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PRIX ERIC TABARLY 2016 = LA BIO DE PEV !

Parrainé par l’Association des anciens de l’Ecole Navale (AEN) et encouragé par le Groupement des Industries en Construction et Activités Navales (GICAN), le prix Eric Tabarly récompense chaque année le meilleur livre de mer. Cette année, la biographie de Paul-Emile Victor est à l'honneur. Pourquoi ? Comment ? Rapides explications.

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Chaque année, le prix littéraire de l’Association des anciens élèves de l’École navale (AEN), rebaptisé Prix Eric Tabarly en 2009, récompense un ouvrage réputé pour ses qualités littéraires et valorisant le monde maritime. Comme ses origines l'indiquent, ce prix demeure viscéralement attaché à l’Ecole navale qui, depuis près de deux siècles, forme les officiers de la Marine.

Cette année, le prix Eric Tabarly récompense la biographie «Paul-Emile Victor -J'ai toujours vécu demain» parue aux éditions Robert Laffont. Un ouvrage écrit à quatre mains par Daphné Victor, unique fille de l'explorateur, et Stéphane Dugast, plume et tout-frais rédacteur-en-chef « papier » de Cols Bleus.

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Photographie Patrice Normand

Une récompense saluée par Daphné Victor heureuse et surprise de l'obtention de ce prix :«J’éprouve de la joie mêlée de fierté et, presque, d'incompréhension, ou du moins d'incrédulité. Je suis - avec Stéphane - sincèrement honorée. Mais surtout heureuse que, à travers notre livre, mon père soit ainsi salué par les anciens élèves de l'École Navale».

PEV, LE MARIN

Pourquoi pourtant récompenser la biographie d'un fils de fabricant de pipes du Jura devenu l'incarnation de l'exploration polaire dans la France du 20ème siècle ? Quels rapports avec la mer ? Paul-Emile Victor a été un marin d’État sur le porte-avions Béarn et sur diverses corvettes au mitan des années 1930 avant de devenir adjoint de l'attaché naval de Scandinavie lorsque la guerre éclate.

Toute sa vie, celui que l'on appellera PEV entretiendra donc des relations fréquentes avec la Marine et ses équipages. Que ce soit lors de ses embarquements avant-guerre sur le trois-mâts vapeur «Le Pourquoi-Pas ?» du commandant Charcot ou lors de ses premières expéditions polaires après-guerre, mises en œuvre grâce à des moyens de la Marine.

Enfin, Paul-Emile Victor est le dernier citoyen français à avoir obtenu la permission d'être immergé en haute mer depuis un bâtiment militaire. Un privilège d'ordinaire réservé aux marins morts au combat. C'est en effet depuis le pont du Bâtiment de Transport Léger (Batral) « Dumont d'Urville», le 13 mars 1995, que sa dépouille a basculé dans les eaux bleues et tièdes du Pacifique au large de Bora Bora. «Les vieux aventuriers ne meurent pas, ils disparaissent… Ils s'évanouissent...», aimait à dire PEV.

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A noter que l'ouvrage «La Terre est Bleue - Atlas de la mer au XXIème siècle» paru aux éditions Les Arènes, piloté par Cyrille Poirier-Coutansais et préfacé par le contre-amiral Loïc Finaz, a obtenu une mention particulière du jury du prix Eric Tabarly.

Un cru 2016 valorisant en somme autant le passé que le futur, une bonne synthèse de la vie du marin qui navigue sur l'avant mais laisse toujours un sillage dans l'océan.

 

Les lauréats du prix Eric Tabarly

(liste non exhaustive)

Hervé Jaouen (1983), Loïc Finaz (1995), Eric Tabarly (1997), Jacques Lanxade (2001), Bertrand de la Roncière (2004), Laurent Merer (2006), Olivier de Kersauson (2008), Isabelle Autissier (2009), François Bellec (2013), Alain Jaubert (2014) ou encore Yves Marre (2015).

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