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  • DE JEANNE NOUS PARLONS

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    Les deux auteurs de l'ouvrage «  La JEANNE D'ARC porte-hélicoptères R97» - récompensé par le prix du Beau-Livre de l'Académie de Marine 2010 - parlent de leur ouvrage.

    img0211w.jpgArmée & Défense - Pourquoi la Jeanne d’Arc a-t’elle bénéficié d’un tel affectif tant auprès des marins que du public ? 

    Stéphane Dugast - Parce que c’est la « Jeanne » comme disent affectueusement ses marins ! Ses différents équipages ont tissé un lien quasi charnel avec ce bateau en y apprenant la mer, parfois la vie et en découvrant le monde. Des générations d’officiers et de marins, ainsi que de nombreux appelés du contingent, s’y sont succédés. Et puis, la « Jeanne », c’est la promesse d’aventures et d’escales. Ce « bateau gris » a su s’emparer de l’imaginaire des marins comme des terriens… 

    Christophe Géral - C’est la magie de la vie ! Certains navires gardent une aura et un charisme tout au long de leur existence…

    A. & D. - Existe-t’il un autre bâtiment de la Marine encore en activité qui pourrait reprendre le flambeau dans le cœur des militaires et des Français ?

    S.D - Difficile à dire. Peut-être le porte-avions « Charles-de-Gaulle »… 

    C.G. - Le futur est à écrire, il faut inventer une autre façon de finaliser la formation des  officiers-élèves sur un autre navire. 

    img0191w.jpgA. & D. - Quelle était l’ambiance à bord alors que l’issue finale approchait ?

    S.D - Emouvante ! A bord, depuis la veille au soir, le climat était néanmoins serein. Les marins sont des gens pudiques. La tension est cependant montée d’un cran lors de l’arrivée. La foule se pressait à Brest et dans son goulet. Marins et terriens fêtaient la « Jeanne », leur « Jeanne ». J’ai eu la chance de filmer cet instant et d’intégrer cette séquence dans un film documentaire de 52 minutes intitulé « La Jeanne d’Arc, ultime embarquement » (Diffusion en octobre & novembre prochain sur TV Rennes, Tébéo, Ty Lorient et RFO). Je crois qu’en regardant les images on ressent cette émotion particulière…

      C.G. - Difficile a dire, avec un tel passé on croit que la fin n’arrivera jamais mais la réalité nous rattrape…

      A. & D. - Est-il facile de faire des photos à bord d’un navire de guerre et en pleine mer ?

    C.G. - Je ne sais pas si c’est facile ou difficile mais c’est passionnant !

    A. & D. - Pensez-vous que le nom Jeanne d’Arc doive être redonné à un autre bâtiment ?

    S.D -
    L’attribution de « Jeanne d’Arc », héroïne de l’histoire de France, à un bateau de formation est une longue tradition dans la Marine. L’Institution a choisi de rompre avec cette tradition en ne dédiant pas un bâtiment « Jeanne d’Arc » à la formation de ses futurs cadres.

    C.G. - Il faut respecter le passé c’est pourquoi je pense que c’est une bonne idée que le nom de « campagne Jeanne d’Arc » soit donné aux deux bâtiments dédiés à la formation des élèves-officiers. Mais il faut  déjà penser à l’avenir et à une autre forme d’instruction sur un autre navire. 

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    A. & D. - Comment la Jeanne était-elle perçue à l’étranger ?

    S.D - En 46 années de carrière, la « Jeanne » aura visité plus de 80 pays et effectué près de 800 escales. La Jeanne est un navire ambassade. Chacune de ses escales constituait d’ailleurs une visite officielle de la France.

    C.G. - La « Jeanne », c’est la France avec son prestige et son histoire.


    A. & D. - Vous avez effectué plusieurs séjours à bord, quel moment garderez-vous plus particulièrement en mémoire ?

    S.D -  Mon premier souvenir, c’est l’odeur en montant à bord. Une odeur indéfinissable : un mélange d’huile et de métal. C’est aussi une architecture atypique. La « Jeanne » était cependant un bateau difficile d’accès pour tout « intrus » civil. Il fallait savoir apprivoiser son équipage plus qu’ailleurs. C’est à ce prix que l’on parvenait à décrypter la « Jeanne » et son âme… 

    C.G. - Pour moi, le temps fort de mes différents embarquements, c’est la veillée du 31 décembre sur le pont d’envol avec la « Jeanne » naviguant dans le canal de Suez. Tout simplement magique !

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    Photographies  © Christophe GERAL

     

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  • POL CORVEZ, JONGLEUR DE MOTS

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     Les mots et leurs étymologies sont sa passion. Surtout les mots marins…

    Pourquoi s'intéresser au monde maritime via la sémantique et l'étymologie ?

    - Pol CORVEZ : La plupart des lexicographes s'intéressent davantage à la sphère littéraire ou terrestre qu'à celle des métiers ou des univers marins. C'est notre côté Académie française, sans doute ! Cette idée me trottait dans la tête depuis une quinzaine d'année.

    J'ai simplement continué le travail de recherche. Puis, j'ai proposé le manuscrit à Bernard Cadoret, alors directeur de la revue Chasse-marée. J'ai reçu une réponse enthousiaste très rapidement, et la machine s'est mise en marche.

    Cela faisait plus de 150 ans que l'on réclamait ce genre d'ouvrage en France ! On devait l'attendre, puisqu'il a obtenu un prix de l'Académie de marine en 2008, et que plus de 10 000 exemplaires en ont été vendus, ce qui en fait un long-seller (NDLR : un succès en librairie durable).

      P CORVEZ 1 LE NOUVEAU DICTIONNAIRE DES MOTS NES DE LA MER.jpgEn quoi ce dictionnaire augmenté* est-il différent du précédent** ? 

    - D’abord, ce nouvel ouvrage est deux fois plus important que la première édition du point de vue du nombre d'entrées. Il est également plus large quant à son envergure, puisque j'y ai ajouté les mots provenant du monde fluvial et de l'eau en général.

    De plus, ce dictionnaire édition augmentée ou édition initiale se distingue de mon premier dictionnaire qui s’intéressait aux termes et expressions provenant de la mer et de l'eau utilisées dans le vocabulaire des états affectifs et du comportement.

    L'optique en est donc différente, le style également, puisque on me dit souvent que le premier a été écrit par un homme, et l'autre par une femme ! Mais quelle richesse ! Et quel étonnement de voir que lorsque l'on parle de ses états affectifs, c'est le vocabulaire de l'eau et de la mer qui arrive en force.

    Quelles sont vos 3 définitions préférées ?P CORVEZ 2  LE NOUVEAU DICTIONNAIRE MARIN DES SENTIMENTS ET DES COMPORTEMENTS.jpg

    - « Partance » et « escale ». Car un marin est toujours ballotté entre ces deux réalités. Parce que c'est notre vie, même si l'on n'est pas marin.

    Toujours prêt à partir, avec l'excitation qui accompagne les rêves de départ, même si ce ne sont que des projets terrestres ou terriens, et des escales entre deux aventures ou deux projets.

    « Lascar » aussi, car c'est un mot qui vient de loin, et qui dit beaucoup sur la façon dont on a considéré nos frères lointains, avec à la fois admiration et dédain. Toute une anthropologie du monde occidental se cache derrière ce terme.

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

     

    A LIRE

    * : Le nouveau dictionnaire des mots nés de la mer de Pol Corvez. 720 pages - 22 €. Edition augmentée / Médaille de l’Académie de marine (Glénat).

    ** : Dictionnaire marin des sentiments & des comportements / Les mots issus de la mer et de l'eau de Pol Corvez. 720 pages - 22 €. (Crystel éditions)

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  • PRESENCES AUSTRALES

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    © Stéphane DUGAST

    CROZET
    (Terres Australes et Antarctiques Françaises)
    Port Alfred  51° 86 Sud / 136° 43 Est

    Escale expresse des marins de la Frégate de Surveillance (FS) Floréal sur l'île principale de l'archipel de Crozet. En guise de comité d'accueil, des milliers de manchots. Une escale assurément insolite ponctuant une mission de surveillance des pêches de longue durée (6 semaines). Je ne serai resté qu'une journée sur Crozet, un goût de trop peu sur cette île du bout du monde, appartenant à la France, habitée par des scientifiques et des logisticiens

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  • LE MARIN IMMOBILE

    Seize mois seul à bord. Treize mois sans salaire à travailler pourtant quotidiennement sur un cargo qui ne repartira probablement jamais. C’est le drôle de destin de Claude Foko, un  marin mécanicien de nationalité camerounaise, naïf mais soucieux de travailler. Des gens de mer de Brest (même) se sont heureusement mobilisés…

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  • UN VASTE CHANTIER !

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    Diplômée de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, Marie Détrée est devenue peintre officiel de la Marine depuis avril dernier. Celle qui vit et travaille dans la Manche peint et dessine au gré de ses embarquements ou de ses pérégrinations dans les ports. Passionnée de bateaux, l’artiste a décidé cet automne de se rendre dans un port phare de la côte Atlantique afin de témoigner de la naissance d’un navire. «Un bateau gris de surcroît» s’enthousiasmait-elle…

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    Quelles raisons vous ont poussée à venir sur le chantier du Bâtiment de Projection et de Commandement (BPC) Dixmude ?

    - Marie Détrée : Mon idée, c’était de suivre la construction d’un bâtiment de la Marine. Renseignements pris, j’ai su que le Dixmude était en cours de construction.

    Même si j’arrive un peu tard, ça fait 10 mois que le chantier est réellement lancé et j’ai raté la pose symbolique du premier bloc, c’était à mes yeux important d’aller peindre ce géant des mers. J’en suis à mon deuxième séjour ici à Saint-Nazaire.

    Ma première gouache, je l’ai réalisée dans les bureaux de la Marine qui se trouvent à proximité de la cale sèche où se  construit en ce moment le Dixmude. J’ai réalisé cette gouache au chaud à cause de la pluie ce jour là. J’ai d’emblée voulu peindre le bateau dans son environnement, dans sa cale avec les grues et les échafaudages, le tout baigné par une lumière grise.

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    Que vous inspirent les chantiers STX, et plus globalement Saint-Nazaire ?  

    - Ce qui est sûr c’est que je suis plutôt habitué aux lumières de la  Manche  où je réside ou à celles du nord de la Bretagne. C’est en venant sur le chantier du Dixmude que j’ai fait la rencontre de Saint-Nazaire.

    Cette ville, meurtrie par les bombardements de la seconde guerre mondiale et reconstruite à la hâte, a beaucoup de charme malgré ses blessures.

    Cette ville est pour moi une source d’inspiration inépuisable grâce à ses nombreux éléments et vestiges industriels. En même temps, c’est coloré, ce qui confère à l’ensemble une ambiance portuaire dont je suis fana.

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    Dans votre travail artistique, vous vous êtes également intéressée aux hommes du chantier ?

    - Et aux femmes ! J’ai ainsi réalisé une gouache en  forme de clin d’œil à l’équipe qui travaille ici. C’est une vue lors d’une réunion de chantier dans le radier du Dixmude.

    C’est une peinture symbolique mais j’ai voulu réunir les différents intervenants du chantier. Il y a la Marine nationale bien évidemment au centre, STX le constructeur et la DGA.

    Cette peinture s’est imposée pour des raisons pratiques. Le radier, c’est l’un des rares endroits en intérieur où il y a de la lumière naturelle. Vous savez, peindre un BPC en construction çà n’est pas évident… En intérieur, ce ne sont que des lumières avec des néons, on ne voit pas grand-chose. Ce jour là le radier du Dixmude était baigné par une belle lumière. J’ai pu ainsi jouer sur les ombres chinoises… (EXTRAIT COLS BLEUS, bi-mensuel de la Marine n°2959)

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

    Photographies : © Bernard BIGER / STX Europe
    Gouaches : © Marie DETREE


    LE BLOG DE MARIE DETREE, PEINTRE DE LA MARINE

     

    LISEZ L'ENTRETIEN EN INTEGRALITE sur CALAMEO

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  • BONNES ONDES

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    logo_franceinter.gifPRESENTATION de l'émission radiophonique animée par Gwenaëlle ABOLIVIER - Bonsoir et Bienvenue à tous dans «Partir Avec», notre émission du voyage et de l’ailleurs ! Ce soir, nous avons rendez-vous avec « un phénomène pas banal », comme le disait Charcot, explorateur polaire, ethnologue et écrivain à l’âme d’artiste, qui se définit comme un nomade, un arpenteur romantique des confins du monde, possédant le don d’ouvrir le champ des possibles... comme de repousser la ligne d’horizon.

    Notre homme ne mâche pas ses mots et a très tôt la vocation d’un ailleurs et d’un autrement, se prenant de passion pour les Terrae Incognitae de notre planète, voulant percer le mystère des immensités blanches de l’Arctique et de l’Antarctique. Pendant près de 30 ans, il est le chef des Expéditions Polaires Françaises et ne cessera d’arpenter et d'organiser des explorations vers les terres gelées du Groenland et celle de la Terre Adélie, au pôle sud.

    Ce soir dans «Partir Avec», à vos anorak et bonnet de laine, nous mettons nos pas dans ceux d’un explorateur humaniste, nous avons rendez-vous avec Paul-Emile Victor, celui qui disait: «Vis comme tu penses, sinon tu finiras par penser comme tu vis !»

    RDV mercredi 10 novembre à 21 heures
    Podcast sur le site de l'émission PARTIR AVEC

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  • AU PAYS DE MON ENFANCE

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    Cé où, cé quoi ?

    Saint-Étienne-de-Montluc

    01°46 Nord / 47°16 Ouest

    Commune de l'Ouest de la France située dans le département de la Loire-Atlantique (44). Saint-Étienne-de-Montluc est situé entre le Sillon de Bretagne et l'estuaire de la Loire, à 20 km environ à l'ouest de Nantes. La devise de Saint-Étienne-de-Montluc est  Neque Terrent Monstra (« Nous n’avons pas peur des monstres »). C’est la ville natale de ma maman, de mes grands-parents maternels, de mes arrières grands-parents, de mes arrières-arrières grands parents… C’est la ville de mon enfance, le temps des premières explorations le long de la Loire ou sur les « montagnes » du Sillon de Bretagne. Un terrain de jeu grandeur nature.

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