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  • À LA LETTRE (RÉACTUALISÉ)

    Beyond the Lines : c'est le titre énigmatique d'un court-métrage réalisé par une équipe de talentueux créatifs fraîchement diplômés. Une belle pépite et un bel hommage qui se laisse visionner sans que l'on en dise des tonnes.

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  • L’ESPRIT KIEFFER (RÉACTUALISÉ)

    Commémoration des opérations du débarquement en Normandie le 6 juin 1944 obligent, moult ouvrages sortent actuellement en librairie. Parmi eux, 3 Beaux-Livres dédiés au commando Kieffer signés par 3 spécialistes. Revue de détails.

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  • L’ESPRIT COMBATTANT

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    Du Sang et des Larmes, c’est le long-métrage inspiré du récit Le Survivant, signé Marcus Luttrell (qui récidive d'ailleurs en signant une suite : Retour au Combat). Deux livres donc et un film sur l'engagement américain en Afghanistan et en Irak. Focus sur un long-métrage narrant de l’intérieur une opération de commandos américains en Afghanistan. Un film de guerre plus subtil qu'il n'y parait...

    Les adeptes de film de guerre vont être aux anges avec l’adaptation du récit de Marcus Luttrell sur grand écran le 1er janvier prochain. Ce long métrage nerveux, signé Peter Berg (Very bad things, Le Royaume), va sans conteste combler leurs attentes un brin douchées par Forces Spéciales, long-métrage français souvent jugé trop simpliste (LIRE LA CHRONIQUE), et ce malgré la participation remarquée de Marius (VOIR L'ENTRETIEN).

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    Si la presse, ou l’opinion peu aux faits des «choses» militaires, devraient logiquement railler la dimension trop patriotique et trop héroïque de ce long-métrage inspiré d’une histoire vraie, les plus curieux vont y trouver leur compte.

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    Si je n’ai pas encore lu les deux ouvrages de Marcus Luttrell, j’ai vu en avant-première le film Du Sang et des Larmes. Et j’ai apprécié !

    Adepte de film du genre, j'ai trouvé celui de Peter Berg est réussi et abouti. Car le réalisateur (et scénariste) s’est parfaitement imprégné de l’univers des Navy Seals, de leur technicité au combat, de leur fraternité et de leur esprit de corps.

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    Si le patriotisme (parfois exacerbé) d’outre-Atlantique peut prêter à sourire, ce long-métrage a le mérite de nous plonger au cœur d’une opération militaire à hauts risques en nous dévoilant sa préparation sans faille, son déroulé contrarié et ses risques (pour ne rien vous dévoiler de plus du scénario haletant).

    L'implication des acteurs (un judicieux casting) est palpable à chaque séquence, voire à chaque plan. Par l'entremise de Marcus Luttrel (le vrai Navy Seals), tout a été minutieusement étudié et pensé pour coller au mieux à la réalité, et rendre ainsi hommage aux soldats engagés dans cette opération qui va se révéler meurtrière.

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    Car la réalité est terrifiante. Infiltrés dans une zone montagneuse d’une province reculée de l’Afghanistan, quatre Navy Seals vont se faire prendre en chasse par des talibans enragés. L'issue de cette opération Red wings (lire le récit de l'opération en vrai sur Wikipedia), consistant à localiser et neutraliser un chef taliban, va se révéler tragique.

    Si le film de Peter Berg fait résonance, c'est grâce à sa réalisation, et notamment ses  plans séquences filmés à hauteur d’hommes. La guerre, les opérations, ses dilemmes, ses horreurs et ses surprises se révèlent alors aux yeux du spectateur.

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    Ce film, couplé à ces deux livres, vous immergent au cœur de l’engagement militaire américain en Afghanistan. En France, des récits de qualité racontant l’engagement militaire en Afghanistan ont été publiés mais rien ne devrait filtrer au cinéma.

    Ce genre semble effrayer la production hexagonale qui, à mon sens, préfère nous distraire avec moult comédies guimauves où le centre du monde parait tourner autour de Paris, de sa rive gauche, de ses grands magasins et boutiques, de ses appartements avec 3 mètres 50 de hauteur de plafond et de la vie (bourgeoise) trépidante de ses personnages.

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    Du sang et des larmes rompt cette monotonie, offrant aux adeptes du genre, et à ceux qui savent dépasser les préjugés, un film de guerre savamment ciselé et diablement efficace.

    Quant aux récits de Marcus Luttrell (tous les deux parus chez Nimrod éditions), ils embarquent littéralement le lecteur au cœur du cauchemar en Afghanistan et de l’enfer en Irak, l’obligeant à s’interroger sur ce que signifie «servir son pays», et revenir à la vie civile marquée par le fer rouge de la guerre.

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    Même si ce film de guerre carbure fort au patriotisme (Hollywood oblige !), son principal atout est de nous plonger dans les coulisses d’une opération militaire, au plus près de ses hommes.

    À l’instar d’un Apocalypse now (1979) au Vietnam, de La ligne rouge (1998) ou de 317ème Section (1965) du regretté Pierre Schoendoerffer - VOIR L'HOMMAGE), Du Sang et Des larmes fait partie de ces films majeurs du genre, car il évite le manichéisme exagéré ou la vision trop romantique de la guerre.


    Souvent scotché à son fauteuil, le spectateur déguste dès lors ce long métrage plus subtil qu’il n’y parait. C’est là tout le tour de force de Peter Berg en parfait «chef d’orchestre» de ce long-métrage sur vitaminé.

    Stéphane DUGAST

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    * À LIRE : Le survivant de Marcus Luttrel et Patrick Robinson. 330 pages - 21 euros (Nimrod éditions) + Le retour au combat de Marcus Luttrel et James D. Hornfischer. 330 pages - 21 euros (Nimrod éditions)

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    › À VOIR
    Du sang et des Larmes de Peter Berg avec Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch, Ben Foster et Eric Bana. USA - 121 minutes. Au cinéma le 1er janvier 2014.

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    › BONUS

    Les confidences de Marcus Luttrel lors de l'émission 60 minutes (en anglais)



     

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  • L'ÉTOFFE D'UN HÉROS

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    6 juin 1944, les soldats alliés débarquent en masse en Normandie. Parmi eux, un groupe de 177 Français portant un béret vert. 177 commandos menés par un homme : Philippe Kieffer.

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    Un «Beau-Livre» rend hommage à ce marin dont on dit qu’il est le père fondateur des commandos Marine et un héros du jour J. Rien ne prédestinait Philippe Kieffer à devenir une figure tutélaire des commandos Marine de la seconde guerre mondiale. Banquier influent pendant 20 ans, ce natif d’Haïti rentre en France quelques mois avant le début des hostilités.

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    Fort de ses convictions, mais sans expérience militaire, l’intéressé rejoint la France Libre. À 42 ans, il devient l’un des créateurs et le chef d’une troupe d’élite française, arborant le «béret vert». Cette unité sera la seule à débarquer le jour J sur les plages de Normandie.

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    Ce bel ouvrage lève le voile sur le destin de Philippe Kieffer, au-delà des discours convenus et des légendes fabriquées, comme sa participation remarqué au long-métrage Le jour le plus long.


    En plus de revenir sur le rôle de Philippe Kieffer durant le conflit - de la formation des commandos en 1942, de leur entraînement en Écosse, des opérations de débarquement en Normandie à leurs faits d’armes en Hollande - l’auteur consacre dans son ouvrage une large place aux trois vies de Philippe Kieffer.
     

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    En historien avisé, Benjamin Massieu revient sur les origines alsaciennes de Kieffer et sa jeunesse, sa carrière civile ou encore son engagement politique après-guerre. Un «Beau-Livre» au sens propre comme au sens figuré.

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    › À LIRE
    Philippe Kieffer, chef des commandos de la France Libre
    de Benjamin Massieu. 224 pages - 30 € (Editions Pierre de Taillac)

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    › BONUS
    Le film Commandant Kieffer - Chef des troupes françaises du débarquement de Stéphane Rybojad (52 mn). A voir sur Youtube


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  • DROIT AU BUT (RÉACTUALISÉ)

    Nom d’usage ? Marius. Matricule ? 0585-3861. Signes particuliers ? «Petite frappe» du milieu marseillais devenue commando Marine puis directeur de sécurité d'un port et comédien sur le petit comme le grand écran. Sa vie est assurément romanesque. Cette fois, il la raconte dans un récit autobiographique. Net, clair et précis...

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  • SIGNÉ MARIUS ! (RÉACTUALISÉ)

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    Jeune appelé chez les fusiliers-marins en 1985, Marius s'est engagé deux ans plus tard dans la Marine, devenant rapidement un béret vert. Au fil d'un quart de siècle de missions, et fort d'un charisme incontestable, il est devenu une figure emblématique des commandos Marine avant de se reconvertir récemment au cinéma. Depuis quelques mois, l'ex-commando s'est lancé dans une nouvelle aventure, celle de l'écriture d'un ouvrage racontant son parcours plus sinueux qu'il n'y parait...


    Ex-commando devenu depuis « civil » et responsable de la sûreté des bassins Ouest du port de Marseille, Marius s'offre, de temps à autre, de belles parenthèses. Il est ainsi devenu acteur de cinéma, jouant son propre rôle : celui de Marius (son sobriquet pendant 22 ans chez les bérets verts) dans le long-métrage Forces spéciales.

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    Depuis ce film réalisé par Stéphane Rybojad, Marius s'est lancé dans l'écriture d'un livre dans lequel il raconte son parcours, et notamment sa vie plutôt sinueuse avant son entrée dans les commandos.

    Sortie en librairie en septembre prochain du livre signé Marius
    à paraitre aux édition
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    Entretien avec Marius réalisé avant la sortie du film
    Forces Spéciales.

    - « Marius, pouvez-nous nous raconter plus précisément votre participation à ce film de cinéma ?

    C’est une longue histoire consécutive à ma participation au film documentaire « L’école des bérets verts ». J’avais donné ma parole d’homme au réalisateur Stéphane Rybojad que je lui apporterais mon concours à son prochain projet s’il parlait des commandos. Steph a tenu parole et m’a re-contacté comme prévu...

    Quand j’ai reçu son scénario, j’ai d’abord organisé un conseil de famille. Comme à chaque grande décision à prendre chez moi, j’ai réuni mes proches. On a procédé à un vote pour savoir si je partais ou pas sur ce projet, le vote a été favorable.

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    J’ai lu le scénario, et même si je ne connaissais encore pas tous les codes du cinéma, j’ai d’emblée trouvé le projet ambitieux et dans l’esprit des précédentes productions de Stéphane Rybojad.

    Forces spéciales, c’est pour moi une histoire basée sur des valeurs humaines avec une dramaturgie se calquant sur l’actualité. On raconte l’histoire d’une reporter enlevée en Afghanistan que des forces spéciales doivent délivrer. Ce scénario m’a tout de suite emballé…

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    … Au point d’abord de devenir le conseiller tactique du film…

    En effet ! Ma mission première a d’abord consisté à caler des rendez-vous avec mes contacts dans les forces spéciales et les commandos afin que Stéphane Rybojad puisse en savoir plus sur l’habillement ou l’armement. Il s’agissait de faire gagner le scénario en crédibilité et en réalisme.

    J’ai également conseillé à ce stade Stéphane Rybojad en terme de procédures qu’appliquent les forces spéciales sur le terrain, qu’il s’agisse des réflexes ou des postures à adopter en cas d’application des feux ou au cas où une équipe ait au contraire à s’en soustraire.

    Pour les comédiens, il était ensuite important qu’ils acquièrent la bonne gestuelle ainsi que les actes élémentaires d’un commando de base, ne serait-ce que dans la manière de se comporter avec leur armement et leur matériel.

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    D’où le choix délibéré d’immerger les comédiens à Lorient ?

    Tout à fait ! Sur cette affaire, j’ai un peu été la clef qui a permis d’ouvrir le cadenas en ce sens où j’ai permis aux comédiens et à l’équipe de tournage de faire plus facilement connaissance avec les commandos, mes anciens camarades.

    Cette immersion à Lorient, dans la « maison-mère » des commandos, devait permettre aux comédiens de toucher du doigt l’esprit commando, à savoir : la rusticité du métier, le sentiment d’appartenance et cette fierté à servir la France et la Marine.

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    L’avantage avec des comédiens en situation c’est que ce sont de véritables éponges. Ils ont ainsi vite réussi à s’imprégner des mimiques des vrais commandos, de leurs attitudes, de leurs comportements et même et de leurs phrasés !

    Pendant 10 jours à Lorient, en mangeant, en dormant ou en tirant avec les vrais commandos, les comédiens ont ainsi été plongés dans le grand bain. Ils ont pu mieux appréhender leur personnage et leur rôle avant d‘être projetés sur le terrain au Tadjikistan et  à Djibouti.

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    Quant à vous, de conseiller tactique, vous êtes même devenu acteur, comment s'est opérée cette métamorphose ?

    C’est un coup du réalisateur ! Stéphane Rybojad m’a avoué après coup avoir écrit son scénario en pensant à moi. C’est flatteur ! Je me suis ainsi retrouvé à jouer mon propre rôle, celui de Marius le commando.

    Pendant le tournage, ma seule crainte c’était de ne pas être dans le ton du film. Heureusement, Stéphane est un réalisateur qui laisse énormément de champ libre à ses acteurs. Il ne m’a jamais imposé de phrases types.
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    Il m’a juste demandé de me libérer et d’être Marius en opération, ce que je me suis efforcé de faire. Quant aux caméras et aux équipes techniques, j’en ai fait abstraction comme pendant le tournage du documentaire « L’école des bérets verts ».

    Concernant maintenant la notoriété que cela pourrait engendré, elle m’indiffère.

    Ce rôle de Marius me permet juste de mettre en lumière le travail de mes camarades : les commandos Marine, ceux d’active, les anciens et ceux malheureusement tombés à l’entraînement ou sur un théâtre d’opérations.

    Je ne suis qu’un ambassadeur, et tant mieux si ce film fait mieux connaître le travail des fusiliers-marins et commandos.

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    Quel anecdote retenez-vous de ces 3 mois de tournage ?

    Celle d’une scène tournée dans un village au Tadjikistan. On est en plein « tube arrière ». C'est une procédure pour les forces spéciales consistant à se soustraire au feu de l’ennemi.

    Devant moi, le comédien Alain Figlarz à la « minimi » (NDLR : Mini-Mitrailleuse), les figurants talibans arrivent, on est en train de les allumer tout en se dégageant en « tube arrière ».

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    Au moment où je finis d’appliquer mes feux, je trébuche mais je fais une roulade arrière par réflexe tout en rechargeant et en continuant d’appliquer mes feux. C’est dans la boîte !

    Après la prise, Alain Filgraz vient me voir et me demande si cette cascade était prévue dans le scénario. Il trouvait mon jeu parfait ! Je lui explique alors que non c’était juste un réflexe opérationnel de tout bon soldat. Ce réflexe m’est revenu naturellement (rire)

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    En guise de mot de la fin, racontez-nous
    Forces spéciales en 3 mots ?

    Détermination, passion et… envie ! Je terminerais en traitant Stéphane Rybojad de fou pour avoir été capable d’envoyer 100 personnes avec 8 tonnes de matériel sur les sommets du Tadjikistan à -27°C, entre 3 500 et 4 000 mètres d’altitude, pour basculer dans la foulée à Djibouti et son désert avec des températures à plus de 40°C avant de grimper à Chamonix à 4 300 mètre pour évoluer dans 4 à 5 mètres de neige en « grand blanc ».

    Voilà qui résume bien l’entreprise de Stéphane et l’état d’esprit de ce film ! A vous de juger sur pièces en venant voir ce film ! »

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST
    Photographies de Jeff Manaury / Easy Company

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    LE FILM

    Forces spéciales de Stephane Rybojad.
    Avec Diane Kruger, Djimon Hounsou, Benoît Magimel & Marius. (1h47).
    En salle le 2 novembre.

    La fiche du film Forces SPECIALES sur AlloCiné

     
    LE LIVRE

    Les éditions Nimrod ou le spécialiste des récits biographiques et thrillers militaires. Créées début 2006, cette maison d’édition publie une dizaine de livres par an sur les thématiques militaires. Les éditions Nimrod compte parmi leurs auteurs d'anciens soldats, des militaires toujours en activité, ainsi que des journalistes ou des historiens spécialistes sur l'univers de la Défense.


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  • LA LONGUE ROUTE

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    Ce dimanche, une trentaine de rameurs solitaires va s’élancer de Dakar au Sénégal pour rejoindre Cayenne en Guyane. Parmi eux, un compétiteur (sur)motivé : Christophe Dupuy, officier de Marine et nageur de combat de spécialité…

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    Qualifié «d'Everest de la route sud», tant son parcours est sélectif, rude et d'une grande exigence physique et morale, la Rames Bouvet Guyane est avant tout une compétition consacrant un rêve pour tous ses concurrents.

    C’est à Dakar au Sénégal qu’est donnée le départ représentant le couronnement de longs mois d’une préparation généralement très chronophage souvent vécue sans équipe d’assistance.

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    Chaque compétiteur aura ainsi dû batailler fermement afin de ficeler son budget, les dossiers de sponsoring, la construction du bateau ou l’amélioration d’un autre d’occasion, et s’entraîner physiquement.

    En ligne de mire, l’arrivée à Cayenne (en Guyane), représentant ainsi plus de 2 600 milles nautiques, généralement parcouru entre 40 à 60 jours par une trentaine de rameurs naviguant sur des embarcations toutes identiques, soient des monotypes de 8 mètres de long.

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    UNE TRAVERSÉE «MYTHIQUE»

    Inspiré des exploits de Gérard d’Aboville, Anne Quéméré, Jo Le Guen & compagnie qui tentaient de battre des records, l’originalité de la «Bouvet-Guyane» réside dans le fait que tous les concurrents partent en même temps, du même endroit, avec les mêmes conditions météo et sur des bateaux strictement identiques.

    Si les premiers achèveront ce défi en moins d’une quarantaine de jours, les derniers mettront sûrement 20 jours de plus. Tous auront néanmoins vécu une formidable aventure doublée d’un véritable défi sportif comme l’atteste Christophe Dupuy, marin d’Etat et concurrent de cette course hors norme : «Au menu pour mes camarades et moi : 4 800 kilomètres sans escale ni assistance à la seule force des bras pour  une traversée l’océan Atlantique. Mythique pour tout marin».

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    C’est après avoir vécu en direct l’arrivée de la précédente édition que l’intéressé a eu envie de se lancer dans le «grand bain» : «Voir ces hommes réussir à traverser l’océan à la seule force des bras dans des conditions rudes et extrêmes a été pour moi une révélation. Faire la même chose est l’aboutissement d’un cycle et un défi de taille auquel mon passé de commando m’a bien préparé. A moi de bien m’employer pour que ce rêve s’épanouisse pleinement».


    LE «BRAS ARMÉ» & SON ÉQUIPE

    Interrogez Christophe Dupuy sur son défi et d’emblée il vous parlera  de son bateau appartenant à l’association Soutien à l’Aviron en Course Océanique (SACO) présidée par Bertrand de Gaullier des Bordes, officier de Marine commando qui a lui-même participé à la Bouvet Guyane 2009 à son bord. La remise aux normes de la jauge 2012 a été réalisée dans les hangars de la base des Fusiliers-Marins et Commandos Marine de Lorient.

    Quant aux objectifs annoncés par le marin désormais basé à Toulon, il sont sans ambivalences : «Faire de mon mieux pour avoir la chance de réaliser un vieux rêve. En clair arriver au bout». Le défi sera donc autant physique - «10 à 12 heures de rames au quotidien» - que moral.

    Ses motivations sont multiples : «Cette aventure est le trait d’union idéal entre la fin de ma carrière militaire et mon futur professionnel. C’est aussi l’opportunité de fêter mes 45 ans pendant la traversée ce qui n’est pas pour me déplaire».

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    UNE PRÉPARATION MAISON

    Concernant sa préparation, elle a été minutieusement étudiée. «C’est avec tout un groupe que je me suis préparé physiquement et moralement à ce défi. Je ne suis finalement que le bras «ramé» de l’équipe». Rien n’a été laissé au hasard équipe puisque le marin rameur s’est entouré de professionnel du monde de la mer et surtout de «pointures de la maison commando».

    Parmi eux, un coach emblématique, officier de marine, nageur de combat et concurrent de la course en 2009 : Bertrand de Gaullier des  Bordes. Deux anciens commandos - Bruno Le Tyrant et Patrick Stampa - épaulent également la marin-rameur pour sa logistique.

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    «Cette aventure reste une école d’humilité où chacun à sa chance. Et au final, c’est toujours la mer qui commande» a écrit Bertrand de Gaullier des  Bordes après son abandon lors de la précédente édition.

    Fort de ces préceptes et des conseils de ses aînés, Christophe Dupuy s’est préparé avec minutie et professionnalisme à cette course hors normes. «C’est le défi d’une vie» résumait-il sobrement le regard déjà tourné vers l’horizon en décembre dernier.  Si sa route sera longue, nul doute qu’elle sera également belle. Et son voyage (intérieur) intense...

    Stéphane DUGAST

    A SUIVRE //

    > Le site de la course RAMES BOUVET GUYANE www.ramesguyane.com/
    > Le site de Christophe DUPUY, le marin & rameur www.christophe-dupuy.com/


     

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  • L'ESPRIT FUSS 2|2

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    Un père et trois fils, tour à tour commandos, fusiliers et marins. Le destin singulier des Fuss. Une famille lorraine au cœur marin. Après le père et le fils aîné « bidel », c'est autour de tous les fils...

    PORTRAIT FUSS 7 W.jpgEn guise de préambule, une piqûre de rappel sémantique. Dans la marine de guerre, le «bidel» désigne un homme à poigne, écouté et respecté pour sa grande expérience. C'est un officier marinier (NDLR : sous-officier) de spécialité fusilier, occupant les fonctions de capitaine d'armes.

    Il est alors temps de présenter la famille Fuss avec d'abord Nicolas le père, Michel, Alain et Jean-Marc, les trois fils. «Par ordre d'apparition ! » plaisante Michel, lui aussi «bidel» mais sur la frégate Aconit depuis 2007. Auparavant, Michel Fuss a été capitaine d'armes sur une autre frégate furtive. «Le La Fayette, la frégate qui parraine la préparation militaire marine de Metz. Un vrai clin d'œil familial !».

    Le regard de celui devenu capitaine d'armes en 2002 s'éclaire de nouveau à l'évocation de son affectation précédente : «La frégate de surveillance Nivôse. Ma première affectation comme bidel». Auparavant, son parcours militaire a été dense. «Comme son père», serait-on tenter de dire.

    Intégration à l'école des fusiliers pour le brevet élémentaire en 1985. Certifié commando, Michel Fuss rejoint ensuite le commando Jaubert jusqu'en 1991. Passage dans la foulée à la compagnie des fusiliers marins de Toulon où il obtient son cours de plongeur de bord. Affectation ensuite à la Flottille Amphibie - la Flophib - alors en pleine création.

    Brevet supérieur de fusiliers marins en poche en 1996, il goûte alors aux affectations embarquées. D'abord sur la Frégate Lance-Missiles (FLM) Duquesne. «Celle avec la grosse boule dans sa mâture» plaisante le «Bidel» de l'Aconit, avant de préciser doctement « qu'il s'agissait du radar tridimensionnel DRBI-23, abrité par un spectaculaire dôme en fibre de verre de 11,25 mètres de diamètre le préservant des fumées, embruns et vent, constituant le principal moyen de détection du navire».

    C'est sur le Duquesne que le fusilier «Fuss junior» prend goût à la vie embarquée. Désigné comme instructeur au Centre d'Instruction Navale de Saint Mandrier en 1999, il surmonte sa déception et fait tout pour permuter. «J'ai réussi après 2 mois !». Affectation à bord du Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Marne comme adjoint au capitaine d'armes.

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    MICHEL, ALAIN & CO

    Le fils deviendra ensuite lui aussi «bidel». « En 2002 sur le Nivôse ». La boucle est bouclée pour le maître principal (NDLR : grade de sous-officier) Fuss, pressé de raconter le destin de ses cadets. A commencer par celui d'Alain. Aujourd'hui premier maître (NDLR : grade de sous-officier)  et responsable du bureau sport de la base navale de Toulon.

    Alain intègrera l'école des fusiliers marins en 1987. Béret vert en poche, il sera affecté au commando Jaubert. «On y sera ensemble quelques mois» concède le frère attendri. A l'issue du son Brevet d'Aptitudes Techniques (BAT) en 1989, Alain rejoint le commando Trepel jusqu'en 1992 avant d'intégrer la compagnie des fusiliers marins de Lorient. Changement de cap en 1993.

    « Alain passe son monitorat de sport à Fontainebleau ». Les affectations deviennent alors variées. L'école des Fourriers dans la Manche. Une campagne de deux ans en Nouvelle-Calédonie avant une affectation à la base aéronavale de Nîmes Garons en 1998 et le Brevet Supérieur (BS) de fusilier en 1999.

    Moniteur de sport sur l'île du Levant, Alain Fuss part ensuite en campagne pour une affectation embarquée en 2002 sur le bâtiment-ravitailleur Var. « Sa première affectation embarquée. On fera d'ailleurs ensemble plusieurs escales communes car moi j'étais sur la frégate Nivôse» s'amuse le grand frère.

    Depuis, le cadet a été affecté au bureau sport de Lorient avant de rejoindre en 2006 le bâtiment-ravitailleur  Somme. Même profil de carrière dense pour le petit dernier. Comme ses frères, Jean-Marc intègre l'école des fusiliers marins. «Lui, c'est en 1993». Stage commando dans la foulée. «Et remise du béret vert par le paternel. Un moment fort et intense» souligne Michel comme recueilli.

    Jean-Marc rejoindra le commando de Penfentenyo. BAT en 1996 et brevet supérieur en 1998. «Il sort major de promotion à chaque fois» précise admiratif le grand frère. Retour ensuite pour Jean-Marc dans les forces.

    D'abord au commando Jaubert pendant un an avant d'être muté au commando de Montfort. Court intermède dans la capitale en 2004 au centre Marine de la Pépinière à Paris. Trois ans plus tard, Jean-Marc revient dans le milieu commandos en devenant maître de cours et instructeur pour les élèves officiers fusiliers commandos. L'esprit Fuss en somme...

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    LES FILS (SPIRITUELS) FUSS

    Le passé défile devant les yeux du maître principal Michel quand ce dernier s'enthousiasme de nouveau : «Il y a les Fuss mais également des fils « adoptifs...» Sébastien C. s'est engagé en 1993. Mohamed M. en 1996.

    Tous les deux sont premier-maître. Tous les deux sont également « bérets verts » (NDLR : certification commando marine). Ils ont été «couvés» par «Fuss père» lors de leur passage à la préparation militaire marine de Metz. « Comme ils habitaient à l'époque dans le quartier où résidait la famille, mon père les a vite pris sous son aile ».

    Quant à Michel et Alain, les deux frères aînés, ils n'ont jamais hésité, durant leurs permissions, à faire découvrir aux jeunes l'entraînement lié à la spécialité de fusiliers comme la topographie les parcours, les marches, la natation et le footing. «Sébastien et Mohamed vont vite accrocher et s'accrocher...». Actuellement Sébastien est affecté à l'école des fusiliers comme instructeur au stage commandos. Mohamed est quant à lui au commando Trepel. «Ils n'ont jamais quitté le milieu commando depuis leur engagement» annonce fièrement le 'cipal de l'Aconit avant d'engager la discussion sur une nouvelle recrue.

    Encore un émule Fuss ? «Une Fuss. Marina. C'est ma fille, elle veut s'engager ! Son dossier est en cours. Secrétaire ? Sitel (NDLR : Système d'Information et de Télécommunications) ? Elle tergiverse encore».

    Le père est fier mais prudent. «Mais c'est elle qui fera son choix» concède Michel Fuss. Après Nicolas puis Michel, Alain, Jean-Marc, Mohamed et Sébastien, Marina a donc poussé les portes d'un centre d'information et de recrutement.

    «Le même que pour nous tous. Le centre de recrutement de Metz !», lance Michel Fuss enchanté avant de conclure dans un large sourire  :  «La Marine ? C'est notre deuxième famille !»...       (FIN)

    Stéphane DUGAST

    Photographies / © Marine nationale

    *

    CB2922.jpgPRESSE GUEULES DE MARINS
    L'ESPRIT FUSS
    Episode 2|2

    Reportage extrait du COLS BLEUS N°2922, l'hebdomadaire de la Marine nationale.

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  • L'ESPRIT FUSS 1|2

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    Un père et trois fils, tour à tour commandos, fusiliers et marins. Le destin singulier des Fuss. Une famille lorraine au cœur marin.

    PORTRAIT FUSS 4 W.jpgLui, c'est le fils aîné : Michel. Michel Fuss, le capitaine d'armes de la frégate (de type La Fayette) Aconit en mission de lutte contre la piraterie maritime dans l'océan Indien,  dans le cadre de l'opération militaire navale Atalanta. Après 15 jours d'une patrouille sans anicroches, ponctuée par le sauvetage de treize marins d'un boutre battant pavillon indien, le maître principal (NDLR : grade de sous-officier) au regard franc dispose de quelques heures dans son emploi du temps avant l'accostage dans le port omanais de Salalah.

    D'emblée, il est question de sa famille et de son incroyable saga déjà évoquée, clichés noir et blanc à l'appui, dans la magazine Cols Bleus datant «vraisemblablement» du second trimestre 1993. «J'ai encore son titre en tête : Fusiliers de père en fils» s'enthousiasme le maître principal de l'Aconit en empoignant un récent exemplaire de l'hebdomadaire de la Marine depuis 1945. Chez les Fuss, on est donc fusilier de père et fils. P

    remier de la lignée : Nicolas Fuss, major honoraire de la Marine national. Matricule 60. « Il est désormais un adhèrent actif de l'amicale des anciens combattants de Metz ainsi que de l'amicale des anciens fusiliers marins de l'Est dont le président est un ancien du commando de Penfentenyo en Algérie », complète le fils avant de détailler les étapes phare du curriculum vitae militaire de son père.

    Début de la longue idylle entre la famille et la Marine à l'orée des années 1960. « Le matelot Fuss incorpore le centre Siroco » (NDLR : Installé au cap Matifou, « la plus belle vue sur Alger et sa baie » selon des esthètes, le site de Sirocco en Algérie a vu défilé plusieurs «générations» de fusiliers-marins de 1945 à 1962).

    Intégration conclue par l'incorporation au commando de Penfentenyo jusqu'en 1962. Après une période de plongeur de bord, « Fuss père » suit le cours de nageur de combat et intègre le prestigieux commando Hubert dans les années 1960 et 1970. «Une seule coupure durant cette période : le brevet supérieur fusilier » précise le fils admiratif. « Après il vivra une seconde carrière sur les bateaux comme capitaine d'armes. Comme bidel... ».

    Précision sémantique. Dans la marine de guerre, le «bidel» désigne un homme à poigne, écouté et respecté pour sa grande expérience. C'est un officier marinier (NDLR : sous-officier) de spécialité fusilier, occupant les fonctions de capitaine d'armes, le marin chargé de la discipline à bord d'un bateau.

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    Affectation d'abord sur un escorteur anti-aérien : La Bourdonnais. Le quatorzième d'une série de 18 escorteurs d'escadre, mis sur cale à Brest le 7 décembre 1954 dans la bassin 8 de Laninon, lancé le 15 octobre 1955 et admis au service actif le 3 mars 1958 avant d'être désarmé  en juillet 1976 et devenir le Q577 en novembre 1977. La Bourdonnais terminera ses jours comme brise-lames à l'Ile Longue, puis sera mouillé à Landevennec avant de servir de cible au sous-marin Ouessant qui lui infligera un tir de missile Exocet SM39 fatal en mai 1992. I

    l y aura également une affectation sur l'île d'Oléron. Un navire unique. « Un bâtiment d'essais et d'expérimentation à l'histoire riche et originale » dixit le capitaine de corvette Jean-Michel Roche, féru de culture maritime militaire et fondateur du foisonnant site netmarine consacré à la Marine d'hier et d'aujourd'hui.

    Les archives fourmillent d'ailleurs d'anecdotes sur ce bâtiment au destin si singulier. Lancé à Wesermünde en  mars 1939 sous le nom de Mur, l'île d'Oléron est alors un cargo mixte de transport fruitier battant pavillon allemand. Réquisitionné en 1942 par la Kriegsmarine, il est alors transformé en « forceur de barrage ». En 1944, les Allemands le modifient en navire hôpital de 450 lits et le rebaptisent Munchen.

    A la libération amarré à un quai de Saint-Nazaire, le navire-hôpital intact échoit à la Marine française. Le Munchen devient l'Ile d'Oléron en août 1945 et servira cette fois de bateau transport. Nouvelle refonte en 1959, l'Ile d'Oléron est désormais un bâtiment d'essais et d'expérimentations. Un BEE. A ce titre, il tirera des centaines de missiles pendant quarante-quatre ans. « Des Malafon, Masurca, Exocet, Otomat, Milas et des Aster. De quoi faire pâlir les artilleurs d'aujourd'hui» s'enthousiasme le fils.

    L'Ile d'Oléron testera aussi tous les radars de la Marine. L'Histoire navale défile. Le fils Fuss reprend son souffle avant de reprendre le fil de l'histoire familiale. Ultime affectation de «Fuss père» sur La Charente avant d'entamer une fin de carrière à terre. A Saint Mandrier.

    Le lien avec la Marine ne sera ensuite jamais rompu grâce à des périodes de réserve. Le maître principal Nicolas Fuss devient instructeur à la Préparation Militaire Marine (PMM) pendant 15 ans à Metz. « Notre fief ! ». C'est en Lorraine et à la PMM que « Fuss père » verra d'ailleurs défiler ses trois fils. Tous marins !   (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

    Photographies / © Marine nationale

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    CB2922.jpgPRESSE GUEULES DE MARINS
    L'ESPRIT FUSS
    Episode 1|2

    Reportage extrait du COLS BLEUS N°2922, l'hebdomadaire de la Marine nationale.

    Photos © Marine nationale

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