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  • IVRESSES POLAIRES

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    22 mois d'exploration entre le cercle polaire arctique et l'extrême pointe nord du Groenland, c’est le second volet d’Under the pole, une expédition polaire sous-marine audacieuse.

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    Leur aventure polaire continue ! Si le premier volet de leur expédition, dénommée Under The Pole, s’est intéressé à la banquise au cœur de l’océan Arctique, ce second volet - intitulé Discovery Greenland - étudiera, quant à lui, l’univers des dernières terres de la planète sur presque deux cycles saisonniers.

    Cette deuxième expédition se déroulera en 3 temps. Il s’agira d’abord d’une remontée le long de la côte Ouest du Groenland en voilier polaire, avant un long hivernage dans les glaces pendant la nuit.

    L'objectif est d'explorer l'univers sous-marin des régions polaires, d'en rapporter des images uniques au monde et d'y mener des programmes scientifiques ayant trait à la biodiversité, à l'environnement polaire, à la fonte de la banquise, au réchauffement climatique ainsi qu'à l'étude de l'homme en milieu extrême.

    Dernier et troisième temps de cette expédition, la remontée le printemps suivant vers le Grand Nord. Emmanuelle Périé, Ghislain Bardout et Romain Pete vont ainsi partir, avec les Inuits et leurs traîneaux à chien, contourner le Groenland par le Nord afin de partir à la rencontre de profondeurs inconnues de ces terres du bout du monde.

    Pendant 22 mois, les protagonistes de Discovery Greenland vont explorer, en plongeant, la banquise côtière, celle du large, les icebergs géants, le front des glaciers, les fjords englacés ou le plateau continental, nous dévoilant ainsi, sous un jour inédit, des « trésors » des déserts blancs de notre planète.

    Clichés © Under The Pole

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    > EN SAVOIR PLUS

    Départ de cette grande expédition en janvier 2014. Préparatifs de cette expédition à suivre sur  le site web officiel www.underthepole.com ou  sur la page Facebook Under The Pole

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  • LE GROENLAND À PARIS

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    Pour l'amour du Groenland, c’est une exposition de la collection d'art populaire du Prince consort de Danemark organisée en plein cœur de Paris. C’est aussi une succession de manifestations autour du Groenland d'hier et d'aujourd'hui.

    Conférences, films documentaires, concerts, soirées littéraires ou danse, les manifestations sur le thème du Groenland se succèdent à la maison du Danemark en plein cœur de la capitale. Parmi les nombreuses manifestations de cette programmation de qualité, trois rendez-vous à ne pas rater. Pour les petits comme les plus grands.

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    CONFÉRENCE
    Les glaces et les ours / Rémy Marion

    Chimiste de formation « pour mieux comprendre le monde », Rémy Marion a réorienté sa carrière vers ses premiers amours naturalistes. Il cumule ainsi les activités de guide naturaliste, de photographe, de conseiller technique et de conférencier. Les régions polaires sont son terrain de prédilection. Avec les changements climatiques rapides dans l'Arctique qui menacent l'ours polaire, Rémy Marion produit des images fascinantes qui ont beaucoup aidé à la prise de conscience des effets de la pollution et du réchauffement climatique.

    Conférence par Rémy Marion, Pôles d'Images. Mercredi 3 avril à 11h. Public à partir de 8 ans. Durée 1h.

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    FILM
    Les Derniers Rois de Thulé / Jean Mallaurie

    En 1951, Jean Malaurie est le témoin d'une tragédie irréparable, la construction par les américains d'une base militaire nucléaire en pleine guerre de Corée. En 1968, un avion s'écrase, porteurs de quatre bombes qui se pulvérisent sur la banquise. Le Professeur a partagé la vie des Inuits, au moment où leur société archaïque était soumise au choc de la modernité. Témoignage fascinant sur les esquimaux de Thulé, le même hommage que Knud Rasmussen avait rendu quarante à cinquante années auparavant.

    Projection en présence du Professeur Jean Malaurie. Jeudi 4 avril à 19h 2002, 51min.

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    SPECTACLE
    Contes Inuit pour tout petits / Céline Espardellier

    Comédienne et conteuse, Céline Espardellier raconte des histoires du pays du froid, du pays de l'étoile polaire, des ours blancs et des phoques. Récits animaliers qui viennent du fond des temps, quand les hommes et les animaux pouvaient se comprendre...

    Un spectacle par La Cie. Par-dessus les Toits. Samedi 6 avril à 11h. Tout public à partir de 4 ans. Durée 45 min.

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    > Y aller

    Maison du Danemark. 142 Avenue des Champs-Élysées, 75008 Paris. Tél.: 01 56 59 17 40. Plus d’infos sur le site web à http://www.maisondudanemark.dk/

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  • GENTLEMAN POLAIRE

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    Médecin par tradition, explorateur par vocation et marin par passion, Jean-Baptiste Charcot (1867-1936) est l’une des figures du monde de l’Aventure du vingtième siècle. Celui que ses pairs avaient surnommé (ironiquement ?) le «gentleman polaire» a également été marin d’Etat.

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    16 septembre 1936, 5h30 du matin. Une violente tempête d'équinoxe au large de l’Islande fait couler, corps et bien, un trois-mâts battant pavillon tricolore. Le bilan est lourd : 23 morts, 17 disparus et un seul survivant. Ainsi disparaissent 40 membres de l’équipage du «Pourquoi-Pas ?», dont l’une des figures de l’exploration de ce début du siècle : Jean-Baptiste Charcot.

    Rien ne prédestinait pourtant le natif de Neuilly-Sur-Seine à se tourner vers le grand large et les pôles. Né dans une famille de la grande bourgeoisie, il est le fils de Jean-Martin Charcot, clinicien de renom considéré comme le père fondateur de la neurologie moderne.

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    La voie du fils Charcot semble donc toute tracée. Baccalauréat en poche, le jeune homme pense pourtant à faire carrière dans la Marine, voulant même intégrer l’école navale. Refus catégorique de son père qui concède cependant à son fils de lui acheter un voilier et «de jamais l’empêcher à naviguer».

    Reçu interne de médecine en 1891, son père cède à sa requête. Jean-Baptiste peut ainsi s’offrir son premier yacht, sur lequel il apprend les rudiments de la voile. Naviguant dès qu’il en a l’occasion, il devient un yachtman émérite. Il sera d’ailleurs double médaillé d'argent de l'épreuve de voile lors des Jeux Olympiques d'été de Londres en 1900.

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    Entre-temps grâce à un piston familial, il a intègre la réserve comme médecin de seconde classe, devenant ainsi officier de la Marine. Son rêve de jeunesse s’exauce. Le docteur Charcot continue cependant de naviguer comme plaisancier, s’aventurant toujours plus loin. Eté 1902, il franchit pour la première fois le cercle polaire arctique (66°34’ Nord), tutoyant ainsi les glaces.

    C’est pourtant, vers un autre pôle que ses projets vont lui faire mettre le cap. Contrarié par l’absence de la France dans le concert des nations polaires partant à la conquête de l’Antarctique, Jean-Baptiste Charcot entreprend de monter une campagne d’exploration, renouant ainsi avec l’esprit d’aventure initié par Jules Dumont d’Urville (1790-1842), un autre glorieux marin d’Etat également explorateur polaire.

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    Pour cette mission ponctuée par un long hivernage, Jean-Baptiste Charcot fait construire le trois-mâts «Le Français». Plein succès de sa mission qui l’incite à repartir en Antarctique et y hiverner une seconde fois, entre 1908 et 1910, à bord cette fois d’un trois-mâts plus puissant : le «Pourquoi-Pas ?» (quatrième du nom).

    Réunis en un seul volume, cet ouvrage présente les récits de l’explorateur de ses deux grandes explorations polaires. Ses journaux de bord nous dévoilent son quotidien, et celui de ses hommes d’équipage oeuvrant sans relâche dans le grand froid, le blizzard et le vent, pour la France et  pour la Science. Car, il s’agit d’abord pur eux de cartographier ce qui n’est encore qu’une grande tâche blanche sur les mappemondes et d’en approfondir les mystères.

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    Marin d’Etat les trois décennies suivantes, le « gentleman polaire » va dès lors sillonner les océans, irrésistiblement attiré par le charme inouï des contrées polaires. Une passion inoxydable jusqu’à sa disparition en mer, au large de l’Islande, englouti dans son cher «Pourquoi-Pas ?». Ainsi se façonnent les légendes.

    Stéphane DUGAST
    Illustration Marin Marie /
    Photos :
    © Semnoz - Musée Océanographique de Monaco.
    GNU Free Documentation License / Archives Jean-Baptiste Charcot


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    > À LIRE
    Le Français au pôle sud & Le Pourquoi-Pas ? dans l’Antarctique de Jean-Baptiste Charcot. 22  € - 541 pages (Arthaud)

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  • LA PHOTO SELON JEAN #10

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    Photographe pour la prestigieuse agence Magnum depuis 1977, Jean Gaumy bourlingue et photographie le monde depuis plus de quatre décennies. Photographe de renom (devenu peintre de la Marine depuis 2008), le normand d'adoption se raconte chaque mois sur le blog EMBARQUEMENTS. Dixième cliché et dixième point de vue commenté par un « pêcheur d’images » insatiable.

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    © Jean GAUMY / Magnum Photos

    « C’est un polaroïd du port du Havre. Dans la région, on commençait à me connaître comme photographe. Je viens de  travailler durant 7 ans sur le chantier du pont de Normandie.

    Le Port Autonome du Havre me donne carte blanche pour faire des photos du port. On a vu un peu partout mon travail photographique sur la construction du pont et surtout on a pu surtout en mesurer les retombées. Mes clichés sont parus dans les plus grands magazines : Time, SteRn, Match.... 

    C’est à l’issue de tout ce travail que j’ai eu envie d’explorer de nouvelles voies. J’ai alors décidé de travailler sur polaroïds. C’est une matière très belle. Les clichés apparaissent directement sur des négatifs translucides que l’on nettoie ensuite.

    Ces clichés, vous les cajolez littéralement. Cela leur donne une vraie patine, comme une peinture. Je les laissais sécher sur une corde tendue dans ma voiture ou scotchées sur un bout du pare brise…

    Quant au sujet, ça a été un travail de longue haleine. L’estuaire de la Seine est un terrain de jeu incroyable. S’y mélangent dans la nature de l’estuaire des structures très modernes et des usines en ruines. S’y côtoient improbables et réalités. Je me souviens d’une usine aux équipements blanchis par la chaux.

    On serait cru sur la planète Mars ! J’aime ce genre d’espace dans lequel le temps semble suspendu. J’ai sillonné des mois durant le coin avec ma vieille guimbarde. Pour ce cliché, ce jour-là, il pleuvait.

    C’est à travers le pare-brise que j’ai eu cette vision. Je l’ai saisi au polaroïd. J’aime l’imperfection de ces clichés. Ce côté sale, altéré par le temps.

    Ce noir et blanc confère aux clichés une teinte conforme à celle des films des années 1930-40. J’adore. Tout devient poétique ! 
    »

    > Voir Portfolio #9

    RDV LE MOIS PROCHAIN

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  • LIGNES DE FRONT

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    14 : c’est le dernier ouvrage de l’écrivain Jean Echenoz. 15 chapitres et 128 pages pour raconter le destin de cinq hommes et d’une femme que la « grande Guerre » va bousculer.

    Blaise Cendrars, Louis-Ferdinand Céline… La guerre 1914-18 a longtemps été un sujet de prédilection pour les écrivains. Peu s’y risque désormais tant les sentiers sont battus.

    C’est en tombant sur des correspondances familiales d’un aïeul parti au front que l'écrivain Jean Echenoz, l'auteur du triptyque « vies imaginaires » -  Maurice Ravel (Ravel), Emil Zátopek (Courir) et Nikola Tesla (Des éclairs) - tisse finalement la trame de son roman.

    « Cinq hommes sont partis à la guerre, une femme attend le retour de deux d'entre eux. Reste à savoir s'ils vont revenir. Quand. Et dans quel état ». Ainsi résumée en quatrième de couverture, l’intrigue offre un air de déjà-vu.

    Grâce à son art à manier les ellipses et les accélérés (comme au cinéma), son style incisif et à sa science du rythme, Jean Echenoz ne peine pourtant pas à captiver ses lecteurs dès les premières pages.

    Construit autour de quinze chapitres, conçus comme quinze tableaux, ce court roman fait mouche car 14 va à l’essentiel, tout en dévoilant ses trésors à qui sait les déceler.

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    De faits et d’événements d’une époque, Jean Echenoz en tire, comme à l’accoutumée, une substance à la fois dense, précise et concise. A propos de 14, une critique littéraire d'ailleurs est formelle : « On dirait un plan métaphysique de Michael Mann. La bande-son, si elle existait, serait de Ravel ou Debussy ».

    « Du Jean Echenoz grand crû ! », lui rétorque l’un de ses fervents lecteurs.

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    > À LIRE

    14 de Jean Echenoz. 128 pages -  12,50 € (Les éditions de Minuit)

     

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  • IMMERSIONS POLAIRES

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    « Le Piège Blanc », c’est  un film documentaire d’aventure réalisé par le cinéaste Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace.

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    L'été dernier, Vincent Berthet et Alban Michon dérivent pendant 2 mois et demi sur la banquise ceinturant la côte orientale  du Groenland.

    Les 2 aventuriers vont devoir être vigilants avant que l’arrivée de l’hiver arctique ne compromette leur dérive.

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    C’est donc entre Ittoqqortoormiit (Scoresby Sund) par 70° de latitude Nord et Ammassalik  par 65° Nord, soit au-dessous et au-dessus du Cercle Polaire Arctique que les deux compagnons se sont aventurés en kayak de mer.

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     Outre de classiques pérégrinations dans l’une des zones du globe les plus sauvages que j’ai eu la chance de sillonner (plus confortablement) en marchant Dans les pas de Paul-Emile Victor, Vincent et Alban se sont aventurés sous la glace en effectuant des plongées sous-marines jamais faites.

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    Des plongées assurément spectaculaires sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque là peu explorés. 

    Un récent reportage paru dans Paris-Match a laissé deviné la dimension épique de cette expédition en tandem partie de près à la rencontre de mammifères polaires, ainsi que de toute une faune et flore sous-marine totalement méconnue.

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    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration et la réalisation » a d’ailleurs promis le réalisateur.

    Diffusion dans quelques semaines en prime time sur France 3 dans l’émission Thalassa. Un film qui va prochainement tourner dans les festivals en France comme à l’étranger.

    Affaire à suivre sur le blog Embarquements…


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  • NOUVELLES VAGUES

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    Photographier la mer et ses humeurs, c’est devenu la passion de Philippe Dannic au point de devenir son obsession.

    Eté comme hiver, c’est à Belle Ile en Mer, où il habite, que Philippe Dannic photographie inlassablement l’océan, ses mouvements et ses lumières changeantes.

    À la clef, une moisson de clichés pour lesquels l’intéressé approfondit désormais son approche artistique. Flou des vagues, lumières évanescentes ou effets filés, certains de ses clichés font penser à des toiles de maîtres.  « Tant mieux car j’aime la peinture et les grands maîtres ! », concède fièrement l’intéressé.

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    Si l’artiste breton affectionne les océans, son registre est plus étendu qu’il n’y paraît de prime abord. Ancien photographe de mode, il affectionne le portrait. En s’intéressant aux habitants de « son » île qu’il a « portraités » à leur guise, il a ainsi voulu témoigner de la vie insulaire en ce début de vingt-et-unième siècle.

    D’autres projets sont à l’étude, comme celui d’exposer ses œuvres dans des galeries en France comme à l’étranger, ou encore celui de publier un nouveau « Beau-Livre » chez un éditeur réputé.

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    Car Philippe Dannic s’auto-publiait jusque là. « C’est comme ça que tu créés du lien avec des lecteurs. Je n’ai jamais hésité à les inviter à prendre le café à la maison. Histoire qu’ils comprennent mieux mon travail ! ».

    Cette fois, il veut montrer son travail sur tout le continent. « Et pas seulement sur Belle-Île. Qu’on habite le long du littoral ou dans les terres, les océans passionnent ! », avertit le photographe-marin intarissable sur l'océans, ses lumières et ses humeurs/

     

    > EN SAVOIR PLUS
    Clchés en rafale, esprit et ses liivres, RDV sur son site Internet : http://www.philippedannic.com/


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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 4|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Quatrième volet d’une aventure fort mystérieuse q’un passionné a entrepris de résoudre à tout prix.

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    LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Sa passion est devenue obsessionnelle. Depuis près d’un quart de siècle, Alain Conan se polarise sur le sort de Lapérouse et de ses compagnons. « Qui ne le serait pas ? ».

    Dès 1981, l’industriel basé en Nouvelle Calédonie créée l’association Salomon et lance illico la première campagne de fouilles sur Vanikoro.

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    Au début, les moyens sont modestes. 12 passionnés, depuis 2 voiliers de plaisance, mènent des recherches sous-marines et remontent à la surface les premiers objets authentifiés du XVIIIème siècle.

    En 1986, une seconde expédition est effectuée en collaboration avec des archéologues australiens. 500 objets sont traités et inventoriés. Se succéderont  alors des missions de recherche auxquelles adhèrent les plus hautes instances de la communauté scientifique française.

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    Point d’orgue de toutes ces campagnes, l’expédition 2005 avec ses 132 participants et 100 tonnes de matériel acheminés à Vanikoro. Alain Conan en est convaincu : « La suite de cette magnifique et dramatique page d’histoire s’écrira ».

    Avec une expédition prévue en Alaska, à l’emplacement même où ont péri 21 marins de Lapérouse, et une exposition au musée national de la Marine à Paris en 2007, le passionné de Vanikoro et ses compagnons ont eu du grain à moudre avant un ultime voyage sur l’île des naufragés.

    Car, l’île de Vanikoro ne livre finalement ses secrets qu’au compte-goutte.

    Stéphane DUGAST


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  • EN MODE TURBO

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    Le 4L Trophy, c’est un rallye-raid 100% étudiant sur les pistes marocaines. Une aventure sur laquelle je me suis récemment rendu en compagnie du photographe et vidéaste Christophe Géral. A Merzouga, nous avons croisé une équipe TV de l'émission Turbo (diffusée sur M6). Bref aperçu du reportage photographique de Christophe Géral et du sujet vidéo 4L Trophy à la mode Turbo.

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    > EN SAVOIR PLUS
    Le site web du 4L Trophy
    Le site web de l'association Enfants du Désert

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    > BONUS
    Reportage photographique & vidéos Au coeur du 4L Trophy à voir sur le site web de Christophe Géral


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  • SERINEQ, LE SOLEIL

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    Pierre Auzias (dit «Peeri») vit sur la côte occidentale du Groenland à Uummannaq. Deuxième chronique d’un quotidien ordinaire pour Peeri.

    En ce matin du lundi 4 Février, sur l'esplanade de l'école qui domine la ville, les enfants entourés de leur maîtres chantent en agitant joyeusement un petit soleil en carton jaune agrafé au bout d'un bâtonnet.

    « Quand le soleil revient / Tous les enfants sont heureux / Quand le soleil chauffe / Il nous redonne des forces / Quand les montagnes et les nuages se teintent de rouge / Tout devient très doux / Quand ses rayons réchauffent »

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    Chaque année, lors de l'apparition du soleil, ces vers contemporains, issus d' un ancien psaume, nous appellent  à saluer la mémoire d'Else Broberg, professeur regrettée de toute la population.

    Cette première apparition de Serineq est d'autant plus théâtrale, car il traverse durant quelques secondes, de son bord supérieur Kiggannguaq, soit  la brèche d' un col étroit de la chaîne montagneuse de Nuussuuaq, sise en face d'Uummannaq.

    Kiggannguaq: c'est aussi la fente de la visée du fusil ou encore la joie.

    Traditionnellement, le soleil dans la société des chasseurs a une grande importance.

    "Kaperlak" le temps obscur de la nuit polaire inspirait la peur jusqu' au milieu des années cinquante. Il fallait survivre en vivant de ses propres réserves. Serineq revenu, ramenait le soulagement, la joie, l'espoir et la force.

    Depuis toujours, la lumière d'avril et de mai presse les phoques sur la banquise (uttoq).

    Les oiseaux, et leurs oeufs sur les falaises, et un peu plus tard la pêche, rapportent tour à tour, ammassates (capelans) en juin, les  iqaluit (truites de mer) en juillet.

    À terre, durant le mois d’août, c'est la chasse aux Tuuttut (rennes) et aux Ummimaq, (boeufs musqués).

    Enfin aux portes de l'automne, les saumons et les globicéphales sont des denrées prisées de mes amis inuits.

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    Mon ami Hans est venu ce matin à sept heures pour parler autour d'un café :

    - « Bien sûr, la banquise ne venait pas toujours et il nous fallait être très actifs durant l’été pour prendre dans la Nature tout ce qui nous permettait d'affronter les temps obscurs.

    Á l'automne, il restait à cueillir les baies noires et bleues tout en tirant quelques jeunes oiseaux. En septembre arrivaient les bélougas et en octobre les narvals. Nous tirions alors les derniers phoques de fjord et puis la nuit tombait.

    Ce rythme juste, des chasses et de nos pêches, était alors plus important que tout autre car il gérait notre vie sociale. Les enfants apprenaient ce métier en aidant et en regardant, toujours à l'écoute de nos mouvements.

    Un bon chasseur n'abordait pas les temps obscurs dans la crainte, comme ceux qui n'avaient rien fait.

    Comprends- tu ? Cela ne veut plus rien dire de faire aujourd'hui chanter les enfants quand le soleil revient »

    Je ne contredis pas Hans, mais pour moi,que les enfants chantent Serineq, restera éternellement touchant. (À SUIVRE)

    Un récit et des dessins de
    Pierre Auzias dit « Peeri »

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  • TINTIN, LE RETOUR

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    La suite des aventures du célèbre reporter à la houppette ? Rendez-vous sur grand écran pour Noël 2015.

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    Tintin revient au cinéma ! Lors d'une récente interview accordée au Journal The Times of India, Steven Spielberg a réitéré sa volonté de poursuivre ses aventures avec le héros de Hergé, achevant ainsi ce qui doit être une trilogie.

    Coproducteur et normalement réalisateur du deuxième épisode, le cinéaste Peter Jackson a lui aussi confirmé cette date de sortie.

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    Parmi les autres indiscrétions savamment distillées par le duo de producteurs, celle d’un probable tournage à la frontière indienne et pakistanaise.

    « Les Aventures de Tintin, Le Secret de la Licorne », c’est le titre de ce second épisode dans nos salles obscures dans plus de 20 mois.

    Une trop longe attente par mille sabords !

    Images Fondations Hergé / Paramount Pictures / DR

     

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  • L’ŒIL DU MAÎTRE

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    Une centaine de chefs-d’œuvre de la photographie. Des clichés phares issus de la collection privée de Howard Greenberg, galeriste-collectionneur de New York City. Direction la fondation Henri-Cartier Bresson à Paris. Emotions garanties !

    La réputation d’Howard Greenberg n’est plus à prouver. Outre-atlantique, il est d’ailleurs l’un des piliers de la scène photographique new yorkaise. Sa passion dévorante pour la photographie remonte au début des années 1970, l’incitant rapidement à monter propre galerie.

    À l’instinct et au coup de cœur, Howard Greenberg expose alors ce qu’il aime, sans tenir compte souvent de prérogatives mercantiles, le travail des grands maîtres l’aidant à financer le reste.

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    En parallèle à son métier de galeriste, Mister Greenberg va se construire, au cours des 3 dernières décennies et de ses coups de cœur, une impressionnante collection de photographies, privilégiant deux approches.

    Une expérimentale, flirtant avec l’abstraction ; et une autre documentaire, « enregistreur » du réel, faisant étalage de l’engagement social de ses photographes.

    « Le bon tirage de la bonne image trouvé au bon moment »
    Howard Greenberg

    C’est dans cette collection foisonnante que la Fondation Henri Cartier-Bresson a eu la riche idée de sélectionner une centaine de clichés emblématique. L’opportunité est ainsi offerte aux visiteurs de la fondation de voir de visu des œuvres phares, dont certaines fort connues.  

    expo-photo-collection-howard-greenberg.jpgParmi ces « pépites », les clichés de Dorothea Lange, témoin privilégiée de la grande dépression aux USA, ou encore ceux de  photographes méconnus comme Roy DeCarava ou Leon Levinstein.

    Galeriste et collectionneur avisé, Howard Greenberg a décidément des bons goûts. À commencer par celui de nous faire voyager dans l’histoire de la photographie du vingtième siècle.

    Photographies Courtesy Howard Greenberg Gallery

    > Y ALLER

    Exposition Collection Howard Greenberg. Du 16 janvier au 21 avril 2013 @la Fondation Henri Cartier-Bresson / Paris 14. Plus d’infos sur www.henricartierbresson.org


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