deux chiffres. A chaque lettre correspond donc une typologie de navires» détaille ce féru de bâtiments militaires avant d'ajouter : «Cette appellation Otan est principalement utilisée par les marines européennes, des marines sud-américaines et quelques marines asiatiques. Les américains, les canadiens et les australiens lui préfèrent un autre système». Concernant la traduction Otan, la commandant Prézelin se la remémore sur le champ : «La lettre D correspond à Destroyer, l'équivalent de nos frégates de premier rang. L, c'est Landing et les bateaux de type amphibie. M, la guerre des mines...». Quant à la lettre R désignant la Jeanne, la réponse est aisée pour un spécialiste de sa trempe : «Il fallait désigner porte-avions et aéronefs, en anglais Aircraft Carrier. La lettre A identifiait déjà les bâtiments de soutien, la lettre C les croiseurs. Il restait la lettre R qui phonétiquement est la première lettre de Aircraft». Concernant le numéro 97, l'explication est également logique. «A la France, on attribué la série des quatre vingt-dix». Rapides vérifications. R95 correspond à l'Arromanches. R96 au Lafayette. R98 au Clémenceau. R99 au Foch. «Lors du lancement de la Jeanne en 1964, le numéro de série 97 s'était entretemps libéré avec le retrait du service actif du porte-avions Bois-Belleau» précise le spécialiste avant d'expliquer que pour le porte-avions Charles-de-Gaulle. «On a été obligé de revenir en arrière, d'où R91». Un système d'immatriculation indéchiffrable sans l'expertise de Bernard Prézelin, décidément incollable sur les bateaux gris et leurs subtilités.
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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