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  • LES PASSEURS DE SCIENCES

    Le grand large, l’aventure et la science sont sur les ondes tous les dimanche de ce mois d'août. Rendez-vous sur France Culture de 18h10 à 19h.

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  • AMAZONIA : UN FILM ET DES LIVRES

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    Parce que sensibiliser le jeune public à un écosystème dangereusement menacé est une nécessité, les éditions de la Martinière et la production du film Amazonia (LIRE LA CHRONIQUE) se sont associés pour publier 3 Beaux-Livres plongeant les lecteurs au cœur du poumon vert de notre planète.

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    Amazonia, c’est un long-métrage en 3D  en ce moment au cinéma (LIRE LA CHRONIQUE) racontant la vie d’un singe capucin qui toujours vécu en captivité et qui se retrouve, à la suite d’un accident d’avion, seul en pleine forêt Amazonienne.

    Prolongez l’expérience du film réussi de Thierry Ragobert grâce à trois Beaux-Livres, dont le très pédagogique Amazonia – La Vie au cœur de la forêt amazonienne.

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    © Araquém Alcântara


    Du bel ouvrage illustré par les photos d’Araquém Alcântara considéré par les critiques comme l’un des précurseurs de la photographie naturaliste au Brésil..

    Destiné principalement aux enfants (dès 8 ans), ce Beau-Livre raconte les dessous du «poumon vert» de notre planète, et nous emmène à la découverte de ses habitants.

    Une façon ludique et didactique de découvrir la faune et la flore amazonienne, les décors sauvages et mystérieux du film de Thierry Ragobert. Un livre pour les petits comme les grands.

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    › Amazonia - La Vie au cœur de la forêt amazonienne de Johanne Bernard (Textes) et Araquém Alcântara (photos). 72 pages – 12.90 € (De La Martinière Jeunesse).

     

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  • DANS SA NATURE

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    Amazonia, c’est un long métrage racontant le voyage d’un jeune singe capucin au cœur  de la forêt amazonienne. Après deux ans de développement, de recherches scientifiques et d’écriture, le cinéaste Luc Marescot est fier pour «sa» première fiction. À l’origine de cette idée et scénariste, cette histoire de singe capucin tient forcément à cœur de cet homme d'images passionné de Nature

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    › GÉNÈSE
    « C’est un projet dont je suis effectivement à l’origine, et dont la réalisation, au final, a été confiée à un autre réalisateur, un ami : Thierry Ragobert. Tout est parti d’une discussion avec Stéphane Millière, producteur chez Gédéon. Nous avions envie de raconter une histoire qui se déroulerait dans la forêt. La volonté première, c’était de faire une fiction, après 25 ans de documentaire. La fiction permet de «poloniser» un peu plus. Co-réalisateur du film La planète blanche, Thierry Ragobert réalise en quelque sorte avec Amazonia :  La planète verte !

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    › SCÉNARIO
    Un singe capucin, en provenance du monde des hommes, s’échoue en quelque sorte dans un monde sauvage qui lui est inconnu et auquel il doit faire face. Le singe capucin part ainsi à la découverte d’abord d’une forêt sombre, voire effrayante, avant de se l’approprier et découvrir une forêt lumineuse au fur et à mesure qu’il monte dans les strates. Le singe capucin devient le subjectif.

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    › PARTI-PRIS
    Dès le départ, la fiction s’est imposée afin de toucher un large  public. Moi je pensais au départ à des comédiens, puis nous avons choisi un animal comme personnage. Quant à l’idée du singe capucin, je la dois à ma femme Myriam qui a travaillé pendant 5 ans avec des singes capucins au profit d’handicapés tétraplégiques.

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    « Amazonia nous entraîne au cœur de la plus vaste forêt de notre Terre à la découverte de la Planète Verte. Une fiction animalière pour toute la famille. Une ode à la beauté et à la diversité de l’Amazonie, un décor hors norme, sauvage et mystérieux »

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    › BILAN
    J’ai vu le film et c’est un beau challenge. Il y a bien évidemment un décalage entre ce que tu vois à l’écran et ce que tu as écrit. Un film, vous savez, s’écrit au montage, il s’écrit également au tournage. Après visionnage, je suis rassuré. Ce film va dans le sens des idées premières. C'est réussi ! »

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    Qui est Luc Marescot ?
    C’est un cinéaste rompu depuis 25 ans aux tournages sous toutes les latitudes. À son actif, pêle-mêle : un tour du monde de deux ans à bord de tractions-avants, une traversée de 800 kilomètres du désert sur des chameaux avec un géologue, six mois à pied autour de l’Afrique, 7 mois en famille en Australie… et moult films documentaires ou émissions télévisées comme C’est pas sorcier ou Rendez-vous en Terres inconnues.

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    DES CHIFFRES & DES LETTRES

    Des chiffres qui en disent long sur ce projet cinématographique. Pharaonique, non ?

    Un décor de plus de 6 millions de km².
    Un casting de rêve : 40 singes capucins, des jaguars, un anaconda, un kinkajou, une loutre, un aigle, des dauphins roses, des crocodiles, une taira, un tatou, des coatis, un boa, des mygales et une famille de paresseux.
    Une figuration hollywoodienne : 5 000 espèces animales, 2,5 millions d’insectes et 40 000 espèces végétales.

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    9 mois d’imprégnation pour les animaux principaux.
    2 ans de tournage au cœur de l’Amazonie.
    Une équipe de 80 techniciens aux références incontournables : OCÉANS, LE PEUPLE MIGRATEUR, LA FORET DES PLUIES, LES SAISONS, LE RENARD ET L’ENFANT, DEUX FRÈRES...
    6 mois de développement électronique et mécanique sur les caméras, les optiques, les outils relief et la machinerie ont été nécessaires pour inventer le dispositif de réalisation d’Amazonia.


    EN SAVOIR +

    Amazonia
    de Thierry Ragobert. Entièrement tourné en 3D relief. 1h25 - France. Sortie le 27 novembre prochain. Rendez-vous sur le site web officiel du film AMAZONIA

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  • LE FILM DE LA JUNGLE

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    Enfer vert pour les explorateurs ou jardin d'Eden pour les naturalistes, la jungle ne cesse d’étonner. Marie-Anne Bertin et Sylvain Lefebvre l’ont exploré à leur manière. A la clef, une expérience de vie intense et un film documentaire récemment primé au festival « Ecrans d’Aventure ». Mon premier coup de cœur.

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    Sac en bandoulière, quelques sous en poche et caméra au poing, Marie-Anne et Sylvain ont quitté la France pendant deux ans pour s'immerger dans les forêts tropicales d'Amazonie.

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    Escales donc au Mexique, en Equateur, au Guatemala et au Costa Rica pour un projet  d'éducation à l'environnement.

    Au cours de leur périple, le jeune couple rencontre Pancho et Nelly, deux jeunes amérindiens. C'est en leur compagnie qu'ils découvrent les richesses du plus grand réservoir de biodiversité sur terre : la selva.

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    Autoproduit, réalisé et monté « en famille », ce premier documentaire est un véritable road forest movie présentant, sans prétention et de façon didactique, l'écologie générale des forêts tropicales humides et l’incroyable diversité d'espèces qu'elle abrite.

    Un « premier » film vivifiant et pédagogique.


    selva,forêt tropicale,amazonie> EN SAVOIR PLUS

    DVD du film « Selva, la forêt tropicale » à commander sur www.exode-tropical.com


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  • BELEM DO BRASIL épisode n°5

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    Retrouvez tout l'été sur ce blog l'odyssée brésilienne d'un bateau de légendes. Un grand reportage paru il y a (déjà) 8 ans dans les colonnes de Cols Bleus, le magazine de la Marine nationale. Destination le Brésil, l'Amazonie et la Guyane pour le trois-mâts Belem. Sur les traces de son glorieux passé. En route pour une navigation inédite sur l'Amazone.

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    Pour ceux que les bonnes paroles du commandant n’auraient pas convaincu, la confirmation viendra le lendemain à 6 heures du matin. Dans la bannette pour les plus chanceux ! Sur le Belem, on se fait désormais branler.

    Les eaux devenues moins marrons et plus bleues sont moins calmes. Sur le spardeck du trois mâts, le point de vue est imprenable. Le voilier est dorénavant sous voiles. Malgré tout, sans vent, le trois-mâts semble complètement scotché.

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    Naviguer à 2 ou 3 nœuds a de quoi surprendre et décourager un néophyte. Juste avant de manger, il va falloir carguer les voiles puisque le navire va devoir gagner du terrain au moteur. «Nous allons faire cap au moteur vers l’Est et le grand large pour chopper des vents. Nous sommes en plein pot au noir» précise le commandant en soirée.

    Une bonne suée, un repas copieux et une douche plus tard, voilà l’apprenti marin du bord fourbu. L’air de la mer et le métier qui rentre…

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    Les manœuvres, l’ascension de la mâture et des vergues pour les plus courageux, l’apprentissage de la sémantique Belem (perroquet, grand hunier, mât d’artimon brigantine, beaupré), les quarts, les nuits étoilées et la croix du sud visible sous ces latitudes, les dauphins maculés de plancton phosphorescent… la vie va désormais lentement s’égrener au rythme du vent et de la mer.

    Comme jadis ! Adieu vieux Brésil, le Belem te quitte avec un pincement au cœur. A croire qu’il n’y a qu’en mer qu’on peut toucher l’esprit du Belem. Et puis, loin de l’agitation des terriens, l’humeur du marin est loin d’être bougonne… (FIN)

    Stéphane DUGAST
    Photographies DR / SD / Amapa

     
    A VISITER

    Le site de la fondation BELEM à : http://www.fondationbelem.com/

     

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  • BELEM DO BRASIL épisode n°4

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    Retrouvez tout l'été sur ce blog l'odyssée brésilienne d'un bateau de légendes. Un grand reportage paru il y a (déjà) 8 ans dans les colonnes de Cols Bleus, le magazine de la Marine nationale. Destination le Brésil, l'Amazonie et la Guyane pour le trois-mâts Belem. Sur les traces de son glorieux passé. En route pour une navigation inédite sur l'Amazone.

     Retour aux réalités de l’odyssée Atlantique. Après un mouillage de nuit sans anichroches, le Belem est reparti vers 4 heures du matin et file à un train de sénateur à travers les différents rios (rivières) plus ou moins larges de l’estuaire pour un transit sous haute protection. 

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    Une vedette de la police fluviale est au côté du trois-mâts. La région est peu sûre. C’est d’ailleurs dans le coin que le navigateur néo-zélandais, le géant des mers Peter Blake, est tombé sous les balles de pirates il y a quelques mois. Pas tellement rassurant ! Une protection rigoureusement indispensable.

    Un voilier de couleur jaune et verte, le Condessa Cristina sur lequel a pris place une équipe de cinéastes, escorte également le Belem. Une véritable flotte de combat ! Les paysages ne varient guère par rapport au premier jour mais aucun des passagers ne s’en plaindra !

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    Dès midi, le voilier va mouiller au large de la ville de Portel. Un après-midi au cœur de la forêt et de ses mystères, la petite ville de Portel, ses rares bars et ses restaurants vont permettre à ceux qui se sont rendus à terre de toucher du doigt la réalité des villages amazoniens. 

    Départ le lendemain pour Macapa ou pour être plus exact le port de Santana, à une douzaine de kilomètres de la capitale de l’État d’Amapa. Là où mouillera le Belem pendant 3 jours avant d’entamer sa remontée vers la Guyane.

    Si le Para a été la destination de prédilection du Belem armé par Crouan, Cayenne a pris le relais lorsque le voilier a porté ensuite les couleurs des maisons Demange et Fleuriot. Point de jeux du hasard dans cette Odyssée...

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    Allons z’enfants de l’Amapa

    Après une matinée de navigation sans problèmes, voilà le trois-mâts et son équipage presque arrivés à Santana. A quelques encablures du poste de douane de Fazendinha et de l’endroit où Sir Peter Blake a été assassiné.

    L’attente est interminable. Les autorités brésiliennes sûrement tatillonnes. «Vous savez, le Belem est un bâtiment un peu à part. Pour qu’il soit reconnu au Brésil comme un bâtiment officiel, il a fallu se battre» explique Hubert de Gevigney , atatyaché naval à l'ambasse de France à Brasilia  et embarqué sur le Belem, comme pour mieux nous faire comprendre les difficultés rencontrées.

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    Au mouillage depuis bientôt deux heures, on commence à s’impatienter. «Où sont les pilotes ? J’ai besoin d’eux !» s’affole le commandant Cornil. Enfin ! Si ces contretemps ont pu altérer l’humeur des marins et des passagers, le soir même une réception donnée par Mme le Gouverneur au musée Sacaca rassurera tout ce beau monde.

    Il faut dire que l’État d’Amapa, contigu avec la Guyane française, choie les « gaulois » et leur culture. L’ancien gouverneur Joa Alberto Capiberibe est un francophile averti qui a multiplié les échanges avec la Guyane et la métropole.

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    Le lendemain, une délégation du bord visitera la plus grande fortification construite par les portugais au Brésil : le fort de Sao Jose de Macapa. Les stagiaires réadmis sur le voilier ne profiteront pas trop quant à eux de l’escale à Macapa puisque la plupart arriveront, le surlendemain, juste pour l’appareillage.

    Qu’importe ! Eux sont impatients de carguer et d’envoyer les voiles car le trois-mâts va entamer sa remontée sur la Guyane sous voile. Une navigation à l’ancienne qui les ravit.

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    Pour aujourd’hui, c’est raté ! La sortie de l’embouchure de l’Amazone se fera au moteur. «Nous allons prendre le passage difficile de Bara Norte, nous mettrons le cap ensuite vers le large pour nous éloigner de la terre et de ses dangereux fonds. Ensuite, nous pourrons envoyer la toile» prévient le commandant. De quoi combler les stagiaires. Promis demain, le Belem arrêtera de jouer les péniches ! (LIRE LA SUITE)

    Stéphane DUGAST
    Photographies DR / SD / Amapa

     
    A VISITER

    Le site de la fondation BELEM à : http://www.fondationbelem.com/

     

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  • BELEM DO BRASIL épisode n°3

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    Retrouvez tout l'été sur ce blog l'odyssée brésilienne d'un bateau de légendes. Un grand reportage paru il y a (déjà) 8 ans dans les colonnes de Cols Bleus, le magazine de la Marine nationale. Destination le Brésil, l'Amazonie et la Guyane pour le trois-mâts Belem. Sur les traces de son glorieux passé. En route pour une navigation inédite sur l'Amazone.

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    Même s’il n’est pas sous voiles, qu’il doit avoir fier allure le Belem ! Après une première nuit sans histoire, le trois mâts file dans les eaux limoneuses de l’estuaire de l’Amazone.

    Plate-forme avant, le «gaillard» dans le parler Belem hérité de la marine à voile, le paysage défile en kaléidoscope. Sur les deux bords, la végétation luxuriante semble impénétrable. Du vert et l’ocre de la terre à l’infini, de temps en temps occupé par des maisons tout en bois sur pilotis. Une façon de rappeler que l’endroit est habité.

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    Les nombreuses pirogues venant saluer le passage du Belem viennent pimenter la traversée. Durant cette première journée, tout le monde ou presque est sur le pont afin de voir, d’écouter et de déguster comme sûrement le faisaient à l’époque les navigateurs espagnols, portugais et même français qui ont exploré cette région immense parsemée d’îles, de rivières et de canaux.

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    La démesure de l’embouchure de l’Amazone, de ces lieux où terre et mer s’entremêlent, a d’ailleurs donné le nom à la région. «Pa’ra» dans la langue des indiens Tupis signifie «grand océan». Le navigateur Vicente Yanez Pinzon lui-même impressionné par la taille de l’embouchure du fleuve le dénomma le rio de la mar dulce (le «fleuve de la mer d’eau douce») et refusa de s’y aventurer plus en amont.

    Si les eaux marron et la verte végétation caractérisent les lieux, les bruits de la forêt sont l’autre particularité frappante. Les chants d’oiseaux et d’autres animaux nous rappellent que nous sommes bien en Amazonie.

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    Un écosystème où foisonnent différentes espèces animales et végétales comme l’explique Michel Huet, naturaliste de formation et homme de télévision embarqué sur le Belem : «L’Amazonie est une région qui regroupe une faune et une flore parmi les plus variées du globe. Une forêt exubérante, la plus grande du monde ? Un climat chaud et le plus humide ? Une forêt à étages regorgeant d’espèces les plus rares ? Un poumon pour la planète ? L’Homme se laisse parfois aller à délirer sur l’Amazonie. Pour moi, le fantastique réside exclusivement- dans la connaissance des phénomènes de la nature. Ainsi l’Amazonie comme toutes les forêts équatoriales est une machine à recycler formidable. Ses maigres ressources génèrent un taux de croissance extraordinaire, une infinie variété d’espèces pour pratiquement aucun déchet».

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    Enthousiaste et intarissable sur le sujet, le scientifique, également animateur sur le petit écran, va partager ses connaissances encyclopédiques avec les marins et les « croisiéristes » du Belem. La croisière s’amuse ? Non, elle s’instruit… (LIRE LA SUITE)

    Stéphane DUGAST
    Photographies DR / SD/ Jules Verne aventures / Galen Fryzer

     

    A VISITER
    Le site de la fondation BELEM à : http://www.fondationbelem.com/

     

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  • BELEM DO BRASIL épisode n°2

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    Retrouvez tout l'été sur ce blog l'odyssée brésilienne d'un bateau de légendes. Un grand reportage paru il y a (déjà) 8 ans dans les colonnes de Cols Bleus, le magazine de la Marine nationale. Destination le Brésil, l'Amazonie et la Guyane pour le trois-mâts Belem. Sur les traces de son glorieux passé. En route pour une navigation inédite sur l'Amazone.

    Direction le petit roof qui abrite le carré commandant. Le chef machine maugrée. Sommeil agité ? Contrariétés matinales liées à l’appareillage ? Agitation des grands jours autour du voilier ? L’œil est noir et le ton agacé. Si la musique adoucit les mœurs, celle jouée sur les quais devrait vite faire disparaître l’humeur maussade du chef. A moins que le thé et les quelques tartines beurre-confitures avalés y contribuent également. Qui sait ?

     

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    Une chose est sûre, les quais déserts pendant toute l’escale du navire français pour des raisons de sécurité, grouillent de monde en ce samedi matin. Il y a même une fanfare militaire, celle des fusiliers marins de Belém.

    Des notes s’échappent involontairement des instruments. Visiblement les marins-musiciens brésilien sont impatients d’en découdre. Le flux des spectateurs grossit à vue d’œil. Les marins du Belem, quant à eux, sont à poste.

    Appareillage imminent. Les manœuvres ne vont pas tarder à débuter. Musique Maestrii ! «La mer, qu’on voit danser le long des golfes clairs…». C’est sur l’air de la célèbre chanson de Charles Trenet que la fanfare do Brasil a choisi d’ouvrir les hostilités.

    Le soleil jusque là absent s’invite même à la garden-party. Le Belem va quitter la ville éponyme en fanfare et sous des reflets d’argent. En route pour la verte Amazonie…

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    Un sixième continent

    Les docks réhabilités en restaurants, les grues jaunes, les hangars estampillés Companhia docas do Para, le marché coloré de Ver-O-peso, plus loin des villages lacustres (en fait des favelas) et leurs navires tout rouillés juste échoués devant, les buildings modernes en béton déjà défraîchis du centre-ville, les vieilles façades toutes lézardées vestiges d’un Belém de toute splendeur.

    La capitale du Para nous livre ses différentes facettes et défile comme un long plan séquence au cinéma. Les passagers sont étonnamment silencieux. Un dernier coup de sirène pour saluer la ville. Le forte de Castelo, bâtiment fondateur de la ville, va bientôt disparaître du panorama.

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    Tchao Belem, direction l’État d’Amapa et la ville de Macapa, de l’autre côté de l’embouchure de l’Amazone. Pour cette traversée, le «fameux trois-mâts» a fait le plein. Exit les stagiaires, place aux invités et à la presse pour une croisière sur l’Amazone. «Traverser l’estuaire de l’Amazone, c’est mythique. Même au moteur !» s’enthousiaste l’un des invités du bord.

    De quoi estomper les frustrations des stagiaires férus de voile pas prévus sur cette traversée très singulière. A bord, les discussions vont bon train sur la ville de Belem, ses environs et le reste du Brésil. Qu’elles sont loin les «images d’Epinal»...

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    Des paysages façon carte postale

    Le touriste en quête de plages de sable fin, d’un grand ciel bleu azur et de jolies métisses en maillot de bain bariolés et échancrés en est pour ses frais.

    Des clichés sur le Brésil qu’Hubert de Gevigney, attaché naval et adepte inconditionnel de ce pays extrême, bat en brèche : «Les Français ont une vision très faussée du Brésil. Rio de Janeiro, le pain de sucre… C’est comme si pour les Brésiliens, la tour Eiffel représentait globalement la France !».

    L’officier en poste à Brasilia assène un argument de taille : «Le Brésil ? C’est un véritable continent ! Rendez-vous compte, l’état du Para dont Belém est la capitale est grand comme 2 fois la France !».

    Et le marin de multiplier les comparaisons et les richesses de «son» pays à l’envi. Pendant ce temps là, les bâtisses et les autres traces de civilisation vont peu à peu disparaître des rives. Et la forêt reprendre ses droits. Notre voyage s'écrit en vert...  (LIRE LA SUITE)

      Stéphane DUGAST
    Photographies DR / Illustration SD/ Galen Fryzer

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    Le site de la fondation BELEM à : http://www.fondationbelem.com/

     

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