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  • FIN DE CAMPAGNE

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    C'est ce samedi 31 mars que le voilier Tara achève à Lorient (son port-base) son aventure scientifique débutée en 2009. Une belle et forte épopée qui aura vu plus de 120 chercheurs et 70 membres d'équipage se succéder à son bord afin d'étudier in situ les océans. Une campagne ambitieuse et utile ?
     


    Conçu pour résister aux pressions des glaces, le deux-mâts en aluminium - l'ancien Antartica, utilisé par l'explorateur Jean-Louis Etienne entre 1991 et 1996, devenu le Seamaster de Peter Blake (mort tragiquement au Brésil en 2001) puis Tara Oceans après son rachat par Étienne Bourgeois (président de la socité Agnès b.) - aura d'abord démarré ses aventures par une ambitieuse expédition en Arctique en 2007-2008. Une manière de célébrer l'année polaire mais surtout d'étudier un écosystème océanique à part.


    Tara Oceans
     aura ensuite poursuivi sa mission scientifique et écologique pendant 2 ans en effectuant un véritable tour du monde ponctué de « stations » (périodes de travail à un même endroit) aussi longues que nécessaires au profit des nombreux scientifiques embarqués à son bord.

    Une aubaine qui permettra ainsi à la communauté scientifique d'engranger une quantité considérable de données dont on estime désormais qu’il faudra des décennies à exploiter.

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    A l'heure des observations satellites étudiant les océans en continu, les campagnes de Tara Oceans peuvent paraitre aux yeux d'esprits (chagrins) vaines, voire peu utiles.

    N'en demeure pas moins un authentique esprit d'entreprise et d'aventures, résonnant en parfait écho avec les illustres campagnes d'exploration d'antan menées par les Cook, Bougainville & consorts.

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    Quant à la véracité scientifique, elle est avérée tant d'éminents spécialistes se sont pressés d'embarquer pour y étudier l'écosytème marin, et notamment le plancton.

    Autant données et d'observations patiemment recueillies sur les océans, un modus operandi parfois plus précieux qu'une image satellite. In Tara veritas...
     

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  • PIERRE, JACQUES & LE CRABE...


    Pour les marins et les férus d’horizons lointains, l'œuvre de Pierre Schoendoerffer sera à jamais associé à un film au titre étrange :
    Le Crabe-Tambour sorti sur les écrans en 1977. Son comédien fétiche et ami, le cinéaste Jacques Perrin se confie. Ultime hommage à  un « soldat de l'image » en Indochine, devenu un cinéaste et à un écrivain d’exception, disparu il y a une quinzaine de jours...

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    Sur le tournage du Crabe-Tambour, Pierre Schoendoerffer à la manoeuvre.

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    Un tournage à la une de l'hebdomadaire de la Marine

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    Jacques Perrin dit le « Crabe-Tambour »...

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    Aventures, drames, guerres, amitiés viriles... Les romans de Pierre Schoendoerffer ont même inspiré Hollywood !

     

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    FICHE TECHNIQUE
    ARCHIVES // ECPAD, Le Crabe-Tambour
    IMAGES, SONS & PHOTOGRAPHIE // Christophe GÉRAL
    MONTAGE & EFFETS // Cyrille CHARREAUX
    RÉALISATION // Stéphane DUGAST

     

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  • LE SEL DE L’AVENTURE

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    4 800 kilomètres sans escale ni assistance à la seule force des bras pour traverser l’océan Atlantique en 41 jours, tel est le défi accompli le 9 mars dernier par Christophe Dupuy, devenu le premier officier de Marine à réussir pareil exploit. Récit a posteriori d’une navigation forcément pas comme les autres…

    - « Racontez-nous cette course à la rame ? Quels en ont été les temps forts ou à contrario les moments de doute ?

    - Christophe Dupuy : Cette traversée de l’Atlantique à la rame, je l'ai préparée pendant un an. Je l'ai abordée comme une mission. Je l'ai ainsi déclinée en phases et séquences comme on prépare une opération au sein des forces spéciales.

    Les temps forts sont incontestablement le départ et l'arrivée. Le départ, car on part un peu quand même vers l'inconnu.

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    L'arrivée, car c'est la fin et de tomber dans les bras de Bruno Le Tyrant (NDLR : ancien officier marinier commando en charge du technique) avec qui toute cette histoire n'aurait pas pu être possible s'il n'avait pas été là !

    Quant aux instants de doute, j’en ai eu un au moment du coup de vent au sud des îles du Cap Vert. Je n'ai pas pu ramer pendant 36 heures. Je me suis dit que si cela devait être comme cela tout le temps, cela allait vite devenir compliqué et ce, d'autant plus, quand on apprend que les autres se retournent les uns après les autres.

    On prend alors vraiment conscience que l'on est tout petit face à la mer. Un sentiment bizarre. Car ce sont autant cette force et sauvagerie que la beauté des images de cet univers dantesque qui restent et nous imprègnent…

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    En quoi avoir été un commando et nageur de combat vous a-t’il servi ou desservi pendant cette aventure ?

    - Dans la préparation et dans la réalisation. Préparation car comme je vais me répéter mais j'ai tout décliné pour ne rien laisser au hasard. Visiblement, cela a bien marché.

    Mon passé m’a servi dans l'action, car j'ai gardé une rigueur dans l'exécution. Je n'ai rien changé à ce que j'avais prévu. Le côté que j’ai un peu occulté, cela a peut être le côté contemplatif. Mais rassurez-vous, j'ai dans ma tête des images indélébiles. J’ai vécu des moments intenses et extraordinaires.

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    N'éprouvez-vous pas de frustration à ne pas être sur le podium alors qu'en vous suivant au quotidien, on a longtemps cru à une troisième, voire une seconde place ?

    - Effectivement, cela est dommage, mais j'ai réussi et là est ma victoire. De plus, au prologue, j'avais dit que je serai heureux d'être dans le top 5.

    Je finis cinquième grâce à un décompte de l'organisation qui fait un quatrième malgré deux troisièmes, donc contrat rempli !


    Concernant la solitude et le danger, comment l'appréhende t’on ? Avez-vous pensé à la mort ?

    J'ai eu peur, comme on part au combat ou avant mission, la veille et le jour du départ. Puis à partir du moment où je me suis retrouvé tout seul, la mécanique de la mission s'est mise en place, la concentration, il n'y avait plus d'états d'âme.

    La solitude ne m'a pas pesé et le danger été appréhendé donc pris en compte. Je ne me suis donc jamais laissé débordé.

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    Qu'éprouve ton à l'arrivée ? Une fois de retour à terre ?

    - Une grande satisfaction mais je ne prends conscience de l'avoir fait que depuis que je suis rentré auprès des miens ou en voyant les films et les photos.

    L'Aventure c'est quoi selon vous ?

    - La vie ! Il faut toujours avoir des projets pour avancer et la réalisation de ceci rend heureux… »

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    EN SAVOIR PLUS //
    Le récit de son aventure avant son départ

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  • À l’HEURE AMÉRICAINE ?

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    Repartez SUR LA ROUTE... 66 ! Parution à la fin du mois en Allemagne du Beau-Livre éponyme dédié à celle que les Américains appellent la « Route-Mère » (mother road) et réimpression du Beau-Livre en version française. De quoi ravir et stimuler l'appétit de tout voyageur ou féru de grands espaces. Pour patienter,  un teaser concocté par mon ami et complice Christophe Géral, auteur de clichés évocateurs à bien des titres. Embarquement sur l’US 66 au cœur de l’Amérique…



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    À LIRE //
    SUR LA ROUTE 66  - Carnets de voyage
    Photographies de Christophe GERAL. Récit de Stéphane DUGAST Introduction de Philippe LABRO
    180 pages - 38,00 € 
    (La Martinière éditions)

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  • PARFUMS PORTUAIRES #4

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    Après une enfance ensoleillée (Cf part 1 & part 2), Pierre Auzias est devenu un danseur professionnel chevronné (Cf part 3) quand sa vie va prendre un nouveau tournant en Normandie. Quatrième épisode d’une tranche de vie savoureuse à plus d’un titre…

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    « 1976. Je pars voir mes parents en résidence au centre de thalassothérapie de Granville. Coup de foudre !

    La situation géographique de la ville, sa beauté tout comme celle de la côte que l'oeil balaye du nord de la Hague au Cap Fréhel à l'ouest, m'inspirent une halte. La « haute ville » austère, ceinturée de remparts, semble mystérieusement endormie sur son histoire.

    Là, sous le cri des goélands qui planent au dessus des vieux toits d'ardoises, je découvre l’île de Chausey et plus haut Jersey.

    Le marnage, modifiant sans cesse ce vaste paysage marin, me fascine également. Le bassin du port de pêche est plein de magnifiques « pêche-arrière », des chalutiers construits en chêne au chantier Servain et encore produits à un rythme soutenu.

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    COUREURS & PELLETAS

    De jeunes marins, comme à Saint Malo, dans un sain climat de flibuste, peuplent alors les cafés avant de s'élancer dans les premières grandes courses océaniques.

    Je revois le grand sloop « Pristis » qui s'apprête à courir Le Triangle Atlantique ou « Révolution », le superbe tonner flushdeck. Je me souviens aussi du passage de l'énorme « Club Med » avec Alain Colas seul à la barre passant fièrement l'écluse sous les applaudissements de la foule.

    Je me rappelle également d’Éric Tabarly, dit « Pépé », grand fidèle des régates de doris de Chausey et tant d'autres.

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    La plaisance est alors en plein essor. On construit la toute nouvelle marina qui fait tousser quelques vieux « pelletas ».

    Image pittoresque et quotidienne de ces vieux loups de mer silencieux, assis sur le granit du quai, la casquette vissée sur le crâne. Ils ne comprennent pas les parisiens qui, soudain, viennent désormais ici par centaines se faire laver pour le plaisir !

    PREMIERS CROQUIS

    Je retrouve les souvenirs de mon enfance à Cannes. C’est je crois cette nostalgie de la vie maritime qui me pousse à griffonner mes premiers croquis.

    Des courbes ou des lignes coques échouées dans l'avant port, des scènes de vie quotidienne des gens de mer... Il y aura également des inspirations plus terrestres avec les ruines des abbayes, comme celles de Hambye ou de La Lucerne.

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    1977. Je reviens à Granville et y trouve un logis peu étanche sous les toits de la haute ville. L'eau de pluie goutte du plafond, directement sur mon papier. C'est pratique pour mes aquarelles !

    Je suis ici heureux. Je retrouve l'air qui me manquait à Paris. De Granville, je peux cependant vite regagner la capitale ou d'autres villes pour y danser.

    St Lô, Coutances, Bayeux, Caen… Je crée des associations dans ces « grandes villes » de Normandie pour y enseigner la danse.

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    D’ART & D’ESSAIS

    Dans la petite maison de la place Cambernon dans la « haute ville », je racle, je m'acharne. Je fais des trous dans le papier. Je colle. Je récupère des sacs de patates que je maroufle. Je mélange et je broie mes poudres.

    Je rencontre aussi de nombreux artistes qui ont tous choisi de travailler dans cette région. Toujours avide d'apprendre, je rends visite au fabuleux graveur Patrick Vernet à la générosité marquante.

    Je retrouve aussi souvent sur le port le peintre Guy Désert. Il aime la pluie et m'explique ses gris vibrant déposés sur des fonds colorés.

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    Monsieur Marc P. Châtaigner Père, directeur de l'Aquarium du Roc, aquarelliste très sollicité m'enseigne quant à lui l’art des reflets aquatiques saisissants.

    Je fais aussi la connaissance de Bernard Chenez, dessinateur chroniqueur au journal Le Monde, un interlocuteur respecté et très attendu chaque fin de semaine….

    Je prends peu à peu goût à un autre beau métier, celui d’artiste-peintre, grâce à ces personnalités.

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    Pierre Imbourg, alors directeur de la revue « L'Amateur d'Art », publie l'oeuvre qu'il m’achète au salon des Bas Normands de Caen en 1977 et m'impose une côte. Du coup, les galeries me contactent.

    Si une porte semble vouloir se fermer sur ma carrière de danseur, j'essaie bien au contraire de mener désormais ces deux activités de front.

    « NE CRAIGNEZ PAS DE MOUILLER ! »

    Plus tard ayant ainsi vaincu le stade des salissures, je décide d'aller consulter le « Maître de Chausey » qui me reçoit très gentiment une bière sur la table de la cuisine dont je me rappellerai encore longtemps.

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    Il étudie longtemps silencieux les études de bateaux que je lui ai apporté et de son franc parler littéraire conclut : « Je vois que vous ne confondez pas balancine et pataras, continuez donc ! Il n' y a pas de recettes, sinon mouiller ! Oui mouillez bien votre papier, mouillez ! Ne craignez pas de mouiller, vous verrez ! ».

    Depuis ce jour là, la voix de Marin Marie a toujours été ma corne de brume et mon phare.

    1980. L’illustre Marin Marie, peintre de la Marine depuis 1935, me propose d'entrer en contact avec un de ses collègues peintre titulaire de la marine pour me conseiller, en vue de postuler. 

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    MARIN-MARIE BIENVEILLANT

    J'attends 1982 pour présenter à Monsieur Henri Plisson (1908–2002), peintre titulaire, mon travail : « Vous serez pris, c'est excellent ! »

    Échec ! Je ne suis pas retenu. Dans les couloirs du Musée de la Marine : un officier, casquette et toile sous le bras, tout aussi défait que moi, je suis blême, il est rouge de rage: « Ils ne prennent que des vieux c... 60 piges minimum! »

    A la mort le 11 Juin 1987 de Monsieur Marin Marie, je perds un père spirituel. Décédé peu de temps après mon père, j'aurai le sentiment d'en perdre deux.

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    Aujourd'hui dans mon petit atelier au Groenland, je salue chaque jour religieusement le portrait que j’ai alors fait de lui pour l'immortaliser.

    Coiffé d'une casquette de marin pêcheur « La Granvillaise », il me regarde par dessus ses demi foyers en souriant. Comme un clin d'oeil... » (À SUIVRE)

    LIRE L'ÉPISODE 5

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  • L'HISTOIRE DU MANGUIER

    Les «bateaux gris» peuvent parfois mener une étonnante seconde vie. Ancien bâtiment de la Marine nationale en service jusqu’en 1998, Le Manguier est désormais un remorqueur… à voiles à vocation polaire ! Récit d’une étonnante transformation.

    Lire la suite

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  • LÀ-HAUT, AU-DESSUS DES NUAGES

    Pierre Schoendoerffer, 83 ans, vient de perdre sa dernière bataille. Lui le survivant de Diên Biên Phu, réputé pour avoir su raconter la guerre en littérature comme au cinéma, s’est éteint le mercredi 14 mars, des suites d'une opération à l'hôpital militaire de Percy à Clamart. Pour les marins et les férus d’aventure, son œuvre sera à jamais associé au roman et au film Le Crabe-Tambour, sorti en 1977 sur grand écran.

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  • BONNE IDÉE

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    Une nouvelle série de BD dédiée à l’Histoire de l'exploration, une bonne idée initiée par Christian Clot, aventurier, cascadeur, écrivain, conteur, conférencier et désormais scénariste. Explications et images inédites de cette série (intitulée « Explora ») fort prometteuse en librairie aujourd'hui.

    LE POINT DE VUE //

    « Les grands explorateurs ont toujours repoussé les limites de notre monde et des connaissances. Souvent en marge de leur époque, trop en avance, extrêmes et écorchés vifs, ils ont ajouté leurs découvertes à la gloire des pouvoirs en place, tout en leur faisant peur...

    Ce que l'on garde d'eux dans les livres d'Histoire ne correspond pas à la réalité exacte des évènements, mais à une partie de cette réalité, celle qui a pu passer à la postérité.

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    On sait que dans tout événement historique de nombreuses zones d'ombres existent, que ce soit dans le but de simplifier la réalité, pour des raisons politiques ou par manque d'information. Il en va de même dans l'Histoire de l'exploration.

    En tirant sur les fils de ces zones d'ombres, la collection EXPLORA vous plonge au cœur de la véritable histoire des Grands Explorateurs et de leurs expéditions extraordinaires, dans tous les milieux du globe, sous la houlette de Christian Clot, explorateur et vice-président de la Société des Explorateurs français. Il est aussi le scénariste de Magellan »


    SYNOPSIS // Magellan, jusqu’au bout du monde

    « Magellan, seul contre tous... Alors que l'Amérique vient d'être découverte, que le Pape a divisé le monde entre Espagnol et Portugais et que beaucoup pensent encore que la terre est plate et suffisamment connue, un homme va imaginer qu'il est possible, en partant vers l'ouest, de revenir par l'est.

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    Magellan est pourtant prêt à renier son pays, laisser amis et amour derrière lui, lutter seul contre tous, affronter mutineries, traîtrises, mers déchaînées, faim et maladies meurtrières pour démontrer la justesse de ses idées : effectuer le premier tour du monde.

    Mais Magellan sait aussi qu'il devra aller jusqu'au sacrifice ultime pour que son rêve se réalise et que jamais son nom ne soit oublié… 
    »


    SYNOPSIS // Mary Kingsley, la montagne des dieux

    «  Elle est venue pour mourir, et va réapprendre à vivre ! Lorsqu'elle débarque en Angola au milieu de l'année 1893, Mary Kingsley n'a connu que trois choses : son quartier de Londres qu'elle n'a jamais quitté, sa mère malade dont elle s'est occupée et les écrits de voyages africains d'un père toujours absent.

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    Pourtant, à la mort de ses deux parents, elle embarque aussitôt pour une Afrique où sauvagerie, violence et horreur se côtoient selon les récits des explorateurs. Une Afrique dont elle ne connaît rien, mais qui lui a volé son père !

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    Elle est venue pour mourir. Ce qu'elle va vivre lui en coupe l'envie ! Dans la forêt tropicale, sur des fleuves ou des montagnes, elle apprendra les rudiments de la survie en milieu hostile, rencontrera des tribus « cannibales et sauvages » pourtant si riches, et ira plus loin que nul n'a encore été.

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    Au travers du regard d'une femme qui deviendra l'avocate infatigable du mode de vie africain, ce voyage, parfois au cœur de l'enfer, est un hymne aux échanges culturels et à la tolérance »

    Dessins © Glénat BD


    MAGELLAN.jpg9782723481953-L.jpgÀ LIRE //

    Magellan, jusqu’au bout du monde
    Mary Kingsley, la montagne des dieux
    56 pages -  14.50€ / album
    Collection Explora
    (Glénat BD)



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  • L’ART DES PIROUETTES #3

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    Avant de se consacrer à la navigation et à la peinture - ses deux passions - Pierre Auzias a été un danseur professionnel chevronné. Récit d’une tranche de vie virevoltante après une enfance ensoleillée (Cf. part 1 & part 2). Troisième épisode de la vie singulière de cet artiste-marin qui s'est d'abord accompli dans le monde de la danse. Une vie alors entre classes et spectacles...

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    « 1969 à Lyon, capitale des « gones ». L’heure est aux doutes. Depuis l'âge de 12 ans, je rêve de devenir danseur. J’en ai alors 15, trop tard pour être accepté comme « grand rat » à l'Opéra de Paris. 

    Sur l'esplanade du lycée, c'est la récré. J'interroge timide, une fille superbe et fière, sur l'origine de son superbe coup de pied.

    Je lui confie mon secret et ce rêve fou de devenir danseur. Elle m'indique contre toute attente, souriante, l’existence des cours de Noëlla Bordoni, la seule professeur de danse classique de Lyon.

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    J'y cours prendre mes premières leçons de danse. Quelques pas de bourrées, de sissones et d’assemblés. J’y apprends aussi l'art des pirouettes et celui de faire des révérences à la fin des leçons.

    À ce cours, nous ne sommes que deux garçons. Deux Lyonnais rêvant de devenir danseurs professionnels. Mon complice Christian fera d’ailleurs une brillante carrière chez Pina Bausch pendant que je m'essaierai à toutes les disciplines.

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    1972. J’ai 18 ans. Grande audition à Bruxelles. Je suis retenu à l'école Mudra, fondée par Maurice Béjart. Je suis fier.

    Accidenté, je dois quitter à regret cette « ruche fantastique » où j’ai pu admirer au quotidien des inspirateurs comme Germinal Casado, Jorge Donn, Suzanne Farrell où Paolo Bortoluzzi.

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    Je reprends alors mes études à l'École Supérieure d'Études Chorégraphiques de Paris en 1973. Je suis aussi les classes techniques de monsieur Raymond Franchetti de l'Opéra dans son célèbre studio des étoiles, sis 4 Cité Véron.

    J’y vois là-bas du beau monde. A 13 heures, c’était la classe des étoiles et des sujets. Raymond m’ y tolérait avec une poignée d’autres. Parmi les fidèles alignés à la barre, accompagnés par le piano enchanté d'Élisabeth Cooper, son fils Jean-Pierre Franchetti, Michael Denard, Rudy Brians, Zizi et Roland Petit. Noureev apparaît même parfois.

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    Entre classes et spectacles, je marche le long de la Seine. Je m'arrête sur les ponts, là où les vents d'Ouest m'amènent leur souffle iodé. La mer me manque…

    Pourtant ma vie est passionnante, en compagnie de chorégraphes et de professeurs venant du monde entier. Je travaille ainsi chaque jour au centre d'un « triangle » allemand, russe et américain.

    Mon langage s’enrichit vite au fil des rencontres et des courants artistiques, la pédagogie évoluant sans cesse, ma technique se perfectionne.

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    Je prends le temps de découvrir Karin Waehner et de dire adieu à Kurt Joss, le père de l'expressionnisme allemand. De même, Boris Kniassef, dernier pédagogue survivant des Ballets Russes de Diaghilev.

    Je le vois encore rugir comme un tigre, martelant le tempo de sa canne sur le plancher des studios du Marais.

    Je rencontre également, plus féline que je ne l’imaginais, Caroline Carlson que tout Paris courtise.DANSE.jpg

    1980. Une proposition inattendue m’est faite dans la cour du palais des Papes à Avignon. Jennifer Müller et Louis Falco ont besoin pour leurs spectacles respectifs de danseurs afin de compléter leur compagnie.

    Cette expérience  restera un moment fort dans ma vie de danseur, comme auparavant « Aïda aux Chorégies » d'Orange en 1976.

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    Des représentations durant lesquelles nous dansons à demi nus derrière deux divas : Gildas Cruz Romo et Grace Bumbry.

    Le Sida m’enlèvera brutalement nombre de mes amis de l’époque, dont ceux avec qui j'aurais voulu danser, encore et encore.

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    1983. Changements d’horizons et de cap. Je rencontre l'âme soeur péruvienne. C’est avec elle que je vais travailler et chorégraphier pendant 3 ans, tout en découvrant la Scandinavie. Nouvelles révélations… »  (À SUIVRE)

    LIRE L'ÉPISODE 4

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  • UNE ROUTE BIEN ANIMÉE

    Nouvelles images animées, nouvel esprit et nouveau teaser signé Christophe Géral, mon complice photographe (et désormais vidéaste). Un nouveau regard à l'occasion de la réédition à la fin du mois de notre Beau-Livre Sur la Route 66 - carnets de voyage et d'une prochaine grande exposition à Paris en mai prochain. En attendant, la Mother road et ses étonnants habitants s'animent...

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  • DE PLEINS DROITS

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    Le Festival International du Film des Droits de l'Homme (FIFDH) se déroule en ce moment à Paris jusqu’au 13 mars prochain. Rapide éclairage…

    Syrie, Libye, Egypte, Sud Soudan… L’actualité des droits de l’homme est indéniablement chargée. Un festival unique dédié aux droits humains témoignant des tumultes du monde et offrant un riche panorama de la production cinématographique documentaire sur cette thématique.

    Autant de projections suivies de rencontres et de débats avec les réalisateurs.


    Pour tout ceux qui n'habitent Paris et sa région, le Festival International du Film des Droits de l'Homme se délocalise « en province ». RDV à Strasbourg (du 17 au 26 octobre 2012) à Nantes (en juin 2012), à La Réunion (en novembre 2012) ainsi qu'à Metz (en octobre 2012).

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    + d'informations sur : http://www.festival-droitsdelhomme.org

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  • OCÉANS AU FÉMININ

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    Le 8 mars célèbre aujourd'hui la Journée Internationale des Femmes. France Inter l'a souhaitée à sa façon en dédiant l'une de ses émissions aux femmes et à la mer. Éclairant sur bien des points...

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    CE QU’ILS EN DISENT

    « Longtemps, l’image qui associait les femmes à la mer était celle-ci : une silhouette sur le quai d’un port, le regard perdu vers le large, guettant (parfois vainement) le retour du pêcheur ou de l’aventurier…

    Pas question alors pour les femmes de partir en mer ; la navigation est une affaire d’hommes. Pour verrouiller l’interdit, on inventa une superstition : une femme, c’est comme un lapin, sur un bateau, ça porte malheur ! Voilà qui était dit et gare aux contrevenantes !

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    Mais, pour notre plus grand bonheur, il y a toujours eu des fortes têtes qui, par goût de l’aventure ou par nécessité, ont bravé l’interdit et largué les amarres : Anne Bonny la pirate, ou Jeanne Baret, cette jeune fille déguisée en matelot, qui en 1766, embarqua avec Bougainville pour son célèbre tour du monde. 

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    Et depuis, plus personne ne s’étonne de voir une Florence Arthaud, Isabelle Autissier, Ellen Mac Arthur se lancer dans une solitaire à la voile…

    Mais il en a fallu du temps et de la poigne pour que les femmes s’imposent face aux vieux loups de mer !

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    Anita Conti fait partie de celles qui ouvrirent la voie. A sa manière, bien particulière. Elle fut dans les années 1930 la première femme océanographe française, embarquant pendant des mois sur des chalutiers, partageant la vie si dure des pêcheurs de harengs ou de morue.


    Une des premières aussi à prendre conscience que les ressources de la mer ne sont pas inépuisables. Une passion qui ne la quittera pas jusqu’à sa mort à l’âge de 98 ans. C’est Marc Gourden, auteur du film « Anita Conti, une vie embarquée » qui nous parlera d’elle.

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    Deuxième invitée : Gwenaëlle Proutière-Maulion, directrice du Centre de droit maritime et océanique à l’université de Nantes… Elle a supervisé une vaste étude, sortie l’année dernière, sur la place des femmes dans les métiers de la mer.

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    Troisième invitée : Christine Allain, une des rares femmes commandantes de la Marine Nationale. Auteur du livre « Une femme sur l’eau » chez Michel Lafon »

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