13.03.2013

L’ŒIL DU MAÎTRE

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Une centaine de chefs-d’œuvre de la photographie. Des clichés phares issus de la collection privée de Howard Greenberg, galeriste-collectionneur de New York City. Direction la fondation Henri-Cartier Bresson à Paris. Emotions garanties !

La réputation d’Howard Greenberg n’est plus à prouver. Outre-atlantique, il est d’ailleurs l’un des piliers de la scène photographique new yorkaise. Sa passion dévorante pour la photographie remonte au début des années 1970, l’incitant rapidement à monter propre galerie.

À l’instinct et au coup de cœur, Howard Greenberg expose alors ce qu’il aime, sans tenir compte souvent de prérogatives mercantiles, le travail des grands maîtres l’aidant à financer le reste.

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En parallèle à son métier de galeriste, Mister Greenberg va se construire, au cours des 3 dernières décennies et de ses coups de cœur, une impressionnante collection de photographies, privilégiant deux approches.

Une expérimentale, flirtant avec l’abstraction ; et une autre documentaire, « enregistreur » du réel, faisant étalage de l’engagement social de ses photographes.

« Le bon tirage de la bonne image trouvé au bon moment »
Howard Greenberg

C’est dans cette collection foisonnante que la Fondation Henri Cartier-Bresson a eu la riche idée de sélectionner une centaine de clichés emblématique. L’opportunité est ainsi offerte aux visiteurs de la fondation de voir de visu des œuvres phares, dont certaines fort connues.  

expo-photo-collection-howard-greenberg.jpgParmi ces « pépites », les clichés de Dorothea Lange, témoin privilégiée de la grande dépression aux USA, ou encore ceux de  photographes méconnus comme Roy DeCarava ou Leon Levinstein.

Galeriste et collectionneur avisé, Howard Greenberg a décidément des bons goûts. À commencer par celui de nous faire voyager dans l’histoire de la photographie du vingtième siècle.

Photographies Courtesy Howard Greenberg Gallery

> Y ALLER

Exposition Collection Howard Greenberg. Du 16 janvier au 21 avril 2013 @la Fondation Henri Cartier-Bresson / Paris 14. Plus d’infos sur www.henricartierbresson.org


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11.03.2013

REVUE TOUT-TERRAIN

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La revue XXI fait des « petits ». Long cours : c’est un trimestriel faisant la part belle à l'esprit de découverte et aux grands reportages. « Favoriser le «long» par rapport au «court». C’est-à-dire la pensée, la poésie et l’imagination, de préférence au globalisé, au format » promettent d’ailleurs ses créateurs. Rapides présentations.

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200 pages (sans publicités, ni réclames) pour entraîner « les lecteurs sur des routes insoupçonnées, dans la lignée du temps, au carrefour de l’aventure humaine, des sciences, de l’histoire et de l’utopie positive ». C’est, en tout cas, ce que vantent les créateurs de cette revue portée par le groupe de presse L’Express.

Qu’on se le dise, le troisième numéro de Long cours est paru. Au sommaire et comme à l’accoutumée : des reportages « tout-terrain », des enquêtes fouillées, des nouvelles inédites d’auteurs et des récits de voyages savamment ciselés.

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Repéré dans ce savant bric-à-brac éditorial : un portrait réchauffant de « Claude Lorius, docteur climat » par Corine Chollat, sa biographe. Autre étonnant reportage, celui dont l’académicien et écrivain Jean-Christophe Rufin signe le texte et les aquarelles consécutivement à une marche sur le chemin de Compostelle. Quant au récit dédié au Groenland, intitulé  « Adieu aux glaces », cosigné par l’inénarrable et truculent Sylvain Tesson, il achève d'emmener le lecteur sur les glaces en train de fondre. « Foutu climat », c'est par ailleurs le coeur du dossier de ce numéro 3.

« Mettre en avant des sujets rarement traités, négligés par des médias en prise avec une actualité stressante, en boucle et déformante », tel est donc le leitmotiv de la revue Long cours.

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Quant au nom (élégant) de cette revue, il donne lui aussi envie d’enquêter. Son étymologie est fort instructive. Le terme « Long Cours » fait sont apparition en 1681, dans l’article 59 de la Grande ordonnance de la Marine édité par Colbert. « Sont réputés être voyages de long cours « Les voyages de France en Moscovie, Groenland, Canada, aux bancs et îles de Terre Neuve et autres côtes et îles d'Amérique, au Cap-Vert, côte de Guinée et tous autres qui seront au-delà du tropique », stipule l'article

Au cours du dix-neuvième siècle, son sens évoluera. Car, aux énumérations de destinations, on préférera attribuer à ce terme un autre sens. Celui de délimiter une zone géographique septentrionale par des méridiens et des parallèles. À l'intérieur de ces limites, la navigation est qualifiée de « cabotage » tandis qu’à l'extérieur, on parlera de navigation au « long cours ».

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Dans la Marine marchande, le terme « Long-cours » (orné d'un trait d'union comme les longs-courriers) continue toujoursde désigner un transitaire spécialisé dans le transport maritime de tous types de marchandises, qu’il s’agisse d’automobiles ou de conteneurs.

Long cours, c’est désormais, le titre (bien choisi) d’une revue trimestrielle que le féru de grands reportages et de récits d’écrivains voyageurs ne manquera jamais de « déguster »  à chaque saison.

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Un bol d’air régénérant. Une autre façon de s'informer à l'heure où l’information immédiate impose son diktat sur le web, les réseaux sociaux et souvent dans la presse papier.

Lire « Long Cours », c’est donc prendre le temps d’observer autrement le monde et ses acteurs. C’est également renouer avec l’esprit des découvreurs et l’enthousiasme des grands voyageurs d’antan. Une façon de conjuguer, lecture, évasion et réflexion.

EN SAVOIR +
Le site web de la revue Long cours

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09.03.2013

BONNES ETOILES (réactualisé)

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L’illustrateur-scénariste-dessinateur & voyageur Joël Alessandra s’est attelé à l’adaptation en BD d’un roman de l’écrivain libanais Amin Maalouf. Embarquement pour un voyage envoûtant depuis le Moyen-Orient jusqu'à Gênes, via la Grèce et Londres à la fin du dix-septième siècle. Sa trilogie est désormais complète avec la publication récemment du troisième tome. Rapide revue de détails.
 

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Génois d’Orient négociant en livres et curiosités, Baladassare Embriaco va se voir confier Le Centième Nom, un ouvrage rarissime réputé détenir le salut du monde.9782203040618_1.jpg

Un livre à clef alors qu’il ne reste que quatre mois avant que ne débute l’an 1666, l’année de la Bête. Ce précieux objet, Baladassare va pourtant vite s’en débarrasser et le vendre à prix d’or à un représentant du royaume de France.

Conscient de son erreur, le Génois se décide vite à partir sur les routes à la recherche du fameux livre. Sa quête va alors se transformer en un long voyage…

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Paru en l’an 2000, le roman d’Amin Maalouf est donc à l’origine de cette adaptation BD (déclinée en trois tomes) signée Joël Alessandra, illustrateur, dessinateur et globe-trotter.

Constantinople, la Grèce, Londres et enfin Gênes, le voyage et l’aventure sont donc des thèmes prégnants dans cette trilogie tout comme les religions. Dans toute son oeuvre, Amin Maalouf plaide d’ailleurs pour l’esprit de tolérance et pour l’acceptation des différences. 

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Sur le plan graphique, Joël Alessandra, basé à Uzès dans le Gard, avoue s’être inspiré des peintres orientalistes du dix-neuvième siècle.

Quant aux influences « bédé », celles d’un Hugo Pratt, de Ferrandez ou de Cailleaux sont manifestes dixit les spécialistes. Confirmations de l’intéressé, à son aise devant la feuille blanche avec ses crayons aussi bien dans la fiction que dans les carnets de voyages.

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Une trilogie pour ravir les lecteurs en quête d’horizons lointains. L’occasion également de se familiariser avec un roman d’Amin Maalouf et de (pourquoi pas) poursuivre l’aventure en se plongeant plus avant dans son œuvre.

Inspiré, l’ami Joël nous régale !

Stéphane DUGAST
Dessins : Joël Alessandra /
© Casterman

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À LIRE //

Le Centième Nom (tome 1), Un ciel sans étoiles (tome 2) & La tentation de Gênes (tome 3). Scénario, dessin et couleurs de Joël Alessandra d’après le roman Le périple de Baldassare  d’Amin Maalouf. 14 € l’album (Casterman).

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EN SAVOIR PLUS //
Le site web de Joël Alessandra


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08.03.2013

L’ÉNIGME LAPÉROUSE 3|4

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C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ? Troisième volet d’un récit d’une aventure fort mystérieuse…

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LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Quarante ans après la révolution, qun capitaine marchand irlandais retrouve, lors d’une escale au Vanuatu, des étranges objets dont une poignée d’épée en argent frappée d’une fleur de lys, pour que l’enquête soit relancée.

Perspicace et sûrement un peu cupide - 10  000 francs or de récompense sont promis à quiconque fournit tout indice concernant « l’expédition Royale » - Peter Dillon oriente ses recherches vers Vanikoro, une île éloignée des routes maritimes et difficile d’accès.

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La France de Charles X réagit à cette découverte et dépêche le navigateur Jules Dumont Durville sur place.

Plusieurs semaines après un second passage de Dillon, le marin français fait dresser une stèle en mémoire des disparus et rapporte des ancres, des canons, des morceaux de porcelaine et autant d’indices qui prouvent que Vanikoro est bien le lieu du naufrage. L’île mystérieuse livre au compte goutte ses secrets.

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136 ans après ce rebondissement, les investigations reprennent à Vanikoro. En 1964, la « Dunkerquoise », un patrouilleur de la Marine, identifie une deuxième épave dans une fausse passe du lagon.

Si le mystère s’éclaircit en partie, de nombreuses zones d’ombre demeurent mais les 220 marins et scientifiques de sa majesté Louis XVI retombent à nouveau dans l’oubli jusqu’à ce que des passionnés néo-calédoniens n’entament en 1981 leur première campagne de fouilles sur l’île perdue du Pacifique et récidivent à la fin des années 2000.

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L’énigme de Vanikoro sera alors en passe d’être résolue. Sûrement l’énergie magnétique de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse…

Stéphane DUGAST


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05.03.2013

SUR LA PISTE KHMER

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Les anciens Khmers rouges du Cambodge et leurs nouveaux business, c’est la dernière enquête de l’écrivain et grand reporter Olivier Weber. À la clef, un livre et un film documentaire bientôt sur les écrans.

À l’Ouest du Cambodge, vivent en toute impunité les anciens Khmers rouges, responsables du génocide des années 1970. Leur secret : le trafic des rubis.

Grâce aux pierres précieuses, les anciens compagnons de Pol Pot - dont le règne de 1975 à 1979 s’est soldé par la mort de près de deux millions de Cambodgiens (soit environ un habitant sur quatre) - ont littéralement « acheté » la paix à Phnom Penh, la capitale.

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Ecrivain-voyageur et grand reporter aguerri, Olivier Weber remonte ainsi la piste des anciens compagnons de route de Pol Pot, devenus des trafiquants de pierres précieuses.

« Les Impunis est un récit de voyage dans les anciens maquis des Khmers rouges qui évoque non sans humour leur étrange reconversion : trafic  de rubis, casinos clandestins, bordels ou blanchiment d’argent »

Son voyage nous entraîne dans le fief d’Ee Chhang, ancien garde du corps de Pol Pot, désormais l’homme fort de la province et à la tête d’une petite armée.  Ses hommes contrôlent tout. Ils ont même « vendu » quelques chefs afin de s’assurer une retraite dorée. Une incroyable mue pour ceux qui avaient réussi à abolir la monnaie.

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Les surprises au cours de cette enquête, façon road movie, sont donc nombreuses. Un reportage décliné en un ouvrage « Les Impunis, Un Voyage dans la banalité du mal » aux éditions Robert Laffont et un film documentaire 52 minutes « Les rubis des Khmers rouges ».

Une enquête fouillée et du bel ouvrage comme à l’accoutumée chez Olivier Weber, orfèvre en la matière.

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> CONFÉRENCE  Rendez vous le mercredi 20 mars 2013 à 18h30. Amphithéâtre de la Société de Géographie - 184 Bd St Germain à Paris. Projection du film documentaire 52 minutes « Les rubis des Khmers rouges » suivie d'un débat. Soirée gratuite et ouverte à tous.


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