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jeanne d'arc

  • TSUNAMI : IL Y A 10 ANS

    Tsunami, le 26 décembre 2004 : un séisme - le quatrième plus fort enregistré - fait trembler l'océan Indien, dont le nord de l'Indonésie proche de l'épicentre. Entre Aceh et Meulaboh, le long du littoral indonésien : 220 000 morts et disparus. La réalité dépasse tout entendement. La France va vite monter sur pied une mission d'assistance humanitaire et militaire : j'y étais. C'était il y a 10 ans déjà !

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  • L’ESPRIT JEANNE

    A l'heure ou le porte-hélicoptères R97 Jeanne d’Arc est entrain d'être déconstruit dans les environs de Bordeaux, ultime hommage à un bateau phare du patrimoine naval hexagonal. Lors de ses deux dernières campagnes, j'ai pu embarquer à son bord, en compagnie du photographe Christophe Géral. À la clef : un Beau-Livre, des reportages, un film, un webdoc et une exposition sur ce fier navire que ses marins appelaient affectueusement «la Jeanne».

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  • ELECTRON LIBRE

    Vivi Navarro vient du Sud. De Sète précisément. D’elle, on dit qu’elle aime passionnément la mer et ses cargos, les ports et les marins. Sur la Jeanne, la révélation a été totale au point de réaliser la couverture et des dessins pour l’ultime album de campagne. En ligne de mire, d’autres embarquements sur des «bateaux gris» avec les marins, «ses marins»…

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  • THEO LE MATELOT

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    R97, c'est le numéro d'immatriculation de la Jeanne d'Arc et le titre (partiel) d'un album de bande dessinée librement inspiré des romans d'un ancien mécano du porte-hélicoptères, surtout connu pour sa carrière dans le septième Art et plus récemment en tant qu'écrivain...

    008_R97.jpgPrintemps 2005. Le dessinateur Christian Cailleaux bouillonne d'idées. Les récits de Bernard Giraudeau, le captivent. «Je soupçonnais que nos voyages et nos envies pourraient trouver là un terrain d'entente. Il a d'ailleurs réalisé ce film que je trouve admirable : Les Caprices d'un Fleuve. Or, j'ai une affection toute particulière pour Saint-Louis du Sénégal. C'est là où j'ai écrit l'un de mes albums intitulés Le Troisième Thé ».

    Inspiré, le dessinateur envoie « sans complexe » ses albums au comédien, réalisateur et écrivain tout en lui proposant de se rencontrer. « Le tout sans projet préconçu». Réponse positive de l'intéressé.

    Les deux hommes se rencontreront lors d'un festival malouin consacré à la littérature de voyage. Rapides discussions et mises au point. L'ancien mécano de la Jeanne avoue cependant ne rien connaître à l'univers bédé. L'initiateur de cette aventure est néanmoins sûr du bien fondé de l'entreprise : «Bernard Giraudeau est un homme d'images et de mots. C'est un excellent réalisateur. Je n'avais donc aucune raison d'être inquiet...».

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    Les principes de la collaboration sont ainsi établis. L'écrivain de Marine conseille  au dessinateur de relire son ouvrage «Le Marin à l'ancre» et de lui indiquer ce qui déclenche des envies graphiques. Le sujet est vite trouvé : la Jeanne, ses « matafs », ses escales ou les tribulations romancées de l'ancien quartier-maître chef.

    La trame du récit est rapidement établie. Il s'agira d'une campagne d'application imaginaire de la «Jeanne» se déroulant à la fin des années 1960. Théo, jeune matelot embarqué, inspiré des récits de l'écrivain de Marine, en sera le héros. Elaboration et «tricotage» d'un voyage autour du monde à quatre mains.

     

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    L'esprit Jeanne ?

    Dès lors, entre voyages et projets respectifs, les compères avancent à leur rythme. De son côté, le dessinateur aborde les premières esquisses et réalise rapidement un crayonné complet à demi format.

    «Une façon de mieux aborder le rythme entre les navigations et les escales». L'écueil de tout ouvrage consacré à un marin embarqué est évité. Alors officier de presse dans la Marine, Valérie Fourrier, elle-même ancienne de la Jeanne, flaire la «bonne affaire» et propose aux des deux artistes un embarquement sur la Jeanne.
     

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    Enthousiaste, Christian Cailleaux embarque seul lors de l'appareillage de Brest. «Je voulais saisir les émotions et les regards des marins qui partent pour six mois». Premier transit donc à destination de New York, suivi d'un second embarquement entre Toulon et Brest.

    Lors de l'escale à Lisbonne Bernard Giraudeau monte à bord et rejoint son compagnon pour deux semaines en mer et en commun. «L'idéal pour achever le story-board» estime Christian. Sur la Jeanne, l'équipage est immédiatement enthousiaste. Le «pacha» aussi, au point de laisser ses salons à la disposition des deux passagers. Séances de travail dans les appartements du commandant avec vue sur mer.
     
    In situ, les avantages sont nombreux. Les deux auteurs 029_R97.jpgdisposent d'un équipage sous la main. Une rencontre s'avère décisive, celle avec l'officier de manœuvre. Le marin enthousiaste corrige les rares approximations. Il inspirera d'ailleurs un personnage du récit. Autre bonheur embarqué pour les deux compagnons, celui de pouvoir s'accorder «une pure bouffée d'oxygène» en passerelle ou sur les extérieurs.

    Cette collaboration sur la Jeanne leur permet finalement de réorganiser le canevas définitif de la bande dessinée. Les hommes en mer sont heureux. Retour à terre, le projet s'affine au gré des emplois du temps respectifs.

    Les cases sont dessinées sans intégrer aucun dialogue. Les textes pourront ainsi être ciselés jusqu'au dernier moment. Comme pour tous ses albums - «à l'exception du premier» - Christian Cailleaux réalise lui-même la couleur sur ordinateur. «Ça autorise toutes les audaces. Ça permet surtout un travail en aplat comme en sérigraphie sans effets de couleurs ou de dégradés».

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    Printemps 2008, l'album «R97, les hommes à terre» sort en librairie. Les «bédévores» adorent. Le grand public suit. A l'exception de quelques esprits trop pudibonds, les frasques de Théo, le jeune matelot embarqué sur la Jeanne, passionnent donc.

    Fort de ce succès d'estime, l'écrivain de Marine et le dessinateur chevronné envisagent de récidiver. «Sans la Jeanne, cette fois» jure Christian. Librement inspiré de l'une des nouvelles de Bernard Giraudeau, ce prochain album, intitulé «Les longues traversées»,  racontera les tribulations de Théo, une décennie plus tard «De la Jeanne, il en sera tout de même un peu question» concède finalement amusé Christian Cailleaux...

    Stéphane DUGAST

    Illustrations: © Christian CAILLEAUX / Casterman éditions - Photograohies © Christian CAILLEAUX & Yann LE NY

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  • LA JEANNE DE A à Z / "K" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945 Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, gros plan sur la lettre «K» afin de raconter un passager pas comme les autres...

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    © Christophe GERAL

    « K »

    (POSTE) KILO 010 Soixante douze marins répartis par travées de douze avec trois bannettes sur chaque hauteur. Soit  le plus vaste des postes dédiés aux matelots et aux quartiers-maîtres de la Jeanne d'Arc. Parmi les nombreux «passagers» de ce poste spartiate, un invité de marque. Un marin affecté à la brigade sécurité, section ventilation.
    Mécanicien de spécialité. Deux campagnes «au trou» dans le monde des machines vous forgent d'ailleurs d'intimes convictions. Pour lui, les mécanos «font corps, solides derrière les brûleurs, avec un instinct sans faille. Ils sont le silence au milieu du vacarme». Il affectionne ce lieu où les communications s'effectuent par signes et par gestes tant le bruit est assourdissant.
    Concédant que «(s)es quarts sont dans les brumes de (s)a mémoire», le souvenir est néanmoins prégnant quarante six plus tard : «Des heures à mélanger la sueur avec les flaques de graisse, à regarder les lampes, se refléter dans l'eau stagnante, balancées par la houle. Il y avait des dessins jaune et bleu sous les godillots. Une machine ça baigne monsieur, ça baigne dans un bouillon d'eau salée et d'huile sombre». Lui est un ancien «chouffe», un ex quartier-maître embarqué pendant les campagnes 1964-65 et 1965-66.
    Lui, c'est un marin devenu comédien, réalisateur et écrivain de Marine. Lui, c'est Bernard Giraudeau. Fin 2005, l'ancien «chouffe» est revenu voir la Jeanne, sa Jeanne, «après 40 années loin du poste K010 et de la machine arrière, loin des odeurs de fuel et de la peinture fraîche».
    Un retour aux sources et un voyage initiatique empreint de jubilations pour des carnets de bord publiés dans Cols Bleus. Fin mai prochain, à l'heure du «Terminées barre et machines» qui retentira une ultime fois en machines lors de l'accostage de la Jeanne d'Arc à Brest, les écrits du mécanicien Giraudeau résonneront à l'infini. Le poste Kilo 010, les odeurs, les machines, les senteurs, les escales, des rencontres, des tranches de vie... «C'est tout çà la Jeanne !» philosophent d'ailleurs ses marins.
    Stéphane DUGAST

    *

    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • LA JEANNE DE A à Z / "J" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945 Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre «J» nous permet de nous intéresser à son nom de baptême.

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    © Christophe GERAL

    « J »

    JEANNE D'ARC Le nom du seul porte-hélicoptères de la Marine est d'abord celui d'une héroïne de l'Histoire de France. Brûlée vive le 30 mai 1431, place du vieux marché à Rouen. Béatifiée en 1909 et canonisée en 1920, Jeanne d'Arc s'inscrit au panthéon des héros de la nation. Considérée tour à tour comme une fille du peuple, une restauratrice de la monarchie et de l'ordre divin, une fidèle trahie par les puissants, voire même une révolutionnaire, Jeanne d'Arc devient un personnage emblématique duquel s'exhalent des valeurs de patriotisme absolu et de pur héroïsme. «Jeanne d'Arc est un personnage historique, révélateur de l'âme de la nation» affirmeront plus tard des historiens. «C'est le seul bâtiment de guerre portant le nom d'une sainte !», complète amusé l'un des récents aumôniers embarqués à son bord. Le nom de la «pucelle de Domrémy» va ainsi être logiquement donné à différents bâtiments de guerre dès 1820. D'abord à une frégate de 52 canons qui participera à l'expédition d'Alger en 1830. Une frégate de 42 canons prendra la relève en 1852 et s'illustrera lors de combats homériques en Chine, en Crimée ou en Baltique. Plus modeste, une corvette cuirassée du même nom lui succède en 1867. Nouveau successeur en 1899. Le Jeanne d'Arc est le plus grand et le plus puissant des croiseurs cuirassés français de son époque. Son architecture si singulière avec ses six cheminées lui vaudront un sobriquet : «le paquet de cigarettes». En 1912, ce bâtiment devient un navire-école d'application. Une vocation vite contrariée par la première Guerre mondiale. Devenu un bâtiment de combat, le «paquet à cigarettes» reprend ses fonctions d'école d'application en 1919 avant d'être remplacé, neuf ans plus tard, par un croiseur-école dont l'aura sera rapidement incommensurable. Son successeur (le porte-hélicoptères) est admis au service actif en 1964. «La Jeanne est morte, vive la Jeanne...» clame t-on alors sous le pont de Recouvrance à Brest lors de l'admission au service actif du porte-hélicoptères R97, qui à son tour écrira les plus belles pages de la légende «Jeanne». Jeanne d'Arc ou le nom d'une sainte héroïne de la nation devenue également celui d'un «bateau gris», familier des marins comme des terriens.
    Stéphane DUGAST

    *

    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • « TRONCHES DE JEANNE »

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    © Christophe GERAL

    "TRONCHES DE JEANNE"
    Bâche-annonce
    (120/100 cm)


    Le porte-hélicoptères «Jeanne d'Arc» R97JEANNE CG EXPO TRONCHES 9.jpg
    Le bâtiment-école de la Marine depuis 1964
    Un navire phare du patrimoine naval français
    La «Jeanne»  va disparaître fin mai 2010
    Une exposition rend hommage à ce bateau légendaire...

    L'exposition intitulée TRONCHES DE JEANNE mêlent clichés posés des derniers marins du porte-hélicoptères R97 et des images de la «Jeanne»  en action afin de garder une trace de ce bateau devenu mythique, à la retraite le 27 mai prochain.


    › FORMAT / 34 panneaux - format 70X100 cm
    › AUTEURS / Clichés de Christophe GERAL
    Enquête de Stéphane DUGAST
    › PARTENAIRES / La Marine nationale, CPGP, les éditions du Chêne & Efis prod

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  • LA JEANNE TEASER (2'37)

    FICHE TECHNIQUE
    LA JEANNE D'ARC, ULTIME EMBARQUEMENT

    Une coproduction Beta Prod/ Corner Prod

    France - 52 minutes & Webdocumentaire (2010)
    Images de Frédéric Ménissier
    Réalisé et écrit par Stéphane DUGAST

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  • LA JEANNE DE A à Z / "H" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus (l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945) raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre H nous embarque sur la plate-forme aviation.

    Copie de 1114-27 066 R2.jpg
    © Christophe GERAL

    « H »

    HELICOPTERES Pour tout nouveau venu, la Jeanne d'Arc est un véritable labyrinthe. Le bateau-école de la Marine compte ainsi plus de 900 locaux, 11 ponts, faux-ponts et passerelles. Le tout est concentré sur une longueur de 182 mètres, divisée en 15 tranches pour des raisons d'étanchéité, et sur une largeur de 22 mètres. Point de repère incontestable de ce bâtiment : sa plate-forme hélicoptères. D'une longueur de 62 mètres et d'une largeur de 21 mètres, cette piste asphaltée s'étend sur plus de 1 300 mètres carrés et dispose de six emplacements de parkings (dits «spots»), matérialisés au sol par des cercles. Cette configuration était censée autoriser le décollage simultané de deux hélicoptères lourds de type «Super Frelon». Dès les premiers essais à la mer réalisés au cours du mois d'octobre 1963, la stabilité du pont d'envol est d'ailleurs jugée «excellente». La Résolue (bientôt baptisée Jeanne d'Arc) verra ainsi s'effectuer 244 appontages sur sa plate-forme, consécutifs à 140 heures de vols au cours de sa « croisière d'endurance». Le cahier des charges des ingénieurs-constructeurs était alors ambitieux : «La construction de la Jeanne d'Arc confère une excellente garantie pour assurer la flottabilité du navire en cas d'avarie et maintenir en mer un haut niveau de sécurité de navigation». A l'usage, cette plate-forme va néanmoins s'avérer tributaire de l'état de la mer. Cette stabilité est incontestable, sauf par une mer de l'arrière. Dans ces conditions, le bâtiment embarde et les coups de roulis sont importants. «La Jeanne roule à cause de ses hanches trop généreuses» écrira plus tard, avec lyrisme, Bernard Giraudeau, le marin-écrivain. A contrario, le porte-hélicoptères est peu sujet au balancement d'avant en arrière, au «tangage» en langage marin. Grâce à ces caractéristiques, la Jeanne est devenue une excellente école pour apprendre les subtilités du métier de pilote. Chevronnés ou débutants, tous sont unanimes quant aux aptitudes requises pendant les manœuvres d'appontage afin de dompter la «Dame en fer» et ses déhanchements, parfois imprévisibles...
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°10

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    La rubrique «Un cliché, une histoire» raconte un «bateau gris» pas comme les autres grâce à des extraits du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97», écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral. A l'occasion de l'escale de la «Jeanne d'Arc» à Fort-de-France en Martinique jusqu'au lundi 22 mars prochain, l'occasion était trop belle pour parler du «coquetèle», des cuisiniers et de la gastronomie du bord...

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    © Christophe GERAL

    LA GASTRONOMIE «JEANNE»

    Sur le porte-hélicoptères R97, la configuration restauration est  inédite. A bord, ils sont vingt et un cuisiniers répartis dans trois cuisines différentes. A l'avant, ils sont treize en charge de nourrir l'équipage et les carrés des sous-officiers. Au milieu du bâtiment, deux boulangers et deux pâtissiers œuvrent la nuit sans relâche afin de confectionner pains, pâtisseries et viennoiseries. A l'arrière, trois cuisiniers sont dédiés aux officiers. A proximité des appartements du commandant, un cuisinier travaille en solo afin de régaler le «pacha» et ses invités. Sur le navire-école, la dimension rayonnement de la France à l'étranger est indéniable surtout lors des retours à terre. Pour les 21 cuisiniers, le rythme s'accélère, à chaque escale, avec l'organisation des repas officiels et, surtout du «coquetèle», devenu une institution en presque cinq décennies. A l'étranger, les «coquetèles» de la «Jeanne» sont toujours très prisés. Jusqu'à 1 200 invités peuvent se bousculer sur le pont d'envol du bateau-école de la Marine pendant ses réceptions. Autant de préparatifs que les équipes restauration anticipent afin de garantir des mets de qualité et ce «petit plus qui fait la réputation hexagonal» dixit l'un des cuisiniers du bord. Un savoir-faire que les cuistots de la «Jeanne» perpétuent depuis 1964, gastronomie et réputation françaises obligent...

    Stéphane DUGAST

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» & parue sur MER ET MARINE, un site web référence consacré à l'actualité du monde maritime.

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  • DANS L'ENFER DE MEULABOH

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    ©  Stéphane DUGAST

    MEULABOH (Indonésie)
    4°1 Nord / 96°1 Est

    En bordure de l'océan indien, la Malaisie, la Thaïlande, le Myanmar, le Bangladesh, le Sri-Lanka et l'Indonésie sont durement frappés par le tsunami du 26 décembre 2004. Après la forte mobilisation internationale et les multiples promesses de dons, des États se mobilisent et se concertent afin d'apporter une aide humanitaire et sanitaire aux populations sinistrées. La France décide de l'envoi de deux bâtiments de la Marine nationale, dont le porte-hélicoptères «Jeanne d'Arc», dans la zone proche de l'épicentre de l'île de Sumatra en Indonésie. Pendant cette opération d'assistance humanitaire et militaire dénommée «Beryx» (du nom d'un poisson vivant dans l'océan Indien), je vais partager le quotidien des marins qui vont débarquer dans la ville de Meulaboh afin de porter secours et assistance à la population sinistrée. La cité portuaire a été littéralement engloutie par les vagues meurtrières...

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  • LA JEANNE DE A à Z / "G" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre G nous emmène en cuisine afin d'évoquer l'Art de la table.

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    © Christophe GERAL

    « G »

    GASTRONOMIE Avant d'être un patchwork de locaux et de services ainsi qu'un assemblage de boulons et de tôles, la «Jeanne d'Arc» est un véritable village flottant, regroupant mille et un métiers, dont un favorisant fortement le moral de l'équipage. Les cuisiniers sont, en effet, des personnalités emblématiques d'un bâtiment de guerre. Sur le porte-hélicoptères R97, la configuration restauration est  inédite. A bord, ils sont vingt et un cuisiniers répartis dans trois cuisines différentes. A l'avant, ils sont treize en charge de nourrir l'équipage et les carrés des sous-officiers. Au milieu du bâtiment, deux boulangers et deux pâtissiers œuvrent la nuit sans relâche afin de confectionner pains, pâtisseries et viennoiseries. A l'arrière, trois cuisiniers sont dédiés aux officiers. A proximité des appartements du commandant, un cuisinier travaille en solo. Sa mission ? Régaler le «pacha» et ses invités. Sur le navire-école, la dimension rayonnement de la France à l'étranger est indéniable surtout lors des retours à terre. Pour les 21 cuisiniers, le rythme s'accélère, à chaque escale, avec l'organisation des repas officiels et, surtout du «coquetèle», devenu une institution en presque cinq décennies. A l'étranger, les «coquetèles» «Jeanne» sont toujours très prisés. Jusqu'à 1 200 invités peuvent se bousculer sur le pont d'envol du bateau-école de la Marine pendant ses réceptions. Autant de préparatifs que les équipes restauration anticipent afin de garantir des mets de qualité et ce «petit plus qui fait la réputation hexagonale» dixit l'un des cuisiniers. La gastronomie n'étant pas seulement, au sens littéral : «l'art de régler l'estomac»,  mais bien l'art consistant à recueillir, adapter ou inventer des recettes, à sélectionner des produits, à concocter des plats et à les déguster. Soit, la conjugaison de l'Art et de la manière. Ou un savoir-faire que les équipes restauration «Jeanne d'Arc» perpétuent depuis 1964, gastronomie et réputation à la française obligent.
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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