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  • FRANCE 3 OUEST AIME LA JEANNE

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    France 3 Ouest a consacré une émission et des plateaux TV lors de l'appareillage en décembre dernier. Il y a été question des multiples facettes de ce navire-école que la Marine aura du mal à remplacer : celle de croisières au soleil, certes, mais aussi les missions humanitaires sur toutes les mers du monde, le défilé des personnalités, la vie quotidienne à bord, le ravitaillement, la formation d'officiers et du Beau-Livre... A noter que France 3 Ouest consacre un site web à la Jeanne.

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    France 3 Ouest est l'une des treize antennes régionales de France 3, émettant sur les régions Bretagne et Pays de la Loire, et basée à Rennes. France 3 Ouest est divisée en deux antennes sous-régionales : France 3 Bretagne et France 3 Pays de la Loire.

     

     

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  • LA JEANNE DE A à Z N°3 / "C" COMME...

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre C nous emmène plate-forme aviation.

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    © Christophe Geral

    « C »

    Chien jaune Sur le pont d'envol de la Jeanne d'Arc, les tenues vestimentaires sont bigarrées et régies par un code couleur. À chaque tenue correspond une fonction. Bleu : équipier, rouge : chargé du ravitaillement en carburant, blanc et noir en charge des installations électriques... Pour les diriger, un homme sanglé d'un gilet et d'un casque jaune. Le «chien jaune». Sa mission à bord du porte-hélicoptères consiste à assurer la sécurité des mouvements aéronefs en liaison avec la passerelle aviation. «Plateforme hélico, c'est moi le patron !» assène, en guise de présentation, Sylvain casque jaune vissé sur le crâne et sifflet à la bouche. «C'est pour mieux se faire entendre ! C'est fort utile ici à cause du bruit des pales et des rotors». A chaque décollage et à chaque appontage, un dialogue à trois s'instaure. Sur le pont d'envol, un seul marin donne les ordres : le «chien jaune». Lui seul est en lien par radio avec l'Officier chef de Quart Aviation (OQA) aviation et les pilotes pendant les manoeuvres aviation. Il est le garant de sécurité des hommes qui s'affairent plate-forme aviation. Quant à l'appellation «chien jaune», Sylvain a lui son explication : «Avec le bruit, on doit parler fort. C'est comme si on aboyait à chaque manoeuvre...» lâche-t-il dans un large éclat de rire. Pour les férus de vocabulaire maritime, l'étymologie de ce terme est plus subtile. Cette appellation remonte à l'entre deux guerres. Acquérant compétences sur les porte-avions anglo-saxons, les marins français auraient comparé l'ordre répété en anglais «Wave off !» («Dégagez ! (le pont)»)  par les personnels chargés des manœuvres des aéronefs aux aboiements d'un chien. Qu'importe l'origine des mots pour Sylvain «chien jaune» sur la Jeanne d'Arc.  Seul comptent son métier et la sécurité ! Sylvain vit là sa cinquième campagne sur le porte-hélicoptères. «La Jeanne, c'est la promesse de voyages et la découverte d'autres cultures» conclut-il avant d'enfiler prestement son casque et de lancer : «Le pont d'envol c'est mon bureau. Avec vue sur imprenable sur l'océan. Mais je suis là pour éviter tout incident !». Un hélicoptère Alouette III est justement de retour. Le «chien jaune» ne va pas tarder à aboyer...
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°5

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    Au cours de l'ultime campagne du célèbre navire école de la Marine nationale, la rubrique «Un cliché, une histoire» raconte ce «bateau gris» pas comme les autres grâce à des extraits du Beau-Livre « La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97 » écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral. Alors que la Jeanne approche en ce moment des chenaux de Patagonie, plongée dans les « entrailles » du porte-hélicoptères R97.

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    © Christophe GERAL

    LES MACHINES
    Le «royaume» des mécaniciens. Bienvenue «rue de chauffe». Un univers résolument à part. Comme hors du temps. Le cœur de la Jeanne d'Arc semble battre dans ces enchevêtrements de tuyaux, de câbles et de manettes. Les machines offrent un décor à fortes connotations post-industrielles décrites avec force dans les romans d'Emile Zola. C'est un univers que l'on dirait tout droit sorti d'un film de sciences-fiction, tant la vapeur qui peut l'envelopper lui confère une dimension mystique. «C'est surtout vrai à l'allumage des feux quand on doit allumer les machines à l'appareillage», nuancent les mécanos. D'eux on dit que leur amour de la turbine est inoxydable malgré la chaleur, l'huile et la vapeur. Pénétrer dans les «entrailles» de la Jeanne ne laisse aucun visiteur indifférent...

    Stéphane DUGAST


    Extrait du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97»

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.

     

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  • L'ESPRIT FUSS 2|2

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    Un père et trois fils, tour à tour commandos, fusiliers et marins. Le destin singulier des Fuss. Une famille lorraine au cœur marin. Après le père et le fils aîné « bidel », c'est autour de tous les fils...

    PORTRAIT FUSS 7 W.jpgEn guise de préambule, une piqûre de rappel sémantique. Dans la marine de guerre, le «bidel» désigne un homme à poigne, écouté et respecté pour sa grande expérience. C'est un officier marinier (NDLR : sous-officier) de spécialité fusilier, occupant les fonctions de capitaine d'armes.

    Il est alors temps de présenter la famille Fuss avec d'abord Nicolas le père, Michel, Alain et Jean-Marc, les trois fils. «Par ordre d'apparition ! » plaisante Michel, lui aussi «bidel» mais sur la frégate Aconit depuis 2007. Auparavant, Michel Fuss a été capitaine d'armes sur une autre frégate furtive. «Le La Fayette, la frégate qui parraine la préparation militaire marine de Metz. Un vrai clin d'œil familial !».

    Le regard de celui devenu capitaine d'armes en 2002 s'éclaire de nouveau à l'évocation de son affectation précédente : «La frégate de surveillance Nivôse. Ma première affectation comme bidel». Auparavant, son parcours militaire a été dense. «Comme son père», serait-on tenter de dire.

    Intégration à l'école des fusiliers pour le brevet élémentaire en 1985. Certifié commando, Michel Fuss rejoint ensuite le commando Jaubert jusqu'en 1991. Passage dans la foulée à la compagnie des fusiliers marins de Toulon où il obtient son cours de plongeur de bord. Affectation ensuite à la Flottille Amphibie - la Flophib - alors en pleine création.

    Brevet supérieur de fusiliers marins en poche en 1996, il goûte alors aux affectations embarquées. D'abord sur la Frégate Lance-Missiles (FLM) Duquesne. «Celle avec la grosse boule dans sa mâture» plaisante le «Bidel» de l'Aconit, avant de préciser doctement « qu'il s'agissait du radar tridimensionnel DRBI-23, abrité par un spectaculaire dôme en fibre de verre de 11,25 mètres de diamètre le préservant des fumées, embruns et vent, constituant le principal moyen de détection du navire».

    C'est sur le Duquesne que le fusilier «Fuss junior» prend goût à la vie embarquée. Désigné comme instructeur au Centre d'Instruction Navale de Saint Mandrier en 1999, il surmonte sa déception et fait tout pour permuter. «J'ai réussi après 2 mois !». Affectation à bord du Bâtiment de Commandement et de Ravitaillement (BCR) Marne comme adjoint au capitaine d'armes.

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    MICHEL, ALAIN & CO

    Le fils deviendra ensuite lui aussi «bidel». « En 2002 sur le Nivôse ». La boucle est bouclée pour le maître principal (NDLR : grade de sous-officier) Fuss, pressé de raconter le destin de ses cadets. A commencer par celui d'Alain. Aujourd'hui premier maître (NDLR : grade de sous-officier)  et responsable du bureau sport de la base navale de Toulon.

    Alain intègrera l'école des fusiliers marins en 1987. Béret vert en poche, il sera affecté au commando Jaubert. «On y sera ensemble quelques mois» concède le frère attendri. A l'issue du son Brevet d'Aptitudes Techniques (BAT) en 1989, Alain rejoint le commando Trepel jusqu'en 1992 avant d'intégrer la compagnie des fusiliers marins de Lorient. Changement de cap en 1993.

    « Alain passe son monitorat de sport à Fontainebleau ». Les affectations deviennent alors variées. L'école des Fourriers dans la Manche. Une campagne de deux ans en Nouvelle-Calédonie avant une affectation à la base aéronavale de Nîmes Garons en 1998 et le Brevet Supérieur (BS) de fusilier en 1999.

    Moniteur de sport sur l'île du Levant, Alain Fuss part ensuite en campagne pour une affectation embarquée en 2002 sur le bâtiment-ravitailleur Var. « Sa première affectation embarquée. On fera d'ailleurs ensemble plusieurs escales communes car moi j'étais sur la frégate Nivôse» s'amuse le grand frère.

    Depuis, le cadet a été affecté au bureau sport de Lorient avant de rejoindre en 2006 le bâtiment-ravitailleur  Somme. Même profil de carrière dense pour le petit dernier. Comme ses frères, Jean-Marc intègre l'école des fusiliers marins. «Lui, c'est en 1993». Stage commando dans la foulée. «Et remise du béret vert par le paternel. Un moment fort et intense» souligne Michel comme recueilli.

    Jean-Marc rejoindra le commando de Penfentenyo. BAT en 1996 et brevet supérieur en 1998. «Il sort major de promotion à chaque fois» précise admiratif le grand frère. Retour ensuite pour Jean-Marc dans les forces.

    D'abord au commando Jaubert pendant un an avant d'être muté au commando de Montfort. Court intermède dans la capitale en 2004 au centre Marine de la Pépinière à Paris. Trois ans plus tard, Jean-Marc revient dans le milieu commandos en devenant maître de cours et instructeur pour les élèves officiers fusiliers commandos. L'esprit Fuss en somme...

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    LES FILS (SPIRITUELS) FUSS

    Le passé défile devant les yeux du maître principal Michel quand ce dernier s'enthousiasme de nouveau : «Il y a les Fuss mais également des fils « adoptifs...» Sébastien C. s'est engagé en 1993. Mohamed M. en 1996.

    Tous les deux sont premier-maître. Tous les deux sont également « bérets verts » (NDLR : certification commando marine). Ils ont été «couvés» par «Fuss père» lors de leur passage à la préparation militaire marine de Metz. « Comme ils habitaient à l'époque dans le quartier où résidait la famille, mon père les a vite pris sous son aile ».

    Quant à Michel et Alain, les deux frères aînés, ils n'ont jamais hésité, durant leurs permissions, à faire découvrir aux jeunes l'entraînement lié à la spécialité de fusiliers comme la topographie les parcours, les marches, la natation et le footing. «Sébastien et Mohamed vont vite accrocher et s'accrocher...». Actuellement Sébastien est affecté à l'école des fusiliers comme instructeur au stage commandos. Mohamed est quant à lui au commando Trepel. «Ils n'ont jamais quitté le milieu commando depuis leur engagement» annonce fièrement le 'cipal de l'Aconit avant d'engager la discussion sur une nouvelle recrue.

    Encore un émule Fuss ? «Une Fuss. Marina. C'est ma fille, elle veut s'engager ! Son dossier est en cours. Secrétaire ? Sitel (NDLR : Système d'Information et de Télécommunications) ? Elle tergiverse encore».

    Le père est fier mais prudent. «Mais c'est elle qui fera son choix» concède Michel Fuss. Après Nicolas puis Michel, Alain, Jean-Marc, Mohamed et Sébastien, Marina a donc poussé les portes d'un centre d'information et de recrutement.

    «Le même que pour nous tous. Le centre de recrutement de Metz !», lance Michel Fuss enchanté avant de conclure dans un large sourire  :  «La Marine ? C'est notre deuxième famille !»...       (FIN)

    Stéphane DUGAST

    Photographies / © Marine nationale

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    CB2922.jpgPRESSE GUEULES DE MARINS
    L'ESPRIT FUSS
    Episode 2|2

    Reportage extrait du COLS BLEUS N°2922, l'hebdomadaire de la Marine nationale.

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  • L'ESPRIT FUSS 1|2

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    Un père et trois fils, tour à tour commandos, fusiliers et marins. Le destin singulier des Fuss. Une famille lorraine au cœur marin.

    PORTRAIT FUSS 4 W.jpgLui, c'est le fils aîné : Michel. Michel Fuss, le capitaine d'armes de la frégate (de type La Fayette) Aconit en mission de lutte contre la piraterie maritime dans l'océan Indien,  dans le cadre de l'opération militaire navale Atalanta. Après 15 jours d'une patrouille sans anicroches, ponctuée par le sauvetage de treize marins d'un boutre battant pavillon indien, le maître principal (NDLR : grade de sous-officier) au regard franc dispose de quelques heures dans son emploi du temps avant l'accostage dans le port omanais de Salalah.

    D'emblée, il est question de sa famille et de son incroyable saga déjà évoquée, clichés noir et blanc à l'appui, dans la magazine Cols Bleus datant «vraisemblablement» du second trimestre 1993. «J'ai encore son titre en tête : Fusiliers de père en fils» s'enthousiasme le maître principal de l'Aconit en empoignant un récent exemplaire de l'hebdomadaire de la Marine depuis 1945. Chez les Fuss, on est donc fusilier de père et fils. P

    remier de la lignée : Nicolas Fuss, major honoraire de la Marine national. Matricule 60. « Il est désormais un adhèrent actif de l'amicale des anciens combattants de Metz ainsi que de l'amicale des anciens fusiliers marins de l'Est dont le président est un ancien du commando de Penfentenyo en Algérie », complète le fils avant de détailler les étapes phare du curriculum vitae militaire de son père.

    Début de la longue idylle entre la famille et la Marine à l'orée des années 1960. « Le matelot Fuss incorpore le centre Siroco » (NDLR : Installé au cap Matifou, « la plus belle vue sur Alger et sa baie » selon des esthètes, le site de Sirocco en Algérie a vu défilé plusieurs «générations» de fusiliers-marins de 1945 à 1962).

    Intégration conclue par l'incorporation au commando de Penfentenyo jusqu'en 1962. Après une période de plongeur de bord, « Fuss père » suit le cours de nageur de combat et intègre le prestigieux commando Hubert dans les années 1960 et 1970. «Une seule coupure durant cette période : le brevet supérieur fusilier » précise le fils admiratif. « Après il vivra une seconde carrière sur les bateaux comme capitaine d'armes. Comme bidel... ».

    Précision sémantique. Dans la marine de guerre, le «bidel» désigne un homme à poigne, écouté et respecté pour sa grande expérience. C'est un officier marinier (NDLR : sous-officier) de spécialité fusilier, occupant les fonctions de capitaine d'armes, le marin chargé de la discipline à bord d'un bateau.

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    Affectation d'abord sur un escorteur anti-aérien : La Bourdonnais. Le quatorzième d'une série de 18 escorteurs d'escadre, mis sur cale à Brest le 7 décembre 1954 dans la bassin 8 de Laninon, lancé le 15 octobre 1955 et admis au service actif le 3 mars 1958 avant d'être désarmé  en juillet 1976 et devenir le Q577 en novembre 1977. La Bourdonnais terminera ses jours comme brise-lames à l'Ile Longue, puis sera mouillé à Landevennec avant de servir de cible au sous-marin Ouessant qui lui infligera un tir de missile Exocet SM39 fatal en mai 1992. I

    l y aura également une affectation sur l'île d'Oléron. Un navire unique. « Un bâtiment d'essais et d'expérimentation à l'histoire riche et originale » dixit le capitaine de corvette Jean-Michel Roche, féru de culture maritime militaire et fondateur du foisonnant site netmarine consacré à la Marine d'hier et d'aujourd'hui.

    Les archives fourmillent d'ailleurs d'anecdotes sur ce bâtiment au destin si singulier. Lancé à Wesermünde en  mars 1939 sous le nom de Mur, l'île d'Oléron est alors un cargo mixte de transport fruitier battant pavillon allemand. Réquisitionné en 1942 par la Kriegsmarine, il est alors transformé en « forceur de barrage ». En 1944, les Allemands le modifient en navire hôpital de 450 lits et le rebaptisent Munchen.

    A la libération amarré à un quai de Saint-Nazaire, le navire-hôpital intact échoit à la Marine française. Le Munchen devient l'Ile d'Oléron en août 1945 et servira cette fois de bateau transport. Nouvelle refonte en 1959, l'Ile d'Oléron est désormais un bâtiment d'essais et d'expérimentations. Un BEE. A ce titre, il tirera des centaines de missiles pendant quarante-quatre ans. « Des Malafon, Masurca, Exocet, Otomat, Milas et des Aster. De quoi faire pâlir les artilleurs d'aujourd'hui» s'enthousiasme le fils.

    L'Ile d'Oléron testera aussi tous les radars de la Marine. L'Histoire navale défile. Le fils Fuss reprend son souffle avant de reprendre le fil de l'histoire familiale. Ultime affectation de «Fuss père» sur La Charente avant d'entamer une fin de carrière à terre. A Saint Mandrier.

    Le lien avec la Marine ne sera ensuite jamais rompu grâce à des périodes de réserve. Le maître principal Nicolas Fuss devient instructeur à la Préparation Militaire Marine (PMM) pendant 15 ans à Metz. « Notre fief ! ». C'est en Lorraine et à la PMM que « Fuss père » verra d'ailleurs défiler ses trois fils. Tous marins !   (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

    Photographies / © Marine nationale

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    CB2922.jpgPRESSE GUEULES DE MARINS
    L'ESPRIT FUSS
    Episode 1|2

    Reportage extrait du COLS BLEUS N°2922, l'hebdomadaire de la Marine nationale.

    Photos © Marine nationale

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  • LA JEANNE DE A à Z N°2 / "B" COMME...

    A l’occasion de l’ultime campagne de la Jeanne d’Arc, Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97. Cette semaine, la lettre B, en référence aux «élèves-officiers» devenus des «officiers-élèves» à l’occasion de leur embarquement longue durée sur la Jeanne.

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    © Christophe Geral

    « B »

    Bordaches & Baille. C’est au cœur de la presqu’île de Crozon, à Lanvéoc-Poulmic que l’école navale a définitivement pris ses quartiers après la seconde guerre mondiale. Avant cette installation à terre, l’instruction des officiers marins a suivi les soubresauts de l’Histoire. Le 7 mai 1827, une ordonnance du roi Louis-Philippe établit la formation des officiers de Marine à Brest. A bord du vaisseau L’Orion, y sont enseignés la manœuvre, la navigation des vaisseaux, la géométrie, l’algèbre, la construction navale et l’histoire. A compter de 1839, la formation se déroulera sur le vaisseau Borda, ainsi baptisé en souvenir du chevalier Jean-Charles Borda, savant et marin du XVIIIème siècle. Cet âge d’or de la formation va voir se succéder, jusqu’en 1913, trois nouveaux vaisseaux toujours baptisés Borda. Réminiscences de ces temps glorieux et de l’esprit «maison», la naissance de l’appellation «bordache», dérivé du nom du navire-école. Aujourd’hui encore, ce terme désigne les élèves de l’école navale. Concomitamment, les «bordaches» affubleront également leur école d’un surnom : «la Baille». Etymologiquement, une «Baille» désigne un bâtiment malpropre et mal tenu. Ce terme (d’un emploi courant dans la Marine à la fin du XIXè siècle) est ainsi utilisé, dans sons sens péjoratif, pour désigner un bateau quelconque avant que de facétieux marins ne surnomment ainsi le prestigieux vaisseau-école Borda, et par la même la formation prodiguée aux «bordaches».  Après la «baille», c’est donc sur le pont de la Jeanne et de sa «conserve» (NDLR : la frégate accompagnatrice) balayé par les embruns que les «bordaches» viennent se frotter à l’océan pour devenir des officiers de Marine. «Un métier combinant un subtil dosage de compétences scientifiques, nautiques, militaires et humaines», d’après les «sergents recruteurs»…
    Stéphane DUGAST

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    Couv_JeanneDArc BD.jpgEXTRAIT DU LIVRE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast

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  • A VOUS LA JEANNE...

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    Première émission de « La Complète », un talkshow diffusé  du mardi au vendredi à 18 heures 30 sur Tébéo TV. Une « première » à bord du hangar aviation ou la Jeanne devenu un plateau TV. Les coulisses en photos...
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    (De gauche à droite) En plateau, la présentatrice Sophie Le Croizier, Patrick Augier, commandant du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc et Stéphane Dugast, auteur du livre «La Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères R97».

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    (De gauche à droite) En plein débat : la présentatrice Sophie Le Croizier, Jean-Jacques Messager président de l’association des anciens de la Jeanne, Christophe Boucher, rédacteur-en-chef ajoint Tébéo et Stéphane Dugast, auteur du livre «La Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères R97».

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    En plateau : le hangar aviation.

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    (De gauche à droite) En plateau, la présentatrice Sophie Le Croizier, un officier-élève du porte-hélicoptères Jeanne d’Arc, Jean-Jacques Messager président de l’association des anciens de la Jeanne et Stéphane Dugast, auteur du livre «La Jeanne d’Arc, porte-hélicoptères R97».

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    Promotion sourire ! L
    a présentatrice Sophie Le Croizier

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    En tournage, caméra n°1

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    En tournage, caméra n°2
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    En régie...

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    Plateau de lancement en extérieur.


    Photographies de Yann Le Ny / Marine nationale


    tebeotv.pngTébéo, signifiant Télé Bretagne Ouest, est une chaîne de télévision locale de Brest autorisée par le Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA). Elle couvre le Finistère et l'ouest des Côtes-d'Armor et une partie du Morbihan.

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  • DIFFUSIONS HIVERNALES

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    DIFFUSIONS DU FILM 52 MN «DANS LES PAS DE PAUL-EMILE VICTOR»
    SAMEDI 23 JANVIER - 09.25
    DIMANCHE 24 JANVIER - 01.20
    LUNDI 1 FEVRIER - 21.40
    MARDI 2 FEVRIER - 00.50
    JEUDI 4 FEVRIER - 16.00

    DIMANCHE 7 FEVRIER - 16.35

    95c36b2fa9ed245f400fb5894a61e2c7.jpgRESUME
    Aventurier, ethnographe, meneur d'expéditions polaires, pionnier de l'écologie, écrivain et dessinateur de talent, homme d'influence et médiatique, Paul-Emile Victor (1907-1995) a marqué son époque et influencé bon nombre de vocations dans notre siècle. La vie du célèbre aventurier consacrée à l'exploration des pôles et à des séjours au Groenland oriental (entre 1934 et 1937) a fortement marqué son oeuvre. 70 ans plus tard, Stéphane Victor, l'un de ses fils, est revenu sur cette terre polaire si chère à son père...

    COULISSES

    « C'est grâce à la Guilde à laquelle Stéphane Victor est très attaché depuis de nombreuses annéesba_paul_emile_victor_web.jpg qu'il a pu rencontrer le reporter et réalisateur Stéphane Dugast. Ce dernier a eu l'initiative de ce voyage au Groenland oriental et a proposé à Stéphane de faire partie de son équipe, alors constituée du photographe Xavier Desmier. Le but de l'aventure était de retourner marcher dans les pas de Paul-Emile Victor. Lors de ses séjours à la fin des années 30, les Eskimo (désormais les « Inuit ») étaient essentiellement des chasseurs nomades. Aujourd'hui cette société a changé. Dans ce documentaire truffé d'images magnifiques et émouvantes - des icebergs, des paysages cristallins et des visages Inuit, il sera question de ces profondes mutations, de Paul-Emile Victor et de son oeuvre »

    DANS LES PAS DE PAUL-EMILE VICTOR, L'AVENTURE POLAIRE
    Réalisation /  Stéphane Dugast
    Production/  Méchant Loup Production
    Diffusions / VOYAGE (Groupe FOX) & TV5 Monde
    Prix du jeune réalisateur "Ecrans d’aventures 2007"

    Voyage TV est une chaîne de télévision consacrée à la découverte et à l'évasion à travers les voyages.

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°4

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    Au cours de l'ultime campagne du célèbre navire école de la Marine nationale, la rubrique « Un cliché, une histoire » raconte ce « bateau gris » pas comme les autres grâce à des extraits du Beau-Livre « La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97 » écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les photos de Christophe Géral. A l'occasion de l'escale de la Jeanne à Buenos Aires en Argentine ce week-end, pleins feux sur la raison d'être de ce bateau-école de la Marine depuis 1964 : la formation des officiers de la Marine.

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    © Christophe GERAL

    L'ESPRIT  «JEANNE»
    Trois océans. Deux bâtiments de combat. Cinq mois de déploiement entrecoupés d'une douzaine d'escale. Et sept cents marins prêts à «infuser» leur savoir-faire auprès de quelques cent vingt jeunes officiers sur la voie de l'épanouissement professionnel et personnel. Au fil des campagnes, la formation dispensée sur la  Jeanne d'Arc et sa frégate accompagnatrice (appelée la «conserve») s'est étoffée. D'un régime scolaire et collectiviste, la formation dispensée s'est d'avantage tournée vers la valorisation de l'individu et sa responsabilisation. «C'est une formation in situ. Et l'occasion pour un futur officier d'effectuer la synthèse pratique de ses études à l'école navale» selon les têtes pensantes de la Royale. «C'est une formation à la fois classique, pratique, éclectique et ouverte sur le monde»,  assure l'équipe pédagogique du bord dirigé par un officier supérieur, le directeur de l'enseignement, plus communément appelé le «Direc».

    Stéphane DUGAST

    Extrait du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, Porte-hélicoptères R97»

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.

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  • LA JEANNE DE A à Z N°1 / "A" COMME... ARCHITECTURE

    A l'occasion de l'ultime campagne de la Jeanne d'Arc, l'hebdomadaire de la Marine Cols Bleus raconte autrement le porte-hélicoptères R97 à la fois bateau-école, bâtiment-opérations, navire-ambassade.... Cette semaine, première anecdote et premiers enseignements.

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    © Christophe Geral

    « A »

    Architecture Rendant si caractéristique la silhouette du porte-hélicoptères R97, les passavants abrités ressemblent par plus d'un trait aux ponts promenades des paquebots de croisières. Sur la Jeanne d'arc, leur utilité est d'ailleurs moins pratique qu'historique. C'est avant tout une concession et un clin d'œil architectural au croiseur-école Jeanne d'Arc (1931-1964) et à ses passavants qui donnaient directement dans les postes-élèves. «Les officiers-élèves entraient-sortaient. C'était un lieu de vie du bord majeur», de l'aveu des anciens. Sur le porte-hélicoptères, les portes des postes-élèves ont été remplacées par des ouvertures rectangulaires - des «sabords» - pour des raisons inhérentes au conditionnement d'air et de confinement, indispensables en cas de conflit nucléaire. Sans être aussi luxueuse que le paquebot France lancé en grande pompe quatre ans auparavant, La Jeanne faisait alors la fierté des marins grâce à sa modernité et à ses coquetteries architecturales. Une anecdote tombant à point nommée afin de rappeler aux marins épris d'esthétisme naval qu'un sabord est une ouverture rectangulaire vitrée dans les superstructures. Le terme «hublot» étant réservé à une ouverture circulaire vitrée, généralement munie d'un contre-hublot (ou contre-tape) métallique de protection.Quant aux tintinophiles, ils se référeront aux «Mille (milliards/millions de mille) sabords !», l'un des jurons préférés du capitaine Haddock.
    Stéphane DUGAST

    *

    Couv_JeanneDArc BD.jpgEN LIBRAIRIE
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97

    (E/P/A – Les éditions du Chêne)
    Photographies de Christophe Géral
    Enquête de Stéphane Dugast
    Préface de Bernard Giraudeau
    Avant-propos de l’Amiral Pierre-François Forissier, chef d’Etat-Major de la Marine
    Grand format « à l'italienne » 395x275 mm
    184 pages. 49.90€

    + d'infos sur www.lajeannelelivre.fr

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  • DE L'ESPRIT DES LETTRES

    JEANNE VILLAGE.jpg

    Six mètres carrés à tous casser. Dix-huit sacs postaux. Et des centaines de lettres à distribuer...

    CB2928 pic 3.jpgArrivée d'escale. Grosse effervescence autour des bureaux du commissariat en charge des finances et de la logistique du bord. «C'est la même chose à chaque retour à terre !», philosophe Xavier, le commissaire en chef. Contiguë à son bureau, l'agence postale. Six mètres carrés consacrés à l'envoi et la réception du courrier papier de la Jeanne. Cet après-midi, l'agence est «pleine comme un œuf» d'après le maître des séants. Des sacs postaux montent jusqu'au plafond. Dix-huit sacs numérotés de courrier viennent, en effet, d'arriver en provenance de France. Déambulant dans ce capharnaüm, l'agent postal et son adjoint tentent tant bien que mal de se frayer un passage. Première étape pour eux, vérifier la totalité des sacs, le poids indiqué sur l'étiquette et le contenu. Le travail consistera ensuite à trier lettres et colis par catégorie de personnel. Même avec l'arrivée à bord de l'Internet et des messageries électroniques à la fin des années 1990, le courrier papier constitue toujours un média d'expression sur la Jeanne d'Arc. «Le marin aime écrire. Et surtout, il aime recevoir du courrier» précise malicieusement Dominique avant de distiller une anecdote : «Certains écrivent jusqu'à une lettre par jour !». Quant à l'acheminement du courrier à bord d'un porte-hélicoptères, il répond à des règles strictes. Car, il s'agit de faciliter la distribution du courrier de 650 marins embarqués. Conseils de  l'agent postal : «L'adresse doit être la plus lisible et la plus précise possible avec nom de l'intéressé, numéro de poste pour les officiers-élèves et mention du carré d'appartenance. Sans ça, distribution retardée assurée...»

    L'affaire de Rio

    CB2928 pic 1.jpgLors de l'avant-dernière campagne, des tonnes de courrier ont ainsi été acheminées pendant les cinq mois de déploiement Jeanne d'Arc. «480 sacs de courriers exactement» précise Dominique en compulsant frénétiquement ses archives. «Soient 5 tonnes avec une pointe de 116 sacs à l'escale de Mayotte». Un anachronisme consécutif à un souci consécutif à l'escale brésilienne. Un an plus tard, des marins pestent encore à bord, attendant une lettre ou un colis d'un proche. L'agent postal a néanmoins trouvé des explications à cet incident qu'il a baptisé  «l'affaire de Rio». Explications de textes : «C'était juste après le carnaval, les postiers brésiliens ont dû sûrement bien fêter çà au point d'oublier d'acheminer notre courrier ! Résultat, le temps qu'ils s'en aperçoivent, on était déjà loin en mer. Les sacs ont alors été expédiés en France pour n'être délivré finalement que 2 mois plus tard après deux autres délivrances en escale infructueuses. Je ne sais pas combien de milliers de kilomètres ces sacs postaux ont parcouru !». «L'affaire de Rio» fait encore grincer des dents Dominique. Des histoires (postales) de ce genre ont émaillé la longue carrière de la Jeanne. L'agent postal est convaincu quand lui revient en tête une autre anecdote : «L'affaire de New-York». «Des sacs de colis mal conditionnés au départ de France. Et une partie du courrier évaporée. Quatre sacs n'ont jamais pu être récupérés». Les sacs postaux de Noël 2008 sont en revanche arrivés à bon port et en nombre. «Un gros arrivage dû aux fêtes fin d'année et aux cadeaux qu'envoient les familles», précise doctement l'agent postal. «Avec des colis parfois très odorants» complète son acolyte amusé par tant d'incongruité.

    30 000 timbres à 0.56 euros

    CB2928 PM ouverture.jpgA l'agence postale, le climat devient tropical. Dominique et son confrère ne ménagent pas leur peine. Objectif pour le binôme : achever le plus tôt possible dans la soirée  le tri et la distribution des 300 kilos de courriers et de colis reçus. «Demain, il y aura aussi la vente des timbres à assurer...» ajoutent, en chœur, les postiers. Plus de 30 000 timbres à 0.56 euros sont en effet vendus à chaque campagne de la Jeanne. Les deux compères doivent également satisfaire les adeptes de marcophilie. Explications éclairées de Dominique : «La marcophilie et la Jeanne, c'est une longue histoire. A chaque escale, un tampon est édité. Aussi, les collectionneurs, civils pour la plupart, sont avides de ces tampons très recherchés». Outil de rayonnement par excellence, les marques et autres oriflammes de la Jeanne risque de se négocier à prix d'or à la disparition du navire-école. Quant à Dominique et ses prédécesseurs, ces «agents postaux», «postiers» ou «vaguemestres» (l'appellation d'antan), ils ont toujours constitués des figures centrales du village Jeanne d'Arc. «Le postier, c'est à la fois le père Noël quand il a du courrier pour vous et un ami vachard quand les nouvelles sont mauvaises ou que le courrier n'arrive pas», confie Dominique dans un large sourire. Des états d'âme de ses «préposés», l'agent postal doit donc faire avec. Aussi ne retient-il peut-être que les moments heureux. Ceux quand le marin éloigné de ses proches reçoit des photos de naissances ou d'anniversaire. «C'est forcément attendrissant. On sent vraiment l'utilité de notre métier. Car, même avec l'internet, rien ne remplace une photo argentique et le papier. C'est toujours plus fort émotionnellement !». Fin de la discussion car Dominique et son acolyte  ont fort à faire. Le temps presse. Déboulent cinq matelots pressés de recevoir leur courrier. «Repassez ce soir à 23 heures, le temps que notre tri soit fini» prévient sèchement Dominique. Moues désapprobatrices mais compréhensives des matelots. En escale, les agents postaux sont décidément attendus comme des messies...

    Texte / Stéphane DUGAST
    Photos /  Christophe GERAL

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    Textes et clichés extraits du Beau-Livre
    LA JEANNE D'ARC, porte-hélicoptères R97
    (E/P/A – Les éditions du Chêne)

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    cols_bleus_n_2928.jpgREPORTAGE paru dans COLS BLEUS n°2928
    l'hebdomadaire de la Marine

    25/11/2009

    Avec Cols Bleus, retrouvez chaque semaine (42 numéros par an) les activités de la Marine nationale, son histoire, son actualité et des dossiers exceptionnels sur la mer et le monde maritime.

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  • UN CLICHE, UNE HISTOIRE N°3

    meretmarinebar199.gifParti de Brest, son port-base, le 2 décembre dernier, le navire école de la Marine nationale est actuellement en escale à Rio de Janeiro au Brésil jusqu'au 9 janvier. A l'occasion de la dernière mission du bâtiment-école de la Marine depuis 1964, nous alimentons la rubrique «Jeanne d'Arc : Un cliché, ne histoire», avec des extraits du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97». Cet ouvrage, écrit par Stéphane Dugast et illustré avec les clichés de Christophe Géral, est en librairie depuis cet automne. Pour ce troisième rendez-vous, gros plan sur un détail architectural de la «veille dame en gris», comme la surnomme parfois affectueusement ses admirateurs...

    1114-29 359 R4.jpg
    © Christophe GERAL

    ANECDOTE ARCHITECTURALE Rendant la silhouette du porte-hélicoptères Jeanne d'Arc R97 si caractéristique, les passavants abrités ressemblent par plus d'un trait aux ponts promenades des paquebots de croisière. Sur la Jeanne, leur utilité est d'ailleurs moins pratique qu'historique. C'est avant tout une concession et un clin d'oeil architectural au croiseur école Jeanne d'Arc (1931-1964) et à ses passavants qui donnaient directement dans les postes-élèves. La vie du bord s'organisait alors autour de ces locaux. Sur le porte-hélicoptères, les portes des postes-élèves seront ainsi remplacées par des ouvertures rectangulaires - des «sabords» - pour des raisons inhérentes au conditionnement d'air et de confinement indispensables en cas de conflit nucléaire. Sans être aussi luxueux que le paquebot France, la Jeanne demeure coquette et fera la fierté des marins férus d'esthétique navale.

    Stéphane DUGAST

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    meretmarinebar199.gifChronique extraite du Beau-Livre «La Jeanne d'Arc, porte-hélicoptères R97» parue sur MER ET MARINE, un site web consacré à l'actualité du monde maritime.

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