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  • LA JEANNE DE A à Z / "K" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945 Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, gros plan sur la lettre «K» afin de raconter un passager pas comme les autres...

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    © Christophe GERAL

    « K »

    (POSTE) KILO 010 Soixante douze marins répartis par travées de douze avec trois bannettes sur chaque hauteur. Soit  le plus vaste des postes dédiés aux matelots et aux quartiers-maîtres de la Jeanne d'Arc. Parmi les nombreux «passagers» de ce poste spartiate, un invité de marque. Un marin affecté à la brigade sécurité, section ventilation.
    Mécanicien de spécialité. Deux campagnes «au trou» dans le monde des machines vous forgent d'ailleurs d'intimes convictions. Pour lui, les mécanos «font corps, solides derrière les brûleurs, avec un instinct sans faille. Ils sont le silence au milieu du vacarme». Il affectionne ce lieu où les communications s'effectuent par signes et par gestes tant le bruit est assourdissant.
    Concédant que «(s)es quarts sont dans les brumes de (s)a mémoire», le souvenir est néanmoins prégnant quarante six plus tard : «Des heures à mélanger la sueur avec les flaques de graisse, à regarder les lampes, se refléter dans l'eau stagnante, balancées par la houle. Il y avait des dessins jaune et bleu sous les godillots. Une machine ça baigne monsieur, ça baigne dans un bouillon d'eau salée et d'huile sombre». Lui est un ancien «chouffe», un ex quartier-maître embarqué pendant les campagnes 1964-65 et 1965-66.
    Lui, c'est un marin devenu comédien, réalisateur et écrivain de Marine. Lui, c'est Bernard Giraudeau. Fin 2005, l'ancien «chouffe» est revenu voir la Jeanne, sa Jeanne, «après 40 années loin du poste K010 et de la machine arrière, loin des odeurs de fuel et de la peinture fraîche».
    Un retour aux sources et un voyage initiatique empreint de jubilations pour des carnets de bord publiés dans Cols Bleus. Fin mai prochain, à l'heure du «Terminées barre et machines» qui retentira une ultime fois en machines lors de l'accostage de la Jeanne d'Arc à Brest, les écrits du mécanicien Giraudeau résonneront à l'infini. Le poste Kilo 010, les odeurs, les machines, les senteurs, les escales, des rencontres, des tranches de vie... «C'est tout çà la Jeanne !» philosophent d'ailleurs ses marins.
    Stéphane DUGAST

    *

    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • LA JEANNE DE A à Z / "J" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945 Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre «J» nous permet de nous intéresser à son nom de baptême.

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    © Christophe GERAL

    « J »

    JEANNE D'ARC Le nom du seul porte-hélicoptères de la Marine est d'abord celui d'une héroïne de l'Histoire de France. Brûlée vive le 30 mai 1431, place du vieux marché à Rouen. Béatifiée en 1909 et canonisée en 1920, Jeanne d'Arc s'inscrit au panthéon des héros de la nation. Considérée tour à tour comme une fille du peuple, une restauratrice de la monarchie et de l'ordre divin, une fidèle trahie par les puissants, voire même une révolutionnaire, Jeanne d'Arc devient un personnage emblématique duquel s'exhalent des valeurs de patriotisme absolu et de pur héroïsme. «Jeanne d'Arc est un personnage historique, révélateur de l'âme de la nation» affirmeront plus tard des historiens. «C'est le seul bâtiment de guerre portant le nom d'une sainte !», complète amusé l'un des récents aumôniers embarqués à son bord. Le nom de la «pucelle de Domrémy» va ainsi être logiquement donné à différents bâtiments de guerre dès 1820. D'abord à une frégate de 52 canons qui participera à l'expédition d'Alger en 1830. Une frégate de 42 canons prendra la relève en 1852 et s'illustrera lors de combats homériques en Chine, en Crimée ou en Baltique. Plus modeste, une corvette cuirassée du même nom lui succède en 1867. Nouveau successeur en 1899. Le Jeanne d'Arc est le plus grand et le plus puissant des croiseurs cuirassés français de son époque. Son architecture si singulière avec ses six cheminées lui vaudront un sobriquet : «le paquet de cigarettes». En 1912, ce bâtiment devient un navire-école d'application. Une vocation vite contrariée par la première Guerre mondiale. Devenu un bâtiment de combat, le «paquet à cigarettes» reprend ses fonctions d'école d'application en 1919 avant d'être remplacé, neuf ans plus tard, par un croiseur-école dont l'aura sera rapidement incommensurable. Son successeur (le porte-hélicoptères) est admis au service actif en 1964. «La Jeanne est morte, vive la Jeanne...» clame t-on alors sous le pont de Recouvrance à Brest lors de l'admission au service actif du porte-hélicoptères R97, qui à son tour écrira les plus belles pages de la légende «Jeanne». Jeanne d'Arc ou le nom d'une sainte héroïne de la nation devenue également celui d'un «bateau gris», familier des marins comme des terriens.
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • JEANNE DE COEUR

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    Nom : Penot. Prénom : Christophe. Profession : Écrivain et éditeur d'art. Signes particuliers : vient de publier un ouvrage consacré à le porte-hélicoptères R97 Jeanne d'Arc. «Pour ceux qui l'aiment, et pour ne jamais l'oublier...» confesse sans ambages son auteur aux talents éclectiques...

    DSC_0646.JPG«Embarquer sur le porte-hélicoptères R97 Jeanne d'Arc pour vous imprégner des lieux et de son équipage a-t-il été une condition sine qua non avant d'écrire «Adieu, Jeanne, adieu !» ?
    - Christophe Penot : D'abord, il y a eu un travail préalable qui a consisté à enquêter sur la Jeanne d'Arc. J'ai fait connaissance avec le bateau dans les grandes lignes. De sa date de construction à tous ses commandants, ses principales campagnes autour du monde et ses missions phares. Avant d'embarquer, je savais donc où me diriger avec le sujet Jeanne.

    Ensuite, c'est forcément l'imprévu qui a joué. Au delà des dates ou des commandants, il y a des hommes : les marins. J'ai essayé de me pencher sur la mémoire de ces marins en venant les écouter à bord. C'est lors de la précédente campagne, pendant un transit Brest-Tunis, que j'ai ainsi embarqué sur le porte-hélicoptères.

    Premier constat in situ, la mémoire des hommes de la Jeanne » est assez semblable d'un individu à l'autre. En effet, tous les marins de la Jeanne racontent la même histoire. La Jeanne: c'est leur premier d'amour. Ce sont d'ailleurs les premières phrases de mon livre : «Elle a été leur premier amour. Elle, c'était la Jeanne ; eux, c'étaient des hommes...».

    Fort de ces enseignements, j'ai voulu toucher une corde qui n'est ni imaginaire ni littéraire mais bien humaine. En écrivant ce livre, j'ai souhaité toucher tout simplement ceux qui aiment et qui connaissent la Jeanne. C'est un ouvrage rare et précieux pour un bateau mythique ! «Adieu, Jeanne, adieu !» est le livre de  la mer, du vent et du cœur !

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    « Adieu Jeanne, adieu ! »
    est le livre de la mer, du vent et du cœur !
    Christophe Penot

    - Comment avez-vous procédé pour écrire cet ouvrage proche de l'essai littéraire ?
    - D'abord, en embarquant, j'ai pu compter sur  l'accueil et la compréhension de Xavier Prache, commissaire en chef qui a compris d'emblée ce que je désirais écrire. Grâce à lui et aux officiers, j'ai eu le bonheur d'aller de coursives en coursives, de carré en carré, toujours parfaitement accueilli. Et jai aimé passé des heures avec les veilleurs, sur le pont, la nuit. Ainsi, ai-je pu appréhender et rencontrer les principaux personnages de la  Jeanne.

    Ce sont ces derniers qui ont constitué la trame à mon récit. Fort de cette approche, j'ai pu appréhender la Jeanne physiquement et plus intimement. Je n'ai eu qu'à écouter ces marins, tout en leur précisant au préalable que je n'étais entre guillemets qu'un écrivain du bord, présent  avec eux pour un transit entre l'Atlantique et la Méditerranée. Pour les écouter, je n'avais avec moi qu'un carnet de notes et un crayon. J'ai noté tout ce qui me semblait intéressant en écoutant ces personnages clés. Il n'y a donc eu aucune interview. Je suis allé aux antipodes de ce que j'ai l'habitude d'écrire, car je suis d'ordinaire un adepte de livres d'entretien.

    Pour la Jeanne, je souhaitais travailler sans magnétophone. C'est un choix délibéré pour que ce livre s'écrive sur un ton confidentiel. «Adieu Jeanne, adieu !», c'est un ouvrage que je ne dirais pas écrit mais chuchoté à l'oreille.

    Une fois tous vos témoignages recueillis, comment avez-vous alors écrit votre récit ?


    - A la manière d'un artisan, j'ai travaillé ma «matière première», soit mes témoignages, que j'ai mélangés à ma connaissance du sujet, pour ensuite coucher sur le papier mon ressenti. Il est vrai que fort de toutes mes notes et des impressions recueillies, j'aurais pu écrire un livre plus conséquent mais ça n'était pas l'objectif.

    Je souhaitais réaliser délibérément un livre réduit en pagination. Un livre écrit sur le ton de la confidence, selon Sylvette et Jean-Jacques Messager, l'épouse et le président de l'association des anciens de la Jeanne d'Arc. «Adieu, Jeanne, adieu !» ressemble à une lettre d'amour. C'est de surcroît un livre à tirage confidentiel puisque nous n'avons tiré que 690 exemplaires. C'est également un ouvrage d'art car il a été tiré sur du papier haut de gamme. A l'heure des tirages grand public, cette fabrication artisanale et sa rareté en font à mon sens toute sa saveur et toute sa richesse...

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    Auteur d'un précédent Beau-Livre intitulé  «Les chevaliers de la mer» consacré à l'école navale, vous semblez passionné par les océans et les marins, d'où vous vient cette attirance ?


    - Ce «tropisme» s'explique d'abord par mon service militaire que j'ai effectué au sein de la Marine nationale. Malheureusement, je n'ai pas eu la chance d'embarquer sur la Jeanne. Il y a aussi la ville où je vis. Avec mon épouse et mes enfants, nous avons le bonheur de vivre à Saint-Malo. Nous avons cette chance de vivre au bord de la mer qui bat sous nos fenêtres. Vous savez, j'ai découvert la mer par capillarité. Désormais, je ne peux plus vivre une journée sans voir la mer. Je suis habité par le rythme marin. Sans compter mes nombreuses lectures marines...

    C'est également a posteriori que je me rends compte  que mes productions littéraires s'éloignent peu souvent de l'univers de la mer. J'ai réalisé un livre d'entretien intitulé «Chateaubriand aujourd'hui» avec les dix meilleurs spécialistes mondiaux. Vous savez que l'écrivain François René de Chateaubriand, véritable marin,  était fasciné par la mer, qu'il appelait sa «vieille maîtresse»...

    De la même façon, j'ai écrit des livres avec différents personnages, notamment sur le Tour de France cycliste. Là encore, il y a des points communs. Le Tour comme la Jeanne d'Arc sont de formidables ambassadeurs de notre pays. Le Tour de France est diffusé dans 186 pays à travers le monde. Il touche potentiellement 1,5 milliards de téléspectateurs. Même dimension pour la Jeanne qui est une formidable ambassadrice de la France et de sa culture à travers le monde. Qu'il s'agisse de littérature, de peinture et de gastronomie. Voilà pourquoi, lorsque j'écris sur le Tour de France ou sur la Jeanne, j'écris sur les mêmes registres : la francophonie, la culture française, la beauté de notre pays...

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    Après ce récent travail littéraire consacré à la Jeanne d'Arc, à quels nouveaux projets vous attelez-vous ?


    - Grâce à nos deux maisons d'éditions - Cristel éditions et Cristel éditeur d'art exclusivement consacré aux domaines de l'art et de la peinture - le champ des possibles est large. Cependant, les sujets marins et Marine m'attirent irrésistiblement.

    A la demande de Centre Instruction Naval de Brest, je prépare un nouveau livre pour 2010 qui sera traité de la même manière que l'ouvrage «Les Chevaliers de la mer». Il s'agira d'un livre d'entretiens dans lequel dix-huit merveilleux témoins raconteront l'école des Mousses, lieu emblématique de la Marine qui vient de rouvrir de nouveau ses portes, et qui a façonné tant de marins, tant de destins allais-je dire...»

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

    Photographie une de Yann LE NY / Marine nationale
    Photographies de Julien CABON / Marine nationale
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    SUR COMMANDE
    Adieu, Jeanne, Adieu !
    de Christophe Penot. 48 pages - 24X18 cm. Edition d'art sur papier Rives vergé ivoire. 29 €. 690 exemplaires exclusivement vendu par correspondance. Contact : Cristel éditeur d'Art. 7, avenue Jules Simon - 35400 Saint Malo ou sur le web à : www.editions-cristel.com

    logo cb.jpgReportage paru dans COLS BLEUS n°2926, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945

     

     

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°3

    meretmarinebar199.gifParti de Brest, son port-base, le 2 décembre dernier, le navire école de la Marine nationale est actuellement en escale à Rio de Janeiro au Brésil jusqu'au 9 janvier. A l'occasion de la dernière mission du bâtiment-école de la Marine depuis 1964, nous alimentons la rubrique «Jeanne d'Arc : Un cliché, ne histoire», avec des extraits du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97». Cet ouvrage, écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les clichés de Christophe Géral, est en librairie depuis cet automne. Pour ce troisième rendez-vous, gros plan sur un détail architectural de la «veille dame en gris», comme la surnomme parfois affectueusement ses admirateurs...

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    © Christophe GERAL

    ANECDOTE ARCHITECTURALE Rendant la silhouette du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc R97 si caractéristique, les passavants abrités ressemblent par plus d'un trait aux ponts promenades des paquebots de croisière. Sur la Jeanne, leur utilité est d'ailleurs moins pratique qu'historique. C'est avant tout une concession et un clin d'oeil architectural au croiseur école Jeanne d'Arc (1931-1964) et à ses passavants qui donnaient directement dans les postes-élèves. La vie du bord s'organisait alors autour de ces locaux. Sur le porte-hélicoptères, les portes des postes-élèves seront ainsi remplacées par des ouvertures rectangulaires - des «sabords» - pour des raisons inhérentes au conditionnement d'air et de confinement indispensables en cas de conflit nucléaire. Sans être aussi luxueux que le paquebot France, la Jeanne demeure coquette et fera la fierté des marins férus d'esthétique navale.

    Stéphane DUGAST

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.

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  • BONS MOTS D'ARMOR

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    © Christophe GERAL

    LA CHRONIQUE

    1964. La rade de Brest résonne encore des 21 coups de canon tirés à l'occasion du lancement du seul porte-hélicoptères construit par la marine de guerre française : la Jeanne d'Arc R97. Chaque départ du port militaire signe un embarquement de plusieurs mois pour ses élèves pas comme les autres venus se former à la vie de marin. Après plus de 45 ans de carrière, ce bateau mythique, qui tire sa révérence en 2010, aura vu ainsi défiler 6 400 jeunes officiers au rythme de la musique des équipages de la flotte de Brest. Cet ouvrage de Stéphane Dugast, illustré des très belles photos de Christophe Géral, évoque aussi la vie à bord et les différentes fonctions du navire (Ed. E/p/A - 184 p - 49.90€)

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    logo_armor_vert.JPGArmor magazine est le magazine mensuel des Bretons et de la Bretagne au présent. Strictement indépendant, Armor magazine - diffusé depuis plus de 40 ans - donne la parole aux hommes et aux femmes qui font l'Armorique d'aujourd'hui avec la volonté d'affirmer une identité bretonne forte. Armor magazine donne également chaque mois la parole aux Bretons de l'extérieur. Son supplément « Horizons Bretons » est un lien avec les Bretons dispersés dans le monde entier.

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  • SUR LE BLOG DEFENSE REFERENCE

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    LIBERATION jdmerchet.jpgLE BILLET DE JEAN-DOMINIQUE MERCHET

    Elle aurait dû s'appeler la Résolue, mais on baptisa heureusement ce porte-hélicoptères "Jeanne d'Arc". Navire-école depuis 1964, la Jeanne effectue en ce moment même sa 45ème et dernière campagne, que l'on peut suivre sur son journal de bord. Quel beau bateau ! Et le livre que lui consacrent le journaliste Stéphane Dugast, bien connu des lecteurs de Cols bleus, et le photographe Chistophe Géral, est à la hauteur du sujet.

    Attention, grand format : 39,5 cm x 27,5 cm. De la place pour que les images "pètent" vraiment. L'ouvrage n'est pas qu'un livre de photos : le texte y a toute sa place et il retrace l'histoire de ce bateau qui, n'en doutons pas, passera dans la légende. On s'est souvent un peu moqué de ce porte-hélicoptères dont le hangar tenait plus de la salle de réception. C'est oublier combien la Jeanne a pu été utilisée, en particulier ses dernières années dans des missions humanitaires (tsunami 2005) ou plus militaires comme l'affaire du Ponant en 2008. Le livre est préfacé par Bernard Giraudeau, qui a servi à bord, avant d'y retourner comme "écrivain de marine".

    Stéphane Dugast et Christophe Géral, La Jeanne d'Arc Editions EPA, 184 pages, 49,9 euros

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°2

    meretmarinebar199.gif« Le célèbre navire école de la Marine nationale a appareillé le 2 décembre de Brest pour son ultime campagne. Au cours de cette dernière mission, nous ouvrons la rubrique « Un cliché, une histoire », avec des extraits du Beau-Livre « La Jeanne d'Arc, Porte-hélicoptères R97 ». Cet ouvrage, écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral, vient de sortir. Pour ce second rendez-vous, retour sur un bâtiment conçu en pleine guerre froide, à l'heure de la menace nucléaire...

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    ERE ATOMIQUE
    A l'instar des porte-avions Foch et Clémenceau ou du croiseur Colbert, le porte-hélicoptères Jeanne d'Arc a été conçu à l'orée des années 1960 pour survivre à une guerre nucléaire. Un système de ventilation en circuit fermé permet de naviguer, de combattre sans personnel à l'extérieur et de traverser ainsi une zone de retombées radioactives. Située à l'arrière du bâtiment, un local était même prévu comme salle de décontamination comme local afin de passer les marins au compteur Geiger. Quant aux déchets radioactifs laissés sur la coque et des superstructures, un arrosage en pluie était censé décontaminer tout le bâtiment.

    Stéphane DUGAST

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, Porte-hélicoptères R97» et parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.


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  • A LA UNE DU TELEGRAMME (DE BREST)

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    Par Stéphane JEZEQUEL / Photos : Christophe GERAL

    La vieille Jeanne-d'Arc, mythique bateau-école de la Marine nationale qui a parcouru les mers du globe durant 45 ans, quitte Brest mercredi 2 décembre pour sa dernière campagne de six mois avant d'être désarmée.

    1114-29 228 R.jpgConnue dans le monde entier, notamment pour ses prestigieuses réceptions sur le pont d'envol, le porte-hélicoptère de 182 m de long va être rayé du service actif courant 2010, sans qu'un autre navire-école du même nom ne prenne la relève, rompant ainsi une tradition remontant à 1912. A partir de 2011, un navire moderne, de type bâtiment de projection et de commandement (BPC) comme le Mistral ou le Tonnerre, accueillera les élèves officiers au cours des prochaines campagnes baptisées«Jeanne d'Arc» pour perpétuer le nom.

    Dernier périple

    Pour l'heure, le vétuste navire construit à Brest entre 1959 et 1961, bien que modernisé au fil des ans, embarque pour son dernier périple dans les eaux de l'Atlantique et du Pacifique et pour la dernière fois quelque 585 marins dont 104 jeunes officiers. Au total, 6.400 aspirants ont été formés à son bord, avec 1,760 million de milles nautiques (3,250 millions de kilomètres) parcourus. «C'est une belle aventure qui nous est proposée. Historiquement, on fait la dernière Jeanne», s'enthousiasme l'enseigne de vaisseau de première classe Audrey Rous, 24 ans, une des 13 jeunes femmes élèves. Sa spécialité: la détection des bâtiments de surface.

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    En pré-retraite depuis 2004

    En pré-retraite depuis 2004, la Jeanne ne pousse plus ses machines à plein régime pour préserver sa mécanique et par économie. Ses quatre chaudières au fioul alimentant autant de turbines de 29.420 kilowatts (40.000 chevaux) propulsaient jadis les 13.000 tonnes d'acier de la longue et élégante coque grise à la vitesse maximale de 26,5 noeuds (49 kilomètres/heure). Moins rapide, le navire a également réduit de moitié son tour du monde depuis 20 ans. «Beaucoup de travaux ont été faits durant l'arrêt technique. Toutes les installations sont disponibles, ce bateau est en pleine capacité», affirme néanmoins le dernier «pacha» de la Jeanne, le capitaine de vaisseau Patrice Augier.

    Plus vieux bateau de guerre français

    Affecté à la machine avant, au poste occupé entre 1964 et 1966 par l'acteur et écrivain Bernard Giraudeau, le quartier-maître Thibault Groult, 24 ans, entame sa quatrième campagne. Il n'éprouve aucun «pincement au cœur» à l'idée de cet ultime tour de piste. «C'est un honneur, c'est sympa, mais après ça, on tourne la page», déclare celui qui se réjouit d'embarquer à bord d'un nouveau bâtiment « nouvelle génération ». Le plus vieux des bateaux de guerre français débutera sa campagne 2009/2010 en Atlantique nord en participant à une opération multinationale de lutte contre les trafics de stupéfiants, NARCOPS, au large de Dakar (Sénégal). Après Noël, le navire rejoindra le Pacifique par le cap Horn où il poursuivra sa mission NARCOPS au large de Balboa, dans le sud de la Colombie, puis à nouveau en Atlantique, via le canal de Panama, à Carthagène (nord de la Colombie) et dans les Antilles françaises. Attendue fin mars à New York, la vieille dame ira ensuite surveiller les pêches dans les eaux territoriales françaises de Saint-Pierre et Miquelon (opération POLPÊCHE). La Corogne (Espagne), Hambourg (Allemagne) et Rouen, une des villes marraines de la Jeanne d'Arc, seront ses dernières escales avant son ultime retour à Brest, prévu le 27 mai. Désarmement et mise en sécurité sont prévus durant l'été 2010, ouvrant la voie à sa déconstruction.


    logo_telegramme.gifLe Télégramme est un quotidien régional français de Bretagne, dont le siège se trouve à Morlaix (Finistère). Il est diffusé sur le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan. Le journal Le Télégramme (son nom courant) appartient à la famille Coudurier. Il emploie environ 600 personnes, dont un peu plus de 200 journalistes. Son tirage quotidien est en moyenne de 205 000 exemplaires. Le Télégramme est, à l'heure actuelle, le dernier véritable concurrent d'Ouest-France dans l'Ouest de la France. C'est aussi l'un des rares quotidiens français dont la diffusion a progressé ces cinq dernières années (meilleure progression nationale de la presse quotidienne régionale en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008). Le Télégramme a reçu, le 15 juin 2009, la récompense de "Meilleur quotidien 2009".

    Le site web (bien fait) du Télégramme de Brest
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  • BATEAU SCHIZO... QUOI ?

    Bateau «schizophrénique»
    Par Stéphane JEZEQUEL

    Comment raconter la Jeanne sans tomber dans la démesure ? Deux auteurs confient leur attirance pour ce bateau unique dans la Marine. Toujours tiraillé entre les images et son propre visage.

    08GEAOM334N523-MP LE NY YANN.jpgStéphane Dugast vient de publier «Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R 97» aux éditions du Chêne E/P/A dans la collection des transports. Avaient déjà été évoqués, dans cette série, le TVG, l'Airbus, la Patrouille de France,etc. La Jeanne est le premier navire de cette collection. Et c'est l'un des reporters de la revue hebdomadaire de la Marine Cols Bleus qui s'est chargé de la décortiquer à travers son demi-siècle d'existence. Stéphane Dugast (35 ans) a multiplié les embarquements depuis 2002 en totalisant trois mois de mer et d'escales. «C'est un navire complètement schizophrénique, tiraillé entre l'image que veut renvoyer l'institution et ce qu'il s'ypasse réellement. Sans parler du mythe du marin et des escales lointaines qui ont souvent pris le pas sur le travail et la vie des marins du bord».

    «Énorme potentiel affectif»

    «À vrai dire, ce n'était pas le bateau de la Marine qui m'attirait le plus, mais en y passant du temps, j'ai découvert ses facettes, ses subtilités, le travail de l'équipage». Son histoire, le côté village et université embarqués,les opérations, le navire étendard... Son livre s'adresse au grand public, sans glossaire, sans emphase, en essayant d'éviter les clichés. «J'espère avoir rendu compte de l'énorme potentiel affectif de ce bateau», au moins d'une partie de celui qu'ont gardé les marins d'un navire connu pour être aussi fatigant qu'exigeant à la mer, construit à l'origine pour traverser à toute vapeur un nuage nucléaire ! (...)

    logo_telegramme.gifLe Télégramme est un quotidien régional français de Bretagne, dont le siège se trouve à Morlaix (Finistère). Il est diffusé sur le Finistère, les Côtes-d'Armor et le Morbihan. Le journal Le Télégramme (son nom courant) appartient à la famille Coudurier. Il emploie environ 600 personnes, dont un peu plus de 200 journalistes. Son tirage quotidien est en moyenne de 205 000 exemplaires. Le Télégramme est, à l'heure actuelle, le dernier véritable concurrent d'Ouest-France dans l'Ouest de la France. C'est aussi l'un des rares quotidiens français dont la diffusion a progressé ces cinq dernières années (meilleure progression nationale de la presse quotidienne régionale en 2004, 2005, 2006, 2007 et 2008). Le Télégramme a reçu, le 15 juin 2009, la récompense de "Meilleur quotidien 2009".

    Le site web (bien fait) du Télégramme de Brest
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  • LE MARIN EN PARLE

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    le_marin_logo.gifLe Marin a été fondé en 1945 par Alphonse Aubrée et Jean Sauvée. Son premier directeur de la publication est Jean Boixière et son rédacteur en chef Jean Sauvée. Il a d'abord été édité conjointement par la Société d'éditions Ouest-France et le secrétariat social maritime, puis par Ouest-France seul.

    Le site web du journal LE MARIN

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  • LE BIEN PUBLIC CHRONIQUE LE LIVRE

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    LE_BIEN_PUBLIC logo.jpgLE BIEN PUBLIC est un quotidien régional français diffusé en Côte-d'Or, dont le siège se trouve boulevard Chanoine Kir à Dijon. Il est tiré à près de 65 000 exemplaires. Il fait partie du groupe EBRA, anciennement « France Est Médias » ou groupe Est Républicain, un puissant conglomérat de journaux locaux avec chaque jour près de 1,1 million d'exemplaires vendus sur 23 départements, 101 éditions et une audience de près de 3,5 millions de lecteurs dans les régions de l'Est.

    Le site web LE BIEN PUBLIC

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  • LU DANS "ARMEES D'AUJOURDHUI"

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    ADA027 w.jpg(ADA) est le magazine mensuel du ministère de la Défense français. Édité par la Délégation à l'information et à la communication de la Défense, le magazine de 68 pages couvre l'actualité du monde de la Défense en France et traite des différentes composantes des forces armées françaises (Armée de terre, Marine nationale, Armée de l'air et Gendarmerie nationale). ARMEES D'AUJOURDHUI est diffusé à 110 000 exemplaires.

    Le site web d'Armées d'aujourdhui

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