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paul-emile victor - Page 4

  • AU NOM DU PÈRE [ARCHIVES]

    La genèse de la biographie de Paul-Emile Victor​ (1907-1995), explorateur polaire et héros de la France du 20ème siècle.  Depuis 10 ans, Stéphane Dugast s'est réglé dans les pas de cette grande figure de l'exploration. Extrait d'un entretien avec Daphné Victor, fille de l'explorateur, paru dans l’hebdomadaire Point de vue​ en 2006.

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  • HAROUN TAZIEFF : SON PÈRE, CE HÉROS ?

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    Après-demain, c’est le centenaire de la naissance d’un volcanologue renommé : Haroun Tazieff (1914-1998). Frédéric Lavachery est l’auteur d’une biographie dédiée à son père, figure très populaire de la France des années 1960 à la fin des années 1990.

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    Haroun Tazieff est incontestablement une figure du monde de l’Aventure hexagonale du 20ème siècle. Un monde alors très segmenté : Jacques-Yves Cousteau pour la mer, Maurice Herzog pour les montagnes, Paul-Emile Victor pour les pôles, et donc Haroun Tazieff pour les volcans (ECOUTER LA BLAGUE A CE SUJET, C'EST ICI).

    Les plus anciens se souviendront de l’image publique laissé par l’homme : celle d’un homme de terrain qui ouvert la volcanologie contemporaine au plus grand nombre, souvent au grand dam des plus éminents scientifiques (un classique du genre).

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    Avec l’aide de collaborateurs qu'il s'est choisis tout au long de quarante années d'expéditions, Haroun Tazzief a développé la recherche en volcanologie, s'intéressant notamment au rôle des gaz dans les dynamismes éruptifs, à la présence d'eau dans les magmas, au volcanisme sous-marin, aux techniques de mesure des variations de champ magnétique en liaison avec l'activité éruptive, en encore à l'observation directe de la dérive des continents et aux échanges de masses et d'énergie entre les appareils volcaniques et l'atmosphère.

    Ce volcanologue-tout-terrain a ainsi largement contribué à révolutionner une science qui n'était guère reconnue, sinon quasiment inconnue en Belgique et en désuétude en France.

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    D’OMBRES ET DE LUMIÈRES

    Son histoire ne s’arrête évidemment pas à son passif de volcanologue, elle est étroitement liée à son rôle de passeur. Car, à l'instar d'un Jacques-Yves Cousteau, Haroun Tazieff a été un cinéaste. Il est un pionnier du «filmage» des volcans pris sur le vif et de la communication entre les volcanologues et le grand public. Il a démontré la nécessité d'expéditions pluridisciplinaires sur les volcans actifs et les volcans en éruption. Et ce, malgré nombre de polémiques.

    La lecture de cette bibliographie est éclairante, elle renseigne sur un homme, son destin, ses coulisses, une époque et ses secrets.

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    Haroun Tazieff était ainsi un ami proche du dessinateur belge Hergé qu'il a bien connu à Bruxelles. Le dessinateur le comparait à Jules Verne[1].

    Outre ses faces lumineuses, l'auteur dévoile d'autre plus sombres. Car depuis la mort d'Haroun Tazieff en 1998, Frédéric Lavachery tente de percer les mystères de ce père qui ne l’a pas reconnu et à l’enterrement duquel il n’a pas été convié.

    Un exercice littéraire délicat que le "fils de" réussi avec habileté et doigté. Un biographie volcanique ? Je vous laisse juge...

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    › À LIRE
    Un volcan nommé Haroun Tazieff de Frédéric Lavachery. 359 pages - 20,99 € (L’Archipel)

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    › BONUS
    2014 est l’année des commémorations pour le Centre Haroun Tazieff, grand instigateur des évènements (conférences, forums scientifiques, expositions, rencontres, chorales et même une pièce de théâtre au Festival off d’Avignon) célèbrant le centenaire de la naissance du volcanologue médiatique. Pour en savoir plus, rendez-vous sur http://tazieff.fr/



    [1] :     Hors-série À Suivre Spécial Hergé, mars 1983, p. 17.

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  • LA GLACE, LE CIEL & Mr CLAUDE [BEST-OF]

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    La Glace
    et le ciel : c’est le titre du prochain film du cinéaste Luc Jacquet dédié à une grande figure du monde polaire : Claude Lorius. Rendez-vous au printemps 2015.

    Luc Jacquet est formel : «Claude Lorius est l’un des scientifiques français les plus éminents et l’un des rares à être entré dans les livres d'histoire de son vivant». Et pour cause, il a été le premier à prouver la part de l'activité humaine dans les bouleversements climatiques sur lesquels le Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC)  revient ces derniers jours en étudiant les glaces de l'Antarctique.

    «Claude Lorius est un grand scientifique mais aussi un grand bonhomme» affirme le cinéaste - réalisateur des remarqués La marche de l’empereur ou Il était une forêt - qui a décidé de lui rendre hommage. Son film  retracera ainsi la vie de ce chercheur et explorateur polaire reconnu mondialement pour ses études de la composition des inclusions gazeuses des glaces polaires indiquant les climats anciens de la Terre.

    Claude Lorius est le premier, avec Jean Jouzel à avoir mis en évidence le lien entre la concentration atmosphérique en gaz à effets de serre et l'évolution du climat.

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    En menant l’enquête pour co-écrire la biographie de Paul-Émile Victor (en cours de préparation), j’ai eu la chance d’interviewer de nombreuses personnalités, dont des anciens des Expéditions Polaires Françaises (EPF) dont fait partie Claude Lorius. Car ce scientifique chevronné a été également un explorateur des temps héroïques de l’exploration polaire française en Antarctique notamment.

    À compter de son premier hivernage en Terre Adélie à la base Charcot en 1957, le Franc-Comtois d’origine a pris part à plus de vingt expéditions polaires entre les années 1960 et 1980, principalement en Antarctique dans le cadre des missions polaires françaises et internationales, notamment à la base Vostok (LIRE LA CHRONIQUE).

    De cet entretien filmé chez lui dans les Alpes, je garde un souvenir attendri et ému. Malgré sa mémoire parfois défaillante, Claude m’a raconté, avec malice et sincérité, ses liens avec le patron des EPF et son apport pour la Science.

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  • D’ART, D’ARTS…

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    Pierre Auzias (dit «Peeri») vit à Uummannaq, un village de la côte occidentale du Groenland. Chronique d’un quotidien peu ordinaires. Cet hiver, les Arts sont à l’honneur, une fierté pour tous et notamment Nielsine 12 ans qui expose son oeuvre à l'hôpital d'Uumamnnaq (Cf ci-contre).

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    LIRE SA PRÉCÉDENTE CHRONIQUE «Tuullik : c’est un centre d'art d'Uummannaq qui vit désormais pleinement (LIRE LA CHRONIQUE). Ce lieu fonctionne parfaitement puisque toutes les activités proposées affichent complet.

    Débordant d'enthousiasme, les enfants ont accroché leurs travaux à l'hôpital. Par ailleurs, aux adultes du soir, se sont joints 6 stagiaires du séminaire d'Helsingør (NDLR : l’équivalent de nos IUFM) envoyés du Danemark et deux autres stagiaires de celui de Nuuk. Leur arrivée a créé des échanges très animés, saluant ainsi le retour du soleil.

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    Kristian Grønvold, un ami de Peeri, à la pêche sur la banquise. 

    On dessine et grave, on cause jusqu'à très tard en buvant du thé, réalisant ce que nous appelons «nos choses» que nous proposerons ensuite à la maison de retraite pour égayer la cantine des vieux et sympathiques pensionnaires groenlandais. 

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    Lars Therkelsen : instituteur et photographe à Ikerassak.
     

    Samedi dernier à Tuullik, Kristian Grønvold et Lars Therkelsen, ont réussi une prouesse ! Celle d’attirer plus de 400 personnes pour leur vernissage lors de la nuit culturelle groenlandaise.

    Grands voyageurs tous les deux: Kristian, uummannamiut (habitant d' Uummannaq) pur souche est un électricien d'une cinquantaine d'années. Kristian ne part jamais à la chasse sans son appareil photo. C’est ainsi qu’il nous présente ses meilleurs clichés, offrant des vues inhabituelles de ses routes, fixant des ambiances de ses sorties solitaires ou familiales.

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    Kristian Grønvold devant ses photographies

    Lars est quant à lui directeur de la petite école d'Ikerassak. C’est un grand voyageur. Même son handicap physique sérieux (il souffre d'une grave déformation osseuse rhumatismale) qui l’oblige à marcher avec des béquilles, n'a pas freiné son engouement pour ses aventures asiatiques.

    Kristian propose aussi un diaporama de la vie locale fort d'une centaine de diapositives anciennes, héritées d’une collection de Peter Johanson, un vieil uummannamiut décédé en 2006.

    Ces scènes de la vie quotidienne prises dans des années 1960 et 1970 ont provoqué nombres de commentaires. Le visionnage de ces images surprises a été salué par des rires et même des caresses des visages défilant sur l'écran.

    Annie et moi avons très vite remarqué que la généalogie et la filiation pourraient faire l'objet d'une prochaine exposition.

    En moins de quelques minutes, les téléphones portables déclenchés depuis la galerie annonçaient aux amis et aux familles la présence d’un membre ou d’un ami. Ce «bouche-à-oreille» a ainsi attiré une foule d’enfants, d’adolescents et d’adultes de tous âges. Une longue file s’est ainsi très vite formée sur le perron de la galerie.

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    À l'intérieur, nous nous sommes alors vite inquiétés de la solidité des poutres qui tanguaient sous le poids des visiteurs. Ce succès conforte mes souhaits. Celui d’œuvrer à ce qu’une structure, aussi infime soit-elle, permette aux habitants, petits et grands de notre district, de gérer eux même leur projets artistiques.

    Ce lieu est une bulle où l'on discute de toutes sortes d'idées pour les rendre accessibles à tous sous forme d'expositions ou d'interventions comme celle de l'hôpital. 

    De plus, les touristes de passage y trouveront tout l'exotisme que mérite leur déplacement, sans avoir à contempler moult peaux de phoques. Ce lieu se ferait le témoin de son époque d'une manière non déguisée, l'exotisme inuit (souvent trop forcé) serait ainsi filtré. C’est une piste de travail sérieuse qui mérite d’être exploré…

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    Le repas de phoque après la course (copyright Lars Therkelsen) 


    Les Groenlandais sont sans doute très attentifs à ce qui se passe dans le monde mais n'en tirent guère de leçons ! Ils resteront longtemps encore jaloux de leur propre manière d'appréhender ce qui s'y passe, d'exister en dépit de tout, d'illustrer leur passage sur cette terre de leurs ancêtres.

    Un fil invisible les lie à leurs origines que chaque jour, depuis 8 ans déjà, nous essayons d'interpréter. Oserai-je écrire en vain ?

    IMG_2141.jpgLe petit Apoutsiak (3 ans) ainsi prénommé comme le héros
    du livre pour enfant de Paul-Emile Victor. Il visite Tuullik à sa manière.

    Le joug de la technologie contemporaine mettra des générations à faire muter ce gène culturel. Il est essentiel de comprendre que tout les formes d'interventions inspirées par nous autres venus de l'extérieur ne déclenchent pas forcément l’intérêt attendu. Les curieux se sentiront distraits mais n’en garderont pas forcément que de bons souvenirs.

    Développer la culture locale pour la rendre accessible à ses habitants est par conséquent une priorité.

    Pierre Auzias dit «Peeri»

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  • SEMAINE POLAIRE

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    Passions polaires obligent ! Direction Les Rousses dans le Jura pour participer à la 14ème édition de la semaine du livre polaire et de montagne. Rendez-vous du 3 au 8 août prochains.

    La semaine du livre polaire et de montagne, ce sont 5 jours consacrés à la littérature du grand nord et de la montagne. Livres neufs, livres d'occasions, animations, randonnée pédestre et expositions, atelier d'écriture sont au programme.

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    EN SAVOIR PLUS
    Le programme du festival est consultable sur le site web du Centre Paul-Emile Victor  à http://www.centrepev.com/semaine-du-livre-polaire-et-de-montagne.htm


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  • BREIZH ATAO (Bretagne toujours !)

    LABRETAGN_Ip001p048_FR_043H.jpgÀ la veille des grandes vacances, focus sur un livre de la collection Le Père Castor dédié à une région entre terre et mer : la Bretagne. «Breton du Sud» (de naissance), j’ai inévitablement adoré…

    La Bretagne fait toujours recette ! La preuve avec ce « Beau-Livre », pour les grands comme les petits, faisant étalage des atouts et des richesses de cette région aux quatre départements (Finistère, Morbihan, Ile-et-Vilaine et Côtes d’Armor), auxquels il faut historiquement ajouter la Loire-Atlantique.

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    LE SAVIEZ VOUS ?

    Le Père Castor, c’est une collection lancée dès 1931 par Flammarion. Objectif affiché de l’éditeur ? Publier des ouvrages de qualité et à prix abordable, tout en incitant le jeune lecteur à la découverte du monde qui l’entoure grâce aux images évocatrices appuyées par des textes courts. À noter qu’en 1948, Paul Faucher lance la collection «Les Enfants de la Terre», destinée aux enfants de 7 à 12 ans, et publie comme premier titre Apoutsiak le petit flocon de neige, écrit et dessiné par l’explorateur polaire Paul-Émile Victor (1907-1995).

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    Îles battues par les vents, maisons aux toits d'ardoise, galettes de blé noir, danses folkloriques, menhirs, dolmens ou forêts mythiques… Si rien ne vous est épargné de l’image carte postale de la Bretagne, ce livre - grâce à ses textes concis agrémentés d’illustrations attrayantes - a le mérite de tout condenser.

    Organisé autour de différents modules, cet ouvrage incite, de surcroît, tout lecteur (breton ou non) à découvrir de manière ludique cette région de France à forte identité.

    Forcément, après lecture, la Bretagne ça vous gagne !

    Stéphane DUGAST
    Ilustrations de Nathalie RAGONDET
    © Flammarion - Père Castor, 2013

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    > À  LIRE

    La Bretagne
    et ses contes, ses visites, ses recettes… de Violaine Troffigue et Nathalie Ragondet. Collection Le grand livre des régions / Le Père Castor. 48 pages - 13 € (Flammarion)

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  • ŒUVRES UTILES

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    11 auteurs de renom parlent d’Aventure, de son sens et de son utilité. Un livre à contre-courant des valeurs en vogue de notre société. Forcément fort instructif…

    Patrice Franceschi a de la suite dans les idées. Tour à tour explorateur, bûcheron, soldat, marin, écrivain et cinéaste, le voilà désormais promu directeur littéraire aux éditions du Seuil.

    A la tête d’une nouvelle collection intitulée « Points – Aventure »,  le capitaine de La Boudeuse a réuni autour de lui 11 pointures du monde de l’Aventure et de l’exploration.

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    11 plumes de renom et 11 de ses amis, dont Sylvain Tesson, Olivier Frébourg, Laurent Joffrin, Olivier Archambeau de la Société des Explorateurs Français ou encore Martin Hirsch et Jean-Christophe Rufin.

    Le résultat est fort plaisant pour qui aime se poser des questions sur l’esprit d’aventure. En racontant librement sa vision, chacun des auteurs fait, de surcroît, moins étalage de son expérience que des valeurs qui l’animent. 

    Dans une société où le sacro-saint  « principe de précaution » et le tout sécurité prévalent, cet ouvrage est une véritable bouffée d’oxygène, qui devrait faire naître des vocations, ou inciter les autres à se dépasser et à partir à la rencontre d’horizons lointains. 

    Voyages et littérature font décidément fort bon ménage, ce qu’a flairé Patrice Franceschi, en homme de terrain et homme de Lettres. Objectif avoué de l'intéressé ? Remettre au goût du jour des récits d’exploration oubliés.

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    Ainsi va être prochainement publié un second ouvrage - intitulé Dernières Nouvelles du Sud - racontant cette fois les aventures menées par Luis Sepulveda et Daniel Mordzinski de Buenos Aires à la Terre de Feu.

    Autre ouvrage prévu de prochainement paraître en librairie : Boréal ou le récit de l’aventure ethnographique de Paul-Emile Victor au Groenland en 1934 « eskimo parmi les eskimos » 

    En plus de mener depuis des années de savantes réflexions sur l’Aventure, Patrice Franceschi fait désormais œuvre utile en publiant des récits d’explorations. « Et ce n’est que le début ! », a d’ailleurs promis l’intéressé dans un large sourire. Collection à suivre donc…

    Stéphane DUGAST
     

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  • UNDER THE POLE II : IVRESSES POLAIRES

    22 mois d'exploration entre le cercle polaire arctique et l'extrême pointe nord du Groenland, c’est le second volet d’Under the pole, une expédition polaire sous-marine audacieuse.

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  • RÊVES DE GLACE 1|4

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    De prime abord, l’idée parait saugrenue. Remorquer des icebergs et les exploiter afin de produire de l’eau douce, c’est pourtant l’obsession de l’ingénieur français Georges Mougin depuis plus de quatre décennies. Retour sur la génèse de ce projet.

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    1947, Georges Mougin coordonne avec le concours d'un architecte naval danois les travaux de transformation d'un navire issu des surplus de la Marine américaine qui sera transformé en bateau polaire au profit des Expéditions Polaires Françaises (EPF), initiées par un dénommé Paul-Emile Victor. Les deux hommes nouent une solide amitié tout en vaquant chacun par la suite à leurs occupations.  

    1975, Georges Mougin est contacté par l’explorateur polaire français lui-même consulté par le fils aîné du roi Fayçal d’Arabie Saoudite, en charge de trouver de nouvelles potentialités pour son pays.

    Alors président directeur général de la Salin Water Conversion Corporation d’Arabie Saoudite, le prince Mohamed al-Fayçal dispose d’un budget pharamineux.

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    Conscient des inconvénients du dessalement de l’eau de mer et du potentiel en eau douce des icebergs, il a contacté Paul-Émile Victor qui va à son tour contacter un « spécialiste » : Georges Mougin.

    « Ça a fait tilt chez Paul-Émile, qui s’est souvenu de nos discussions et de mes études sur les icebergs. Je suis ainsi rentré en rapport avec le prince Mohamed », se souvient l’intéressé. 

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    Ainsi naîtra la société Iceberg Transport International, financée par le prince en vue d’étudier la faisabilité du transfert d’icebergs vers l’Arabie.

    Fort de la manne princière, les études sont lancées. La zone de sélection des icebergs est vite repérée. Pour acheminer un iceberg dans l’océan Indien, il faut le prendre au Sud de l’Atlantique, car la dérive naturelle l’emmène vers l’Est. Le projet est en marche... (À SUIVRE) 

    Stéphane DUGAST
    Images © IceDream



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  • LE GROENLAND DE MICHA

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    Fidèle compagnon de l'explorateur polaire Paul-Emile Victor, Michel Pérez (dit «Micha») a lui aussi écrit ses carnets de route pendant leurs expéditions au Groenland dans les années 1930. Près de 80 ans plus tard, les récits de «Micha» sont enfin publiés...

    Août 1934, quatre jeunes explorateurs intrépides débarquent sur la côte orientale du Groenland depuis le navire « Pourquoi Pas ? », alors commandé par Jean-Baptiste Charcot (1867-1936). Parmi eux : Michel Pérez, ingénieur fraîchement diplômé et passionné de montagnes.

    Ami de longue date de Paul-Emile Victor, le Suisse a accepté d’emblée de se joindre à la première « expédition scientifique française sur la côte orientale du Groenland ». Aux côtés des deux amis, deux autres compagnons : Robert Gessain, médecin-antropologue et Fred Matter-Stevenier, cinéaste.

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    Exhumés des archives familiales par François, l'un de ses fils, ces carnets sont les notes personnelles que Michel Pérez (1909-1994) a rédigées pendant ses séjours groenlandais avec ceux que l’on appelait alors les « Eskimos ».

    Préfacé par Joëlle Robert-Lamblin, anthropologue et spécialiste de l’œuvre des « Quatre du Groenland », cet ouvrage permet d’appréhender autrement les expéditions menées par Paul-Emile Victor (1907-1995).

    Un récit de voyage écrit sans fard, ni fausse pudeur, qui plonge immanquablement le lecteur au cœur de ces expéditions sillonnant alors une région du globe jusqu’alors peu explorée et encore pas cartographiée. 
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    Ce récit resté trop longtemps confidentiel est signé par l'un des plus fidèles compagnons de route de Paul-Émile Victor qui deviendra après-guerre l’un des co-fondateurs des Expéditions Polaires Françaises (EPF) avant de poursuivre ses activités au sein du monde de l'entreprise et des Nations Unies.

    Grâce à la ténacité de son fils François Pérez et de Lionel Bedin, un éditeur audacieux basé dans les Alpes, les écrits de « Micha » ressuscitent. De quoi ravir les férus de récits d'exploration. (SD)

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    A LIRE // Carnets du Groenland (1934-35) de Michel Pérez. 192 pages – 17 euros. Collection « Mondes ouverts » aux Editions Livres Du Monde. Un livre à commander sur www.livresdumonde.net 

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  • BREST MÊME !

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    20 ans tout rond ! Rendez-vous du 13 au 19 juillet prochain pour la vingtième édition des fêtes maritimes de la cité du Ponant astucieusement baptisées Les Tonnerres de Brest 2012.

    De l’aveu de ses organisateurs, cette manifestation maritime unique dans l’Hexagone va faire vibrer les quais, onduler la rade de cette cité océane, illuminée par les plus belles flottilles du patrimoine maritime mondial. Aux curieux visiteurs de juger in situ !

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    Pour les amoureux de monde polaire, je serai sur place le lundi 16 juillet prochain à l’espace des villages des cultures arctiques afin de présenter le film 52 minutes Dans les Pas de Paul-Emile Victor. Débat (fructueux à l’issu). Et reportage photo à suivre sur le blog Embarquements et sur mon facebook pour être en direct de Brest (même)…

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  • UNE LONGUE ROUTE

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    « Avancer que coûte que coûte même si les raquettes aux pieds semblent peser des tonnes. Pousser sur ses bâtons. Trébucher parfois, se relever, toujours avancer. Ce matin, la neige colle aux pattes des hommes comme à celles des chiens. Impossible pour ces derniers de tirer un traîneau à pleine charge dans ces conditions. C’est alors aux hommes de faire la trace et de rendre possible le passage de cette caravane.

    Le souffle court. Les cuisses brûlantes. J’avance coûte que coûte la lanière d’une de mes raquettes entre les dents. Dès l’attaque de la montée, la lanière a lâché. Sur une jambe et demie, je souffle comme la cheminée d’un train à vapeur. Chacun de mes pas est laborieux et maladroit. De surcroît, cette foutue poudreuse vient se fourrer entre mon pied droit et la raquette tout en s’agglutinant en boules compactes impossibles à concasser.

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    Sans raquette au pied gauche, je m’enfonce jusqu’à mi-cuisse dans la neige épaisse tandis que ma jambe droite plonge dans cette poudreuse jusqu’à la cheville. L’équilibre est alors précaire. L’engagement physique est total. Si la montée paraît interminable, mon moral est inébranlable et inoxydable. Pousser, tirer et avancer. Toujours avancer. Malgré les chutes inévitables. De la neige jusqu’à la taille, il faut alors se relever (d’une manière souvent peu académique) puis avancer. Toujours avancer.

    À intervalles réguliers, un cri se perd dans l’immensité de cet espace noyé progressivement dans la brume. C’est la voix de Moorta, l’un de nos guides inuits. De la main, il m’indique alors sommairement la direction à suivre. Le plus souvent, c’est là où la couche de neige se révèle la plus profonde. En temps ordinaire, une telle situation m’aurait prodigieusement agacé. Aujourd’hui, je suis heureux. Heureux d’être confronté à ces éléments et à ces paysages que Paul-Émile Victor détaille et décrit dans ses récits épiques. Son ouvrage Boréal et Banquise est ma « bible » depuis de nombreux mois. Ce que je pressentais avant ce périple se vérifie : le bonheur absolu est à portée de doigts à condition de s’y employer entièrement »

    Stéphane DUGAST
    Photographies : Stéphane DUGAST / Paul-Emile Victor

     

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    Extraits du Beau-Livre « Dans les pas de Paul-Emile Victor. Vers un réchauffement climatique ? » (Michel Lafon)

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