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henry de monfreid

  • JOËL ALESSANDRA, LE PASSEUR DE LA CORNE

    Joël Alessandra aime voyager et dessiner ! Il affectionne plus particulièrement la Corne de l’Afrique. Pour son nouvel album, il nous embarque en Abyssinie, une région du globe qui lui est chère. Un voyage initiatique dessiné inspiré par les récits d’Arthur Rimbaud, Wilfred Thesiger, Joseph Kessel, Henry de Monfreid et consorts. Tout simplement envoûtant !

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  • HENRY DE MONFREID, IMPOSSIBLE GRAND-PERE

    « Ni mon grand-père ce héros, ni mon grand-père ce salop », cette biographie (« qui n'en est pas une ! » selon son auteur et petit-fils) nous plonge au cœur de l’œuvre d’Henry de Monfreid (1879-1974), explorateur intrépide, indomptable et parfois controversé.

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  • MONFREID, L’INTRÉPIDE MARIN [best-of]

    Négociant en perles, contrebandier d'armes, commis en cuirs et cafés, trafiquant de haschich, aventurier infatigable, opiomane invétéré, écrivain sur le tard et marin chevronné, Henry de Monfreid (1879-1974)  a vécu mille et une vies. Un milieu l’a pourtant fasciné toute sa vie : les océans. Portrait d'un écrivain-voyageur et présentation de récents ouvrages consacrés à l'intéressé, images d'archives en prime.

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  • MONFREID, L’INTRÉPIDE MARIN

    Négociant en perles, contrebandier d'armes, commis en cuirs et cafés, trafiquant de haschich, aventurier infatigable, opiomane invétéré, écrivain sur le tard et marin chevronné, Henry de Monfreid (1879-1974)  a vécu mille et une vies. Un milieu l’a pourtant fasciné toute sa vie : les océans. Portrait d'un écrivain-voyageur et présentation de récents ouvrages consacrés à l'intéressé, images d'archives en prime.

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  • QUAI DES BOUTRES

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    DJIBOUTI
     
    11° 30  Nord / 43° 05 Est

    43° Celsius à l'ombre. Port autonome international de Djibouti dans la Corne de l'Afrique. La Dague, le bateau-logistique de la Marine, rentre à son port-base pour s’amarrer au quai des boutres.

    Le quai des boutres. Le nom fleure bon les romans d’aventures. Djibouti, le port emblématique de la corne de l’Afrique. Jadis, le carrefour de tous les trafics. Armes, opium, esclaves, haschisch…

    C'était le terrain de prédilection de l’aventurier et écrivain français Henry de Monfreid (1879-1974) dans la première moitié du vingtième siècle.

    Neuf décennies plus tard, ce passé est révolu. Le port, récemment acheté et dirigé par une société des Emirats arabes unis, est devenu une forteresse. Les boutres, ces voiliers traditionnels sillonnant la mer Rouge, ont presque disparu.

    Le port est devenu autonome et international, soit une plate-forme de commerce sécurisée, standards internationaux obligent. « Un hub. Le seul de cette région qui constitue un véritable pont entre la péninsule arabique et l’Afrique » comme me l’expliqueront des expatriés s’esbaudissant : « C’est une véritable réussite ! ».

    Sur place, cette réussite ne me fascinera nullement. Je préférerai immortaliser la Dague au milieu des rares boutres. Ainsi se cultive la verve romanesque…

    Stéphane DUGAST
    Photographie © Stéphane DUGAST

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  • LE «VIEUX PIRATE»

    Voyageurs, artistes, commerçants, trafiquants... La Corne de l'Afrique a attiré bon nombre de passants. Des écrivains-aventuriers comme Joseph Kessel ou des aventuriers devenus écrivains comme Henry de Monfreid. Sa vie trépidante et des rencontres opportunes le feront devenir un homme de lettres.

    01_Henry_de_Monfreid.jpgL'image est trouble. Trafiquant d'armes, de haschich et de perles. Opiomane. «Vieux pirate» selon l'écrivain-nomade Joseph Kessel. «Chef adoré de son équipage mais mari et père très peu attentionné» dixit l'académicien Jean-François Deniau.

    Abd el Haï pour les habitants d'Abyssinie. «Marginal converti à l'islam mais aussi patriote qui essaiera de donner Cheikh-Saïd à la France» selon toujours l'écrivain académicien.

    «Un personnage à mille coudées au-dessus de l'image du pirate qu'il avait lui-même accréditée» pour Daniel Grandclément, journaliste et biographe de L'incroyable Henry de Monfreid.

    Écrivain-pirate à l'autre bout du monde, Henry de Monfreid l'a été tardivement. Enfance et adolescence dans le sud de la France. Échec à Centrale. Dizaine de petits métiers : vendeur, planteur, chauffeur, entrepreneur...

    Vie plutôt rangée avec femme et un enfant de sa compagne. À 32 ans, il largue les amarres. Direction l'Abyssinie. D'abord négociant en café et en cuirs, le natif de la Franqui va vite se lasser. L'appel du large ? Du gain ? Le goût de l'aventure ? Henry décide de vivre sur un boutre.

    La mer Rouge n'aura plus de secrets pour lui. L'intégration est totale. Changement de nom. Conversion à l'Islam. D'incessantes croisières avec de drôles de cargaisons à la barbe des Anglais.

    La prison à Djibouti suite à un dénonciation pour trafic d'armes. Des missions d'espionnage. Henry mène la vie d'aventurier. Une rencontre va façonner le mythe. Celle avec Joseph Kessel qui enquête sur le trafic d'esclaves en mer Rouge. L'écrivain-reporter à succès pousse l'aventurier à publier ses écrits. Succès immédiat avec Les secrets de la mer rouge.

    Suivront 73 livres, traduits en plus de 12 langues dont le Russe et le Chinois. À la différence des conteurs, tout ou presque est vécu par Henry de Monfreid. Ce que lui reprocheront certains. En parallèle à cette carrière d'écrivain-aventurier, Henry a également photographié et peint ses impressions colorées de la Corne de l'Afrique. Bien plus qu'un simple passant...

    Stéphane DUGAST

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    LES PASSANTS DE LA CORNE
    Episode 3|3

    logo cb.jpgReportage paru dans COLS BLEUS, l'hebdomadaire de la Marine nationale depuis 1945.

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