Ok

En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies. Ces derniers assurent le bon fonctionnement de nos services. En savoir plus.

JEAN GABIN, L’ETONNANT MARIN #2

Il y a 31 ans, le 18 novembre 1976, les cendres de Jean Gabin sont dispersées au large de Brest depuis le pont de l'aviso Détroyat. Toute sa vie, Jean Gabin – vedette du cinéma français d'avant et d'après-guerre – est resté très proche de la Marine. Et pour cause. Récit de sa drôle de guerre.

(LIRE L’EPISODE PRECEDENT) Quartier maître de réserve de la marine nationale, Jean-Alexis Moncorgé (pour l'état civil), 35 ans, rejoint une unité de fusiliers marins à Cherbourg. Mai 1940, en permission exceptionnelle à Paris pour achever le tournage de Remorques, « Gueule d'amour » retrouve Michèle Morgan pour d'ultimes moments de bonheur. L'attaque éclair des Allemands l'empêche de rejoindre son unité.  

Le 10 mai, les Panzer passent la Meuse puis la Seine. C’est la débâcle et l’exode. Gabin s'enfuit dans sa Buick avec des lingots d’or, et Doriane, son épouse. Direction le sud.

Un peu avant Toulouse, le couple se dispute une énième fois. Le comédien quitte le véhicule, Doriane (qu'il ne reverra plus) et le précieux chargement. Il part seul à pieds sur la route avec son accordéon avant de rejoindre des amis à St Jean Cap Ferrat.  

Fin 1940, Gabin essaye d’obtenir de Vichy un passeport pour les USA qu'il obtient finalement en février 1941. C'est à Lisbonne qu'il embarque avec pour bagages : son accordéon et son vélo de course. Succès garanti à son arrivée à New-York City.

Il ne tarde pas à rejoindre ensuite l'intelligentsia française réfugiée à Los Angeles. Lui va s'y ennuyer à mourir malgré le tournage de 2 films et la présence à ses côtés de Marlène Dietrich, son nouvel amour. La France souffre, Gabin aussi. Le poids des remords lui pèse. (LIRE LA SUITE)

Stéphane DUGAST [1]
Photographies © Collection Musée Jean Gabin

 

[1]    :     D'après « Jean Gabin : Mais qu'attend-on pour repasser les fumiers qui nous ont mis dans ce Pétain-pétrin ? » de Michel Vigourt. Vie culturelle Seconde Guerre mondiale n° 6 – 03

 ; Jean Gabin d'André Brunelin. Édition Robert Laffont, 1987 et Jean Moncorgé Gabin – Acteur de la Libération de Royan de Patrick Glâtre, éditions Bonne Anse, 2012

Lien permanent Pin it! Imprimer

Écrire un commentaire

Optionnel