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L’ETONNANT MONSIEUR KASPER #1 [BEST-OF]

Etrange atelier situé à quelques encablures de la capitale. S’y entasse une multitude d’objets hétéroclites, en majorité des sculptures. Une ambiance sans pareil. Un joyeux bric-à-brac «en constante mutation» dixit son propriétaire artiste, d’emblée très affable. Premier épisode d'un portrait consacré à Kasper, un artiste pas comme les autres. 

Bienvenue chez Kasper. Un ancien garage à autobus retapé de ses mains en guise d’atelier capharnaüm. Bienvenue dans un monde où la création est protéiforme. L’état d’esprit éclectique. L’imagination plurielle. Le goût pour l’aventure manifeste.

«Il n’est pas de ceux qui ont cherché un style et s’endorment», proclament les critiques d’Art. La sculpture est son Art. C’est sa marque de fabrique. La vie l’habite. La mort le tourmente.

Surtout cet instant où tout bascule. L’artiste désigne alors l’une de ses œuvres. Un martin-pêcheur, à son bec, un poisson pas encore englouti. «Que va devenir ce poisson  qui finalement était encore dans son élément quelques secondes auparavant ? C’est cet instant où tout bascule qui me taraude...», lâche le maître des séants dans un soupir.

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Photographie © Kasper

L’œuvre est longiligne. Puissante. Tourmentée. Indéfinissable. «Kasper ne fait que du Kasper», lit-on sur les plaquettes ou sur son site internet. Un credo que l’artiste parisien répète à l’envi.

Impossible de lui coller une étiquette. Difficile d’identifier dans son travail l’influence d’un autre ou la marque d’un courant. Kasper aime à brouiller les pistes.

Sculpteur, il puise sa force créatrice «partout, au gré de (s)es rencontres». Un temps dans la symbolique de la mythologie. Trônent un cyclope, un chat égyptien ou un minotaure. La littérature l’inspire également. Dans son atelier, Victor Hugo « à livre ouvert » semble d’ailleurs dévisager le visiteur.

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«Kasper est réceptif à toutes les formes artistiques. La sculpture a néanmoins ses préférences. C’est sa marque de fabrique»

Le monde animalier l’a aussi fortement imprégné. Côte à côte, des chevaux ou un sanglier à taille réelle. Quesion matière, ses productions sont diversifiées.

En bronze, en terre cuite ou en bois polychromes. «Scarifiés, lustrés, figés, veinés, équarris ou polis, resurgissent parfois des êtres qu’il délivre du temps», explique également sa plaquette de présentation décidément très prolixe. Confirmations à Asnière-sur-Seine, rue Bourdarie Lefure, près du carrefour des Bourguignons. Dans l’ancien hangar à autobus. «Des anciennes écuries pour les calèches», d’après le  maître de céans. 

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C’est au cours d’une transat océanique que la vie du publicitaire d’alors va basculer. Deux rencontres avec le monde animal vont, en effet, imprégner l’inconscient de Kasper. D’abord, la vue d’un cétacé à la prou du voilier. «Nos regards se sont croisés. C’était fort et intense». Il y a également la vue d’une tortue marine «sur une mer comme un lac».

Alors éloigné du monde des hommes, le parisien d’origine décide de changer de vie. Il sera artiste. Révolté d’avoir vu des animaux marins baignés dans une eau souillée par le pétrole, cette colère va être transcendée «en force créatrice au profit de mes idéaux». Ses idéaux vont ainsi se manifester dans ses sculptures dont celle de l'homme-poisson.  (LIRE LA SUITE)

Stéphane DUGAST
Photographies © Stéphane DUGAST (sauf  mentions contraires)

EN SAVOIR +

Rendez-vous sur le site www.kasper.fr

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Photographie © Kasper

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