25.05.2013

UNE BELLE PALETTE

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Chronique d’un illustrateur et peintre de la Marine depuis 1983 aux talents éclectiques.

Serge Marko aime les « bateaux gris ». Les porte-avions Foch et Clémenceau, le croiseur Colbert, la porte-hélicoptères Jeanne d’arc, l’aviso-escorteur Commandant Bourdais… Depuis 3 décennies, il a ainsi bourlingué sur nombre de bâtiments de la Marine nationale, du fait de son  statut de peintre officiel de la Marine. De ce privilège, Serge Marko ne s'en est donc pas privé, comme en témoignent ses multiples œuvres réalisés lors de ses embarquements et escales.

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Aquarelles, croquis ou huiles, ses talents il les a également forgés depuis sa prime jeunesse. Etudiant aux Beaux-arts, Serge Marko s’est d’abord lancé dans le dessin publicitaire. Il suit ensuite des cours de l'Académie Frochot tout en commençant à exposer en France et ailleurs. Les galeries lui ouvrent dès lors leurs portes.  

Devenu peintre officiel de la Marine depuis 1983 (et de l'Air), Serge Marko obtient une pluie de prix et récompenses tout en enchaînant les embarquements. Les Philippines, la mer de Chine, Djibouti, l’archipel de Crozet, la Terre Adélie, les Marquises… Si l’artiste-reporter élargit ses horizons, il continue cependant ses travaux à terre, qu’il s’agisse de son travail de paysagiste, de portraitiste ou ses reportages thématiques comme des nus.


Son goût avéré pour la perspective, la ligne et le détail l'entraînent logiquement sur des sujets architecturaux. Quant au monde industriel et militaire, il le passionne car il n’empêche pas selon lui l’émotion.

En adepte et digne héritier d’Albert Brenet (1903-2005), également peintre de la Marine et illustrateur hors pair, Serge Marko s’est ainsi fait chroniqueur de son époque, de la Marine de la fin du vingtième siècle. En 176 pages et plus de 200 reproductions, ce livre permet de (re)découvrir un peintre de la Marine à l’œuvre foisonnante.

 

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> À LIRE

Serge Marko - Le Regard au large de Dominique Vergnon & Serge Marko. 176 pages - 55 euros (GD éditions). Commandes et règlements sur le web à http://www.gdeditions.fr/


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01.05.2013

SAVEUR MARINE

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Le prix Eric Tabarly 2013 du meilleur livre de mer a été décerné à François Bellec, auteur d'un roman « très dense et très réussi » d'après le jury de ce prix de plus en plus prisé.

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« L'arbre de nuit », c'est le titre du dernier ouvrage de François Bellec, écrivain et peintre de Marine, à qui a été décerné le prix Eric Tabarly 2013 du meilleur livre de mer.

Ce roman historique narre le voyage aux Indes de deux Français partis de Dieppe (en Seine-Maritime) au début du XVIIème siècle. Un roman au sujet en apparence austère mais qui a d'emblée ravi le jury 2013 du prix Eric Tabarly tant par sa justesse du propos que par son souffle épique.

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Un autre récit a également captivé le jury : « Avant la dernière ligne droite », ou la quasi autobiographie du capitaine de la Boudeuse : Patrice Franceschi. « La vie de cet aventurier des temps modernes est incroyable ! C'est bien écrit, malheureusement son récit ne traite de la mer que durant 2 ou 3 chapitres », ont ainsi confié deux membres du jury tenant à rester anonymes pour d'évidentes questions de discrétion.

Fondé il y a 31 ans par l'Association des anciens élèves de l'Ecole Navale (l'AEN) - à l'origine pour récompenser un livre écrit par un officier de Marine - cette récompense, s'est ainsi ouverte, depuis une dizaine d'années, au monde de la littérature maritime,  devenant le prix Eric Tabarly, en hommage à un illustre marin ayant également fréquenté l'école Navale.

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L'an passé, le prix Eric Tabarly a été attribué à un livre collectif de gens de mer inititulé « Zéraq - la mer sur le vif » paru aux éditions L'Elocoquent. Un ouvrage auquel j'ai personnellement contribué, en publiant un récit dédié à mes aventures sur Clipperton, l'île mystérieuse.

Quant à François Bellec, lauréat du prix Eric Tabarly 2013, reportage, chronique et interview à suivre prochainement sur Embarquements.
 

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30.04.2013

MOTS SALÉS

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Chroniques au long cours, c’est un ouvrage nous entrainant dans le sillage d’une marin et écrivain résolument engagée : Isabelle Autissier.

Première femme à avoir bouclé un tour du monde en solitaire, Isabelle Autissier a d’abord parcouru les océans des années durant lors de compétitions à la voile, en solo comme en équipage.

IAUTISSIER chronique 3.jpgLa navigatrice et écrivain en compagnie de l'écrivain et académicien Erik Orsenna.

Navigatrice émérite, elle est ensuite devenue écrivain couchant avec talent sur le papier sa passion indéfectible pour les océans et la Nature, comme l’atteste ses ouvrages Kerguelen, Salut au grand Sud (écrit avec Erik Orsenna), Seule la mer s'en souviendra ou plus récemment L'Amant de Patagonie.

Revenue sur terre avec « un peu de ces embruns, de ces douceurs ou colères océaniques, de ces territoires que l'on n'aborde que par la mer », la « passeuse de mots » nous raconte dans chacune de ces chroniques rédigées à l’origine pour la revue mensuelle Bateaux : le grand large, les bateaux et ces gens que les terriens appellent les marins.

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> À LIRE
Chroniques au long cours
d’Isabelle Autissier. 257 pages - 19,90 € (Arthaud)


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26.04.2013

WEBDOC MARIN

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À l’occasion de l'exposition consacrée à Mathurin Méheut (1882-1958), le musée de la Marine de Paris a orchestré un webdocumentaire s'intéressant à cet artiste breton aux mille et une facettes tout en nous racontant les coulisses de la dite exposition. Une enquête fouillée et un webdoc abouti.

CE QU'ILS EN DISENT « Immergée pendant plusieurs mois au cœur de la préparation de l'exposition Mathurin Méheut (LIRE LA CHRONIQUE), une équipe a suivi caméra au poing, les personnes chargées de ce projet et sillonnée la Bretagne sur les traces de cet artiste pluridisciplinaire. 

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Révélant des lieux, des atmosphères encore imprégnés de la palette de couleurs de l'artiste, elle a rencontré des passionnés de l'homme et de son œuvre, conservateurs ou scientifiques. Expérience inédite pour un musée qui invite le spectateur à découvrir Mathurin Méheut et son univers »

Un webdocumentaire à visionner sur le site web du Musée de la Marine

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> L'EXPOSITION

Le musée a vu grand ! Décors taille XXL, dessins, croquis ou  livres illustrés de Mathurin Méheut s’étendent sur 1 000 m². Rendez-vous du 27 février au 30 juin prochain au musée national de la Marine de Paris au palais de Chaillot. + d’infos sur http://www.musee-marine.fr


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13.04.2013

L’INTRÉPIDE MARIN

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Négociant en perles, contrebandier d'armes, commis en cuirs et cafés, trafiquant de haschich, aventurier infatigable, opiomane invétéré, écrivain sur le tard et marin chevronné, Henry de Monfreid (1879-1974)  a vécu mille et une vies. Un milieu l’a pourtant fasciné toute sa vie : les océans

L’image est trouble. « Vieux pirate » selon le romancier et reporter Joseph Kessel. «Chef adoré de son équipage mais mari et père très peu attentionné» dixit l’académicien Jean-François Deniau. « Abd el Haï » pour les habitants d’Abyssinie d’alors.

« Marginal converti à l’islam mais aussi patriote qui essaiera de donner Cheikh-Saïd à la France » dixit toujours Jean-François Deniau, fondateur du corps des écrivains de Marine. « Un personnage à mille coudées au-dessus de l’image du pirate qu’il avait lui-même accréditée » précisera, quant à lui, Daniel Grandclément, journaliste et biographe* de l’intéressé.

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Écrivain-pirate et bourlingueur à l’autre bout du monde, Henry de Monfreid l’a été tardivement. Enfance et adolescence dans le sud de la France. Échec à Centrale. Vendeur, planteur, chauffeur ou entrepreneur, le  natif de la Franqui exercera une dizaine de petits métiers. Jusqu’à ses 32 ans, sa vie sera plutôt rangée, avec femme et enfant. Pourtant le terrien va larguer les amarres.

Direction la Corne de l’Afrique. À Djibouti, il devient d’abord négociant en café et en cuirs avant de se consacrer à d’autres activités. Le goût de l’aventure ? L’appel du large ? L’appât du gain ? Henry décide de vivre sur un boutre. La mer Rouge n’aura plus de secrets pour lui. L’intégration est totale. Changement de nom. Conversion à l’islam.

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Il va dès lors mener d’incessantes croisières embarquant dans ses cales d’improbables cargaisons à la barbe des Anglais. Suite à une dénonciation pour trafic d’armes, il connaît pourtant la prison avant de poursuivre ses tribulations autour du Golfe d’Aden. Henry mènera dès lors la vie d’aventurier avec un grand « A ».

Une rencontre va façonner la légende, celle avec Joseph Kessel qui enquête sur le trafic d’esclaves dans cette région du globe devenu un port militaire français stratégiquement situé.

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L’écrivain-reporter à succès pousse l’aventurier à publier ses écrits. Succès immédiat avec « Les secrets de la mer rouge ». Suivront 73 livres, traduits en plus de 12 langues dont le russe et le chinois.  À la différence des conteurs, tout ou presque est vécu par Henry de Monfreid. Ce que certains esprits perfides ne manqueront pas d’ailleurs de lui reprocher.

Quarante ans après sa disparition, Guillaume, un de ses petits-fils, en confiant illustrations, peintures, photos et textes inédits de son aïeul nous dévoile ses journaux de bord, ses lettres, ses clichés et créations retraçant ses aventures entre 1911 et 1921. Car en parallèle à ses aventures bigarrées, l’étonnant Henry de Monfreid a photographié, peint et écrit, en artiste ivre des océans.

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« À tout âge, la mer a exercé sur moi un effet magique, elle est comme un serpent qui me fascine et m'attire. J'ai grandi auprès d'elle et les sommeils de mon enfance ont été bercés du grondement de ses vagues... ». Ses mots sont prémonitoires, car Henry de Monfreid n’a  pas quinze ans lorsqu’il écrit ses lignes.

Il est donc évidement question de Djibouti, d’Aden ou de la mer Rouge mais également de Suez, Bombay, Madagascar, Sète ou même Brest.

Véritable hymne à la mer, ce « Beau-Livre » dévoile une facette méconnue de ce personnage haut en couleur. Un ouvrage indispensable dans la bibliothèque de tout lecteur épris (ou en manque) d’embruns et d’horizons lointains.

Stéphane DUGAST

: « L’incroyable Henry de Monfreid » de Daniel Grandclément. 23 € - 428 pages (Grasset)

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> À LIRE
« Hymne à la mer » d’Henry de Monfreid. 25 € - 300 pages (Arthaud)


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