19.03.2013
EN MODE TURBO

Le 4L Trophy, c’est un rallye-raid 100% étudiant sur les pistes marocaines. Une aventure sur laquelle je me suis récemment rendu en compagnie du photographe et vidéaste Christophe Géral. A Merzouga, nous avons croisé une équipe TV de l'émission Turbo (diffusée sur M6). Bref aperçu du reportage photographique de Christophe Géral et du sujet vidéo 4L Trophy à la mode Turbo.


> EN SAVOIR PLUS
Le site web du 4L Trophy
Le site web de l'association Enfants du Désert

> BONUS
Reportage photographique & vidéos Au coeur du 4L Trophy à voir sur le site web de Christophe Géral
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16.03.2013
SERINEQ, LE SOLEIL

Pierre Auzias (dit «Peeri») vit sur la côte occidentale du Groenland à Uummannaq. Deuxième chronique d’un quotidien ordinaire pour Peeri.
En ce matin du lundi 4 Février, sur l'esplanade de l'école qui domine la ville, les enfants entourés de leur maîtres chantent en agitant joyeusement un petit soleil en carton jaune agrafé au bout d'un bâtonnet.
« Quand le soleil revient / Tous les enfants sont heureux / Quand le soleil chauffe / Il nous redonne des forces / Quand les montagnes et les nuages se teintent de rouge / Tout devient très doux / Quand ses rayons réchauffent »
Chaque année, lors de l'apparition du soleil, ces vers contemporains, issus d' un ancien psaume, nous appellent à saluer la mémoire d'Else Broberg, professeur regrettée de toute la population.
Cette première apparition de Serineq est d'autant plus théâtrale, car il traverse durant quelques secondes, de son bord supérieur Kiggannguaq, soit la brèche d' un col étroit de la chaîne montagneuse de Nuussuuaq, sise en face d'Uummannaq.
Kiggannguaq: c'est aussi la fente de la visée du fusil ou encore la joie.
Traditionnellement, le soleil dans la société des chasseurs a une grande importance.
"Kaperlak" le temps obscur de la nuit polaire inspirait la peur jusqu' au milieu des années cinquante. Il fallait survivre en vivant de ses propres réserves. Serineq revenu, ramenait le soulagement, la joie, l'espoir et la force.
Depuis toujours, la lumière d'avril et de mai presse les phoques sur la banquise (uttoq).
Les oiseaux, et leurs oeufs sur les falaises, et un peu plus tard la pêche, rapportent tour à tour, ammassates (capelans) en juin, les iqaluit (truites de mer) en juillet.
À terre, durant le mois d’août, c'est la chasse aux Tuuttut (rennes) et aux Ummimaq, (boeufs musqués).
Enfin aux portes de l'automne, les saumons et les globicéphales sont des denrées prisées de mes amis inuits.
Mon ami Hans est venu ce matin à sept heures pour parler autour d'un café :
- « Bien sûr, la banquise ne venait pas toujours et il nous fallait être très actifs durant l’été pour prendre dans la Nature tout ce qui nous permettait d'affronter les temps obscurs.
Á l'automne, il restait à cueillir les baies noires et bleues tout en tirant quelques jeunes oiseaux. En septembre arrivaient les bélougas et en octobre les narvals. Nous tirions alors les derniers phoques de fjord et puis la nuit tombait.
Ce rythme juste, des chasses et de nos pêches, était alors plus important que tout autre car il gérait notre vie sociale. Les enfants apprenaient ce métier en aidant et en regardant, toujours à l'écoute de nos mouvements.
Un bon chasseur n'abordait pas les temps obscurs dans la crainte, comme ceux qui n'avaient rien fait.
Comprends- tu ? Cela ne veut plus rien dire de faire aujourd'hui chanter les enfants quand le soleil revient »
Je ne contredis pas Hans, mais pour moi,que les enfants chantent Serineq, restera éternellement touchant.
Un récit et des dessins de
Pierre Auzias dit « Peeri »
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15.03.2013
TINTIN, LE RETOUR

La suite des aventures du célèbre reporter à la houppette ? Rendez-vous sur grand écran pour Noël 2015.

Tintin revient au cinéma ! Lors d'une récente interview accordée au Journal The Times of India, Steven Spielberg a réitéré sa volonté de poursuivre ses aventures avec le héros de Hergé, achevant ainsi ce qui doit être une trilogie.
Coproducteur et normalement réalisateur du deuxième épisode, le cinéaste Peter Jackson a lui aussi confirmé cette date de sortie.

Parmi les autres indiscrétions savamment distillées par le duo de producteurs, celle d’un probable tournage à la frontière indienne et pakistanaise.
« Les Aventures de Tintin, Le Secret de la Licorne », c’est le titre de ce second épisode dans nos salles obscures dans plus de 20 mois.
Une trop longe attente par mille sabords !
Images Fondations Hergé / Paramount Pictures / DR
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13.03.2013
L’ŒIL DU MAÎTRE

Une centaine de chefs-d’œuvre de la photographie. Des clichés phares issus de la collection privée de Howard Greenberg, galeriste-collectionneur de New York City. Direction la fondation Henri-Cartier Bresson à Paris. Emotions garanties !
La réputation d’Howard Greenberg n’est plus à prouver. Outre-atlantique, il est d’ailleurs l’un des piliers de la scène photographique new yorkaise. Sa passion dévorante pour la photographie remonte au début des années 1970, l’incitant rapidement à monter propre galerie.
À l’instinct et au coup de cœur, Howard Greenberg expose alors ce qu’il aime, sans tenir compte souvent de prérogatives mercantiles, le travail des grands maîtres l’aidant à financer le reste.

En parallèle à son métier de galeriste, Mister Greenberg va se construire, au cours des 3 dernières décennies et de ses coups de cœur, une impressionnante collection de photographies, privilégiant deux approches.
Une expérimentale, flirtant avec l’abstraction ; et une autre documentaire, « enregistreur » du réel, faisant étalage de l’engagement social de ses photographes.
« Le bon tirage de la bonne image trouvé au bon moment »
Howard Greenberg
C’est dans cette collection foisonnante que la Fondation Henri Cartier-Bresson a eu la riche idée de sélectionner une centaine de clichés emblématique. L’opportunité est ainsi offerte aux visiteurs de la fondation de voir de visu des œuvres phares, dont certaines fort connues.
Parmi ces « pépites », les clichés de Dorothea Lange, témoin privilégiée de la grande dépression aux USA, ou encore ceux de photographes méconnus comme Roy DeCarava ou Leon Levinstein.
Galeriste et collectionneur avisé, Howard Greenberg a décidément des bons goûts. À commencer par celui de nous faire voyager dans l’histoire de la photographie du vingtième siècle.
Photographies Courtesy Howard Greenberg Gallery
> Y ALLER
Exposition Collection Howard Greenberg. Du 16 janvier au 21 avril 2013 @la Fondation Henri Cartier-Bresson / Paris 14. Plus d’infos sur www.henricartierbresson.org
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11.03.2013
REVUE TOUT-TERRAIN

La revue XXI fait des « petits ». Long cours : c’est un trimestriel faisant la part belle à l'esprit de découverte et aux grands reportages. « Favoriser le «long» par rapport au «court». C’est-à-dire la pensée, la poésie et l’imagination, de préférence au globalisé, au format » promettent d’ailleurs ses créateurs. Rapides présentations.

200 pages (sans publicités, ni réclames) pour entraîner « les lecteurs sur des routes insoupçonnées, dans la lignée du temps, au carrefour de l’aventure humaine, des sciences, de l’histoire et de l’utopie positive ». C’est, en tout cas, ce que vantent les créateurs de cette revue portée par le groupe de presse L’Express.
Qu’on se le dise, le troisième numéro de Long cours est paru. Au sommaire et comme à l’accoutumée : des reportages « tout-terrain », des enquêtes fouillées, des nouvelles inédites d’auteurs et des récits de voyages savamment ciselés.

Repéré dans ce savant bric-à-brac éditorial : un portrait réchauffant de « Claude Lorius, docteur climat » par Corine Chollat, sa biographe. Autre étonnant reportage, celui dont l’académicien et écrivain Jean-Christophe Rufin signe le texte et les aquarelles consécutivement à une marche sur le chemin de Compostelle. Quant au récit dédié au Groenland, intitulé « Adieu aux glaces », cosigné par l’inénarrable et truculent Sylvain Tesson, il achève d'emmener le lecteur sur les glaces en train de fondre. « Foutu climat », c'est par ailleurs le coeur du dossier de ce numéro 3.
« Mettre en avant des sujets rarement traités, négligés par des médias en prise avec une actualité stressante, en boucle et déformante », tel est donc le leitmotiv de la revue Long cours.

Quant au nom (élégant) de cette revue, il donne lui aussi envie d’enquêter. Son étymologie est fort instructive. Le terme « Long Cours » fait sont apparition en 1681, dans l’article 59 de la Grande ordonnance de la Marine édité par Colbert. « Sont réputés être voyages de long cours « Les voyages de France en Moscovie, Groenland, Canada, aux bancs et îles de Terre Neuve et autres côtes et îles d'Amérique, au Cap-Vert, côte de Guinée et tous autres qui seront au-delà du tropique », stipule l'article
Au cours du dix-neuvième siècle, son sens évoluera. Car, aux énumérations de destinations, on préférera attribuer à ce terme un autre sens. Celui de délimiter une zone géographique septentrionale par des méridiens et des parallèles. À l'intérieur de ces limites, la navigation est qualifiée de « cabotage » tandis qu’à l'extérieur, on parlera de navigation au « long cours ».

Dans la Marine marchande, le terme « Long-cours » (orné d'un trait d'union comme les longs-courriers) continue toujoursde désigner un transitaire spécialisé dans le transport maritime de tous types de marchandises, qu’il s’agisse d’automobiles ou de conteneurs.
Long cours, c’est désormais, le titre (bien choisi) d’une revue trimestrielle que le féru de grands reportages et de récits d’écrivains voyageurs ne manquera jamais de « déguster » à chaque saison.

Un bol d’air régénérant. Une autre façon de s'informer à l'heure où l’information immédiate impose son diktat sur le web, les réseaux sociaux et souvent dans la presse papier.
Lire « Long Cours », c’est donc prendre le temps d’observer autrement le monde et ses acteurs. C’est également renouer avec l’esprit des découvreurs et l’enthousiasme des grands voyageurs d’antan. Une façon de conjuguer, lecture, évasion et réflexion.
EN SAVOIR +
Le site web de la revue Long cours
11:35 Publié dans ON EN PARLE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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