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  • JEAN GAUMY : LA TENTATION DU PAYSAGE

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    Photographe pour la prestigieuse agence Magnum depuis 1977, Jean Gaumy bourlingue et photographie le monde depuis plus de quatre décennies. Photographe de renom (devenu peintre de la Marine depuis 2008), le normand d'adoption s'est, l'an dernier, raconté chaque mois sur le blog EMBARQUEMENTS. Cette fois, le «pêcheur d’images» insatiable s'expose, ou plutôt expose sa Tentation du paysage. Un bains révélateur ?

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    "La Tentation du Paysage" : c'est l'actuelle exposition photographique de Jean Gaumy qui a lieu à l'Abbaye de Jumièges en Normandie jusqu'au 21 septembre prochain.

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    Photographies © Jean GAUMY / Magnum Photos
     

    > Voir le PORTFOLIO DE JEAN GAUMY

     

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  • NOUVELLES TESSON-ESQUES !

    Grand voyageur et désormais écrivain à forte renommée, Sylvain Tesson continue d’arpenter la planète et d’écrire, tout en accumulant les récompenses. Dernier ouvrage en date : un recueil de nouvelles véritable ode au «pofigisme». Rapides explications de texte...

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  • VOYAGE : UN JOB DE RÊVE

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    Les voyages vous passionnent ? Vous souhaitez tailler la route ? Vous cherchez un job de rêve ? Le projet intitulé Expedia Pioneer est fait pour vous…

    À la clef pour le lauréat ? La chance de sillonner les routes de France le temps d’une année à la découverte du patrimoine culturel, de la richesse gastronomique, des trésors cachés de nos régions et à la rencontre de personnes passionnées…

    «Un job de rêve !», assure ses promoteurs. Car, le candidat sélectionné se verra proposer un contrat de 12 mois avec une indemnisation de 115 000 € environ.

    En contrepartie, le lauréat devra voyager en France et faire partager ses découvertes - en vidéo, en photos et via des articles - sur le site Blogs de Voyage et sur les réseaux sociaux.

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    › EN SAVOIR +
    Pour participer à la sélection, toutes les modalités sont expliquées sur Expedia Pioneer

     

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  • BREST : LA NUIT DE MAC ORLAN

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    Adapter dans un album de bande-dessinée, l’univers et les thèmes chers à l’écrivain Pierre Mac Orlan (LIRE SON PORTRAIT). Un projet assurément fort ambitieux. Un album dans lequel  la ville de Brest est plus qu’un décor…

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    › L’HISTOIRE

    Universitaire et thésard de l'ouvrage L’Ancre de Miséricorde, Marin débarque à Brest pour y rencontrer un bouquiniste. Ce dernier prétend pouvoir lui communiquer un manuscrit inédit de Pierre Mac Orlan.

    Sur place, la trajectoire de Marin va vite dérailler. Marin se retrouve alors en cavale dans la nuit brestoise, traqué par la police, cherchant à reconstituer les morceaux d’un puzzle diabolique.

    Dans ce périple entre onirisme, polar et folie, Marin ne serait-il pas devenu lui-même un personnage de roman ?

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    › MON AVIS

    Disons le d’emblée, cet album BD détonne ! Principales singularités : ses dessins en apparence si sombres et si marquées qui nous plongent au cœur de la nuit brestoise.

    Leur travail parle pour eux. Les deux auteurs - Arnaud Le Gouëfflec pour le scénario et Briac pour les dessins – sont assurément à la hauteur de l’œuvre Pierre Mac Orlan (LIRE SON PORTRAIT).

    Les thèmes chers à l’écrivain sont habilement entremêlés : la mer, une femme tentatrice, un bourreau le monde de la nuit, quelques squelettes phosphorescents ou un pirate.

    bdn briac,le gouefflec,mac orlan,pierre mac orlan,sixto éditions,la nuit mac orlanJ’ai fait connaissance avec l’œuvre du dessinateur Briac, il y a quelques années au festival Livre et Mer de Concarneau (LIRE LA CHRONIQUE). J’ai adoré son album Armen narrant un passionnant huis-clos entre un gardien de phare et un officier allemand durant la Seconde Guerre mondiale.

    Et je ne saurais trop vous le conseiller même si au départ son trait et ses dessins peuvent dérouter. Mais c’est justement là que réside tout son talent.

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    Les deux auteurs (de gauche à droite) : Briac (le dessinateur) et Arnaud Le Gouëfflec (le scénariste).


    Brest, c’est la matrice des deux auteurs de l'album La nuit Mac Orlan. Briac est breton, et bestois de coeur. Quant au scénariste, c'est un «caméléon brestois, un  stakhanoviste qui n’a de cesse de s’essayer à tous les styles avec originalité et talent», dixit Brieg Haslé, journaliste BD spécialisé auteur de l'ouvrage Une mode à croquer / Bruno Le Floc'h et son Pays bigouden (CHRONIQUE À VENIR) lui-même Brestois.

    Arnaud Le Gouëfflec est, en effet, un artiste aux mille et uns visages, à la fois romancier, musicien, scénariste de BD et organisateur du Festival Invisible.

    N'oublions pas de mentionner le courage et l’audace de la maison d’éditions Sixto de se lancer dans une telle entreprise.


    Cet album marie avec élégance un récit ciselé et des dessins fort expressionnistes. Toujours d’après Brieg Haslé, décidément fort bien informé, le dessinateur Briac se serait  plongé
    intensément dans les ouvrages de l’écrivain de Saint-Cyr-sur-Morin, tout en s’inspirant librement des ambiances de deux adaptations cinématographiques : La Bandera réalisé par Julien Duvivier en 1935 et Le Quai des Brumes filmé par Marcel Carné en 1938.

    Autres sources d’inspirations pour Briac : les films de Friedrich Wilhelm Murnau et de Fritz Lang, des peintres comme Soutine, Emil Nolde ou Egon Schiele.

    De sérieuses et solides références pour un album BD réjouissant. On plonge avec délice dans la nuit, Brest et Mac Orlan.

    Stéphane DUGAST

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    La nuit Mac Orlan d’Arnaud Le Gouëfflec (scénario) et Briac (dessins). Préface de Pierre Bergé, président du Comité Mac Orlan. Postface de Bernard Baritaud, président de la Société des lecteurs de Pierre Mac Orlan (Sixto éditions).

     

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  • LA « LIGNE » 4|4

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    Passage du cercle polaire © RHM Malabar

    Franchir l'Equateur fait partie d'un rituel immuable dans la Marine. Cette cérémonie a laissé des souvenirs impérissables à des générations de marins embarqués, tout en laissant perplexe plus d’un terrien. Si les us et coutumes des gens de mer se vivent et, à coup sûr, ne se racontent pas (ou de manière partielle), ce rite est cependant chargé de symbolique...

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    LIRE L’ÉPISODE PRÉCÉDENT Au cours du dix-neuvième siècle, cette cérémonie marquant le franchissement de l’Equateur – et des tropiques au temps de la Marine à voile - s’étendra au franchissement de la ligne du cercle polaire, progrès des explorations maritimes obligent !

    En France, un dénommé Jules César Sébastien Dumont d'Urville, découvreur de la Terre Adélie, n’y serait d’ailleurs pas étranger.

    Pratiquée à bord des bateaux militaires et ceux de la marine marchande, la cérémonie de la Ligne s’est même étendue un temps à la navigation aérienne, notamment à bord des unités d'Air France à compter de l’après-guerre.

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    Concernant l’Histoire maritime, un refus de passer la Ligne est demeuré emblématique. Le passager était illustre. Il s’agissait de Napoléon embarqué sur le Northumberland, un bâtiment britannique de 600 tonnes, à destination de l’île de Sainte-Hélène. Le jour de la cérémonie, l’ex-empereur des Français, redevenu après sa seconde abdication le général Bonaparte (ce qu'il sera toujours resté pour les britanniques), restera toute la journée enfermé dans sa cabine, refusant les supplications de Neptune.

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    D'après le tableau de William Quiller Orchardson  

    Beau joueur, le contre-amiral George Cockburn déclarera que «le général Bonaparte a déjà passé la Ligne !». Un mensonge diplomatique qui évitera tout  incident. «L'empereur fut donc scrupuleusement respecté pendant cette saturnale qui d'ordinaire ne respectait jamais rien», confiera a posteriori Emmanuel de Las Cases, l’un de ses proches devenu son secrétaire particulier et son confident, avant de cependant préciser à propos de son mentor : «qu’ayant appris l'usage et le ménagement dont on usait à son égard, il ordonna qu'on distribuât cent napoléons au grotesque Neptune et à sa bande, ce à quoi l'amiral s'opposa, autant par prudence que par politesse».

    De son côté, le général Charles de Montholon, un autre compagnon d’exil, affirmera que «l'Empereur fit donner cinq cents napoléons à Neptune. Cette manière de faire connaissance fut le signal d'un hourra étourdissant de joie et de cris Vive Napoléon !».

    Cent Napoléons légués à des sujets de sa Majesté ? Cinq cents Napoléons ? Qu’importe ! L’honneur du Général-Empereur est demeuré sauf. Point à la « Ligne »… (FIN)

    Stéphane DUGAST
    Illustrations Marie Détrée, peintre de Marine

     

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  • LA « LIGNE » 3|4

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    Extrait de R97 - Des hommes à terre © Christian CAILLEAUX (Casterman)

    Franchir l'Equateur fait partie d'un rituel immuable dans la Marine.Cette cérémonie a laissé des souvenirs impérissables à des générations de marins embarqués, tout en laissant perplexe plus d’un terrien. Si les us et coutumes des gens de mer se vivent et, à coup sûr, ne se racontent pas (ou de manière partielle), ce rite est cependant chargé de symbolique...

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    LIRE L’ÉPISODE PRÉCÉDENT Barbouillage, rasage, immersion et aspersion, la symbolique des serments est prégnante durant cette cérémonie. Spécialiste de sémantique maritime, le peintre de la Marine Michel Bez est formel : «La Ligne s’apparente aux rites d'initiation des sociétés primitives dans lesquels les principes sont identiques : mourir pour renaitre dans une vie nouvelle en tant qu’adulte, chef ou membre d’une société secrète».

    Concernant la cérémonie des marins, chaque nouveau dignitaire reçoit à l’issue un certificat de passage, preuve de sa participation à ce rite qui, dans la Marine, s’est adouci au fil des années, lois sur le bizutage et féminisation obligent. Ainsi purifiés, voilà les «infâmes néos» devenus dorénavant des dignitaires de la Ligne.

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    Célébré avec une débauche de costumes et de mises en scènes soigneusement préparées, le passage de la «Ligne» est une cérémonie profane et parodique, teintée d’esprit carnavalesque.

    Si originellement cette cérémonie avait lieu au passage de certains endroits réputés dangereux, c’est le passage de l'Equateur qui s’est transmis jusqu’à nous.

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    Quant aux origines de ce rite, nombreux sont ceux perspicaces à y avoir décelé  un lien de parenté avec l’Antiquité tant les références lorgnent vers cette période de l’Histoire. Pourtant, la «Ligne» est une cérémonie plus «moderne».

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    © http://envelopmer.blogspot.com/

    Le latiniste objectera en citant d’évidentes analogies avec les «Saturnales», ces fêtes de l’antiquité romaine accompagnées de grandes réjouissances et célébrées en l'honneur du dieu Saturne, au cours desquelles les esclaves jouissaient d'une apparente liberté. Il aura en partie raison tant la hiérarchie est également bousculée lors du passage de la «Ligne».

    Quant aux historiens maritimes, ils dateront précisément les origines de ce rite. Les journaux de navigation attestent que cette pratique était en vogue dès le seizième siècle dans les Marines des pays de langues scandinave, anglo-saxonne ou latine.

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    Ainsi dans sa Relation du voyage de la mer du Sud publié en 1716, l’ingénieur militaire, également explorateur, botaniste, navigateur et cartographe du Roi Amédée François Frézier (1682-1773) écrit à ce propos que ce «baptême est en usage parmi toutes les nations». Cérémonie primitivement religieuse devenue burlesque, la « Ligne » va d’emblée s’avérer utile pour le commandement.

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    Car c’est un prétexte à varier l'uniformité des jours de mer surtout à l’approche de l’Equateur et de son pot au noir, comme l’atteste Eugène Pacini dans son ouvrage «La Marine» publié en 1844 : «Pendant les longs jours qui s'écoulent sous ce brûlant climat, les marins ont, pour se distraire, la pêche du requin avide qui abonde dans ces parages ; puis au passage de l'Equateur, on célèbre à bord la fête de la Ligne, véritable Saturnale dont les préparatifs occupent longtemps à l'avance les loisirs des matelots». (A SUIVRE

    Stéphane DUGAST
    Illustrations Marie Détrée, peintre de la Marine

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  • LA « LIGNE » 2|4

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    Franchir l'Equateur fait partie d'un rituel immuable dans la Marine.Cette cérémonie a laissé des souvenirs impérissables à des générations de marins embarqués, tout en laissant perplexe plus d’un terrien. Si les us et coutumes des gens de mer se vivent et, à coup sûr, ne se racontent pas (ou de manière partielle), ce rite est cependant chargé de symbolique...

     

    LIRE L’ÉPISODE PRÉCÉDENT Démarrage des hostilités plage avant par une ode flamboyante de sa «Majesté» des mers : «Moi, Neptune qui suscite les tempêtes et commande les flots. Je vous souhaite la bienvenue ô fiers ! Navigateurs Vous ayant aperçus dans la flamboyante ondée du majestueux Phoebus, mercure rapide messager m’annonce l’audacieuse intrusion de votre nef aux confins de mon royaume et la fidèle Iris m’informe que vous êtes l’équipage de la … et que vous venez de France ! Soyez mes hôtes d’un jour».


    Aux néophytes (baptisés «infâmes néos»)  d’écouter les sacrements de l’évêque et les punitions infligées par un juge.

    Autant de «bons mots» qui attisent les fureurs de Neptune : «Salut à vous monsieur le Commandant, vous qui avez la lourde tache d’être responsable de tant d’ânes. Mais que vois je ? Quel est cet infâme troupeau que vous transportez là commandant ? Quelle honte de voir ces néophytes arrogants me gâcher ma journée ! Abject ! Des néophytes qui osent souiller ces lieux sacrés».

    C’est alors que débarque une horde de «sauvages». Les épreuves initiatiques infligées aux «infâmes néos», régulièrement arrosés plage avant, vont ainsi s’enchainer comme d’abord la visite médicale des «infirmiers», puis l’épreuve de rasage des « barbiers » et le pétrissage des «boulangers». Après un passage dans la farine et dans différentes mixtures vient le serment du baptême.

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    L’eau tient une place prépondérante dans cette cérémonie. Comme dans la religion, l’eau comporte des vertus purificatrices. Son absence fait également cruellement défaut à certains moments. La coupure d'eau douce à bord rend ainsi impossible la toilette des néophytes maculés de farine et de graisse.

    Originellement, le baptême consistait en une immersion à fond de cale avant de se pratiquer, de manière plus civilisée, dans une piscine dévolue à cet effet.

    Toutes ces «agapes» se clôturaient jadis «dans un combat général dont les pompes à incendie, les seaux, les bailles, constituent la formidable artillerie, et dont la mer fournit les munitions. Quelques heures après, le pont est lavé et séché, l'équipage dégrimé et le service ordinaire reprend son cours», comme l’écrivait Jules Lecomte dans son Dictionnaire pittoresque de Marine paru en 1835. (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST
    Visuels © http://france-coree.pagesperso-orange.fr/

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  • LA « LIGNE » 1|4

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    Franchir l'Equateur fait partie d'un rituel immuable dans la Marine.Cette cérémonie a laissé des souvenirs impérissables à des générations de marins embarqués, tout en laissant perplexe plus d’un terrien. Si les us et coutumes des gens de mer se vivent et, à coup sûr, ne se racontent pas (ou de manière partielle), ce rite est cependant chargé de symbolique...

    «Tremblez, néophytes !». C’est par cette formule prononcée d’une voix gutturale que démarre la cérémonie du passage de la «Ligne», autrement dit le passage de l’Equateur.

    Une épreuve redoutée par plus d’un marin novice, baptisé «néophyte» à l’occasion.Imposée par les «Chevaliers» (ayant déjà passé la Ligne une fois) et les «Dignitaires» (ayant franchir la Ligne à plus d’une reprise), une succession d’épreuves attend donc les «Néophytes» ayant préalablement reçu leur convocation par un facteur.

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    Par le passé, ce préambule à la «Ligne» était d’ailleurs souvent une épreuve gratinée. Le jour J et à l’heure H, c’est plage avant que sont rassemblés les «Néophytes» qu’on arrosera copieusement à l’aide de lance à incendie.

    Il est d’usage de confier une gaffe au plus jeune des «Néophytes» et de l’envoyer tout à l’avant afin qu’il tente d'attraper la Ligne lorsqu’il la verra !

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    Quant au cérémonial, il démarre quand Neptune et son épouse Amphitrite débarquent. Suivent l’archevêque de la Ligne, flanqué de deux astronomes munis de caricatures des instruments servant à faire le point, et un notaire (ou commissaire) chargé de faire l'appel à l'aide d'un rôle d'équipage dans lequel sont consignés les noms des «Néophytes».

    Notons que c’est au cours du dix-huitième siècle que Neptune et Amphitrite, divinités de l’Antiquité, ont succédé au «Bonhomme» (symbolisant La Ligne) et à son épouse. La mythologie était alors très en vogue. Cet attrait pour le monde de l’Antiquité sera d’ailleurs plus tard source de confusion. (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

     

    © Photos DR / Illustration Christian CAILLEAUX
    « R97 – Des hommes à terre » (Casterman)

     

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  • HAROUN TAZIEFF : UN FILM AUSSI

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    Cinéaste et documentariste, Eric Beauducel prépare actuellement  le tournage du documentaire «Tazieff/Allègre, la guerre des volcans» dans le cadre de la saison 2 de la nouvelle collection de France 5 «Duels». Rapides explications de l’auteur et réalisateur de ce documentaire en écho à une précédente chronique dédiée à la biographie écrite du volcanologue de renommée.

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    › Racontez-nous plus précisément ce film ?

    - Eric Beauducel : « Il s’agit d’un portrait croisé des deux hommes et de leur antagonisme autour de la crise de la Soufrière de 1976 et plus largement de la prévention des risques volcaniques.  Le film de 52’ est produit par Ekla production et coproduit avec l’INA. Tournage prochainement et diffusion prévu début 2015. 

    › Quel approche privilégiez-vous ?

    - L’idée est de faire redécouvrir ces deux hommes que tout opposait mais qui ont encore chacun aujourd’hui de fervents défenseurs et admirateurs. Le film sera construit autour de la richesse des archives et des interviews de proches, comme Frédéric Lavachery, le fils de Tazieff, des collaborateurs scientifiques des deux hommes, des témoins directs de la crise de 76. 

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    « La volcanologie est une science comme la médecine : il faut du doigté, du sang froid, de l'énergie, de l'habitude et l'expérience du terrain. Les études de laboratoire ne suffisent pas »
    Haroun Tazieff, 1976

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    › Ce n’est pas votre premier documentaire sur les volcans ?

    En effet, j’ai réalisé une trilogie « des volcans et des hommes » diffusée sur Arte il y a un peu plus de 10 ans. Cette trilogie m’a permis de faire un tour du monde des volcans et de me rendre ainsi en Islande, en Tanzanie, en Indonésie, au Japon, à Hawaii, au Mexique en Italie et aux Antilles. J’ai également réalisé un 52 minutes intitulé «Protection rapprochée» sur la gestion du Parc de la Soufrière.

    Par ailleurs, mon frère est volcanologue et nous avons arpenté ensemble les volcans indonésiens lors d’une série de reportage photo, il a accompagné Tazieff au sommet du volcan Mérapi, a travaillé sur le Vésuve et a ensuite été directeur de l’Observatoire de la Soufrière. Cela faisait donc pas mal de temps que je voulais me pencher sur la gestion de cette éruption de 1976. 

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    › Haroun Tazieff, c’est quoi ? C’est qui pour vous ?

    Haroun Tazieff a fait partie des hommes qui m’ont fait rêver lorsque j’étais adolescent. Cet homme a mené une vie d’une richesse exceptionnelle. Ce n’est que plus tard que j’ai découvert cette véritable opposition avec Claude Allègre à partir de 76.

    L’idée est donc à la fois de faire redécouvrir ce mythe Tazieff du « Poète du feu » comme le surnommait Cocteau.

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    « Il y a opposition entre l'individu qui cherche à se distinguer, à être particulier, et le groupe qui cherche au contraire à uniformiser, à ce que tout le monde soit semblable. Et l'individu qui se distingue prend le risque d'être le bouc émissaire. Le risque est donc d'être sacrifié si on est trop original. »
    Claude Allègre

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    Haroun Tazieff, c’est un homme hors norme, qui a contribué à faire connaître au monde entier ce métier de volcanologue mais aussi de faire mieux connaître un aspect un peu oublié de Claude Allègre - masqué par sa carrière politique et provocatrice - celui d’un scientifique qui décrocha le prestigieux Prix Crawford, l’équivalent du Nobel et fut directeur de l’Institut de Physique du Globe à 38 ans.

    Tazieff / Allègre, ce sont deux conceptions de la volcanologie totalement opposée qui ont pourtant contribué chacune à ce que cette science est devenue aujourd’hui »

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    › BONUS

    LE DOC’ EN RÉSUMÉ En 1976, l'antagonisme de deux hommes fait irruption dans les médias. Leurs noms : Haroun Tazieff, volcanologue déjà connu du grand public et Claude Allègre, chercheur et tout nouveau directeur de l'Institut de Physique du Globe de Paris. Le contexte : l'éruption de la Soufrière de Guadeloupe et la décision de faire ou non évacuer les 70 000 personnes potentiellement menacés.

    Derrière cet affrontement individuel, deux conceptions de la volcanologie et de la gestion du risque naturel se cristallisaient. C'est en partant de ce que l'on a appelé « la crise de 76 » que ce film dresse le portrait de ces deux hommes que tout opposait, de ces deux scientifiques qui se sont affrontés par médias interposés puis jusque devant les tribunaux.

    À travers deux carrières aux antipodes l'une de l'autre, en plongeant dans ce qui a motivé deux vies exceptionnelles, à l'écoute de ceux qui les connaissent bien, ce documentaire reviendra aussi en filigrane sur ce qui aujourd'hui encore reste d'actualité, la gestion des catastrophes naturelles et son alter ego sur-médiatisé, le principe de précaution.

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  • LES MAITRES DU CIEL

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    L’auteur et réalisateur du long-métrage Forces spéciales, Stéphane Rybojad revient à ses premiers amours : le documentaire. Derrière la caméra, il vient de concocter trois documentaires de 52 minutes consacrés aux avions civils et militaires. Diffusions dimanche 18 et 25 mai sur Planète +.

    Avions météos au cœur des ouragans, avions surdimensionnés pour transporter des trains ou d'autres avions, avions zéro gravité effectuant des paraboles à 9 000 mètre d'altitude, avions stratosphériques pour nous emmener aux limites de l'espace… Stéphane Rybojad nous envoie en l’air comme jamais !

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    Un retour au docu réussi selon Jean-Marc Tanguy, journaliste spécialiste de la Défense et auteur d’un Beau-Livre sur le commando Kieffer (LIRE LA CHRONIQUE). Ce dernier est même catégorique : «Chaque 52 minutes recèle deux avions à chaque fois».

    Ainsi, le premier documentaire est consacré à l'Atlas et à l'Airbus Zéro G, servant à simuler l'apesanteur. «La façon dont cette gravité zéro se créé est passionnante, et on peut aussi se retrouver aux commandes de l'Atlas dans un impressionnant vol à basse altitude, avec une ressource et quelques G à la clé», complète Jean-Marc Tanguy décidément intarissable.

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    Quant au second documentaire, il emmène le téléspectateur à bord de l'An-225, le plus gros avion du monde, dans un périple entre Croatie et Philippines. L'An-28 est, par contraste, une jeep du ciel, qu'on découvre dans le ciel tadjik.

    Le troisième numéro est quant à lui une rencontre avec deux géants américains, un DC-10 utilisé pour la lutte anti-incendie, et un B747 configuré pour accueillir un télescope

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    › BONUS
    Rendez-vous sur la chaine PLANETE + :
    1ère partie : dimanche 18 mai à 20h45 : Airbus A300 Zéro G & Airbus A400 M
    2ème partie : dimanche 18 mai à 21h40 : Antonov AN-225 & Antonov AN-28
    3ème partie : dimanche 25 mai à 20h45 : DC-10 Ten Tanker & Boeing 747 Sofia (Nasa) 

     

     

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  • LES VOYAGES DE MONSIEUR LOUSTAL

    Du dessinateur Loustal, on dit qu’il sait restituer comme personne l’atmosphère d’un lieu ou l’état d’esprit d’un personnage. La preuve en images ?

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  • QUI VEUT LA PEAU DE MOBY DICK ?

    On ne compte plus les adaptations du chef d’œuvre d'Herman Melville, celle-la se distingue des autres. La puissance des toiles de Jame’s Prunier revisite ce grand classique de la littérature de mer et de jeunesse. Une pépite ?

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