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UNE COUPE DU MONDE ETRANGE

Juin 1998, Nantes et sa place royale chantent à tue-tête. L’équipe de France de foot enchaine les performances. L’heure est à l’allégresse. Encore étudiant, je vais vivre une bien étrange coupe du monde. Confidences 20 ans après.

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Cette coupe du Monde 1998, je vais la vivre de l’intérieur grâce à l’école Sciences Com’ et 2 deux projets, dont celui d’organiser un grand dîner pour tous les bénévoles du Comité Français d’Organisation (CFO) du site de Nantes.  

L’événement virera au fiasco, suite à une grève de serveurs le soir-même, nous obligeant nous les BAC+5 à faire nous-mêmes le service. Rester humble et s’adapter, deux qualités requises pour évoluer dans le milieu des médias.  

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Meilleure sera mon expérience comme volontaire à la «section médias». Mon rôle ? Accompagner sur le terrain les cameramen derrière un but afin qu’ils s’installent à la place convenue et n’en bougent plus.

Je suis au cœur de l’événement, sur une pelouse qui m’a fait vibrer plus jeune. Je vois les matchs au plus près, ne manquant jamais d’être impressionnés par les performances techniques et athlétiques des joueurs, dont celles des Brésiliens, futurs finalistes malheureux.  

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Des parenthèses euphoriques dans une vie personnelle très dure : ma maman Marie-Alice est à quelques kilomètres de là en unité de soins palliatifs. Elle se bat pour survivre.

Juillet 1998, je suis malheureux et triste comme jamais. Le deuil me parait insurmontable. Je suis «monté» sur Paris pour passer un entretien afin de décrocher un stage de 6 mois à M6, ma rampe de lancement à ma future carrière. Pourtant, le cœur n’y est pas.

Les ailes de mon ambition sont rognées. Rien n’y fait même en voyant la foule euphorique sur les Champs-Élysées accueillir bruyamment nos champions du monde juchés sur le toit d’un bus impérial. Tous mes rêves se sont pour le moment évaporés.  

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C’est grâce à un séjour dans les Alpes le mois suivant, durant lequel j’escaladerai les cols les plus durs réaliser que je vais élever autant mon corps que mon esprit.  

Car, il est alors impératif et urgent de rebondir pour aller au bout de mes rêves : soit réaliser un livre, un documentaire et un long métrage, ainsi que voyager de préférence sous toutes les latitudes.

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20 ans plus tard, ces rêves ont été en partie exaucés. «Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec on atterrit dans les étoiles».

J’ai fait mienne cette maxime de l’écrivain Oscar Wilde. Et dire que j’en ai encore pour 500 ans de projets… 

Stéphane DUGAST
Photographies DR / fcnantes.com / Stéphane Dugast 

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Commentaires

  • "Il faut toujours viser la lune...........tu verais comme elle est belle... vue de la Bretagne......

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