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peintre de marine

  • MARIN MARIE : MÉMOIRES COLORÉES

    Au large de Granville et de Cancale, sur les îles Chausey, il est une maison blanche fameuse, sise en contre-bas d'une chapelle. C'est celle de Marin Marie (1910-1987), peintre de la Marine, navigateur et conteur d'exception. Son oeuvre est une immersion dans la France maritime du vingtième siècle alors flamboyant. 

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  • L'ADIEU A SERGE MARKO [best-of]

    Illustrateur et peintre de la Marine depuis 1983, Serge Marko nous a quitté l'automne dernier. J'ai été non seulement touché par ses dessins, son art mais également sa chaleur, son naturel et sa simplicité. Hommage à un artiste de la mer trop méconnu.

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  • L'ADIEU AU PEINTRE SERGE MARKO

    Illustrateur et peintre de la Marine depuis 1983, Serge Marko vient de nous quitter. J'ai été non seulement touché par ses dessins, son art mais également sa chaleur, son naturel et sa simplicité. Hommage à un artiste de la mer trop méconnu.

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  • TOUT UN ROMAN

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    Peintre et écrivain de Marine, François Bellec est également un spécialiste de renom de l’histoire de la navigation et de l’exploration du monde. Auteur de nombreux ouvrages sur le sujet, le contre-amiral (2S) s’est, cette fois attaqué à un nouveau genre : la fiction. Une première fort réussie, car son roman est d’ores et déjà le lauréat du prix Eric Tabarly 2013.

    « Amiral, quelle histoire raconte votre premier roman ?

    Mon roman raconte la destinée de trois personnages prêts à tout pour atteindre Goa, considéré alors comme la « Rome de l'Orient ». Assistant d'un cartographe de Dieppe, François Costentin veut à son tour explorer le monde et rejoindre l’Inde.

    Apothicaire et chirurgien, Jean Mocquet a, quant à lui, découvert Goa grâce au livre d’un botaniste portugais dont les travaux lui ont révélé les pouvoirs des plantes et des épices ainsi que leur utilité.

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    Mon troisième personnage, c’est Dona Margarida da Fonseca Serrão, une veuve de 24 ans, demandée en mariage à Goa par Dom Alvaro, le frère de son défunt mari. Mes trois personnages embarquent à Lisbonne sur une caraque[1] amirale le 29 mars 1608, chacun sûr de ses choix et de ses rêves.

    Pourtant aucun voyageur ne peut alors prévoir ce qu’il adviendra d’une traversée longue de 14 mois, entre tropiques et Atlantique sud, entrecoupée souvent d’un hivernage au Mozambique.

    CE QU’ON EN DIT
    Une grande réussite que ce premier roman de l'Amiral Bellec. Une magnifique épopée sur le courage des marins portugais, qui au risque de leur vie, allaient chercher fortune "aux Indes". Établis à Goa depuis le début du XVIIème siècle, les navires en rapportaient le poivre, la cannelle, la girofle, des produits de luxe qui valaient plus cher que l'or...
    Par la Librairie de Port Maria

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    Racontez-nous la genèse de ce premier roman ?

    Tout a commencé, il y a une trentaine d’années, lorsque je dirigeais le musée dela Marine. Encontact permanent avec des historiens, je me suis passionné pour leurs recherches au point de travailler à leur demande l’histoire de la navigation hauturière, très mal connue en ce temps.

    J’ai très vite compris que chaque pays ne disposait que de ses seules ressources, se constituant ainsi sa propre vision. J’en ai donc fait la synthèse en privilégiant notamment la dimension humaine.

    Quant à l’histoire maritime du Portugal, j’en suis devenu un spécialiste, grâce un ami attaché naval du Portugal à Paris qui m’a mis en relation avec un grand historien maritime de l’université de Coimbra. J’ai compris ce que nous devions au Portugal à l’époque des grandes découvertes. J’ai d’ailleurs publié des articles sur le sujet dans des revues maritimes portugaises, intéressées autant par mes connaissances que mon regard extérieur.

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    CE QU’ON EN DIT
    « Un roman à lire absolument, qui allie l'érudition de l'ancien directeur du Musée National de la marine, au talent du peintre et à la plume élégante et pleine d'humour de l'amiral Bellec, écrivain de marine »
    Loïc Josse, libraire La droguerie de Marine

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    Pendant ces années, vous ne vous attaquez pourtant à aucune fiction ?

    Tout à fait ! Ce qui ne m’a pas empêché de publier une vingtaine d’ouvrages sur la navigation ou l’histoire maritime. Mais vous savez, en littérature, on ne devient un «véritable» écrivain que lorsque on publie un roman.

    La suite était dès lors logique. Le 17ème siècle, le Portugal, ses grands découvreurs… le cadre de mon premier roman était tout trouvé ! Pour autant, tout devient compliqué avec un roman historique.

    Un exemple ? Un jésuite à Goa en 1604 est-il habillé en blanc ou en noir ? Aux soucis romanesques s’ajoutent donc des détails de ce genre. Sur le fond, mon roman est en quelque sorte une « déclinaison » de mon abondante documentation.

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    Quel est votre prochain projet éditorial ?

    J’ai pris un tel plaisir à écrire ce  premier roman que je termine déjà la suite ! Cette fois, mon intrigue a lieu 13 ans après. Je fais voyager mes personnages, dont François, mon jeune cartographe, à Macao ou à Batavia.

    En enquêtant, j’ai ainsi remarqué qu’en une décennie la situation de cette région du globe a totalement changé. Les hollandais se sont implantés. La pression britannique est perceptible.

    Quant au roman, il m’oblige à dénicher des détails dans des livres anciens, un travail certes passionnant mais de longue haleine. D’ailleurs, j’apprends beaucoup. Le 17ème siècle, celui de la Renaissance et de Léonard de Vinci, est finalement une époque très sauvage ! »

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

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    [1] : La caraque (ou nef) est un grand navire, de la fin du Moyen Âge, caractérisé par sa coque arrondie et ses deux hauts châteaux avant et arrière.


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  • CROQUER LA MER (RÉACTUALISÉ)

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    À l’occasion de l'exposition du musée de la Marine de Paris consacrée à Mathurin Méheut (1882-1958) prolongée jusqu'au premier septembre 2013, pleins feux sur un artiste breton aux mille et une facettes.

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    Le monde marin l’a fasciné. Ses reproductions - sous toutes les formes et sur tous les supports - de crustacés, de poissons ou d’algues sont restées fameuses. Les gens de mer l’ont également inspiré. Natif de Lamballe, Mathurin Méheut a suivi sa formation d’abord à l’école des Beaux-arts de Rennes puis à l’Ecole des Art Décoratifs de Paris.

    Très tôt, il collabore à la revue « Art et Décoration », côtoyant les initiateurs de l’Art Nouveau. Etabli dans la capitale, l’artiste aux mille et un talents restera cependant toujours fidèle à sa Bretagne natale qu’il sillonnera inlassablement, fréquentant goémoniers, paludiers, marins pêcheurs et gens de mer, « fabriquant » ainsi de précieux témoignages de la vie quotidienne de son époque.

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    1914, une année décisive dans sa carrière d’abord entamée par un voyage à l’autre bout du monde. Grâce à une bourse de la fondation Albert Kahn, Mathurin Méheut se rend ainsi à Hawaï et au Japon où, dixit les spécialistes « il trouve une confirmation de ses choix iconographiques et techniques, la représentation de l’essentiel, la traduction de l’instantané par un trait vif et précis, l’usage de l’aplat et le choix de cadrages originaux ».

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    « Mathurin Méheut,
    c’est un fin observateur de la nature, du monde maritime,
    de la vie rurale et d’une société alors en pleine mutation »

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    Voyage écourté à cause de la mobilisation. Retour « fissa » dans sa patrie meurtrie. Témoin à sa façon de  la « grande guerre », l’artiste réalise alors des milliers de croquis, dont notamment ceux frappants de la vie dans les tranchées.

    En témoin méticuleux et artiste appliqué, Mathurin Méheut croque avec instantanéité sur tous les supports et selon les commandes. Egalement céramiste de talent, il multipliera les collaborations dont celles remarquées avec les faïenceries de Quimper, décorant des services de table devenus « collector ».

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    Mathurin Méheut doit aussi sa renommée à ses talents d’illustrateur. Pratiquant la gravure sur bois, la lithographie et la zincographie, il illustrera ainsi moult ouvrages dont ceux de Colette ou encore de Pierre Loti. Autre preuve de son éclectisme, son travail de décoration entrepris sur neuf paquebots, dont le Normandie.

    Palais de Chaillot, un bel hommage est donc rendu à un artiste nommé peintre de la Marine en 1921. Mathurin Méheut ou une œuvre protéiforme. Une référence incontestable du monde maritime des Arts et des Lettres du vingtième siècle. À (re)découvrir.

    Stéphane DUGAST

     

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    > EN SAVOIR PLUS

    Le musée a vu grand ! Décors taille XXL, dessins, croquis ou  livres illustrés de Mathurin Méheut s’étendent sur 1 000 m². Prolongations. Rendez-vous jusqu'au 1er septembre prochain au musée national de la Marine de Paris au palais de Chaillot.

    + d’infos sur http://www.musee-marine.fr

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  • JEAN DE FECAMP

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    Une nature aride et hostile jusqu’à l’étouffement, tel est le sujet d'étude photographique de Jean Gaumy publié sous le titre D'après nature. Un livre d'art récemment couronné par le prix Nadar, une référence pour tout photographe.

    La belle récompense. Créé en 1955, le prix Nadar prime, en effet, chaque année, un ouvrage de qualité sur la photographie, ancienne ou moderne, édité en France. Fort d’un jury composé de photojournalistes et de professionnels du monde de l'édition photographique, ce prix fait référence. Cette année, il a choisit de consacrer un peintre de la Marine et photographe aguerri pour ses récents travaux sur… des terres austères !

    De colossaux massifs, des déserts minéraux, des rivières mortes, des forêts dévastées ou des flans de montagne piqués d'arbustes, les paysages de Jean Gaumy interpellent. « Ils étouffent par leur beauté mortifère. Photographiés avec une précision aliénante, sans grand contraste, les espaces minéraux, saturés, assombris, en deviennent indéfinissables. L'oeil ne distingue plus le macroscopique du gigantesque dans cette profusion de roches, de brindilles et de glace qui deviennent alors motifs », disent d’ailleurs les critiques les plus éminents.

    jeangaumy2 color.jpg                                                            © http://christophe-pluchon.over-blog.com

    Quant à cette production ramenée de nombreuses pérégrinations dans le Piémont italien, elle se déguste donc, page après page, dans l’ouvrage D'après nature pour lequel l’éditeur joue délibérément la carte de l'épure. Aucune légende pour raconter les photos. Les  images sont suffisamment éloquentes. Deux textes de l'écrivain René Daumal (1908-1944), dont un extrait de l’un de ses romans inachevés, viennent néanmoins donner le ton.

    Du fort bel ouvrage avant une prochaine moisson d’images pleines d’iode, de plume et d’embruns ? « J’avance au radar en plein Nadar ! », rétorque amusé l’intéressé. Comme les gens de mer, Jean de Fécamp ne se laisse pas facilement amadouer.
     

    Stéphane DUGAST

    D'après nature de Jean Gaumy. Livre d’Art.
    ISBN 2915173583 - 80,00 € (Xavier Barral éditions)
     

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  • UN VASTE CHANTIER !

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    Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Marie Détrée est devenue peintre officiel de la Marine depuis avril dernier. Celle qui vit et travaille dans la Manche peint et dessine au gré de ses embarquements ou de ses pérégrinations dans les ports. Passionnée de bateaux, l’artiste a décidé cet automne de se rendre dans un port phare de la côte Atlantique afin de témoigner de la naissance d’un navire. «Un bateau gris de surcroît» s’enthousiasmait-elle…

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    Quelles raisons vous ont poussée à venir sur le chantier du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude ?

    - Marie Détrée : Mon idée, c’était de suivre la construction d’un bâtiment de la Marine. Renseignements pris, j’ai su que le Dixmude était en cours de construction.

    Même si j’arrive un peu tard, ça fait 10 mois que le chantier est réellement lancé et j’ai raté la pose symbolique du premier bloc, c’était à mes yeux important d’aller peindre ce géant des mers. J’en suis à mon deuxième séjour ici à Saint-Nazaire.

    Ma première gouache, je l’ai réalisée dans les bureaux de la Marine qui se trouvent à proximité de la cale sèche où se  construit en ce moment le Dixmude. J’ai réalisé cette gouache au chaud à cause de la pluie ce jour là. J’ai d’emblée voulu peindre le bateau dans son environnement, dans sa cale avec les grues et les échafaudages, le tout baigné par une lumière grise.

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    Que vous inspirent les chantiers STX, et plus globalement Saint-Nazaire ?  

    - Ce qui est sûr c’est que je suis plutôt habitué aux lumières de la  Manche  où je réside ou à celles du nord de la Bretagne. C’est en venant sur le chantier du Dixmude que j’ai fait la rencontre de Saint-Nazaire.

    Cette ville, meurtrie par les bombardements de la seconde guerre mondiale et reconstruite à la hâte, a beaucoup de charme malgré ses blessures.

    Cette ville est pour moi une source d’inspiration inépuisable grâce à ses nombreux éléments et vestiges industriels. En même temps, c’est coloré, ce qui confère à l’ensemble une ambiance portuaire dont je suis fana.

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    Dans votre travail artistique, vous vous êtes également intéressée aux hommes du chantier ?

    - Et aux femmes ! J’ai ainsi réalisé une gouache en  forme de clin d’œil à l’équipe qui travaille ici. C’est une vue lors d’une réunion de chantier dans le radier du Dixmude.

    C’est une peinture symbolique mais j’ai voulu réunir les différents intervenants du chantier. Il y a la Marine nationale bien évidemment au centre, STX le constructeur et la DGA.

    Cette peinture s’est imposée pour des raisons pratiques. Le radier, c’est l’un des rares endroits en intérieur où il y a de la lumière naturelle. Vous savez, peindre un BPC en construction çà n’est pas évident… En intérieur, ce ne sont que des lumières avec des néons, on ne voit pas grand-chose. Ce jour là le radier du Dixmude était baigné par une belle lumière. J’ai pu ainsi jouer sur les ombres chinoises… (EXTRAIT COLS BLEUS, bi-mensuel de la Marine n°2959)

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

    Photographies : © Bernard BIGER / STX Europe
    Gouaches : © Marie DETREE


    LE BLOG DE MARIE DETREE, PEINTRE DE LA MARINE

     

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