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marins - Page 3

  • FORTUNE FURTIVE 2|4

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    En mission de lutte contre la piraterie dans l’océan Indien, la frégate furtive Aconit croise dans le Golfe d'Aden quand le boutre Al Tarek lance un appel détresse aux marins français. Une opération de sauvetage est lancée, solidarité des gens de mer oblige. Survol aérien du boutre balloté par les flots. Second des 4 volets de ce reportage paru en 2009 signé Stéphane Dugast.

     

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    LIRE L'ÉPISODE PRÉCÉDENT 8 heures 30 (5 heures 30 GMT). Depuis l'hélicoptère Panther de la frégate française volant à l'applomb du Al Tarek, le plongeur, William H., descend sans encombres sur le pont en bois du boutre. Premiers éléments d’information: «Machines en rade confirmées».

    Compte tenu de la situation, le commandant de l'Aconit décide d'emblée d’envoyer des experts à bord du boutre. Deux nouveaux membres d’équipage vont ainsi être hélitreuillés afin de porter assistance aux marins en détresse. Wassim L., un marin «arabisant», fera office de traducteur tandis qu'Alexandre D., mécanicien de métier, évaluera les dégâts. «Faîtes tout pour réparer…» souffle le pacha.

    L’opération de sauvetage est en cours. Un évènement galvanisant pour tout marin embarqué. «C’est pour des missions de ce genre qu’on fait ce métier» glisse un jeune matelot enthousiaste. A bord de l’Aconit, on demeure cependant appliqué et concentré. «Tout peut vite déraper !».

    Le commandant a mis en garde ses hommes. Dix heures moins vingt. Désormais visible depuis la frégate, Al Tarek danse sur les vagues. Roulis et tangage prononcés du boutre battant pavillon indien. C’est désormais aux jumelles que les marins scrutent la suite des opérations tout en étant à distance raisonnable du bateau bringuebalé par les flots. «Sécurité nautique oblige» selon l’officier chef de quart. 

    P1050448 copie.jpgLa mer est hachée. Les vents soutenus. De prime abord, le sauvetage ne va pas être aisé. Confirmations du commandant, le «pacha» dans le jargon : «La situation est plus compliquée qu’elle en a l’air. Avec l’arrêt des moteurs, les pompes de cales ont pu se stopper. Le trop plein d’eau n’est plus évacué. Comme le boutre est déjà une véritable coquille de noix ballotée par les flots et les courants, cela ne laisse rien présager de bon…».

    A bord, le mécanicien expert dépêché sur place confirme la panne sèche du Al Tarek. Une réparation des moteurs semble néanmoins possible. Un ravitaillement en gasoil est immédiatement déclenché.

    Trois possibilités s’offrent au pacha et à ses 160 marins. Un ravitaillement par voie maritime en utilisant l’embarcation de drome opérationnel (EDO) (NDLR : embarcation rapide). «Efficace sauf si la houle est conséquente. Le transbordement de bidons devient alors trop dangereux» estime le bosco.Un ravitaillement «plus traditionnel» est également étudié : «On tend une aussière entre nous et le boutre afin de faire ensuite passer les bidons d’un bord à l’autre».

    Même atout et même handicap que pour le premier mode opératoire. Une troisième solution consiste à ravitailler par voie aérienne en multipliant les rotations hélicoptères. «L’ultime recours en cas de non faisabilité des deux premiers modes opératoires».

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    Finalement, la mer et les conditions météorologiques du jour vont décider le pacha. Compte tenu de la houle et des vents, l’embarquement et le débarquement de futs de gasoil par embarcation sont jugés d’emblée trop dangereux. Quant à tirer une aussière entre les deux bords, le bosco et ses manœuvriers vont tout tenter pendant une heure. En vain. Le bosco et ses équipes pestent.

    «Impossible de tendre une aussière dans ces conditions». Le boutre n’est d’ailleurs plus véritablement maître de sa route et de sa vitesse. Le transfert des bidons d’essence par voie maritime est impossible. Onze heures du matin, l’hélicoptère Panther va donc assurer le ravitaillement en gasoil du boutre. Treize heures. Pas moins de 5 allers-retours ont finalement été nécessaires pour transborder les 700 litres d’essence et récupérer les membres d’équipage impliqués. Mission rondement menée.

    Le boutre peut reprendre sa route cap au nord vers les côtes yéménites et la cité de Mukkalah tandis que l’Aconit va poursuivre sa patrouille dans le Golfe d’Aden sur un rail Ouest-Est, le long de l’International Recommended Transit Corridor. L’IRTC dans le jargon militaire, la route la plus sécurisée pour les navires vulnérables. Soient tous ces bateaux les plus prisés par les pirates sévissant dans le Golfe d'Aden... (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST


    *

    cols_bleus_n_2921_medium2.jpgREPORTAGE CHASSE AUX PIRATES
    FORTUNE FURTIVE
    Episode 2|4

    Reportage extrait du COLS BLEUS N°2921, le magazine de la Marine nationale.

  • FORTUNE FURTIVE 1|4

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    Afin de lutter contre la piraterie dans l’océan Indien, l’Union Européenne a lancé une opération militaire navale d’envergure. Nom de code de l’opération ? «EUNAVFOR/Atalante». L’été 2009, la frégate Aconit a participé activement à cette opération dans le Golfe d’Aden. Embarquement sur cette frégate furtive de la Marine pour une navigation sous haute surveillance. Premier des 4 volets de ce reportage signé Stéphane Dugast.

     

    5 heures 40 (2 heures 40 GMT). Branle-bas de combat au Central Opérations (CO). Six heures moinscarte globe.jpg vingt. C’est l’effervescence depuis un appel de détresse matinal sibyllin. Un boutre yéménite est en perdition. «Moteur en panne et voie d’eau à bord» a annoncé son capitaine aux marins français sur la VHF 16.

    «A bord de ce bateau, c’est visiblement la panique», analyse à chaud Rémy B., l’officier chef de quart opérations pendant le «quatre à huit». (NDLR : quart de 4 heures à 8 heures). D’après les autres bribes de la communication parvenues à bord, l’équipage souhaiterait même d’ores et déjà quitter le boutre. «A confirmer» annonce sèchement l’officier de quart filant briefer son pacha monté dard-dard au Central Opérations.

    Conciliabules inaudibles et premières décisions du capitaine de vaisseau, Guillaume G. commandant l’Aconit. Programme d’activités du jour logiquement bouleversé. La frégate française se déroute sur zone et abandonne temporairement sa patrouille. «Logique, c’est nous qui sommes les plus prêts», jauge le pacha. Bientôt sept heures.

    Décollage de l’aéronef embarqué imminent. Sur le pont d’envol, les équipes aviation sont déjà à pied d’œuvre afin de faire décoller le Panther dans les plus brefs délais tandis que les pilotes sont rapidement briefés sur les tenants et les aboutissants de la mission. Quant aux équipes de mise à l’eau d’embarcations, elles sont elles aussi sur le qui-vive. Au cas ou… Il est sept heures. Le jour se lève. Il est sept heures. Les marins de l’Aconit n’ont jamais sommeil.

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    IMG_2787 copie.jpgMatin brumeux au milieu du Golfe d’Aden. Dans cette baie enchâssée entre la corne de l'Afrique et la péninsule arabique et sous les feux de l’actualité depuis les nombreux actes de piraterie perpétués ces derniers mois. Sept heures passées de 30 minutes. L’horizon est désespérément vide depuis la passerelle de la frégate immatriculée F713. A l’inverse, l’écho du boutre en perdition est clairement identifié sur les écrans radars du Central Opérations (CO).

    Le calme qui y règne est néanmoins olympien. Ailleurs, les spéculations vont bon train. Bateau-pirate ? Embarcation leurre pour piéger les marins militaires français ? Bâtiment chargé d’immigrants clandestins ? Simple bateau de pêche ? Tous les scénarios sont envisagés quand de nouvelles bribes d’informations parviennent jusqu’à la frégate grâce au vol de reconnaissance du Panther.

    Le boutre a désormais un nom : Al Tarek. C’est un bateau de transport aux dimensions modestes battant pavillon indien. Treize marins à bord. Des indiens, dont le capitaine, des somaliens et des yéménites. «Ce bateau n’est pas classifié suspect en terme de piraterie » annonce les marins du bord spécialistes du renseignement après consultation de leur base de données. De leur côté, les pilotes de l’aéronef poursuivent prudemment leur survol. Quant à la cargaison du boutre, elle va étonner plus d’un marin. Al Tarek transporte des chèvres.

    Al_Tarek (23) copie.jpg«Plus de 2300 !» précisera d’emblée son capitaine indien. Une conversation sur la VHF 16 menée en langue arabe permet d’en savoir plus. En transit entre le port de Bosasso, situé au nord de la Somalie, et Al Mukalla au Yémen, Al Tarek fait face à une avarie de ses machines. Ses réservoirs sont quasiment à sec. Les côtes éloignées. A plus de 60 nautiques (NDLR : 140 km).

    Les conditions météorologiques sévissant sur place font paniquer l’équipage. Sur l’Aconit, on est plus rationnel. Rapide analyse de la menace piraterie. A bord du Al Tarek, a priori aucune arme, ni grappins ou échelles pour aborder un autre navire mais des marins excités à la vue d’un hélicoptère de l’aéronautique navale française.

    Confirmations du pilote à la radio. «Ils veulent tous quitter le bord. Ils sont tous sur le pont pour nous faire signe de les embarquer». Après discussion avec son état-major, le «pacha» (NDLR : surnom du commandant à bord des bateaux gris) tranche: «J’envoie le plongeur pour investiguer les machines et analyser la situation». Dans quelques minutes, le boutre devrait être visible à l’œil nu depuis la frégate furtive. En attendant, l’opération de search and rescue (NDLR: recherche et sauvetage) est définitivement lancée, solidarité des gens de mer oblige... (A SUIVRE)


    Stéphane DUGAST

    *

    cols_bleus_n_2921_medium2.jpgREPORTAGE CHASSE AUX PIRATES
    FORTUNE FURTIVE
    Episode 1|4

    Reportage extrait paru dans COLS BLEUS N°2921, le magazine de la Marine nationale.

  • ÉCRANS DE LA MER : LE CRÛ 2014

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    Rendez-vous à Dunkerque, du 15 au 17 mai prochain, pour la quatrième édition du festival mondial du film de mer. Les «Ecrans de la mer» feront une nouvelle fois la part belle aux documentaires 100 % marins.

    Les «Ecrans de la mer», c’est une sélection de films documentaires souvent inédits (avec la présence des réalisateurs ou des acteurs) qui proposera une vision très large des océans.

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    Au Studio 43 du Pôle marine de Dunkerque, il y sera aussi bien question des métiers de la mer, de l'exploration maritime que de l'aventure et des sports nautiques. Ouverts à tous, ces films et ces rencontres, devront permettre aux spectateurs de rencontrer les acteurs de l'actualité maritime et de découvrir de nouvelles facettes de notre trésor maritime international.

    Et parce que le festival fait aussi l'objet d'une compétition, dix-neuf films documentaires seront présentés devant un jury de professionnels du documentaire et du milieu maritime. Composé de cinq membres, ce jury, sera présidé cette année par Yves Lagane.

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    QUI EST YVES LAGANE ?

    Élu en 2013, à la présidence du Yacht Club de France ainsi qu’à la vice-présidence de l'association Eric Tabarly, l’Amiral Yves Lagane est un marin professionnel doublé d’un plaisancier averti. Ancien Préfet Maritime pour la Manche et la Mer du Nord, il a été président de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) de 2005 à 2013, après avoir effectué une carrière d'une trentaine d'années dans la Marine Nationale. Il a été commandant notamment de 3 sous-marins. Depuis son départ de la Marine en 2003, il est resté très engagé dans la promotion de la sécurité et de la sûreté maritime, défendant les valeurs du «citoyen de la mer»

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    À Dunkerque, Yves Lagane sera entouré de Laure Dominique Agniel (auteur et réalisatrice), d’Hervé Claeyssen (ancien commandant de la marine marchande), de Corentin de Chatelperron (ingénieur et aventurier des mers) ainsi que de Patrice Gérard (auteur et réalisateur).

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    › EN SAVOIR +
    Sur le site web du Festival des Écrans de la Mer

  • DOCS EN MER

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    Quatre mois de tournage in situ, des côtes de l'Atlantique à la banquise de l'Arctique, quatre équipes TV embarquées pour une centaine d’heures de rushes... Le montage s'annonçait comme un casse-tête. Sous la houlette du réalisateur Thierry Robert (LIRE SON PORTRAIT), le propos s'est fluidifié et densifié, se déclinant finalement en quatre épisodes diffusés sur Planète + Thalassa. Seuls en mer - saison 1, embarquement le mercredi 4 décembre à 20h45 sur Planète + Thalassa.

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    Episode 1 / LARGUEZ LES AMARRES (60 mn)

    Secouristes, pêcheurs, plongeurs ou médecins doivent affronter les rigueurs de l'océan pour exercer leur métier : reportages en Finlande et en mer du Nord.

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    Episode 2 / LA POISSE (60 mn)

    Un brise-glaces en Finlande, des chalutiers en mer du Nord, un navire-hôpital et un hélicoptère de sauveteurs en mer : au coeur des métiers de l'extrême.

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    LE TEASER


    Une production MFP - Multimédia France Productions


  • UN GRAND VOILIER ECOLE ?

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    Construire un grand voilier école dédié à la jeunesse, c’est le défi relevé, en plein marasme économique, par dix-neuf «gens de mer» à la volonté inoxydable. A la barre de ce projet qui ne manque pas de souffle : l'Amiral Pierre-François Forissier, l'ancien chef d'état-Major de la Marine.


    De l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! Paraphrasant Danton, cette devise l'association Grand Voilier Ecole en a fait sienne. «Il est vain de reprocher aux gens de ne rien comprendre aux choses de la mer. Il faut les y emmener», précise d'ailleurs d’emblée l’Amiral Pierre-François Forissier, ancien chef d'état-major de la Marine et président de cette jeune association, avant de se faire plus précis sur «son» projet ambitieux : «Aujourd’hui, la France ne dispose pas d’un grand voilier Ecole, outil unique et performant pour enseigner aux jeunes les valeurs d’engagement, de solidarité, de travail et de générosité». GVE3.jpgDans le but de promouvoir les valeurs humaines et professionnelles de la marine à voile notamment auprès de la jeunesse, dix-neuf acteurs du monde maritime ont ainsi conjugué leurs énergies en octobre dernier afin de fonder l’association Grand Voilier École, soutenue et domiciliée au siège du Cluster Maritime Français à Paris. Depuis, l'association a obtenu le soutien d'institutions et d'industriels comme les chantiers STX.

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    Outil d’excellence, le futur grand voilier est prévu d’être avant tout un vecteur de formation, de transmission de savoirs et de valeurs. Il sera aussi un carrefour de la communauté des marins, forgeant une compréhension et un langage communs entre jeunes de toutes origines. Il s’agit également, avec ce projet, de doter la France d’un nouvel outil de rayonnement sur tous les océans du globe.
     


    Présidente d’honneur de l'association, Jacqueline Tabarly est, quant à elle, ravie par ce projet faisant écho à celui de son mari Eric Tabarly : «Un grand voilier moderne pour l’éducation des jeunes, c'est forécemnt un projet qui fait écho. Eric a lui aussi été à la fois un marin éducateur et novateur. et puis comme lui, plusieurs fondateurs de ce projet sont des officiers de Marine et même du plus haut rang, comme l’ancien Chef d’Etat-major, Pierre-François Forissier, président, et l’ancien directeur du personnel militaire de la marine, Olivier Lajous, vice-président. En outre, Armel Le Strat, commandant de Marine marchande et président historique de La Touline, apporte ses compétences. Ce projet est donc pour moi en adéquation parfaite avec les valeurs d'Eric. Il est dès lors naturel que je soutienne cette initiative et m'y associe pleinement».
     

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    Navire école porteur de valeurs fortes comme celle de solidarité, de courage, de partage, d’universalité ou d’égalité des chances, le grand voilier école permettra, de l'aveu de ses initiateurs, la transmission de ces valeurs auprès de la jeunesse tout en permettant de hisser haut les couleurs de la France.

    Partager, restituer et transmettre tout ce que la mer a pu donner aux fondateurs est donc l’âme de ce futur voilier. Les 19 fondateurs du projet en sont convaincus : la mer est une formidable école de la vie, elle donne ses meilleures leçons à bord d’un voilier.

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    Si l'Amiral Forissier et ses 18 compagnons affichent clairement leurs ambitions, ils n'en ont pas oublié, en marins avisés, de déjà plancher sur le futur grand voilier et ses «mensurations» tout simplement imposantes sur le papier : 90 mètres de long, 55 mètres de haut et 2 240 m2 de voiles. Leur fier navire sera armé par un équipage de 26 hommes et femmes qui formeront 80 élèves.

    Autre volonté farouche de ses fondateurs, celle de transformer rapidement leur association en une fondation d’utilité publique afin de lever des fonds, mieux communiquer et rayonner vers tous les horizons.

    En attendant, les membres de l’association Grand Voilier Ecole sont sur le pont à l’occasion de l'étape varoise de la Tall Ship Race, événement nautique phare de de cet automne 2013.  

    A l'occasion de ce grand raout maritime, une conférence de presse se tiendra le 28 septembre prochain à 10 heures - palais de Neptune à Toulon, afin de présenter au grand public et aux relais d'opinion cet ambitieux projet maritime. Nul doute que l'Amiral Forissier et son équipage sauront mobiliser les enthousiasmes et convaincre les derniers réticents. 

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    Le site web de l’association Grand Voilier École

  • À TOUTES VOILES

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    Construire un grand voilier école dédié à la jeunesse, c’est le défi relevé, en plein marasme économique, par dix-neuf «gens de mer» à la volonté inoxydable.

    GVE3.jpgDe l'audace, encore de l'audace, toujours de l'audace ! Paraphrasant Danton, cette devise l'association Grand Voilier Ecole en a fait sienne. «Il est vain de reprocher aux gens de ne rien comprendre aux choses de la mer. Il faut les y emmener», précise d'ailleurs d’emblée l’Amiral Pierre-François Forissier, ancien chef d'état-major de la Marine et président de cette jeune association, avant de se faire plus précis sur «son» projet ambitieux : «Aujourd’hui, la France ne dispose pas d’un grand voilier Ecole, outil unique et performant pour enseigner aux jeunes les valeurs d’engagement, de solidarité, de travail et de générosité».


    Dans le but de promouvoir les valeurs humaines et professionnelles de la marine à voile notamment auprès de la jeunesse, dix-neuf acteurs du monde maritime ont ainsi conjugué leurs énergies en octobre dernier afin de fonder l’association Grand Voilier École, soutenue et domiciliée au siège du Cluster Maritime Français à Paris.

    Outil d’excellence, le futur grand voilier est prévu d’être avant tout un vecteur de formation, de transmission de savoirs et de valeurs. Il sera aussi un carrefour de la communauté des marins, forgeant une compréhension et un langage communs entre jeunes de toutes origines. Il s’agit également, avec ce projet, de doter la France d’un nouvel outil de rayonnement sur tous les océans du globe.
     


    Présidente d’honneur de l'association, Jacqueline Tabarly est, quant à elle, ravie par ce projet faisant écho à celui de son mari Eric Tabarly : «Un grand voilier moderne pour l’éducation des jeunes, c'est forécemnt un projet qui fait écho. Eric a lui aussi été à la fois un marin éducateur et novateur. et puis comme lui, plusieurs fondateurs de ce projet sont des officiers de Marine et même du plus haut rang, comme l’ancien Chef d’Etat-major, Pierre-François Forissier, président, et l’ancien directeur du personnel militaire de la marine, Olivier Lajous, vice-président. En outre, Armel Le Strat, commandant de Marine marchande et président historique de La Touline, apporte ses compétences. Ce projet est donc pour moi en adéquation parfaite avec les valeurs d'Eric. Il est dès lors naturel que je soutienne cette initiative et m'y associe pleinement».
     

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    Navire école porteur de valeurs fortes comme celle de solidarité, de courage, de partage, d’universalité ou d’égalité des chances, le grand voilier école permettra, de l'aveu de ses initiateurs, la transmission de ces valeurs auprès de la jeunesse tout en permettant de hisser haut les couleurs de la France.

    Partager, restituer et transmettre tout ce que la mer a pu donner aux fondateurs est donc l’âme de ce futur voilier. Les 19 fondateurs du projet en sont convaincus : la mer est une formidable école de la vie, elle donne ses meilleures leçons à bord d’un voilier.

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    Si l'Amiral Forissier et ses 18 compagnons affichent clairement leurs ambitions, ils n'en ont pas oublié, en marins avisés, de déjà plancher sur le futur grand voilier et ses «mensurations» tout simplement imposantes sur le papier : 90 mètres de long, 55 mètres de haut et 2 240 m2 de voiles. Leur fier navire sera armé par un équipage de 26 hommes et femmes qui formeront 80 élèves.

    Autre volonté farouche de ses fondateurs, celle de transformer rapidement leur association en une fondation d’utilité publique afin de lever des fonds, mieux communiquer et rayonner vers tous les horizons.

    En attendant, les membres de l’association Grand Voilier Ecole sont sur le pont à l’occasion de l'Armada de Rouen, événement nautique phare de cette fin de printemps 2013, afin d’alerter le grand public et les relais d’opinion.

    Bons vents donc à l'Amiral Forissier et ses 18 compagnons d'équipage pour ce projet maritime qui ne manque pas de souffle. Une bonne idée salvatrice et audacieuse par les temps qui courent...

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    Le site web de l’association Grand Voilier École

  • WEBDOC MARIN

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    À l’occasion de l'exposition consacrée à Mathurin Méheut (1882-1958), le musée de la Marine de Paris a orchestré un webdocumentaire s'intéressant à cet artiste breton aux mille et une facettes tout en nous racontant les coulisses de la dite exposition. Une enquête fouillée et un webdoc abouti.

    CE QU'ILS EN DISENT « Immergée pendant plusieurs mois au cœur de la préparation de l'exposition Mathurin Méheut (LIRE LA CHRONIQUE), une équipe a suivi caméra au poing, les personnes chargées de ce projet et sillonnée la Bretagne sur les traces de cet artiste pluridisciplinaire. 

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    Révélant des lieux, des atmosphères encore imprégnés de la palette de couleurs de l'artiste, elle a rencontré des passionnés de l'homme et de son œuvre, conservateurs ou scientifiques. Expérience inédite pour un musée qui invite le spectateur à découvrir Mathurin Méheut et son univers »

    Un webdocumentaire à visionner sur le site web du Musée de la Marine

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    > L'EXPOSITION

    Le musée a vu grand ! Décors taille XXL, dessins, croquis ou  livres illustrés de Mathurin Méheut s’étendent sur 1 000 m². Rendez-vous du 27 février au 30 juin prochain au musée national de la Marine de Paris au palais de Chaillot. + d’infos sur http://www.musee-marine.fr


  • CROQUER LA MER

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    À l’occasion de l'exposition du musée de la Marine de Paris consacrée à Mathurin Méheut (1882-1958) jusqu'au premier septembre 2013, pleins feux sur un artiste breton aux mille et une facettes.

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    Le monde marin l’a fasciné. Ses reproductions - sous toutes les formes et sur tous les supports - de crustacés, de poissons ou d’algues sont restées fameuses. Les gens de mer l’ont également inspiré. Natif de Lamballe, Mathurin Méheut a suivi sa formation d’abord à l’école des Beaux-arts de Rennes puis à l’Ecole des Art Décoratifs de Paris.

    Très tôt, il collabore à la revue « Art et Décoration », côtoyant les initiateurs de l’Art Nouveau. Etabli dans la capitale, l’artiste aux mille et un talents restera cependant toujours fidèle à sa Bretagne natale qu’il sillonnera inlassablement, fréquentant goémoniers, paludiers, marins pêcheurs et gens de mer, « fabriquant » ainsi de précieux témoignages de la vie quotidienne de son époque.

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    1914, une année décisive dans sa carrière d’abord entamée par un voyage à l’autre bout du monde. Grâce à une bourse de la fondation Albert Kahn, Mathurin Méheut se rend ainsi à Hawaï et au Japon où, dixit les spécialistes « il trouve une confirmation de ses choix iconographiques et techniques, la représentation de l’essentiel, la traduction de l’instantané par un trait vif et précis, l’usage de l’aplat et le choix de cadrages originaux ».

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    « Mathurin Méheut,
    c’est un fin observateur de la nature, du monde maritime,
    de la vie rurale et d’une société alors en pleine mutation »

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    Voyage écourté à cause de la mobilisation. Retour « fissa » dans sa patrie meurtrie. Témoin à sa façon de  la « grande guerre », l’artiste réalise alors des milliers de croquis, dont notamment ceux frappants de la vie dans les tranchées.

    En témoin méticuleux et artiste appliqué, Mathurin Méheut croque avec instantanéité sur tous les supports et selon les commandes. Egalement céramiste de talent, il multipliera les collaborations dont celles remarquées avec les faïenceries de Quimper, décorant des services de table devenus « collector ».

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    Mathurin Méheut doit aussi sa renommée à ses talents d’illustrateur. Pratiquant la gravure sur bois, la lithographie et la zincographie, il illustrera ainsi moult ouvrages dont ceux de Colette ou encore de Pierre Loti. Autre preuve de son éclectisme, son travail de décoration entrepris sur neuf paquebots, dont le Normandie.

    Palais de Chaillot, un bel hommage est donc rendu à un artiste nommé peintre de la Marine en 1921. Mathurin Méheut ou une œuvre protéiforme. Une référence incontestable du monde maritime des Arts et des Lettres du vingtième siècle. À (re)découvrir.

    Stéphane DUGAST

     

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    > EN SAVOIR PLUS

    Le musée a vu grand ! Décors taille XXL, dessins, croquis ou  livres illustrés de Mathurin Méheut s’étendent sur 1 000 m². Prolongations. Rendez-vous jusqu'au 1er septembre prochain au musée national de la Marine de Paris au palais de Chaillot.

    + d’infos sur http://www.musee-marine.fr

  • BESOIN DE MER (RÉACTUALISÉ)

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    Peintre de Marine, Philip Plisson est certainement aujourd'hui le photographe de mer le plus médiatique et le plus reconnu. Comptant à son actif moult ouvrages et clichés de mer devenus célèbres, son œil, sa « patte » et son ancre de Marine ont fait sa marque de fabrique. C’est dans le Morbihan, à la Trinité sur Mer, son port d’attache, que le Philip Plisson s'était confié à moi il y a quelques mois. A l'occasion de son soixante-sixième anniversaire, le photographe très prolifique signe d'ailleurs son soixante-sixième livre ! Retour sur d'étonnantes confessions d'un passionné des océans.

    Propos recueillis par Stéphane DUGAST

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    « Près de 90 % du commerce mondial s’effectue par la mer avec les conséquences que l'on connaît en matière de pollution. Vous parcourez depuis des décennies océans et littoraux de notre planète, comment l'homme gère selon vous aujourd'hui cet environnement ?

     - Philipp PLISSON : À mes yeux, il y a enfin chez les politiques et nos concitoyens une prise de conscience des océans et de leur avenir. Jusqu’à récemment, la mer ne semblait pas être totalement ancrée dans le paysage médiatique hexagonal.

    Pourtant, la France offre le trait de côte le plus long d’Europe. La Marine nationale a longtemps été la seconde force navale dans le monde. La mer semblait délibérément occultée des discours. Le Grenelle de la Mer a indéniablement mis en lumière cet univers et ses enjeux.

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    Ce Grenelle a surtout permis de poser les bonnes questions en réunissant autour de la table des spécialistes et en les faisant plancher sur des problématiques majeurs pour nos océans, et par delà nos sociétés modernes.

    Quant à la gestion de l’homme de son environnement sur notre planète, je laisse le soin aux spécialistes de faire leurs commentaires. Eux seuls peuvent parler des océans et de leurs enjeux du fait de leur expertise. Il y a à mon sens en ce moment trop de donneurs de leçon qui parlent, à tort et à travers, des océans et d’écologie.

    Pour ma part, c’est un univers que j’observe, que je regarde et que je photographie depuis des décennies. La mer m’inspire des émotions et des réflexions mais jamais je ne me permettrais d’être un donneur de leçon.

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    Depuis le printemps 2009, vous vous êtes lancé dans un projet ambitieux : photographier la France et son littoral vue de la mer. Quelles en sont les raisons et les motivations ?  

    J’ai voulu porter un regard photographique sur le littoral hexagonal depuis la mer. Cela peut aujourd’hui paraître être une évidence mais cette dimension n’avait encore jamais été appréhendée.

    J’ai ainsi voulu écrire photographiquement parlant le littoral français en partant de la frontière belge à la frontière italienne. J’avais cette idée en tête depuis longtemps.

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    Encore fallait-il oser se lancer dans ce projet hors normes. Economiquement, c’est loin d’être viable mais l’intérêt de ce projet, comme sa portée, sont indéniables. A ce jour, j’ai déjà parcouru 6 820 milles, soit 12 630 kilomètres pour les terriens. A raison de 6 heures de photo en moyenne par jour, vous pouvez en déduire que j’ai navigué pendant 263 jours de mer.

    Mais plutôt que de vous asséner de chiffres, parlons de l’esprit de La France vue de la mer. C’est un clin d’œil à la vocation première des peintres de Marine, un corps d’artistes créé aux origines pour témoigner sous forme d’inventaire des ressources maritimes de la France.

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    Sillonner le trait de côté m’a également donner l’idée de m’intéresser également à la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). J’ai ainsi décidé de dresser un inventaire des hommes et des moyens de la SNSM. Je ne pensais pas que cela serait autant gourmand en temps.

    Car, il faut prendre rendez-vous avec chacune des stations de la SNSM, organiser des séances photos avec les unités en mer puis ensuite photographier les équipages à terre. Même si cet inventaire supplémentaire me ralentit considérablement, je suis fier de mener cette mission au profit d’une association à laquelle je suis intimement liée et qui, de surcroît, est essentielle pour les gens de mer.  

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    Comment réussissez-vous à concilier ces contraintes avec votre exigence artistique également gourmande en temps ?

    J’ai descendu le trait de côte en le photographiant comme il se présentait. Je n’ai pas attendu des heures la lumière exceptionnelle, ce grain noir ou ce coup de vent qui donne à un cliché force, esthétisme et puissance, sinon j’y aurais passé des années.

    L’essentiel a été de parcourir le trait de cotes et le photographier tel quel. J’ai cependant tenu à parcourir le trait e de côtes toute en faisant le tour de toutes les îles et en visitant tous les estuaires, les abers ou les baies. C’est un travail titanesque !

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    Prenons l’exemple de la Bretagne, rien qu’à elle seule ce sont ainsi 3 500 kilomètres de trait de cotes que j’ai photographié. D’un point de vue éditorial, j’ai découpé mon travail par segments géographiques. Paru en librairie, le premier tome de La France vue de mer s’est ainsi concentré des plages du Nord au Mont-Saint-Michel. Les tomes suivants seront dédiés à la Bretagne puis à la façade atlantique. J’achève en ce moment mon travail sur le littoral méditerranéen avant de m’attaquer à la Corse »

    Photographies : Philipp PLISSON / www.plisson.com

     

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    EN SAVOIR +

    Le site « officiel » de Philipp Plisson  http://www.plisson.com/

    Le blog de Philipp Plisson  http://www.philip-plisson-blog.com/ 

     

  • LA MARINE D’ANTAN

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    La Marine de guerre française de 1860 à la veille de la seconde guerre mondiale. « De riches heures et d’impressionnantes archives conservées dans les collections du Service historique de la Défense » assurent les auteurs d’un « Beau-Livre » désormais en librairie.

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    1860, l’heure est à la révolution industrielle. En mer et dans les arsenaux, les technologies se perfectionnent. Les coques en bois se couvrent de métal pour se prémunir des torpilles et mines ennemies avant que ne soient définitivement adoptées les coques en acier.

    En terme de propulsion, la vapeur supplante la voile. Désormais, les marins peuvent s’affranchir des caprices du vent.

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    Ils ne se contentent d’ailleurs plus simplement d’aller en mer mais ils s’aventurent désormais sous la surface de la mer, avec les premiers sous-marins, ou au-dessus des océans avec l’apparition des premiers aéronefs. La Marine militaire s’en trouve totalement transformée.

    Pour autant, expéditions, missions et escales rythmant la vie du marin feront toujours rêver les terriens. De surcroît les marins ramènent de leurs voyages des souvenirs, des récits, des dessins et des photographies pour les plus talentueux.

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    C’est un témoignage de cet « ère du changement » que nous proposent de (re)visiter deux spécialistes de la question : Jean de Préneuf, universitaire de renom et fidèle collaborateur du Service Historique de la Défense (SHD) et Philippe Vial, directeur scientifique au SHD.

    Grâce à leurs savantes connaissances et à une judicieuse sélection de clichés puisés dans les archives du service historique, les deux auteurs, des « puits de sciences ès Marine, nous font revivre ses « riches heures ». Eclairant et instructif pour tout passionné de marine militaire et de son histoire.

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    > À LIRE //
    « La Marine française sur les mers du monde 1860 – 1939 » de Jean de Préneuf et Philippe Vial avec la collaboration d'Alexandre Sheldon-Duplaix et Thomas Vaisset. 164 pages – 35 €. Coédition Gallimard/Direction de la mémoire, du patrimoine et des archives (DMPA) du ministère de la Défense.

  • LES CARNETS DE VIVI (réactualisé)

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    De Vivi Navarro, on dit qu’elle aime passionnément la mer et ses cargos, les ports et les marins. Dans son sac, elle trimballe toujours ses carnets à dessin et ses pinceaux. C'est dans la cité du Ponant que l'artiste-peintre de Sète vient de faire récemment escale pendant les Tonnerres de Brest et de publier dans un magazine très marin. Rapides coups d'oeil...

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    A LIRE //
     
    Son entretien paru sur Embarquements
     
    - Repéré dans le magazine Chasse-Marée N° 243 venant de paraître en kiosque,  un chapitre d’Ouragan aux Bermudes, récit de Farley Mowat relatant les mésaventures du Liberty-ship Leicester et du remorqueur qui l’a sauvé… avant de le perdre. Des bonnes feuilles illustrées par Vivi Navarro.
     

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    A VISITER //

    Son site web, un fort bon indicateur de son univers et de ses goûts
    http://embarquements-vivinavarro.blogspot.com/ 

  • TRAMP : ESCALE ROUENNAISE

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    Le dixième tome de la série BD Tramp est paru. Avec Le cargo maudit, Jusseaume et Kraehn, les deux auteurs, rompent le cycle des séries. Escale cette fois à Rouen. Découverte de son port, de ses habitants et de ses bas-fonds.

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