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10.10.2014

LES POILUS D’ALASKA #3

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Poilus d’Alaska : c’est une histoire véridique, celle d’une meute de 400 chiens de traineau d’Alaska mobilisés durant la Première Guerre mondiale. C’est un film documentaire diffusé sur Arte et c’est désormais une BD. Entretien à bâtons rompus avec Delbosco, le coscénariste de cette série.

- « Comment est née l’idée de réaliser une BD ?

- Delbosco : À l’origine, c’est un éditeur de Casterman qui nous a contactés après avoir vu le film documentaire (LIRE LA CHRONIQUE). Cet éditeur était emballé par notre histoire. Il nous a présenté le dessinateur Félix Brune. Les rôles ont ainsi été d’emblée distribués. Pour le scénario, nous nous sommes en quelque sorte partagés la tâche. À Daniel Duhand, le coscénariste : la rigueur historique.

Et à moi, la partie plus fictionnelle et la dramaturgie de cette histoire. Je suis en quelque sorte l’agitateur. Nous avons ainsi vite bouclé le scénario avant de réaliser des allers-retours avec le dessinateur jusqu’à aboutir à un story-board dessiné.

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Story-board que nous avons ensuite chacun corrigé et nourri pour atteindre ce que j’appellerai «notre perfection». J’ai adoré ce travail en équipe. Je qualifierai d’ailleurs cette aventure éditoriale de très fraternelle. Je l’ai d’ailleurs mentionné dans ma dédicace.


En quoi ce dernier projet est-il différent du film documentaire tiré de cette histoire véridique ?

Vous savez, je suis un scénariste de plus en plus tourné vers le monde de la fiction. Aussi, j’ai voulu d’emblée dépasser la vérité historique afin de construire un véritable scénario avec une réelle dramaturgie.

J’ai du ainsi définir les personnages en profondeur et mieux cerner l’histoire afin que le dessinateur puisse retranscrire au mieux cette envie. L’avantage en BD, c’est que le dessin permet des audaces impossibles à la TV ou encore au cinéma.

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La force du dessin c’est que l’on peut s’affranchir d’un certain nombre de contraintes techniques. En contrepartie, la BD est très exigeante. Car on s’aperçoit vite de ce qui marche ou de ce qui ne marche pas. Cette aventure dans le monde de la BD a été une expérience enrichissante à tout point vue !

 

Un premier tome vient de sortir laissant augurer d’une série en combien de tomes ?

Le tome 1 est effectivement paru. Pour le tome 2, nous venons d’achever le story-board sur lequel avec Daniel, le coscénariste, nous venons d’apporter nos corrections. Ce tome 2 sortira en avril 2015.

Parallèlement, je travaille d’ores et déjà au scénario du  tome 3. Vous savez, j’ai matière à raconter cette histoire en 4 ou 5 tomes ! Cette ambition sera bien évidemment pondérée par les ventes. Car une BD doit évidemment rencontrer un public. À ce stade, le plus stimulant pour nous, c’est de raconter notre histoire.

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Une histoire qui révèle le visage méconnu de l’Europe et de l’Amérique au début du siècle et pendant la première guerre mondiale. Car, celle que l’on appelle la «grande guerre» ne se résume pas seulement aux tranchées ou aux albums BD de Tardi aussi bons soient-ils.

C’est bien plus que ça ! L’époque que nous traitons est intéressante à bien des égards. C’est la fin de l’aristocratie en Europe, la fin de la ruée vers l’or en Amérique qui est un continent basculant progressivement dans une nouvelle ère. Avec notre histoire, nous sommes également au cœur des connections entre ces deux mondes.

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Et puis c’est aussi l’irruption d’un sujet que je trouve passionnant : la place des femmes dans la société. Cette époque est d’ailleurs la première grande bascule féministe. Plus globalement, c’est une époque marquant une grande révolution de la pensée. Autant d’ingrédients for stimulants pour des scénaristes !

«Vous savez, écrire une BD : c’est créer un monde sans superflu. C’est assez bluffant !»

Quels écueils avez-vous dû éviter ?

J’accorde une grande importance aux personnages principaux, comme à ceux secondaires. Car les personnages secondaires nous racontent tout autant la vraie histoire ou les pistes à explorer. Ce qui est jouissif, c’est que cette série est en fait une succession de rendez-vous.

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Les personnages évoluent, ce qui leur confère une vraie épaisseur. C’est très exigeant pour les scénaristes que nous sommes. Aucun détail ne

doit être mis de côté. Concernant le Tome 1, ça a été finalement assez compliqué.

Ce tome 1, c'est un album qui sert à installer les bases de l’histoire. Qui sont les personnages ? Ou en sont-ils ? Quelle quête raconte-t-on ? Qui sont ces gens à cheval entre l’Europe et l’Amérique ? Pourquoi sont-ils guidés par cette folle idée ? Car, finalement, ce sont ces deux mondes différents et le voyage de deux gars, entre  ces mondes, qui m’intéresse. Cette série, c’est finalement une véritable odyssée mais également la découverte du visage méconnu d’un monde en mutation.

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Entre réalités historiques et fiction, quelles limites à ne pas franchir vous êtes-vous imposés dans l’écriture ?

Les seules limites, ce sont celles que m’impose mon coscénariste Daniel Duhand,  que j’appelle d’ailleurs avec affection le «gardien du temple» ! (Rires) Moi je ne me donne aucune limite. Finalement, ce sont nos «négociations» qui donnent des limites.

Sinon, seule la dramaturgie m’importe : vers quoi tendent mes personnages ? Quels sont les obstacles qu’ils doivent franchir ? Comment se révèlent-t-ils ? Comment participent-ils à la mécanique globale de l’histoire.

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Faire du capitaine Moufflet (LIRE LA CHRONIQUE) un super héros m’aurait ennuyé. Moufflet a d’ailleurs écrit son autobiographie, dont on devine vite les manques et les failles. Ce sont justement ces failles qui m’intéressent, celles qui racontent quel homme était véritablement Moufflet.

Pour conclure, je dirais que la BD m’ouvre le champ de mes réflexions et des possibles. Et la fiction me titille… Grâce à cette aventure, j’ai surtout réalisé qu’écrire de la fiction était désormais une quête, ma quête. Qu’il s’agisse de BD, de TV ou de cinéma… »

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› L’HISTOIRE

Novembre 1914, Alaska. Dans le lointain village de Nome, deux Français, un ingénieur, René Haart, et un curé, le père Benoît, s’apprêtent à embarquer, destination l’Europe. La France rappelle à elle tous ses hommes disponibles. Ils laissent derrière eux Scotty Howard, personnage rugueux réputé être un as du traineau, l’un des rares humains capables de se faire comprendre des chiens à demi sauvages qu’on emploie ici pour courir les glaces.


Novembre 1914, dans les Vosges. La neige est partout. Louis Joseph Moufflot, capitaine de l’armée française, est donné pour mort lors d’une embuscade meurtrière qui décime sa compagnie. Contre toute attente pourtant, récupéré et soigné par les Allemands, il survit. Mû par un formidable instinct de conservation, il réussit même à leur échapper malgré ses graves blessures.

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Réintégré dans l’active alors que les troupes françaises de ce secteur ne savent comment surmonter le terrible hiver qui entrave tous leurs mouvements, Moufflot, profitant de l’influence que lui vaut son nouveau statut de héros, propose une solution inédite : mobiliser par centaines des chiens de traineau venus d’Alaska pour assurer les communications sur le front des Vosges. Mais il faudra pour cela faire appel à l’expertise de Scotty Howard, envers lequel Moufflot, lui-même ancien de l’Alaska, nourrit un grave contentieux…

Illustrations © Casterman Éditions

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Les poilus d’Alaska de Delbosco & Duhand (scénario) & Félix Brune (dessin). 56 pages - 13,50 € (Casterman)

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› EN SAVOIR +

Le site web officiel du projet multimédia des Poilus d’Alaska



› BONUS
Relire l'épisode 1 et l'épisode 2 de la saga "Les Poilus de l'Alaska" paru sur le blog Embarquements.

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09.10.2014

LES COPAINS D’ABORD

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Ancien Ministre et actuel député des Hautes-Pyrénées, Jean Glavany manie également fort bien la plume. Son nouvel ouvrage est un double hommage à deux de ses amis disparus, deux gens de mer et deux écrivains de Marine.

Premier hommage à Jean-François Deniau (1928-2007). Et premier clin d’œil avec un titre répondant en écho à celui de l’un des ouvrages phares de l’académicien et ancien ministre (LIRE SON PORTRAIT) : «La mer est ronde».

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C’est à un acteur, réalisateur de renom, devenu écrivain, lui aussi féru d’océans, à qui Jean Glavany rend un second hommage : Bernard Giraudeau  (LIRE LA CHRONIQUE) C'est d'ailleurs ce dernier qui aurait incité l'auteur à écrire cet ouvrage.

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Des côtes du Morbihan de son enfance jusqu’au Cap Horn ou au Spitzberg, Jean Glavany a eu le privilège de naviguer sur toutes les mers du monde, souvent en bonne compagnie. Il l’écrit et se confie. Un récit complice pour raconter la mer toujours ronde, son lot d’embarquements et d’imprévus.

Photographies © Héloïse d’Ormesson éditions

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La mer est toujours ronde de Jean Glavany. Récit. 224 pages | 18€ (Héloïse d’Ormesson éditions)

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07.10.2014

CORTO MALTESE : LE RETOUR

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Un marin célèbre fait son retour fracassant dans le monde de la BD, 20 ans après la mort de son créateur. À nouvel album (le 30ième), nouvelle intrigue et surtout nouveaux auteurs…

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Le légendaire marin brun aux rouflaquettes et à la boucle d’oreille en or reprend du service. Aux commandes de ce nouvel opus ? Deux artistes ibériques confirmés : le scénariste Juan Diaz Canales (Blacksad) et le dessinateur Ruben Pellejera (Dieter Lumpen).

Depuis l'album MU, la cité perdue paru en 1992, et la mort d’Hugo Pratt en 1995, personne ne s’était à atteler à reprendre les aventures de Corto, adapté cependant au cinéma en 2002 avec le film d’animation La Cour secrète des Arcanes.

«Je ne suis pas choqué à l'idée que quelqu'un puisse un jour reprendre Corto Maltese», déclarait Hugo Pratt à l’inverse d’un Hergé réticent à ce que «son» Tintin soit adapté après son décès.

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Ce trentième album paraîtra en octobre 2015 chez Casterman en français et en néerlandais chez Rizzoli-Lizard, en italien et chez Norma en espagnol.

L'intrigue devrait se dérouler en 1915 dans le froid et le titre n'est encore pas arrêté, ce sont deux des rares indiscrétions dévoilées par les éditions Casterman.

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Quoiqu’il en soit, le vingtième anniversaire de la mort d’Hugo Pratt devrait être ainsi dignement fêté avec cet album fort attendu. La preuve également que les héros peuvent parfois ressusciter !

Les aficionados attendent la suite de cette aventure éditoriale avec une impatience non dissimulée. Une aventure à suivre sur le blog EMBARQUEMENTS parbleu !

Dessins © Hugo Pratt / Casterman édition

 

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06.10.2014

ÉCRANS D’AVENTURE 2014 : LE ZAPPING

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Aventuriers, réalisateurs et producteurs spécialistes de l'aventure seront à Dijon pour la 23ème édition des Écrans de l’Aventure  du 9 au 12 octobre prochains. Au programme : 21 films, dont 6 en avant-première et 6 étrangers. Extraits de certains d'entre eux. Ci-dessous un zapping 100 % aventures...

LA BANDE-ANNONCE

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

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05.10.2014

GOPRO CE "HERO"

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GoPro Hero 4 et GoPro Hero : ce sont les deux nouvelles versions de la caméra embarquée la plus répandue au monde. Vous savez, ces petites caméras qui révolutionnent la manière de filmer et de réaliser des reportages et des documentaires, notamment d’aventure.


Du nouveau, du neuf et du bon ! La nouvelle mouture de la GoPro Hero quatrième du nom est officiellement dévoilée au grand public. La nouveauté est autant du côté de la Hero 4 (avec deux versions Black et Silver) que de sa petite «sœur», baptisée Hero, et dont le bas prix est la vraie surprise de l'automne. Rapide revue de détails.

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La Hero 4 Black Cette caméra filme désormais en qualité cinématographique - 4K disent les pros - à raison de 30 images par seconde, laissant également la part belle aux effets de ralenti. La Hero 4 Black est par ailleurs équipée d’un système audio, fort d’une plage dynamique 2 fois plus étendue que les modèles précédents, dixit le fabricant. Au menu donc : une meilleure qualité d’image, des performances accrues en conditions de faible luminosité, le marquage électronique des moments forts et une interface utilisateur améliorée qui facilite l’accès aux principaux boutons de commande.

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La Hero 4 Silver Cette caméra offre, quant à elle, la qualité d’image professionnelle de la Hero 4 Black, mais avec des modes de capture vidéo différents :4K30, 2.7K50 et 1080p120. Cette caméra est dotée d’un écran tactile  intelligent pensé pour les utilisateurs qui privilégieront l’aspect pratique et la facilité d’utilisation aux performances sans bornes de la HERO4 Black.

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La caméra Hero C’est un nouveau modèle d’entrée de gamme. Cette Hero est protégée dans un boîtier robuste et étanche, ce qui lui permet de filmer en toute sécurité des vidéos en 1080p ou en 720p  soit une qualité largement digne de la Hero 2 d'il y a peu... mais à un prix abordable : 124,99 € !

Avec un mode photo 5 Mégapixels seulement (au lieu de 12 sur la Hero4) mais étanche à 40 mètres comme ses grandes sœurs, la GoPro Hero de base pourrait bien être celle qui inonde le marché. Un jolie coup marketing de la firme américaine qui a sait jouer à plein la carte de la simplicité.

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GoPro Hero4 Black en bref

> Vidéo en 4K ultra haute définition offrant une qualité d’image incroyable pour un rendu très réaliste, avec la possibilité d’extraire des images vidéo de 8.3 mégapixels à des fins photographiques.

> Photos 12 MP d’une qualité digne d’une couverture de magazine avec 30 images par seconde en mode rafale

> Interface utilisateur repensée pour une prise en main plus simple et un accès facilité aux boutons de commande de la caméra

> Les performances de la GoPro App et sa gestion de l’alimentation se voient dopées par un Wi-Fi 50 % plus rapide allié à la technologie Bluetooth

> Prix de vente conseillé : 479,99€

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GoPro Hero 4 Silver en bref

> Ecran tactile intégré pour faciliter la manipulation de la caméra, le cadrage et la lecture vidéo. Vidéos filmées avec une qualité professionnelle : 2.7K30, 1080p60 et 720p120

> Photos 12 MP d’une qualité digne d’une couverture de magazine avec 30 images par seconde en mode rafale

> Les performances de la GoPro App et sa gestion de l’alimentation se voient dopées par un Wi-Fi 50 % plus rapide allié à la technologie Bluetooth®

> Prix de vente conseillé : 379,99 €

 

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