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océans - Page 4

  • OCÉANS AU FÉMININ

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    Le 8 mars célèbre aujourd'hui la Journée Internationale des Femmes. France Inter l'a souhaitée à sa façon en dédiant l'une de ses émissions aux femmes et à la mer. Éclairant sur bien des points...

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    CE QU’ILS EN DISENT

    « Longtemps, l’image qui associait les femmes à la mer était celle-ci : une silhouette sur le quai d’un port, le regard perdu vers le large, guettant (parfois vainement) le retour du pêcheur ou de l’aventurier…

    Pas question alors pour les femmes de partir en mer ; la navigation est une affaire d’hommes. Pour verrouiller l’interdit, on inventa une superstition : une femme, c’est comme un lapin, sur un bateau, ça porte malheur ! Voilà qui était dit et gare aux contrevenantes !

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    Mais, pour notre plus grand bonheur, il y a toujours eu des fortes têtes qui, par goût de l’aventure ou par nécessité, ont bravé l’interdit et largué les amarres : Anne Bonny la pirate, ou Jeanne Baret, cette jeune fille déguisée en matelot, qui en 1766, embarqua avec Bougainville pour son célèbre tour du monde. 

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    Et depuis, plus personne ne s’étonne de voir une Florence Arthaud, Isabelle Autissier, Ellen Mac Arthur se lancer dans une solitaire à la voile…

    Mais il en a fallu du temps et de la poigne pour que les femmes s’imposent face aux vieux loups de mer !

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    Anita Conti fait partie de celles qui ouvrirent la voie. A sa manière, bien particulière. Elle fut dans les années 1930 la première femme océanographe française, embarquant pendant des mois sur des chalutiers, partageant la vie si dure des pêcheurs de harengs ou de morue.


    Une des premières aussi à prendre conscience que les ressources de la mer ne sont pas inépuisables. Une passion qui ne la quittera pas jusqu’à sa mort à l’âge de 98 ans. C’est Marc Gourden, auteur du film « Anita Conti, une vie embarquée » qui nous parlera d’elle.

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    Deuxième invitée : Gwenaëlle Proutière-Maulion, directrice du Centre de droit maritime et océanique à l’université de Nantes… Elle a supervisé une vaste étude, sortie l’année dernière, sur la place des femmes dans les métiers de la mer.

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    Troisième invitée : Christine Allain, une des rares femmes commandantes de la Marine Nationale. Auteur du livre « Une femme sur l’eau » chez Michel Lafon »

    franceinter.pngEN SAVOIR +

    A écouter, podcaster et partager
    http://www.franceinter.fr/emission-les-femmes-toute-une-histoire-les-femmes-et-la-mer

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  • LES CHOSES DE LA MER

    Acteur incontournable du monde maritime, Francis Vallat est le président du Cluster Maritime Français depuis sa création. Il nous raconte au micro son actualité, son institution et les grands chantiers à venir.

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  • ECHOS CONCARNOIS N°2

    TRONCHES DE JEANNE

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    © Christophe GERAL

    KONK-KERNE (CONCARNEAU)
    47° 52 Nord / 3° 55 Ouest

    A l'occasion du festival LIVRE & MER, les clichés de Christophe Géral sont exposés au Centre des Arts et de la Culture de Concarneau. 45 de ses photographies, tirées en grand format, présentent au public l'exposition "TRONCHES DE JEANNE, les derniers marins du porte-hélicoptères R97". Aux clichés façon reportage pris sur la Jeanne d'Arc se mêlent des portraits de ses derniers marins posant façon people. Sur le cliché ci-contre, on repère au premier plan l'une de ses tronches de Jeanne. "Il s'agit de Didier Nyffenegger. Qui mieux que cet ancien matelot, devenu commandant adjoint machines, pour symboliser ces tronches de Jeanne ! Ce cliché concentre tous les ingrédients que j'affectionne : une gueule, un lieu marin (NDLR : la plage avant) et une atmosphère avec cet autre bateau gris en arrière plan". Voila le visiteur plongé d'emblée dans l'esprit de l'exposition. Ultimes précisions du photo-reporter : "Ces premiers clichés nous font découvrir l'appareillage. Le début de toute histoire lorsque l'on embarque". Rendez-vous jusqu'à dimanche soir au centre des Arts et de la Culture - le CAC comme l'appelle les concarnois - pour juger de visu ces "tronches de Jeanne"...

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  • BIENTOT LA GROSSE POMME...

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    © Stéphane DUGAST

    NEW YORK (USA)
    40° 47 Nord / 73° 58 Ouest

    Sur le pont de la frégate de lutte  anti-aérienne Jean Bart, juste au-dessous du  pont suspendu Verrazano-Narrows, ainsi baptisé en l'honneur de Giovanni da Verrazano. L'explorateur italien est le premier Européen à avoir franchi les Narrows et à avoir posé le pied sur le site de l'actuelle New York. La «grosse pomme» est une escale phare pour tout marin et la possibilité de découvrir cette ville par la mer. Après le pont Verrazano, Ellis island, la statue de la Liberté, Staten island sur bâbord, Manhattan sur tribord, puis un accostage à l'ombre des gratte-ciels... 

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  • LES «CINQUANTIEMES HURLANTS»

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    © Stéphane DUGAST

    MERS AUSTRALES (Kerguelen)
    37°50' Sud / 77°31 Est

    A proximité de l'île de Kerguelen. La tempête approche. Dans les terres australes et antarctiques françaises (Taaf), les marins doivent constamment rester vigilants. Il leur faut scruter consciencieusement la mer, observer constamment le ciel et écouter attentivement leur bateau. Immersion de deux mois à bord de la frégate de surveillance Floréal pendant une mission de lutte contre la pêche illicite. Un grand reportage où il a fallu garder le pied marin...

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  • LA JEANNE A CONCARNEAU

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    Rendez-vous du 29 avril au 2 mai 2010 à Concarneau pour la vingt-sixième édition du Festival Livre & Mer. La Jeanne y sera à l'honneur. Beau-livre, exposition...

    concarneau-236607.jpgAprès une édition exceptionnelle en 2009 pour le vingt-cinquième anniversaire du Festival de Livre & Mer, Concarneau accueillera sa vingt-sixième édition du 28 avril au 02 mai 2010 dans le sillon des festivités du départ de la transat à la voile Concarneau-St Barth. Une nouvelle marée de lettres s'offrira aux visiteurs pour une programmation riche et plurielle consacrée à la littérature et au patrimoine maritime : festival des mousses, prix littéraires, conférences, tables rondes, cafés littéraires, lectures publiques, rencontres documentaires, expositions, animations autour de vieux gréements et dédicaces sur notre grande librairie maritime. La littérature et la mer se déclinent à tous les genres.

    LE PRIX DU BEAU-LIVRE MARITIME
    Couv_JeanneDArc BD.jpgA noter que L'ouvrage LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R 97 est sélectionné pour le prix du Prix du Beau Livre maritime de Concarneau. Depuis 2005, le Prix du Beau Livre maritime récompense dans la catégorie éditoriale «beau-livre», le meilleur ouvrage paru dans l'année, tant par sa forme que par son fond, traitant d'un domaine maritime de manière artistique, documentaire, imaginaire ou scientifique. Cette année, six titres sont en compétition dont :
    - La biodiversité littorale vue par Mathurin Méheut
    , textes de Michel GLÉMAREC, Éditions Le Télégramme
    - La grande histoire du sauvetage en mer, Michel GIARD, Éditions Le Télégramme
    - Océans, Jacques Perrin, textes de François Sarano et Stéphane Durand, Éditions du Seuil
    - Peuples des mers, Nathalie MEYER-SABLÉ, Chasse-marée / Glénat
    - Pirates, Michaël PITIOT, Chasse-Marée / Glénat & Sirènes
    - Au coeur du Peuple des Eaux
    , Pierre CHAVOT, Chasse-marée / Glénat.

    «TRONCHES DE JEANNE», L'EXPO
    1153-14 108.jpgVisible pendant toute la durée du festival Livres et mer au Centre des Arts (CAC) de Concarneau, l'exposition inititulée «TRONCHES DE JEANNE» reviendra sur l'histoire et les aventures maritimes du célèbre porte-hélicoptères dont la dernière campagne fut celle entamée en décembre 2009. A travers des photographies réalisées par Christophe Géral, cette exposition s'intéressera aux métiers à bord de la Jeanne et retracera les mille et unes aventures d'un bateau rentré dans l'histoire navale hexagonale.


    Découvrez le programme Livre & Mer et feuilletez le à : http://fr.calameo.com/read/000021084e9e55bb15b41

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  • LA JEANNE DE A à Z / "H" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus (l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945) raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre H nous embarque sur la plate-forme aviation.

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    © Christophe GERAL

    « H »

    HELICOPTERES Pour tout nouveau venu, la Jeanne d'Arc est un véritable labyrinthe. Le bateau-école de la Marine compte ainsi plus de 900 locaux, 11 ponts, faux-ponts et passerelles. Le tout est concentré sur une longueur de 182 mètres, divisée en 15 tranches pour des raisons d'étanchéité, et sur une largeur de 22 mètres. Point de repère incontestable de ce bâtiment : sa plate-forme hélicoptères. D'une longueur de 62 mètres et d'une largeur de 21 mètres, cette piste asphaltée s'étend sur plus de 1 300 mètres carrés et dispose de six emplacements de parkings (dits «spots»), matérialisés au sol par des cercles. Cette configuration était censée autoriser le décollage simultané de deux hélicoptères lourds de type «Super Frelon». Dès les premiers essais à la mer réalisés au cours du mois d'octobre 1963, la stabilité du pont d'envol est d'ailleurs jugée «excellente». La Résolue (bientôt baptisée Jeanne d'Arc) verra ainsi s'effectuer 244 appontages sur sa plate-forme, consécutifs à 140 heures de vols au cours de sa « croisière d'endurance». Le cahier des charges des ingénieurs-constructeurs était alors ambitieux : «La construction de la Jeanne d'Arc confère une excellente garantie pour assurer la flottabilité du navire en cas d'avarie et maintenir en mer un haut niveau de sécurité de navigation». A l'usage, cette plate-forme va néanmoins s'avérer tributaire de l'état de la mer. Cette stabilité est incontestable, sauf par une mer de l'arrière. Dans ces conditions, le bâtiment embarde et les coups de roulis sont importants. «La Jeanne roule à cause de ses hanches trop généreuses» écrira plus tard, avec lyrisme, Bernard Giraudeau, le marin-écrivain. A contrario, le porte-hélicoptères est peu sujet au balancement d'avant en arrière, au «tangage» en langage marin. Grâce à ces caractéristiques, la Jeanne est devenue une excellente école pour apprendre les subtilités du métier de pilote. Chevronnés ou débutants, tous sont unanimes quant aux aptitudes requises pendant les manœuvres d'appontage afin de dompter la «Dame en fer» et ses déhanchements, parfois imprévisibles...
    Stéphane DUGAST

    *

    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°10

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    La rubrique «Un cliché, une histoire» raconte un «bateau gris» pas comme les autres grâce à des extraits du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97», écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral. A l'occasion de l'escale de la «Jeanne d'Arc» à Fort-de-France en Martinique jusqu'au lundi 22 mars prochain, l'occasion était trop belle pour parler du «coquetèle», des cuisiniers et de la gastronomie du bord...

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    © Christophe GERAL

    LA GASTRONOMIE «JEANNE»

    Sur le porte-hélicoptères R97, la configuration restauration est  inédite. A bord, ils sont vingt et un cuisiniers répartis dans trois cuisines différentes. A l'avant, ils sont treize en charge de nourrir l'équipage et les carrés des sous-officiers. Au milieu du bâtiment, deux boulangers et deux pâtissiers œuvrent la nuit sans relâche afin de confectionner pains, pâtisseries et viennoiseries. A l'arrière, trois cuisiniers sont dédiés aux officiers. A proximité des appartements du commandant, un cuisinier travaille en solo afin de régaler le «pacha» et ses invités. Sur le navire-école, la dimension rayonnement de la France à l'étranger est indéniable surtout lors des retours à terre. Pour les 21 cuisiniers, le rythme s'accélère, à chaque escale, avec l'organisation des repas officiels et, surtout du «coquetèle», devenu une institution en presque cinq décennies. A l'étranger, les «coquetèles» de la «Jeanne» sont toujours très prisés. Jusqu'à 1 200 invités peuvent se bousculer sur le pont d'envol du bateau-école de la Marine pendant ses réceptions. Autant de préparatifs que les équipes restauration anticipent afin de garantir des mets de qualité et ce «petit plus qui fait la réputation hexagonal» dixit l'un des cuisiniers du bord. Un savoir-faire que les cuistots de la «Jeanne» perpétuent depuis 1964, gastronomie et réputation françaises obligent...

    Stéphane DUGAST

    *

    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» & parue sur MER ET MARINE, un site web référence consacré à l'actualité du monde maritime.

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  • LA JEANNE DE A à Z / "G" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre G nous emmène en cuisine afin d'évoquer l'Art de la table.

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    © Christophe GERAL

    « G »

    GASTRONOMIE Avant d'être un patchwork de locaux et de services ainsi qu'un assemblage de boulons et de tôles, la «Jeanne d'Arc» est un véritable village flottant, regroupant mille et un métiers, dont un favorisant fortement le moral de l'équipage. Les cuisiniers sont, en effet, des personnalités emblématiques d'un bâtiment de guerre. Sur le porte-hélicoptères R97, la configuration restauration est  inédite. A bord, ils sont vingt et un cuisiniers répartis dans trois cuisines différentes. A l'avant, ils sont treize en charge de nourrir l'équipage et les carrés des sous-officiers. Au milieu du bâtiment, deux boulangers et deux pâtissiers œuvrent la nuit sans relâche afin de confectionner pains, pâtisseries et viennoiseries. A l'arrière, trois cuisiniers sont dédiés aux officiers. A proximité des appartements du commandant, un cuisinier travaille en solo. Sa mission ? Régaler le «pacha» et ses invités. Sur le navire-école, la dimension rayonnement de la France à l'étranger est indéniable surtout lors des retours à terre. Pour les 21 cuisiniers, le rythme s'accélère, à chaque escale, avec l'organisation des repas officiels et, surtout du «coquetèle», devenu une institution en presque cinq décennies. A l'étranger, les «coquetèles» «Jeanne» sont toujours très prisés. Jusqu'à 1 200 invités peuvent se bousculer sur le pont d'envol du bateau-école de la Marine pendant ses réceptions. Autant de préparatifs que les équipes restauration anticipent afin de garantir des mets de qualité et ce «petit plus qui fait la réputation hexagonale» dixit l'un des cuisiniers. La gastronomie n'étant pas seulement, au sens littéral : «l'art de régler l'estomac»,  mais bien l'art consistant à recueillir, adapter ou inventer des recettes, à sélectionner des produits, à concocter des plats et à les déguster. Soit, la conjugaison de l'Art et de la manière. Ou un savoir-faire que les équipes restauration «Jeanne d'Arc» perpétuent depuis 1964, gastronomie et réputation à la française obligent.
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • CHRONIQUE MER ET MARINE N°9

    WEB JEANNE D'ARC R97
    UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°9

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    La rubrique « Un cliché, une histoire » raconte un «bateau gris» pas comme les autres grâce à des extraits du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97», écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral. Après une escale colombienne dans le port de Carthagène du premier au 6 mars dernier, la Jeanne d'Arc navigue désormais dans l'océan Atlantique avant des escales hautes en couleurs. D'abord à Fort-de-France en Martinique, puis à New York City et à Québec au Canada, suite à une remontée du Golfe de Saint-Laurent «d'anthologie», de l'aveu des marins du bord. Autant de destinations évoquant le voyage et la découverte, propre aux longs déploiements de la Jeanne depuis 1964 et à la vie d'un marin d'Etat embarqué...

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    © Christophe GERAL

    CARTE «GRAND VOYAGEUR»

    A la seule énumération des escales ayant égrené 46 campagnes d'application du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc et de sa frégate accompagnatrice (surnommée «la conserve»), les amoureux du voyage palissent. Des ports mythiques comme New-York, Tokyo, San Francisco, Acapulco ou Diego-Suarez. Des îlots oubliés aux dimensions modestes : Tristan-da-Cunha, Clipperton ou Kerguelen. Des escales symboliques à Beyrouth, à La Havane ou à Vladivostok après la chute du mur. Pourtant, contrairement aux idées reçues, les campagnes de la Jeanne d'Arc n'ont été un véritable tour du monde qu'à neuf reprises, dont sept fois lors des vingt premières années de sa vie nautique. A l'heure prochaine du retrait du service actif du porte-hélicoptères R97, les chiffres font cependant écho. 6 300 officiers formés. 15 000 marins affectés. Près de 800 escales et de 90 pays visités. Navire-école et ambassade flottante depuis 1964, la Jeanne a incontestablement l'âme voyageuse...

    Stéphane DUGAST

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» & parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.

     

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  • LA JEANNE DE A à Z N°6 / "F" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre F évoquant l'une des missions premières du bateau-école de la Marine depuis 1964...

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    © Christophe GERAL

    « F »

    FORMATION Véritable école de la mer, la campagne d'application de la Jeanne d'Arc vise à fournir une formation aussi bien maritime qu'humaine. Si il n'y a sans aucun nul doute pas meilleure école que celle d'un déploiement à travers le monde, il est incontestable que la formation Jeanne s'est affinée au fil des campagnes. Devenue moins «scolaire» depuis une décennie, l'enseignement dispensé sur le navire-école s'est d'avantage orienté vers la pratique. A compter de la fin des années 1990, la «pédagogie-Jeanne» s'est ainsi axée sur la responsabilisation et l'individualisation. Aux cours magistraux en amphithéâtre, ponctués de «quiz» censés vérifier le niveau d'acquisition des connaissances de l'officier en formation, des cours en petit comité avec validation par étapes ont été préférés. Les mises en situation sont également devenues systématiques. Là où, jadis, un officier-élève découvrait pendant cinq mois l'univers d'un bâtiment et ses différents services en s'y intégrant par touches, il vit désormais en totale immersion dans la vie d'un équipage. L'objectif consistant à faire appréhender au futur officier l'ensemble des fonctions dans lesquelles il évoluera à l'issue de son débarquement de la Jeanne d'Arc. Car, 100 % des officiers élèves embarqués pendant la mission se retrouvent, en effet, sur un bâtiment de combat dès leur premier poste. Durant quatre décennies, la formation du groupe-école Jeanne d'Arc s'est donc polie et affinée, suivant par là les évolutions de la société en termes de formation et les besoins «managériaux»  de la Marine. Former, éduquer, instruire et préparer les jeunes officiers (comme le reste de l'équipage) au métier de marin est demeuré un souci permanent dans la Marine. Quant à la longévité du modèle-école Jeanne, l'un de ses récents commandants n'hésitait pas à la justifier, chiffres éloquents à l'appui : «La Jeanne et sa formation, c'est la justification de l'utilisation de 10% du potentiel en carburant de la Marine et de l'emploi de 800 marins avec la «conserve», éloignés de chez eux pendant 5 mois de l'année». La Jeanne ou l'école de la mer par excellence. Et un leitmotiv inoxydable : «Partir loin, longtemps, en équipage».
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • "E" COMME... ESCALES

    PRESSE JEANNE D'ARC R97
    LA JEANNE DE A à Z N°5

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre E et son fort pouvoir évocateur...

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    ©
    Julien CABON / MN

    « E »

    ESCALE «La Jeanne ? Les plus belles escales de la Marine, les plus mythiques...». La phrase est lâchée dans la confidentialité d'un carré. A l'abri des oreilles indiscrètes. Devant un «petit noir» tard le soir. Juste avant la relève de quart de minuit. Quand l'ambiance devient plus décontractée, les langues se délient. Elles se libèrent. «Escale» : un terme aux pouvoirs évocateurs. Du «rêve en barre» pour le terrien. Des clichés, des souvenirs et parfois de la nostalgie chez les gens de mer. «Escale», à lui seul, ce terme a fabriqué la bonne et la mauvaise réputation de la Jeanne au fil de ses presque cinq décennies de navigation autour du monde. Pour les états-majors, ce terme est désormais devenu plus difficile à justifier, rentabilité des «heures de mer» obligent. Par ailleurs, le militaire spécialiste du combat ne manque d'ailleurs jamais l'occasion de railler les capacités guerrières obsolètes du navire-école au point d'en occulter ses deux missions principales : la représentation et la formation des officiers-élèves. La Jeanne doit sa bonne réputation à son rayonnement et sa présence sur toutes les mers du globe. Depuis 46 ans, le navire-école aura  porté haut le pavillon tricolore sous toutes les latitudes. Avec une nette préférence pour les climats tropicaux. Fort-de-France et la Martinique sont d'ailleurs aux hit-parades des escales effectuées. Chaque passage dans les îles françaises du Pacifique a suscité ferveur et enthousiasme. A la seule évocation des escales ayant égrené 46 campagnes, les amoureux du voyage palissent. Des ports mythiques comme New-York, Tokyo, San Francisco, Acapulco ou Diego-Suarez. Des îlots oubliés aux dimensions modestes : Tristan-da-Cunah, Clipperton ou Kerguelen. Des escales symboliques à Beyrouth, à La Havane ou à Vladivostok après la chute du mur. Pourtant, contrairement aux idées reçues, les campagnes de la Jeanne n'ont été un véritable tour du monde qu'à neuf reprises, dont sept fois lors des vingt premières années de sa vie nautique. A l'heure prochaine du bilan, les chiffres font cependant écho. 6 300 officiers formés. 15 000 marins affectés. 800 escales et 90 pays visités. Navire-école et ambassade flottante depuis 1964, la Jeanne a incontestablement l'âme voyageuse...

    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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