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  • BOUTS DU MONDE : L'ÎLE MYSTERIEUSE

    Un reportage signé Stéphane Dugast est paru dans le dernier numéro (le n°27) de la Revue Bouts du monde – carnets de voyage. Il est question de... Clipperton ! Rapides explications.

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  • UN CONTINENT ET DES HOMMES (RÉACTUALISÉ)

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    56 000 kilomètres, un continent et des hommes. C’est le titre d'un Beau-Livre et désormais d'un film racontant le voyage à travers l'Asie de Kares (alias Kares Le Roy). Un photographe & vidéaste carte grand voyageur très sentimental. Car, Kares est reparti au Népal à la recherche de sa grand-mère devenue la photo phare de son voyage en Asie. Rapide mise au point de l'intéressé avant diffusion de ce film-émotion.

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    CE QU'IL EN DIT 

    En tant que photographe, j'ai traversé l'Asie pendant 2 ans à la recherche des peuples et des cultures oubliés. C'est au milieu des Annapurna, au Népal, en Avril 2010, que j'ai croisé la route d'une vieille femme assise devant sa maison. 

    Plus qu’un portrait, cette grand-mère est devenue l’égérie de mon projet 56000km. Elle a fait la couverture de mon premier livre et représente à elle seule tout ce que j'essaie de montrer à travers mes photos : La beauté sans artifice, sans code, sans carcan.

    Trois ans après, je suis retourné dans les Annapurna pour tenter de la retrouver. Qui était-elle vraiment ? C'est cette histoire que je vous raconte à travers ce film.

    L'HISTOIRE

    L’homme aime les voyages. Mieux, c’est un bourlingueur. En juillet 2009, il a d’ailleurs rompu les amarres avec « (s)a vie d’avant », porté par une folle envie. Celle de voyager et de réaliser des portraits de visages oubliés.

    Son voyage hors des sentiers battus durera 2 ans. Il le mènera des tribus sédentaires du Sud-est asiatique aux gitans du Cachemire ou Rajasthan.

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    Fort de ces étonnantes pérégrinations, il a concocté à son retour un Beau-Livre pour lequel il a lui-même assurré la direction artistique (son ancien métier). Il aégalement lui-même publié son ouvrage, faute d’éditeurs pour l’instant frileux. «Il le fallait bien ! Je voulais absolument ce livre pour mettre en lumière l’Asie centrale et son nomadisme», concède sobrement l’intéressé peu rancunier.

    Le résultat est épatant. Ses clichés interpellent et montre un regard humaniste. Celui d’un voyageur fort de valeurs simples promenant son regard des montagnes du Népal aux steppes mongoles jusqu’à la route de la soie pour contempler les splendeurs du Moyen-Orient.

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    Appareil photo et caméra en bandoulière, le trublion a parcouru des milliers de kilomètres entre Jakarta et Istanbul dans un seul but : collecter les traits et caractères des peuples méconnus d’Asie. Mission accomplie !

    Sa centaine de clichés incroyablement esthétique nous invite surtout à nous questionner sur ces derniers nomades d’Asie et «leur avenir très menacé», de l’aveu de l’auteur (au centre du cliché ci-dessous).

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    On regrettera cependant que Kares ait peu accompagné ses clichés de légendes (ou mieux de longs textes) tant l’artiste-baroudeur dispose d’anecdotes à raconter ou plutôt de messages à diffuser sur cet Orient encore si naturel.

    «J’ai choisi comme parti pris de ne montrer que ceux dont on ne parle pas, ou pas assez, que l’on stigmatise ou que l’on oublie» consent simplement Kares les yeux déjà tournés vers de nouveaux horizons. «Départ l’été prochain. Destination a priori l’Iran».

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    Il y a du Nicolas Bouvier chez ce jeune homme. Il y a surtout chez Karès cette irrépressible envie de croquer la vie et de vivre intensément le voyage.

    Un très Beau-Livre à dévorer d’urgence, et désormais un film, des expositions itinérantes et différents événements. Kares est décidément très polifique

    Stéphane DUGAST
    Photographies © Kares

     

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    A LIRE
    56 000 kilomètres, un continent et des hommes de Kares Le Roy. 49 € (Amu Darya).

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  • BESOIN DE MER (RÉACTUALISÉ)

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    Peintre de Marine, Philip Plisson est certainement aujourd'hui le photographe de mer le plus médiatique et le plus reconnu. Comptant à son actif moult ouvrages et clichés de mer devenus célèbres, son œil, sa « patte » et son ancre de Marine ont fait sa marque de fabrique. C’est dans le Morbihan, à la Trinité sur Mer, son port d’attache, que le Philip Plisson s'était confié à moi il y a quelques mois. A l'occasion de son soixante-sixième anniversaire, le photographe très prolifique signe d'ailleurs son soixante-sixième livre ! Retour sur d'étonnantes confessions d'un passionné des océans.

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

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    « Près de 90 % du commerce mondial s’effectue par la mer avec les conséquences que l'on connaît en matière de pollution. Vous parcourez depuis des décennies océans et littoraux de notre planète, comment l'homme gère selon vous aujourd'hui cet environnement ?

     - Philipp PLISSON : À mes yeux, il y a enfin chez les politiques et nos concitoyens une prise de conscience des océans et de leur avenir. Jusqu’à récemment, la mer ne semblait pas être totalement ancrée dans le paysage médiatique hexagonal.

    Pourtant, la France offre le trait de côte le plus long d’Europe. La Marine nationale a longtemps été la seconde force navale dans le monde. La mer semblait délibérément occultée des discours. Le Grenelle de la Mer a indéniablement mis en lumière cet univers et ses enjeux.

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    Ce Grenelle a surtout permis de poser les bonnes questions en réunissant autour de la table des spécialistes et en les faisant plancher sur des problématiques majeurs pour nos océans, et par delà nos sociétés modernes.

    Quant à la gestion de l’homme de son environnement sur notre planète, je laisse le soin aux spécialistes de faire leurs commentaires. Eux seuls peuvent parler des océans et de leurs enjeux du fait de leur expertise. Il y a à mon sens en ce moment trop de donneurs de leçon qui parlent, à tort et à travers, des océans et d’écologie.

    Pour ma part, c’est un univers que j’observe, que je regarde et que je photographie depuis des décennies. La mer m’inspire des émotions et des réflexions mais jamais je ne me permettrais d’être un donneur de leçon.

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    Depuis le printemps 2009, vous vous êtes lancé dans un projet ambitieux : photographier la France et son littoral vue de la mer. Quelles en sont les raisons et les motivations ?  

    J’ai voulu porter un regard photographique sur le littoral hexagonal depuis la mer. Cela peut aujourd’hui paraître être une évidence mais cette dimension n’avait encore jamais été appréhendée.

    J’ai ainsi voulu écrire photographiquement parlant le littoral français en partant de la frontière belge à la frontière italienne. J’avais cette idée en tête depuis longtemps.

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    Encore fallait-il oser se lancer dans ce projet hors normes. Economiquement, c’est loin d’être viable mais l’intérêt de ce projet, comme sa portée, sont indéniables. A ce jour, j’ai déjà parcouru 6 820 milles, soit 12 630 kilomètres pour les terriens. A raison de 6 heures de photo en moyenne par jour, vous pouvez en déduire que j’ai navigué pendant 263 jours de mer.

    Mais plutôt que de vous asséner de chiffres, parlons de l’esprit de La France vue de la mer. C’est un clin d’œil à la vocation première des peintres de Marine, un corps d’artistes créé aux origines pour témoigner sous forme d’inventaire des ressources maritimes de la France.

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    Sillonner le trait de côté m’a également donner l’idée de m’intéresser également à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). J’ai ainsi décidé de dresser un inventaire des hommes et des moyens de la SNSM. Je ne pensais pas que cela serait autant gourmand en temps.

    Car, il faut prendre rendez-vous avec chacune des stations de la SNSM, organiser des séances photos avec les unités en mer puis ensuite photographier les équipages à terre. Même si cet inventaire supplémentaire me ralentit considérablement, je suis fier de mener cette mission au profit d’une association à laquelle je suis intimement liée et qui, de surcroît, est essentielle pour les gens de mer.  

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    Comment réussissez-vous à concilier ces contraintes avec votre exigence artistique également gourmande en temps ?

    J’ai descendu le trait de côte en le photographiant comme il se présentait. Je n’ai pas attendu des heures la lumière exceptionnelle, ce grain noir ou ce coup de vent qui donne à un cliché force, esthétisme et puissance, sinon j’y aurais passé des années.

    L’essentiel a été de parcourir le trait de cotes et le photographier tel quel. J’ai cependant tenu à parcourir le trait e de côtes toute en faisant le tour de toutes les îles et en visitant tous les estuaires, les abers ou les baies. C’est un travail titanesque !

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    Prenons l’exemple de la Bretagne, rien qu’à elle seule ce sont ainsi 3 500 kilomètres de trait de cotes que j’ai photographié. D’un point de vue éditorial, j’ai découpé mon travail par segments géographiques. Paru en librairie, le premier tome de La France vue de mer s’est ainsi concentré des plages du Nord au Mont-Saint-Michel. Les tomes suivants seront dédiés à la Bretagne puis à la façade atlantique. J’achève en ce moment mon travail sur le littoral méditerranéen avant de m’attaquer à la Corse »

    Photographies : Philipp PLISSON / www.plisson.com

     

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    EN SAVOIR +

    Le site « officiel » de Philipp Plisson  http://www.plisson.com/

    Le blog de Philipp Plisson  http://www.philip-plisson-blog.com/ 

     

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  • TV PLISSON

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    Peintre de Marine, Philip Plisson est certainement aujourd'hui le photographe de mer le plus médiatique et le plus reconnu. Comptant à son actif plus d’une cinquantaine d’ouvrages et des clichés de mer devenus célèbres, son œil, sa « patte » et son ancre de Marine ont fait sa marque de fabrique. Jusqu’à présent, aucune caméra n’avait pénétré son intimité. C’est chose faite grâce à l’auteur-réalisateur Christian Deleau à qui le photographe-entrepreneur s’est confié.

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    « Portrait d’un Pêcheur d'Images », c’est le titre de ce film de 52 minutes réalisé pour Thalassa par Christian Deleau.  Pendant un an et demi, l'équipe de production a ainsi suivi le peintre de Marine à bord de Pêcheur d'Images embarqué pour la réalisation de son inventaire en 6 volumes de la « France Vue de la Mer », et des Stations des Sauveteurs en Mer.

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    L’équipe l’a également  rejoint à Madagascar pour le voir travailler dans le cadre de son prochain ouvrage dédié à cette île continent.  Autres séquences phares, celles pendant des prises de vues lors des tempêtes bretonnes ou à bord de la frégate Latouche-Tréville afin d’illustrer son travail en tant que Peintre de la Marine.

    Christian Deleau et son équipe ont également partagé son quotidien au sein de la société d’éditions Pêcheur d’Images, avant qu’elle ne soit entièrement détruite par un incendie.

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    « Un reportage iodé haut en couleurs, en rencontres, en émotions pour rentrer dans l'univers d'un marin photographe. Un film où Philip se livre et se confie pour la première fois ! A enregistrer pour votre filmothèque », voilà ce que promet le réalisateur. A vos écrans pour juger sur pièces de ce film-portrait assurément événement.

     Photographies : Philipp Plisson
    Sources : Pêcheur d'image & Christian Deleau

     

    A REGARDER
    « Philip Plisson, portrait d'un pêcheur d'images ». Film documentaire (52 min). RDV vendredi 9 septembre 2011 à 8h55 sur France 3 Bretagne, France 3 Pays de Loire, France 3 Normandie, France 3 Paris IDF et France 3 Centre.

    A VOIR
    Un extrait du film est visible sur le site web du réalisateur Christian Deleau

     

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  • JEAN DE FECAMP

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    Une nature aride et hostile jusqu’à l’étouffement, tel est le sujet d'étude photographique de Jean Gaumy publié sous le titre D'après nature. Un livre d'art récemment couronné par le prix Nadar, une référence pour tout photographe.

    La belle récompense. Créé en 1955, le prix Nadar prime, en effet, chaque année, un ouvrage de qualité sur la photographie, ancienne ou moderne, édité en France. Fort d’un jury composé de photojournalistes et de professionnels du monde de l'édition photographique, ce prix fait référence. Cette année, il a choisit de consacrer un peintre de la Marine et photographe aguerri pour ses récents travaux sur… des terres austères !

    De colossaux massifs, des déserts minéraux, des rivières mortes, des forêts dévastées ou des flans de montagne piqués d'arbustes, les paysages de Jean Gaumy interpellent. « Ils étouffent par leur beauté mortifère. Photographiés avec une précision aliénante, sans grand contraste, les espaces minéraux, saturés, assombris, en deviennent indéfinissables. L'oeil ne distingue plus le macroscopique du gigantesque dans cette profusion de roches, de brindilles et de glace qui deviennent alors motifs », disent d’ailleurs les critiques les plus éminents.

    jeangaumy2 color.jpg                                                            © http://christophe-pluchon.over-blog.com

    Quant à cette production ramenée de nombreuses pérégrinations dans le Piémont italien, elle se déguste donc, page après page, dans l’ouvrage D'après nature pour lequel l’éditeur joue délibérément la carte de l'épure. Aucune légende pour raconter les photos. Les  images sont suffisamment éloquentes. Deux textes de l'écrivain René Daumal (1908-1944), dont un extrait de l’un de ses romans inachevés, viennent néanmoins donner le ton.

    Du fort bel ouvrage avant une prochaine moisson d’images pleines d’iode, de plume et d’embruns ? « J’avance au radar en plein Nadar ! », rétorque amusé l’intéressé. Comme les gens de mer, Jean de Fécamp ne se laisse pas facilement amadouer.
     

    Stéphane DUGAST

    D'après nature de Jean Gaumy. Livre d’Art.
    ISBN 2915173583 - 80,00 € (Xavier Barral éditions)
     

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