Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

DANS LES PAS #3

Direction la côte orientale du Groenland, une région jadis sillonnée par l’explorateur polaire Paul-Emile Victor (1907-1995). Aujourd’hui ne subsiste plus qu’une poignée de chasseurs «à l’ancienne». Reportage et enquête sur la banquise et dans des fjords à la beauté époustouflante en compagnie de Tobias, Gerti et leurs amis, les derniers chasseurs inuits...

(LIRE L’ÉPISODE PRÉCÉDENT) Pourtant, en arpentant, été comme hiver, sa région natale qu’il connaît comme sa poche, Tobias a constaté de profonds changements ces dix dernières années. À l’exception de l’hiver 2006, les eaux des fjords n’ont ainsi plus gelé depuis 7 ans. Face à ces dérèglements climatiques, les répercussions ont été immédiates. Les chasseurs locaux privilégient désormais les bateaux à moteur au détriment des chiens de traîneaux, privés d’activité à cause du dégel.

Sans banquise hivernale, chiens et traîneaux ne sont plus d’aucune utilité. Entretenir des chiens toute l’année étant fastidieux et coûteux, de nombreux chasseurs ont préféré s’en séparer. Cette dernière décennie écoulée, des meutes entières ont été sacrifiées. Un hiver plus conforme aux normes saisonnière peut néanmoins s’avérer être un vrai casse-tête pour la communauté Inuit.

DANSLESPAS pics S DUGAST 27.JPG

La banquise reconstituée (comme durant l’hiver 2006), la demande touristique pour les excursions en traîneaux à chiens a ainsi cru. L’offre étant devenu famélique, des meutes ont dû être constituées à la hâte. Des chiens en provenance de la côte ouest ont ainsi été acheminés in extremis à Ammassalik et sa région.

DANSLESPAS pics S DUGAST 26.JPG

 

Si les récents dérèglements climatiques sont directement palpables pour les chasseurs ou pour les guides locaux, les sédentaires quant à eux – la majorité de la population inuit – s’en accommodent. Les hivers sont plus courts. Les températures plus clémentes. Pourtant aux premières loges, les 3 000 Inuits du district d’Ammassalik, dont 2 000 habitent la seule agglomération de Tasiilaq, semblent moins effrayés que les occidentaux par les récents changements climatiques. (À SUIVRE)

Récit & photographies de Stéphane DUGAST

 


DANSLESPAS livre.jpg› EN SAVOIR PLUS
Reportage inspiré de l’expédition et du Beau-Livre Dans les pas de Paul-Emile Victor. Vers un réchauffement climatique ? 
Enquête de Stéphane Dugast.
Photographies de Paul-Emile Victor et de Xavier Desmier.
Préface de Nicolas Hulot.

BEAU LIVRE
39,90 € (Michel Lafon).
Prix du Beau Livre Maritime CONCARNEAU 2008.
Prix du Beau Livre insulaire OUESSANT 2008.

Un LIVRE à commander ICI 

 

Lien permanent Pin it! Imprimer

Écrire un commentaire

Optionnel