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mythe; bateau-histoire

  • JEANNE DE COEUR

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    Nom : Penot. Prénom : Christophe. Profession : Écrivain et éditeur d'art. Signes particuliers : vient de publier un ouvrage consacré à le porte-hélicoptères R97 Jeanne d'Arc. «Pour ceux qui l'aiment, et pour ne jamais l'oublier...» confesse sans ambages son auteur aux talents éclectiques...

    DSC_0646.JPG«Embarquer sur le porte-hélicoptères R97 Jeanne d'Arc pour vous imprégner des lieux et de son équipage a-t-il été une condition sine qua non avant d'écrire «Adieu, Jeanne, adieu !» ?
    - Christophe Penot : D'abord, il y a eu un travail préalable qui a consisté à enquêter sur la Jeanne d'Arc. J'ai fait connaissance avec le bateau dans les grandes lignes. De sa date de construction à tous ses commandants, ses principales campagnes autour du monde et ses missions phares. Avant d'embarquer, je savais donc où me diriger avec le sujet Jeanne.

    Ensuite, c'est forcément l'imprévu qui a joué. Au delà des dates ou des commandants, il y a des hommes : les marins. J'ai essayé de me pencher sur la mémoire de ces marins en venant les écouter à bord. C'est lors de la précédente campagne, pendant un transit Brest-Tunis, que j'ai ainsi embarqué sur le porte-hélicoptères.

    Premier constat in situ, la mémoire des hommes de la Jeanne » est assez semblable d'un individu à l'autre. En effet, tous les marins de la Jeanne racontent la même histoire. La Jeanne: c'est leur premier d'amour. Ce sont d'ailleurs les premières phrases de mon livre : «Elle a été leur premier amour. Elle, c'était la Jeanne ; eux, c'étaient des hommes...».

    Fort de ces enseignements, j'ai voulu toucher une corde qui n'est ni imaginaire ni littéraire mais bien humaine. En écrivant ce livre, j'ai souhaité toucher tout simplement ceux qui aiment et qui connaissent la Jeanne. C'est un ouvrage rare et précieux pour un bateau mythique ! «Adieu, Jeanne, adieu !» est le livre de  la mer, du vent et du cœur !

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    « Adieu Jeanne, adieu ! »
    est le livre de la mer, du vent et du cœur !
    Christophe Penot

    - Comment avez-vous procédé pour écrire cet ouvrage proche de l'essai littéraire ?
    - D'abord, en embarquant, j'ai pu compter sur  l'accueil et la compréhension de Xavier Prache, commissaire en chef qui a compris d'emblée ce que je désirais écrire. Grâce à lui et aux officiers, j'ai eu le bonheur d'aller de coursives en coursives, de carré en carré, toujours parfaitement accueilli. Et jai aimé passé des heures avec les veilleurs, sur le pont, la nuit. Ainsi, ai-je pu appréhender et rencontrer les principaux personnages de la  Jeanne.

    Ce sont ces derniers qui ont constitué la trame à mon récit. Fort de cette approche, j'ai pu appréhender la Jeanne physiquement et plus intimement. Je n'ai eu qu'à écouter ces marins, tout en leur précisant au préalable que je n'étais entre guillemets qu'un écrivain du bord, présent  avec eux pour un transit entre l'Atlantique et la Méditerranée. Pour les écouter, je n'avais avec moi qu'un carnet de notes et un crayon. J'ai noté tout ce qui me semblait intéressant en écoutant ces personnages clés. Il n'y a donc eu aucune interview. Je suis allé aux antipodes de ce que j'ai l'habitude d'écrire, car je suis d'ordinaire un adepte de livres d'entretien.

    Pour la Jeanne, je souhaitais travailler sans magnétophone. C'est un choix délibéré pour que ce livre s'écrive sur un ton confidentiel. «Adieu Jeanne, adieu !», c'est un ouvrage que je ne dirais pas écrit mais chuchoté à l'oreille.

    Une fois tous vos témoignages recueillis, comment avez-vous alors écrit votre récit ?


    - A la manière d'un artisan, j'ai travaillé ma «matière première», soit mes témoignages, que j'ai mélangés à ma connaissance du sujet, pour ensuite coucher sur le papier mon ressenti. Il est vrai que fort de toutes mes notes et des impressions recueillies, j'aurais pu écrire un livre plus conséquent mais ça n'était pas l'objectif.

    Je souhaitais réaliser délibérément un livre réduit en pagination. Un livre écrit sur le ton de la confidence, selon Sylvette et Jean-Jacques Messager, l'épouse et le président de l'association des anciens de la Jeanne d'Arc. «Adieu, Jeanne, adieu !» ressemble à une lettre d'amour. C'est de surcroît un livre à tirage confidentiel puisque nous n'avons tiré que 690 exemplaires. C'est également un ouvrage d'art car il a été tiré sur du papier haut de gamme. A l'heure des tirages grand public, cette fabrication artisanale et sa rareté en font à mon sens toute sa saveur et toute sa richesse...

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    Auteur d'un précédent Beau-Livre intitulé  «Les chevaliers de la mer» consacré à l'école navale, vous semblez passionné par les océans et les marins, d'où vous vient cette attirance ?


    - Ce «tropisme» s'explique d'abord par mon service militaire que j'ai effectué au sein de la Marine nationale. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance d'embarquer sur la Jeanne. Il y a aussi la ville où je vis. Avec mon épouse et mes enfants, nous avons le bonheur de vivre à Saint-Malo. Nous avons cette chance de vivre au bord de la mer qui bat sous nos fenêtres. Vous savez, j'ai découvert la mer par capillarité. Désormais, je ne peux plus vivre une journée sans voir la mer. Je suis habité par le rythme marin. Sans compter mes nombreuses lectures marines...

    C'est également a posteriori que je me rends compte  que mes productions littéraires s'éloignent peu souvent de l'univers de la mer. J'ai réalisé un livre d'entretien intitulé «Chateaubriand aujourd'hui» avec les dix meilleurs spécialistes mondiaux. Vous savez que l'écrivain François René de Chateaubriand, véritable marin,  était fasciné par la mer, qu'il appelait sa «vieille maîtresse»...

    De la même façon, j'ai écrit des livres avec différents personnages, notamment sur le Tour de France cycliste. Là encore, il y a des points communs. Le Tour comme la Jeanne d'Arc sont de formidables ambassadeurs de notre pays. Le Tour de France est diffusé dans 186 pays à travers le monde. Il touche potentiellement 1,5 milliards de téléspectateurs. Même dimension pour la Jeanne qui est une formidable ambassadrice de la France et de sa culture à travers le monde. Qu'il s'agisse de littérature, de peinture et de gastronomie. Voilà pourquoi, lorsque j'écris sur le Tour de France ou sur la Jeanne, j'écris sur les mêmes registres : la francophonie, la culture française, la beauté de notre pays...

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    Après ce récent travail littéraire consacré à la Jeanne d'Arc, à quels nouveaux projets vous attelez-vous ?


    - Grâce à nos deux maisons d'éditions - Cristel éditions et Cristel éditeur d'art exclusivement consacré aux domaines de l'art et de la peinture - le champ des possibles est large. Cependant, les sujets marins et Marine m'attirent irrésistiblement.

    A la demande de Centre Instruction Naval de Brest, je prépare un nouveau livre pour 2010 qui sera traité de la même manière que l'ouvrage «Les Chevaliers de la mer». Il s'agira d'un livre d'entretiens dans lequel dix-huit merveilleux témoins raconteront l'école des Mousses, lieu emblématique de la Marine qui vient de rouvrir de nouveau ses portes, et qui a façonné tant de marins, tant de destins allais-je dire...»

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

    Photographie une de Yann LE NY / Marine nationale
    Photographies de Julien CABON / Marine nationale
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    SUR COMMANDE
    Adieu, Jeanne, Adieu !
    de Christophe Penot. 48 pages - 24X18 cm. Edition d'art sur papier Rives vergé ivoire. 29 €. 690 exemplaires exclusivement vendu par correspondance. Contact : Cristel éditeur d'Art. 7, avenue Jules Simon - 35400 Saint Malo ou sur le web à : www.editions-cristel.com

    logo cb.jpgReportage paru dans COLS BLEUS n°2926, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945

     

     

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  • WEEK-END JEANNE A BREST

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    SIGNATURES & DEDICACES du Beau-Livre
    "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97".
    Rendez-vous au Musée de la Marine de Brest
    Samedi 21 & Dimanche 22 Novembre 2009

    De 9 h à 17h.
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    LE MUSEE DE LA MARINE
    Miraculeusement épargné, le château médiéval est le monument historique le plus ancien de Brest. Dix-sept siècles d’histoire abritent aujourd’hui le musée national de la Marine.  Maintes fois remanié au fil du temps, le château témoigne d’un destin mêlé à celui de la mer, à l’histoire d’une ville, d’une région et d’un pays tout entier. Ce patrimoine exceptionnel est classé monument historique depuis 1923.

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    MUSEEMARINEbrest.jpgPOUR S'Y RENDRE
    Château de Brest
    Centre ville
    Téléphone : 02 98 22 12 39

    Bus : lignes 1, 2, 3, 4, 18 / arrêt Français libres

     

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEN LIBRAIRIE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Beau-Livre
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast
    Préface de Bernard Giraudeau
    Avant-propos de l’Amiral Pierre-François Forissier, chef d’Etat-Major de la Marine
    Grand format « à l'italienne » 395x275 mm
    184 pages. 49.90€

    + d'infos sur www.lajeannelelivre.fr

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  • LA JEANNE, UN BATEAU-OPERATIONS ?

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    BATEAU-OPERATIONS

    A COEUR VAILLANT...

    Bâtiment-école de la Marine nationale depuis 1964, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a longtemps considéré moins comme une véritable plate-forme opérationnelle qu'un bateau étendard. S'il est avéré que, de par sa dimension d'ambassade flottante, le porte-hélicoptères immatriculée R 97 a organisé lors de chacune de ses escales moult réceptions contribuant au rayonnement de la Marine et de la France, la Jeanne a également mené, au cours de sa riche carrière, des missions opérationnelles, à vocation humanitaire notamment. Comme en mer de Chine, en Amérique centrale ou en Indonésie. Récits de trois missions d'envergure, emblématiques à plus d'un titre...

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    EXTRAITS
    « Quand l'espoir s'appelle Jeanne d'Arc »

    «Au fond de la mer de Chine, mangés par les requins, dans la mousson et par les vents, il y a 500 000 vietnamiens» tempête, dès novembre 1978, un jeune médecin aux longues mèches blondes. En France, le docteur Bernard Kouchner mobilise les énergies et les volontés afin de porter secours aux Vietnamiens fuyant le régime communiste d'Hanoi par voie maritime. En mer de Chine, la réalité dépasse, en effet, tout entendement. La moitié de ces émigrants - vite baptisés des boat people - périraient en mer selon les journaux d'époque. Fuyant leur pays pour des motifs politiques, le sort réservé aux boat people est cruel. Leurs moyens de transport sont rudimentaires. Ni électricité, ni eau courante à bord de leur embarcation de fortune. Ces vietnamiens sont aussi bien à la merci de leurs compatriotes policiers zélés ratissant inlassablement le delta du Mékong que des pirates rançonneurs en haute mer. Les boat people sont des proies idéales. Pour les survivants atteignant la terre ferme, le calvaire se poursuit. Jugés émigrants illégaux, aucun des pays voisins du Vietnam ne souhaitent les accueillir. Aucun statut ne peut leur être attribué. Aucun titre ou aucune carte de réfugiés ne peut leur être octroyé. Aussi sont-ils le plus souvent poussés à repartir en mer et à de nouveau affronter les pirates. L'un des plus grands défis humanitaires d'après-guerre se posent ainsi à la communauté internationale qui ne tardent pas néanmoins à réagir. Entre l'été 1979 et l'été 1982, plus de vingt pays - dont les Etats-Unis, le Canada, l'Australie et la France - accueilleront sur leur sol plus de 620 000 réfugiés en provenance de l'ex-Indochine. Dès mars 1979, l'action énergique du docteur Kouchner et de ses acolytes, sous la bannière de l'ONG «Médecins sans Frontières», s'est concrétisée par l'envoi, du navire hôpital Île de lumière. L'épopée des French doctors a été retentissante. Tout comme le tapage médiatique qu'elle a provoqué. L'engagement du gouvernement français est néanmoins demeuré discret, posture diplomatique oblige.  A compter de l'élection de François Mitterrand comme président de la République en mai 1981, la France va officiellement s'engager en décidant d'employer des moyens militaires en concertation avec les ONG présentes sur place. Les marins de la Marine, plutôt rompus aux missions d'assistance à des populations isolées, vont ainsi s'exercer à l'art habile de mener des missions dans un cadre autant militaire que civil. Avec le concours d'organisations non gouvernementales et la «bénédiction» étatique, la Marine nationale va dès lors mener des opérations humanitaires d'envergure, dont une à l'écho fort retentissant...

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    EXTRAITS
    Au chevet des victimes du tsunami

    26 décembre 2004, un tsunami (du japonais «vague de port») dévaste le littoral de l'Indonésie, de la Malaisie, de la Thaïlande, du Myanmar, du Bangladesh et du Sri Lanka. Après la forte mobilisation internationale et les multiples promesses de dons, des États se mobilisent et se concertent afin d'apporter une aide humanitaire et sanitaire aux populations sinistrées. La France décide de l'envoi de la Jeanne d'Arc dans la zone proche de l'épicentre de l'île de Sumatra en Indonésie. L'opération d'assistance humanitaire et militaire française dénommée « Beryx » (du nom d'un poisson vivant dans l'océan Indien) est mise sur pied. La campagne 2004/2005 du GEAOM est aménagée. Escale logistique expresse à Djibouti, la Jeanne fait les pleins. Dans ses soutes : 150 tonnes de fret dont 82 000 litres d'eau minérale, plus de 8 000 rations alimentaires, 3 frigos, 1 lot de tronçonneuses, 2 lots  de décontamination d'eau, 4 groupes électrogènes, 3 véhicules tout terrain type P4 et 1 tractopelle de 10 tonnes. Des bâches à eau, sortes de réservoirs souples, sont également prévus afin de servir à alimenter, par voie aérienne, les villages coupés du monde. Concernant le médical, la « Jeanne » met à disposition une salle d'opération, 16 lits d'hospitalisation un poste de secours, des lots catastrophe, 200 lits picots, 30 tentes et un mini-laboratoire d'analyses médicales. Un véritable hôpital flottant armé par 18 médecins et 21 militaires de la fonction santé. Si la « Jeanne » n'est plus aussi rapide que lors de ses jeunes années, elle file néanmoins à 14 nœuds (26 km/h) vers l'Indonésie et le nord-ouest de l'île de Sumatra. C'est dans la province d'Aceh que les marins militaires français, épaulés par la sécurité civile et des légionnaires, vont œuvrer. Dans une zone où le raz-de-marée a fait de conséquents ravages : plus de 100 000 morts, 12 000 disparus et 700 000 déplacés. Les deux principales villes côtières - la capitale provinciale (Banda Aceh) et Meulaboh - sont dévastées. En chemin, courte escale au Sri Lanka afin d'embarquer reporters et VIP, dont le photographe et peintre de la Marine Philipp Plisson ainsi que l'écrivain-académicien Jean-François Deniau de retour sur un bateau gris qu'il affectionne tant. Avec ses six hélicoptères embarqués (dont un sur la «conserve» - NDLR : la frégate accompagnatrice) destinés à faciliter les approvisionnements dans les zones les plus inaccessibles, et son hôpital flottant, la Jeanne est taillée pour ce type de mission. Au Mozambique comme au Honduras après le cyclone Mitch ou encore à Haïti en 1994 pendant l'opération «Carbet» de rétablissement de la paix, la Jeanne d'Arc a démontré l'étendue de ses capacités. (...)

    Textes Stéphane DUGAST
    Porfolio de Christophe GERAL

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    Paru dans COLS BLEUS n°2927, l'hebdomadaire de la Marine
    18/11/2009

    Couv_JeanneDArc BD.jpgTextes et clichés extraits du Beau-Livre
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

    + d'infos sur www.lajeannelelivre.fr

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  • LU DANS MARINE

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    REVUE MARINE / PRESSE. Dossier spécial et bonnes feuilles extraites du Beau-Livre  "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97" (E/P/A – Les éditions du Chêne) parus dans MARINE, la revue d'information maritime et de défense.

    EXTRAITS - "La revue Marine propose dans son dernier numéro de l’année 2009 un ensemble d’articles et d’interviews de haut niveau permettant de mieux interpréter l’engagement de la France, et plus largement de l’Otan, en Afghanistan. Dans ce même numéro : Interview de Nicolas Baverez, économiste, historien et essayiste. La Marine défend les thoniers français par Jean-Yves Labbé. Bugaled Breizh, le choc des convictions : débat entre l’amiral Mérer, ancien Préfet maritime de l’Atlantique, et Yann Queffélec, écrivain, auteur de Adieu Bugaled Breizh (éditions du Rocher) et un DOSSIER SPECIAL Jeanne d’Arc, la fin d’une histoire par Stéphane Dugast et Christophe Géral, auteurs de Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères R 97 (éditions du Chêne)".

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    MER ET MARINE / SITE WEB - Chronique du Beau-Livre  "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97" (E/P/A – Les éditions du Chêne) à lire sur Mer et Marine, le site web consacré à l'actualité du monde maritime.


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    chassemaree LOGO.pngLE CHASSE-MAREE / PRESSE - Chronique du Beau-Livre  "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97" (E/P/A – Les éditions du Chêne) à lire sur Le Chasse-Marée. Magazine, livres et objets du patrimoine maritime pour les passionnés de la mer.

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    bandeauportailamphibiens.jpgLE PORTAIL DES BATEAUX AMPHIBIENS / SITE WEB - Promotion du Beau-Livre  "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97" (E/P/A – Les éditions du Chêne) sur le site web spécialisé : le portail des bateaux amphibiens de la Marine nationale.

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    CB2927 JEANNE 8 w.jpgCOLS BLEUS / PRESSE - Dossier spécial et bonnes feuilles extraites du Beau-Livre  "LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97" (E/P/A – Les éditions du Chêne) parus dans COLS BLEUS, l'hebdomadaire de la Marine nationale. LA Jeanne ou un bateau-opérations. Un dossier inititulé CB2927 JEANNE 6w.jpg"A coeur vaillant".

    "Bâtiment-école de la Marine nationale depuis 1964, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a longtemps considéré moins comme une véritable plate-forme opérationnelle qu'un bateau étendard. S'il est avéré que, de par sa dimension d'ambassade flottante, le porte-hélicoptères immatriculée R 97 a organisé lors de chacune de ses escales moult réceptions contribuant au rayonnement de la Marine et de la France, la Jeanne a également mené, au cours de sa riche carrière, des missions opérationnelles, à vocation humanitaire notamment. Comme en mer de Chine, en Amérique centrale ou en Indonésie. Récits de trois missions d'envergure, emblématiques à plus d'un titre..."

    Reportage paru dans COLS BLEUS n°2927, l'hebdomadaire de la Marine
    14/11/2009

    http://www.defense.gouv.fr/marine
    Le site web officiel de la Marine nationale

    Commandez le numéro spécial Jeanne de COLS BLEUS en appelant le 01 42 92 17 17
    ou en envoyant un courriel à : colsbleus@marine.defense.gouv.fr

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgLE LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast
    Préface de Bernard Giraudeau
    Avant-propos de l’Amiral Pierre-François Forissier, chef d’Etat-Major de la Marine
    Grand format « à l'italienne » 395x275 mm
    184 pages. 49.90€

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  • BONNES FEUILLES

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    BATEAU-HISTOIRE
    LA JEANNE D'ARC S'EN VA-T-EN GUERRE...

    À la Jeanne d'Arc, principalement dévolue à la formation des officiers de la Marine, va succéder un Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) aux capacités opérationnelles incontestables. Quant au porte-hélicoptères «Jeanne» à l'orée de son ultime campagne d'application 2009-2010, les clichés abondent : 1,8 millions de milles nautique parcourus, 46 campagnes d'application, 30 000 marins affectés, 6.300 officiers formés, 762 escales et 89 pays visités... «Bâtiment école, navire ambassade, la Jeanne est un bateau gris résolument atypique» disent d'ailleurs ses marins avant d'ajouter doctement: «La Jeanne, c'est un bateau mythique...». Depuis 1964, le porte-hélicoptères, successeur d'un croiseur-école (1931-1964) du même nom à l'aura inoxydable, a ainsi tissé sa légende grâce à son esprit d'équipage et à ses navigations autour du monde ponctuées d'escales exotiques. Pourtant conçu pendant les «trente glorieuses» et en pleine guerre froide, le porte-hélicoptères R97 répondait alors à des standards opérationnels élevés...


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    EXTRAITS
    «C'est le 8 mars 1957 que tombe par dépêche ministérielle l'ordre officiel de construction d'un porte-hélicoptères. Nom de code du projet ? « PH 57 ». L'arrivée des hélicoptères dans la Marine au début des années 1950 et leur usage intensif, notamment chez les militaires américains engagés dans la guerre au Vietnam, précipite la décision des «têtes pensantes» de la Marine. Ces dernières souhaitent, de surcroît, un bateau marin et guerrier. Le contexte géopolitique et militaire les incite également à choisir judicieusement le format du futur bâtiment-école. Le monde est alors en pleine guerre froide. La France est engagée dans des «opérations de maintien de la paix  en Indochine comme en Algérie. Quant aux puissances alliées, elles concrétisent l'utilisation des hélicoptères comme armes nouvelles et efficaces dans les opérations de lutte contre les sous-marins ou les opérations dites « amphibies ». Après guerre, les américains ont d'emblée planché sur un concept de navire porte-hélicoptères disposant de moyens amphibies. Dès 1955, l'US Navy a ainsi transformé le Thetis Bay, l'un de ses porte-avions d'escorte, en porte-hélicoptères d'assaut. Solution jugée finalement pas assez performante, la construction d'un navire amphibie porte-aéronefs est entériné trois ans plus tard...»

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    EXTRAITS
    «Automne 1964, La Résolue, devenue la Jeanne d'Arc depuis l'été, est fin prête pour s'élancer dans sa première «campagne d'école d'application» autour du monde en compagnie d'un autre bâtiment de la Marine, l'aviso escorteur Victor Schoelcher » pour cette campagne 1964/65. Appareillage de Brest le 9 novembre 1964. Temps maussade et ciel plombé. Cent quarante-cinq officiers-élèves sont alignés en rang d'oignon,  «au poste de bande . Raides comme des « i ». Un vent frisquet souffle dans la rade du port militaire breton. Le cérémonial est rôdé. Visite du ministre aux armées, monsieur Pierre Messmer. Salutations d'usage, revue des troupes alignées en en rangs d'oignon sur le pont d'envol en compagnie du chef d'état-major de la Marine, l'amiral Cabanier. Les marins ne cillent pas. Bref entretien du ministre avec le capitaine de vaisseau Postec, le commandant la Jeanne d'Arc La longue allocution de l'homme politique démarre par un hommage au croiseur de l'école d'application avant de se poursuivre sur la grandeur de la nation française et du métier de marin : «Si la nation n'hésite pas à accepter une charge financière très lourde pour vous instruire et vous entraîner à la mer, malgré un contexte budgétaire rigoureux, vous pouvez sans risque d'erreur, en déduire que la Marine se trouve en pleine période de renouveau et est appelée à jouer un rôle de premier plan dans la Défense nationale». De la Marine, de sa vocation de grand service public et de ses traditions, il est ensuite question. Tout est passé au crible...
    »
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    EXTRAITS
    «Ite missa est... Un Bâtiment de Projection de Commandement (BPC) va succède à la «bonne vieille Jeanne», du fait de capacités opérationnelles adaptées aux évolutions géostratégiques, laissant entrevoir une multiplication des interventions rapides à l'étranger. Les atouts indiscutables du BPC, couplés aux retours d'expériences des récentes missions opérationnelles menées avec succès par la Jeanne d'Arc (Beryx en 2005, Thalathine en 2008)  «malgré l'âge de ses artères» (selon l'un de ses récents commandants) ont incité décideurs politiques et militaires de haut rang à choisir la solution la plus viable : celle du BPC.  Conçu aux normes civiles, le BPC est un navire qui offre une meilleure maîtrise de coûts d'exploitation ainsi qu'un équipage relativement faible : 160 marins contre 600 sur la « Jeanne d'Arc ». Autre facteur décisif, sa meilleure «rentabilité» à la mer, soit une disponibilité de 210 jours de mer par an (voire 350 en cas de besoin) quand la Jeanne, à bout de «potentiel» (disent les marins) approchent péniblement les 150 jours. Bâtiment doté de capacités aériennes conséquentes, naviguant six mois par an, le Bâtiment de Projection de Commandement dispose également d'un hôpital embarqué moderne et adapté pour les opérations humanitaires. Ses hangars permettent un stockage important de vivres, de matériels et de véhicules. 2010 constitue ainsi «l'année de bascule» dans un nouveau processus de formation plus cohérent avec celui des autres écoles navales européennes. Les midships (en troisième année) effectueront ainsi leur sixième semestre dit de «césure» sur un bâtiment très moderne aux capacités interarmées ind
    éniables : le BPC, accompagné d'une frégate. Quant à au porte-hélicoptères Jeanne, il va effectuer, à compter de décembre prochain, son ultime campagne d'application avec les midships de quatrième année de la promotion 2006 de l'Ecole navale. En maintenant l'appellation « groupe école Jeanne d'Arc » - quelque soit les navires choisis pour la formation des officiers de Marine - l'esprit insufflé depuis cinq décennies par le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc va ainsi perdurer. L'empreinte Jeanne est décidément indélébile...»

    Textes Stéphane DUGAST
    Porfolio de Christophe GERAL


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    Couv_JeanneDArc BD.jpgTextes et clichés extraits du Beau-Livre
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

    + d'infos sur www.lajeannelelivre.fr

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