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  • LA JEANNE.. AU CONQUET ?

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    La mer en livres, c’est un festival dédié à la littérature maritime.  Chaque année début mai, en Bretagne, le petit port du Conquet accueille une vingtaine d'auteurs, des conférenciers et plus de 2 000 visiteurs, autour de la culture maritime. Voilà cinq ans que l’aventure littéraire conquetoise a démarré. Née autour d’un ancien libraire, Claude Falhun, l’association « La Mer en Livres » a lancé son premier salon en mai 2006. Sa particularité ? Etre un salon d’auteurs et non d’éditeurs.

    Créer une proximité immédiate, presque une intimité, entre écrivains et lecteurs. Et dans un cadre maritime comme le port du Conquet, au cœur de la mer d’Iroise, ces Finistériens passionnés ont évidemment concentré leurs efforts autour de la culture maritime. Des « beaux livres » aux romans, en passant par le rayon jeunesse et les ouvrages plus documentaires ou historiques, le sujet est vaste. RDV le week-end du 30 avril et 1er mai au Conquet. En prime siignature du livre "La Jeanne d'Arc" et projection du film documentaire "Ultime embarquement sur la Jeanne". La Jeanne est au Conquet !

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    CE QU'ILS EN DISENT DU LIVRE JEANNE

    « En 2009, les auteurs ont effectué un reportage sur l'avant-dernière campagne de la Jeanne, le navire emblématique de la Marine nationale. Pourquoi emblématique ? D'abord parce que depuis plus de 50 ans, elle embarquait les élèves officiers, ceux sur qui allaient reposer les futures responsabilités de la « Royale ». Ensuite parce qu'aux exercices de combat succédaient des instructions de secours et d'assistance ou encore des ambassades officielles auprès de pays étrangers. Enfin parce que ses missions entraînaient les jeunes midships autour du monde, leur procurant des souvenirs inoubliables. Le livre, véritable album de photos-souvenirs, est sorti juste avant que ne sonne, pour le navire, l'heure de la retraite. Une aubaine pour tous ceux qui  ont navigué à son bord »

    Plus d’infos sur : www.la-mer-en-livres.fr/

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  • LA PLANÈTE CLIPPERTON #2

    C’est en enquêtant sur Clipperton, tête d’épingle perdue dans l’immensité du Pacifique et propriété définitive de la France depuis 1931, que j’ai fait la connaissance d’Alain F6BFH (alias Alain Duchauchoy), membre actif du Clipperton DX Club.

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  • EN MER ET CONTRE TOUT...

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    Partie du Pérou, il y a maintenant près de 3 semaines, pour traverser l’océan Pacifique en kiteboat, Anne Quéméré trace sa route malgré de sérieux problèmes techniques et l’impossibilité de communiquer avec le reste du monde. Une navigation à l’ancienne en plein Pacifique. Seule « en mer et contre tout ». Echos de ses équipiers à terre, inquiets mais confiants.

    « Le câble tribord a cèdé et Anne ne peut plus manœuvrer son safran (c’est la partie immergée du gouvernail servant à diriger le kiteboat) avec les pieds, tel un pilote d’avion son palonnier.

    Après échange avec l’équipe technique sur les solutions possibles pour remettre tout cela en ordre de marche, une solution technique mobile avait été rapidement envisagée. C’était avant qu’une autre mésaventure survienne : l’impossibilité de communiquer avec Anne suite à la défaillance technique de ses équipements.

    Anne en effet devait tester cette solution mobile pendant un ou deux jours puis sécuriser le safran dans une position fixe avec un angle de barre lui permettant de suivre une route droite avant l’arrivée aux Tuamotu où elle réinstallerait la solution mobile pour traverser l ‘archipel avec une plus grande mobilité.

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    Malgré ces 2 avaries quasi simultanées, sa balise Argos nous indique qu’Anne suit une route droite vers l’ouest et que sa vitesse est constante et sa moyenne idem (environ 50 milles par jour).

    Cela nous garantit qu’elle maîtrise la situation. Dans le cas contraire, le kiteboard dériverait vers le Nord et se déplacerait très certainement moins vite.

    Dans de telles conditions, après 45 jours de mer sur une embarcation de 6 mètres de long, ce que fait Anne aujourd’hui est tout simplement un exploit digne des navigateurs d’autrefois seuls face à l’océan »

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     Une aventure à suivre sur : http://www.pacific-solo.com/

    Photographies : © Pacific solo

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  • CLIPPERTON, « MON » ILE MYSTERIEUSE

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    L’atoll de Clipperton, une tête d’épingle perdue dans l’immensité du Pacifique. Mon premier grand reportage. Une révélation.

    « Forme elliptique parfaite, parsemé de cocotiers verts et ceinturé par un lagon aux teintes turquoises, Clipperton nous dévoile ses atours.  Les clichés s’annoncent somptueux. C’est pourtant avec un appareil (de secours) grand public que je mitraille. Un tout automatique bon marché. Mon boîtier reflex reste désespérément muet, définitivement grippé.

    Malgré cette contrariété inexplicable, je m’applique.  Le vol hélicoptère sera trop rapide du fait d’un plafond nuageux bas. Pas de vols circulaires autour de l’atoll. Rapide descente. Déjà le « plancher des vaches ». Dépose au milieu d’une nuée d’oiseaux marins.

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    D’emblée, la vision féerique s’estompe. Le paysage devient austère. Le sol rugueux d’aspect volcanique est peuplé de milliers d’oiseaux qui n’ont visiblement pas l’habitude d’être dérangés. Difficile en effet de les déloger et de les chasser.

    LELOCO zerac.jpgTandis que je contemple les lieux, mes compagnons marins filent rapidement vers la stèle voisine de plusieurs centaines de mètres. Penché ensuite sur mon boîtier photo capricieux, je ne vois pas la nuée d’oiseaux marins s’agglutiner autour de moi. Je lève la tête. Ahuri. Piaillements incroyables. Becs nerveux. Se frayer un passage ne va pas être aisé.

    En guise de bâton, ma chemise tournoie dans les airs. Vacarme assourdissant des oiseaux marins qui semblent à chaque fois vouloir me  piquer les cuisses ou me dévorer les mollets. Longue et héroïque bataille dont je suis le seul acteur. Malgré mes vociférations, les oiseaux en période de nidification ne bougent pas d’un cil. Mes aventures deviennent rocambolesques. Heureusement aucun visiteur de l’atoll ne peut voir mon manège. Tout essoufflé, j’arrive enfin à la stèle (...) »

    Stéphane DUGAST

     Extrait du récit  CLIPPERTON, « MON » ILE MYSTERIEUSE
    paru dans l’ouvrage collectif ZERAQ - LA MER SUR LE VIF (l’Elocoquent éditions) 

    Photographies : © Stéphane DUGAST / François BOUTRON

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  • ŒUVRE UTILE

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    LES BONS MOTS DU PREFACIER

    «C’est vrai, je ne me suis jamais posé la question de savoir quel serait mon métier tant l’évidence était là. Alors, comme Jean, Georges, Francis, Six sous, Jo la braguette, Bout de bois et les autres, j’ai fait le plus beau métier du monde, celui dont j’avais rêvé, petit garçon.

    Autour du commandant de la Marine marchande de vingtième catégorie, seize hommes et femmes de toutes les marines nous offrent des récits inédits, chargés d'écume et d'embruns, où alternent coups durs et coups de cœur, moments d'effroi et d'émerveillement, d'enthousiasme et de découragement.

    Ils nous communiquent leurs émotions, nous font partager leur passion, et n'ont secrètement qu'un seul but, tant est grand leur amour de la mer : repartir, repartir à tout prix ! Embarquons avec eux... et bon vent !»

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    LES AUTEURS

    Eugène Riguidel, navigateur
 // Olivier Lajous, officier de marine 

// Jean-Marie Chourgnoz, peintre de la marine // Miranda Merron, navigatrice

 // Manuel Pourtales, dentiste 

// Joseph Hardouin, commandant de la Marine marchande 

// Guy Morandeau, marin pêcheur 

// Hubert de Gevigney, officier de marine

 // Anne Liardet, navigatrice 
// 
Louis Cozan, gardien de phare
 // 
Claude Thomasset, médiéviste 

// France Pinczon du Sel et Eric Brossier, navigateurs 

// Stéphane Dugast, auteur, reporter, réalisateur 

// Thierry Bénard, libraire et petit-fils de terre-neuva 

// Philippe Metzger, chargé de l’économie maritime au Secrétariat général de la mer & Alain Connan, commandant de la Marine marchande

     

    ZERAQ
 - La mer sur le vif (Collectif).
 Préface de Christian Buchet. Postface de Jean-François Tallec. ISBN 978-2-86826-012-3. Prix public TTC : 28 euros (L’élocoquent éditions)

    + d'infos sur http://www.elocoquent.com

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  • CHASSE GARDÉE

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    Campement de Ningerte
    66° 17’  Nord / 37° 14’ Ouest

    « Temps duveteux dans le fjord du Sermilik, une large échancrure située le long de la côte est du Groenland. Depuis l’apparition d’un phoque dans les eaux parsemées de glace, le silence est d'or à Ningerte.

    Casquette verte vissée de travers sur le crâne, veste polaire entrouverte et bas de survêtement noir rendu bouffant par ses grosses bottes kaki en caoutchouc, Tobias Ignatiussen est aux aguets. Fusil à la main, ce chasseur quadragénaire, parmi les plus réputés de la région d’Ammassalik, scrute minutieusement les eaux redevenues calmes.

    Plus un bruit, ni même un chuchotement au campement. Le mammifère marin ne devrait maintenant plus tarder à pointer son museau afin de revenir prendre sa respiration à la surface. L’attente parait interminable. Rien ne semble pourtant perturber la concentration de ce chasseur natif du Sermilik.

    Si la chasse a été, pendant des siècles, l’activité principale des Inuits, elle n’est désormais un métier que pour une soixantaine d’entre eux, détenteur d’un permis de chasse officiel. 

    Source de revenus complémentaires pour les chasseurs comme Tobias, cette activité ancestrale est devenue aujourd’hui un loisir pour la majorité des habitants de la côte orientale du Groenland seulement peuplée de 3 500 habitants, tandis que 54 000 Groenlandais habitent le long de la côte occidentale. (…) »

    Stéphane DUGAST

     Extrait du récit  « DANS LES PAS DE PAUL-EMILE VICTOR »
    paru dans le livre CARNETS D’AVENTURES (Presse de la Renaissance)

    Photographie : © Stéphane DUGAST 

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  • L’ETONNANT MONSIEUR KASPER 3|3

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    Un  atelier à quelques encablures de la capitale. S’y entasse une multitude d’objets hétéroclites, en majorité des sculptures. Une ambiance sans pareil. Un joyeux bric-à-brac « en constante mutation » dixit son propriétaire très bavard…

    La démarche de Kasper se base sur l’action. Sa fougue et son énergie font le reste. Paradoxalement, un zest d’énergie est nécessaire selon lui. Dans son atelier des Hauts-de-Seine, aux fonderies Sarralheiro dans la Saône-et-Loire ou chez Chapon à Bobigny, l’artiste travaille sans relâche. « Je vais à l’atelier comme je vais à l’usine ». Ces mots de Fernand Léger que son père lui rappelait quotidiennement, sont devenus siens. « Le travail est la discipline de l’artiste ».

    Concernant son œuvre, les spécialistes sont formels : « écouter les silences de ses bronzes, des ses terres cuites patinées ou de ses bois polychromes ». Alors, on se tait. On écoute. On regarde quand subitement Kasper surgit tout en poursuivant ses explications. « Ses élucubrations » persifleraient les mauvaises langues rétives devant tant d’enthousiasme et de passion.

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       « Dans son merveilleux bric-à-brac s’entassent un trophée de chasse, des statuettes du Pacifique « achetées à prix d’or à une galerie » et des sculptures, nombreuses… »

    Alix arrive. Un jolie brin de femme. Des prunelles qui pétillent. Un sourire à faire décrocher la lune à plus d’un marin. Rapides présentations. Parisienne de naissance, Alix est créatrice de mode. « Styliste-modéliste », c’est écrit sur son élégante carte de visite qu’elle vous tend « C’est une vraie artiste. Elle a travaillé chez les plus grands » ne manque pas d’ajouter le propriétaire de l’atelier fin communiquant.

    Leur collaboration est née d’une rencontre fortuite. « Au mariage de l’une de mes meilleures amies » concède Alix. Interminables palabres sur le monde de l’Art. Kasper a l’enthousiasme contagieux. Il revient d’un drôle de voyage sur un bateau gris. Un univers a priori éloigné de la mode. Alix écoute. Elle opine. Elle questionne. La jeune artiste est conquise par les 1001 idées à la minute du plasticien.

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    Naît l’idée d’une collaboration et d’une production singulière : la création d’une robe de créateur inspirée de la frégate « Dupleix » et de l’homme-poisson. Deux univers chers à Kasper.  Depuis, son  embarquement de l’artiste sur la frégate de la Marine, le monde militaire l’habite en effet. Ses missions de guerre. Ses systèmes de combat. Ses activités. Son équipage « bigarré et humain ». Les discussions avec son ami Serge Marko, peintre officiel de la Marine, ont du également l’imprégner. « Je lui dois beaucoup » concède-t-il subitement timide.

    Court silence avant que la discussion ne reprenne. A bord du « Dupleix », l’homme-poisson s’est baladé. Sûrement, sous l’œil réprobateur de certains marins. « Ils étaient très curieux » dément l’intéressé. L’artiste de Paris a également « crobardé ». « Beaucoup mais j’ai tout laissé à l’équipage ». Kasper a photographié. « Un univers incroyablement riche ». L’artiste-plasticien a également sculpté.

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    A défaut du pacha abhorrant le culte de la personnalité, çà sera Jean-François Dupleix (1697-1763). « Un marin incroyablement romanesque. C’est ce que j’ai voulu montrer dans ma sculpture ». Depuis la pièce en terre cuite a sérieusement « morflé ». La faute à des bagagistes peu scrupuleux lors de l’avion retour depuis Toulon. Fabien a besoin d’aide et de conseils. Kasper doit filer. Alix peut enfin parler. Son concept de robe, mi-homme poisson, mi bateau, la passionne depuis ce « fameux » mariage.

    Spécialiste du vêtement de femme, Alix compte développer une robe ainsi qu’un sac à main sur cette même thématique. « C’est un accessoire indispensable pour la femme moderne ». En pleine conception des volumes, la jeune styliste travaille ardemment à la recherche de fournisseurs et de fabriquants.

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    Kasper vient enfin de valider le concept et ses motifs. Pour les matières de la robe, il s’agira de maille, « c’est très marin », et de cuir. « C’est épuré en références à l’uniforme ». Quant à l’association des deux, « elle sera inattendue pour un tel modèle ».

    Quant aux codes couleurs, la créatrice a choisi le contre-pied. Le rouge est devenu rose. Le bleu : violet et bleu ciel. Le tout sera travaillé sur un cuir blanc, « plus pur et plus lisse » sur lequel sera sérigraphié un visuel résolument graphique du sculpteur aux multiples talents. « En fait, un crayonné de la frégate et des hommes-poissons ». Kasper revient déjà, une idée derrière la tête. « Et si on faisait une séance-photo ? ». Décidément, « Kasper ne fait que du Kasper ». Et c’est comme çà qu’on adhère à tant d’audace… (FIN)

    Stéphane DUGAST
    Illustration Kasper /
    Photographies Stéphane DUGAST

     

    Pour en savoir plus : www.kasper.fr

     

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  • L’ETONNANT MONSIEUR KASPER 2|3

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    A quelques encablures de la capitale, un atelier où s’entasse une multitude d’objets hétéroclites, en majorité des sculptures. Une ambiance sans pareil. Un joyeux bric-à-brac « en constante mutation » dixit son propriétaire d’emblée très affable. Bienvenue chez Kasper. Bienvenue en son royaume. Lui le terrien devenu marin et désormais sculpteur.

    Retour sur la terre ferme, Arnaud devient « Kasper », sa signature. Kasper fera du Kasper. « Coûte que coûte. Vaille que vaille ». Aucune concession n’est possible. Un marbre de Carrare, « un bloc de 120 kilos » est taillé. La tortue de marine rencontrée devient une sculpture.

    Nourrie par son imagination, ses créations se multiplient. Dans le monde équestre d’abord. Un « Zingaro » naît de ses mains. Sa passion viscérale pour la mer et son attirance pour les arts premiers va donner naissance au concept de l’homme-poisson. « D’emblée, tout le monde a adoré. Les enfants comme les adultes ». L‘œuvre est transgénérationnelle et asexuée. Elle devient une mascotte, voire un totem.

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    Mi-homme, mi-animal vertébré inférieur, vivant dans l’eau et muni de nageoires. « L’homme-poisson », l’artiste flaire la bonne affaire. Celle du concept fédérateur. « Il y a ce quelque chose d’inébranlable et de solide ». Un objet à montrer à la fois dans une dimension verticale autant qu’horizontale. Pour le grand-public, chacun y voit aussi sa source d’inspiration. L’Afrique pour les uns. L’Océanie pour les autres. Lui revendique sa paternité et y décèle une harmonie totale avec la Nature.

    Pollution ou réchauffement climatique, cette Nature abimée le tracasse. « En cassant la chaîne, on assiste à notre propre autodestruction ». Kasper réagit et témoigne donc à sa manière. « Avec mes tripes. Sans ostentation, ni militantisme ». Grâce à ses œuvres, et grâce désormais aux déambulations de l’homme-poisson, il faut interroger le grand public ». Un credo…

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      « Par son alliance du vrai et de la métamorphose, Kasper nous transporte dans le piège de la magie. Et la magie fascine... »

    Dans son « bric-à-brac », l’artiste est volubile. S’il se définit modestement comme un piètre communiquant, l’homme a pourtant du bagout. Et fier allure. Costume trois pièces anthracite velours côtelé. Cheveux longs et barbe savamment taillée. « Ca me donne de l’assise », confie-t-il doctement.

    Autour de lui, ses disciples. Fabien, l’un de ses élèves qui 2 jours par semaine donne un coup de main au « Maître ». Dans la vie, Fabien est professeur d’éducation physique et sportive dans un collège de banlieue parisienne. A 34 ans, « l’artiste en herbe » a voulu se tester, « tout en gardant un métier pour assurer ses arrières financièrement ».

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    A l’autre bout de l’atelier, Sabrina furète. Etudiante en architecture aux Beaux-Arts, Sabrina parfait sa formation. Elle s’imprègne de l’univers du maître qui accueille désormais un probable mécène, assisté de sa chargée de communication.

    Fin pédagogue, Kasper se démène. Kasper raconte. Kasper démontre. Kasper explique. Moues approbative de ses invités. « Un riche producteur d’émissions télé » confiera a posteriori l’artiste.

    L’antre de Kasper réchauffe les cœurs et les esprits.  D’autres amis ne vont pas tarder à débouler. Quant à l’hospitalité qui se dégage des lieux, l’artiste est formel : « Mon atelier, c’est un lieu de travail mais avant tout un lieu d’échanges ouvert sur le monde ».

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    Le possible mécène semble finalement ravi. Le concept de l’homme-poisson aurait fier allure sur ses golfs qu’il vient de s’offrir. L’artiste « au four et au moulin » tient cependant à garder raison et avoue : « Pour en vivre, je dois être à la fois un créatif, un communiquant, un négociateur, un diplomate et un habile commerçant ».

    Sans ces aptitudes, impossible de vivre de son art selon lui. Sonnerie stridente. Nouveau visiteur. « A coup sûr, c’est Alix ! » lance Kasper qui part à sa rencontre à grandes enjambées… (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST
    Photographies Kasper / Stéphane DUGAST

     

    Pour en savoir plus : www.kasper.fr

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