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REPORTAGE - Page 5

  • SNSM : Ô BONNE MÈRE

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    Acteur incontournable du monde maritime, la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) s’appuie sur des moyens et des effectifs conséquents, dont 6 000 sauveteurs bénévoles œuvrant, en mer ou le long du littoral, en métropole comme en outre-mer, tout au long de l’année. Second volet d'un reportage consacré aux sauveteurs de la SNSM et focus sur un interaction singulière avec la Marine nationale à Marseille.

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    (LIRE L'ÉPISODE PRÉCÉDENT) Sis à la Pointe-Rouge de la cité phocéenne, cette unité des marins du bataillon des marins-pompiers de Marseille (BMPM) présente la particularité de mener une majorité d’opérations de sauvetage en mer, du fait de sa localisation.

    Autres signe particulier de ce poste, celui d’armer par des marins-pompiers un navire de la flotte des sauveteurs en mer : «La Bonne Mère».

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    La vedette «La Bonne Mère» devant le château d’If pendant un récent exercice avec le Groupe de Reconnaissance et d'Intervention en Milieu Périlleux (GRIMP), l’une des 7 sections opérationnelles spécialisées du bataillon des marins-pompiers de Marseille.

    Suite à une convention signée entre la SNSM et la mairie de Marseille, le BMPM dispose de ce moyen nautique afin de mener ses missions de sauvetage en mer. 6 mètres, 1 000 CV, 5 hommes d'équipage, «La Bonne Mère» est un bâtiment opérationnel en 5 minutes, 24 heures sur 24.

    En 2012, la vedette «La Bonne Mère» a effectué 250 interventions par tous les temps.

    Photographies © SNSM & Philippe Solla / BMPM

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    › EN SAVOIR PLUS

    snsm,marseille,la bonne mère,bataillon des marins-pompiersUn don de 150 € à la SNSM finance l’acquisition d’un gilet de sauvetage pour un sauveteur embarqué, un don de 380 € une tenue complète. Pour contacter et aider les Sauveteurs en mer. Par courrier : SNSM - cité d’Antin - 75009 Paris. Par téléphone : 01 56 02 64 64. Faire un don à la SNSM, RDV sur http://www.snsm.org/page/faire-un-don


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  • SNSM : LE SAUVETAGE EN MER

    société nationale de sauvetage en mer,snsmSecourir, bénévolement et gratuitement, les vies humaines en danger, en mer comme sur le littoral, en France métropolitaine comme en outre-mer, c’est la mission première de la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM). Présentation d’une association connaissant (malheureusement) un pic d’activités l’été.

    société nationale de sauvetage en mer,snsm

    Un inventaire à la Prévert mais les chiffres parlent d’eux mêmes. La Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) s’appuie sur 220 stations réparties sur tout le littoral métropolitain et en outre-mer. Quant à ses effectifs, il se compose de 65 salariés, 4 400 sauveteurs embarqués, 800 formateurs et 1 200 cadres bénévoles, 1 500 nageurs-sauveteurs volontaires, détachés l’été pour assurer la sécurité des plages, soit en tout plus de 6 000 sauveteurs bénévoles.

    La flotte SNSM se compose de 200 embarcations, 40 canots tous temps, une centaine de vedettes et plus de  60 semi-rigides. Concernant le «bilan opérationnel» de la SNSM, les. En 2012, les sauveteurs embarqués dela SNSM ont procédé, en mer, à plus de 1 300 interventions de recherche et de sauvetage de personne – des missions  dites SAR - et à plus de 1 500 interventions d’assistance maritime.

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    Répartis le long du littoral français en été, les nageurs-sauveteurs sont, quant à eux, intervenus à 2 070 reprises, soit une augmentation de plus de 50 % en deux ans alors que le nombre de postes de secours est resté relativement stable. Une tendance illustrant la nécessité, pour la SNSM et les autres acteurs du monde maritime, de faire de la prévention à l’attention de tous les pratiquants de loisirs nautiques qui, trop souvent, sous-estiment les dangers de la mer.

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    LA SNSM EN BREF
    3 types d'activités : le sauvetage en mer et sur le littoral, la formation et la prévention des risques nautiques

    Du fait de son statut associatif,la SNSM est financée essentiellement grâce à la générosité du grand public et des partenaires privées. L’an passé, 76% des ressources dela SNSM étaient d’origine privée tandis que 24 % provenaient de l’Etat et des collectivités.

    société nationale de sauvetage en mer,snsm

    Grâce aux fonds récoltés, les sauveteurs peuvent acquérir le matériel et les moyens nécessaires. Ces fonds financent aussi bien l’achat d’équipements individuels - comme des combinaisons ou des gilets de sauvetage - que des achats plus lourds comme de nouvelles vedettes. Toutefois, pour continuer de mener à bien leur mission, le flux des donateurs privés ne doit pas se tarir, tant les investissements sont permanents pour équiper les sauveteurs bénévoles.

    société nationale de sauvetage en mer,snsm

    Parce que la SNSM est passée d’un système plus ou moins «artisanal» qui a longtemps prévalu, à une structure proposant désormais aux autorités publiques en charge de la sécurité en mer de véritables capacités opérationnelles mises en œuvre par des sauveteurs bénévoles mais formés et qualifiés, les dons sont plus que jamais indispensables, dont acte…

    Stéphane DUGAST
    Photographies © SNSM

    société nationale de sauvetage en mer,snsm

    société nationale de sauvetage en mer,snsm› Un don de 150 € à la SNSM finance l’acquisition d’un gilet de sauvetage pour un sauveteur embarqué, un don de 380 € une tenue complète. Pour faire un don aux Sauveteurs en mer, RDV sur http://www.snsm.org/page/faire-un-don

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  • L'ÉNIGME DU LATHAM 47

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    Juin 1928, un Latham 47 décolle de Norvège à destination du pôle Nord à la recherche du dirigeable Italia, commandé par Umberto Nobile, disparu au pôle Nord. À bord de l’hydravion français : six aventuriers-secouristes dont un explorateur norvégien illustre et un marin d’Etat.

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    Tout a pourtant bien démarré pour l’expédition du général italien Umberto Nobile. Décollage de son ballon-dirigeable Italia de Milan le 15 avril 1928. Après une traversée des Alpes, de l'Autriche, de la Tchécoslovaquie, de l'Allemagne et de la Suède, l'aéronef parvient sans encombre dans les îles Svalbard (Spitzberg pour nous les Français).

    Le 23 mai 1928, le ballon-dirigeable des italiens décolle pour le pôle Nord. Dans l'impossibilité d'atterrir comme prévu en raison des mauvaises conditions climatiques, Umberto Nobile décide de rebrousser chemin mais se fait surprendre dans une violente tempête causant la chute de son ballon dirigeable.

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    Appelé à participer aux recherches de l’Italia d'Umberto Nobile, le capitaine de corvette René Guilbaud décolle le 18 juin 1928 des îles Svalbard. À bord de son  Latham 47, lui et trois équipiers français ainsi que deux norvégiens, dont l’illustre explorateur Roald Amundsen.

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    Officier dans la Marine depuis 1911, René Guilbaud est un pilote d’hydravion chevronné.  En 1926, il a même tenté une liaison en hydravion France-Madagascar. S’il a finalement échoué, il parviendra toutefois à rentrer en France après un vol retour fort romanesque.  Au terme de 22 000 kilomètres, effectués en 38 étapes et 240 heures de vol, il rentre en France où il sera accueilli comme un héros.

    C’est fort de sa célébrité nouvelle que l’officier de Marine natif de Vendée reçoit l'ordre de se porter au secours du dirigeable de Nobile disparu au pôle Nord.

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    Quant à l’accident de l’Italia, il est rocambolesque. Lors de l’impact du ballon dirigeable contre la glace, dix hommes, parmi lesquels Nobile, sont projetés au sol tandis que l’aéronef reprend de la hauteur emportant avec lui les autres membres de l'équipage.

    Sonnés mais sains et saufs, les explorateurs échoués sur la glace vont finalement être chanceux, car du matériel est tombé lors de l'impact de la nacelle contre la banquise. Ces rescapés disposent ainsi miraculeusement de nourriture, d’une radio et d’une tente rouge, qui va leur permettre de survivre sept semaines durant.

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    Quelques semaines plus tard, les secours arriveront grâce à un petit avion suédois. Umberto Nobile sera sauvé le premier. Quand le pilote suédois viendra chercher les autres «naufragés», l’avion s'écrase contre la banquise, laissant le pilote à son tour prisonnier des glaces en compagnie des rescapés de l’Italia. Des membres d’expédition, restés dans le ballon dirigeable, on ne trouvera aucune trace.  

    Quant à Umberto Nobile, il sera accusé d'avoir abandonné ses hommes et contraint de démissionner. En froid avec Italo Balbo, «son» ministre de l'aviation et hiérarque fasciste du gouvernement de Benito Mussolini, le général Nobile est même conspué.

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    L'aviateur et explorateur italien trouve finalement refuge en Union Soviétique, œuvrant au programme soviétique de construction de dirigeables avant de s’installer aux Etats-Unis en 1936. Ce n’est qu’en 1943 qu’il retournera dans sa mère-patrie avant d’être blanchi après-guerre.

    L’épopée de l’Italia aura ainsi coûté la vie de sept personnes de l'équipage du ballon-dirigeable ainsi que celle de l’équipage de l’hydravion Latham 47. De l'aéronef français et de son équipage, on ne découvrira, quelques mois plus tard, que des débris et ceux d'un radeau de fortune en mer de Barents.

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    Quant à l’officier de Marine René Guilbaud (1892-1928), il ne demeure aujourd’hui que de rares traces dont une rue de Paris portant son nom depuis 1939, un monument érigé à sa mémoire dans son village natal à Mouchamps en Vendée ainsi qu’un autre monument inauguré en 1931 à la mémoire de l'équipage du Latham à Caudebec-en-Caux en haute normandie et un quai, sis au bord de Seine, dans la commune éponyme.

    L’énigme du Latham 47 demeure donc entière… (SD)

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  • PÉPITE POLAIRE (RÉACTUALISÉ)

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    « Le Piège Blanc », c’est le dernier film documentaire d’aventure du cinéaste expérimenté Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace diffusé vendredi 3 mai en prime-time sur France 3 Thalassa. Chronique réactualisée avec bonus vidéos en prime...

    Vincent Berthet et Alban Michon n’ont pas froids aux yeux ! « Seuls les glaces et le temps sont maîtres » dit un proverbe local. Les deux intrépides explorateurs n’ont pas hésité à contredire ce dicton local en s’aventurant, en kayak de mer et à l’approche du terrible hiver arctique, entre Ittoqqortoormiit (ex Scoresby Sund), sis par 70° de latitude Nord, et Ammassalik,  sis par 65° Nord.

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    Pendant 51 jours, les deux compagnons ont ainsi exploré à leur manière la côte orientale du Groenland, ceinturée par une banquise réputée infranchissable l’hiver.

    Plongeur émérite, Alban s’est même offert le luxe d’effectuer plusieurs plongées sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque-là peu explorés.

    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration » avait-il d’ailleurs promis. Promesse tenue !

     

    En suivant les premières et les dernières semaines de cette expédition, Thierry et sa « dream team » n’ont cependant que très peu interféré dans l’aventure d’Alban et Vincent. « Nous avons capté à distance leur incroyable odyssée. Pour des raisons logistiques et cinématographiques, notamment pendant les plongées d’Alban, il nous fallait être présents à leurs côtés mais sans interférer. Enfin, j’ai voulu que ce film retrace ce voyage à la fois éprouvant mais également féérique ». 

    Grâce à un drone (finalement perdu dans le fond d’un fjord) et à des caméras HD derniers cris, le réalisateur rend ainsi parfaitement hommage à la beauté époustouflante des paysages de l’un des derniers bastions inviolés de la Nature sur notre planète.

    A ces images assurément esthétiques se mêlent des images de caméras embarquées sur les kayaks (avec champ et contre-champ) afin de mieux saisir et restituer les difficultés qu’ont rencontré Vincent et Alban.

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    Cinéaste habitué des milieux extrêmes, Thierry Robert sait désormais si bien s’adapter aux contingences du terrain qu’il en arrive à une captation multi-caméras très proche de celle de la fiction, sans pour autant en altérer le souffle et le naturel d’une expédition vécue souvent dans le stress et sur les nerfs.

    Outre cette mise en images très cinématographique, le film est servi par une narration très aboutie. Le film très écrit ne souffre d'ailleurs d’aucun temps mort.

    Quant aux deux intrépides aventuriers, ils ne se départissent ni de leur naturel, ni de leur sens de l’humour aiguisé, tout en évitant de forcer le trait sur leurs péripéties.

    A noter, l’inoubliable séquence de plongée sous-marine en compagnie d’un ours polaire intriguée par cet étrange « animal » en néoprène sous ses pied. Le caméraman sous-marin René Heuzey a d'ailleurs su capter à la perfection les arabesques sous-marines d’Alban.

    « C’est un moment fort et incroyable. Je n’ai pas eu peur. Car, l’ours polaire est un bon nageur mais un piètre plongeur. De surcroît, après un temps d’adaptation pour l’un comme pour l’autre, j’ai eu la sensation de faire osmose avec lui », a ainsi confié Alban, encore ému de ce temps fort de l’expédition.

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    Autre prouesse de ce film documentaire, celle d’associer à ces images (terrestres, aériennes et sous-marines) de haut vol, une bande son d’excellente facture.

    Ami de longue date, Thierry Robert (LIRE SON PORTRAITa fait appel à Tristan Nihouarn, chanteur du groupe Matmatah, qui lui a composé des morceaux sur mesure.

    « Le Piège Blanc » est donc assurément une réussite tant technique qu’artistique ou humaine. Une juste récompense pour Alban, Vincent, l’ami Thierry et sa Dream Team. Et un coup de maître !

    Stéphane DUGAST
    Photographies W.I.D.E Expédition - Andy Pavant / Le Cinquième Rêve
     

     

    En savoir plus / 
    Rendez-vous devant votre petit écran le vendredi 3 mai à 20h45 sur France 3 dans l’émission Thalassa.

    Le site web de l'expédition W.I.D.E de Vincent et Alban.

     

     

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  • PÉPITE POLAIRE

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    « Le Piège Blanc », c’est le dernier film documentaire d’aventure du cinéaste expérimenté Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace. Rapide compte-rendu après visionnage cette semaine de cette « pépite polaire » et avant diffusion le 3 mai prochain en prime-time sur France 3 Thalassa.

    Vincent Berthet et Alban Michon n’ont pas froids aux yeux ! « Seuls les glaces et le temps sont maîtres » dit un proverbe local. Les deux intrépides explorateurs n’ont pas hésité à contredire ce dicton local en s’aventurant, en kayak de mer et à l’approche du terrible hiver arctique, entre Ittoqqortoormiit (ex Scoresby Sund), sis par 70° de latitude Nord, et Ammassalik,  sis par 65° Nord.

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    Pendant 51 jours, les deux compagnons ont ainsi exploré à leur manière la côte orientale du Groenland, ceinturée par une banquise réputée infranchissable l’hiver.

    Plongeur émérite, Alban s’est même offert le luxe d’effectuer plusieurs plongées sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque-là peu explorés.

    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration » avait-il d’ailleurs promis. Promesse tenue !

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    En suivant les premières et les dernières semaines de cette expédition, Thierry et sa « dream team » n’ont cependant que très peu interféré dans l’aventure d’Alban et Vincent. « Nous avons capté à distance leur incroyable odyssée. Pour des raisons logistiques et cinématographiques, notamment pendant les plongées d’Alban, il nous fallait être présents à leurs côtés mais sans interférer. Enfin, j’ai voulu que ce film retrace ce voyage à la fois éprouvant mais également féérique ». 

    Grâce à un drone (finalement perdu dans le fond d’un fjord) et à des caméras HD derniers cris, le réalisateur rend ainsi parfaitement hommage à la beauté époustouflante des paysages de l’un des derniers bastions inviolés de la Nature sur notre planète.

    A ces images assurément esthétiques se mêlent des images de caméras embarquées sur les kayaks (avec champ et contre-champ) afin de mieux saisir et restituer les difficultés qu’ont rencontré Vincent et Alban.

    Cinéaste habitué des milieux extrêmes, Thierry Robert sait désormais si bien s’adapter aux contingences du terrain qu’il en arrive à une captation multi-caméras très proche de celle de la fiction, sans pour autant en altérer le souffle et le naturel d’une expédition vécue souvent dans le stress et sur les nerfs.

    Outre cette mise en images très cinématographique, le film est servi par une narration très aboutie. Le film très écrit ne souffre d'ailleurs d’aucun temps mort.

    Quant aux deux intrépides aventuriers, ils ne se départissent ni de leur naturel, ni de leur sens de l’humour aiguisé, tout en évitant de forcer le trait sur leurs péripéties.

    A noter, l’inoubliable séquence de plongée sous-marine en compagnie d’un ours polaire intriguée par cet étrange « animal » en néoprène sous ses pied. Le caméraman sous-marin René Heuzey a d'ailleurs su capter à la perfection les arabesques sous-marines d’Alban.

    « C’est un moment fort et incroyable. Je n’ai pas eu peur. Car, l’ours polaire est un bon nageur mais un piètre plongeur. De surcroît, après un temps d’adaptation pour l’un comme pour l’autre, j’ai eu la sensation de faire osmose avec lui », a ainsi confié Alban, encore ému de ce temps fort de l’expédition.

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    Autre prouesse de ce film documentaire, celle d’associer à ces images (terrestres, aériennes et sous-marines) de haut vol, une bande son d’excellente facture.

    Ami de longue date, Thierry Robert (LIRE SON PORTRAITa fait appel à Tristan Nihouarn, chanteur du groupe Matmatah, qui lui a composé des morceaux sur mesure.

    « Le Piège Blanc » est donc assurément une réussite tant technique qu’artistique ou humaine. Une juste récompense pour Alban, Vincent, l’ami Thierry et sa Dream Team. Et un coup de maître !

    Stéphane DUGAST
    Photographies W.I.D.E Expédition / Le cinquième rêve

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    Rendez-vous devant votre petit écran le 3 mai prochain à 20h45 sur France 3 dans l’émission Thalassa.

    Le site web de l'expédition W.I.D.E de Vincent et Alban.

     

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  • LES JOSÉPHINES DU DÉSERT

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    Elles s’appellent Aurélie et Anne-Charlotte. Etudiantes en 4ème année d’une école de commerce à Paris, elles ont participé pendant 10 jours au récent raid 4L Trophy qui les a mené de Paris aux confins du Maroc. Parmi les 3 000 participants à ce rallye-raid, elles sont les lauréates du projet « Eco-solidaire » grâce à des actions solidaires autour de 4L Renault en carton.

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    Le « 4L Trophy », c’est quoi ? C’est un raid et le premier rallye européen 100% étudiant. C’est une aventure alliant aventure, action, partage et solidarité.  En participant à ce raid, les 3 000 « étudiants-pilotes » (2 par 4L)  viennent également en aide  aux enfants du désert grâce à l'association « Enfants du Désert ». Direction le Maroc et ses pistes poussiéreuses  pour un voyage initiatique « utile ».

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    Vivre l’aventure avec un grand « A », c’est d’abord la motivation première d’Aurélie et d’Anne-Charlotte, équipage n°1852 de la seizième édition du 4L Trophy. Pour ces deux étudiantes en Master 2 « qui ont la bougeotte », il s’agit aussi de partir à la rencontre d’un nouveau continent : l’Afrique «  À 22 ans, c’est forcément motivant ! » précise d’emblée, Anne-Charlotte, les yeux pétillants.

    Autre source de motivations pour ces deux étudiantes, celle de donner un sens à leur odyssée en y associant un projet humanitaire qu’elles ont construit de bout en bout.

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    GÉNÈSE D’UN PROJET

    Décembre 2012, Aurélie apprend, grâce à des amis de ses parents, qu’un projet thérapeutique autour d’une Renault 4L en carton est mené à l’hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre. Les deux filles filent dans la sous-préfecture de Seine-Maritime. Sur place, Anne-Charlotte et Aurélie font la connaissance avec les patients, l’infirmière et un artiste qui ont œuvré à la conception et à la construction d’une 4L Renault en carton grandeur nature.

    Créer une relation différente à  « l’autre » perturbée, via un travail artistique en groupe, de la création jusqu’à la concrétisation du projet, c’est l’objectif du personnel soignant de l’hôpital Pierre Janet pour leurs patients. Un projet qui s’est concrétisée à quelques semaines du départ par la finalisation de la 4L en carton baptisée « Joséphine ».

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    Aurélie et Anne-Charlotte
    L’équipage n°1852 du raid 4L Trophy
    Les lauréates du projet « Eco-solidaire »
    Une 4L Renault et des minis 4L en carton

    Quand aventure et humanitaire se conjuguent…

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    L'AVENTURE DES 4L EN CARTON

    Quant au choix de la Renault 4L, il ne doit rien au hasard. Au-delà de la symbolique dans l'imagerie collective, cette voiture possède également un lien fort avec l’hôpital Pierre Janet et ses occupants. En effet, la 4L fut, durant de nombreuses années, la « voiture-à-tout-faire » de l'établissement.

    La plupart des patients l'ont connu. C’était surtout le véhicule qui faisait le lien vers l'extérieur, tel un vecteur social. Aurélie et Anne-Charlotte sont touchées par ce projet, ses valeurs et les ponts qu’elles vont tisser avec les patients. Car, c’est à bord d’une « vraie » 4L que les deux étudiantes vont, quant à elles, partir au Maroc pour vivre la 16ème édition du 4L Trophy.

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    « Autant de convergences qui nous ont incitées à construire un projet à notre façon autour de 4L en carton. Car le carton ça n’est pas seulement une matière première brute, c’est aussi un vecteur de mouvement, de changement et d’échange, comme dans un déménagement. C’est également une matière facilement transformable et façonnable », complètent en cœur Aurélie et Anne-Charlotte.

    QUATRE AILES AU MAROC

    Pour d’évidentes raisons pratiques, les deux étudiantes ne peuvent cependant pas emmener « Joséphine » au Maroc.  Elles vont dès lors faire construire des 4L miniatures par des élèves d’un collège de Rueil-Malmaison en banlieue parisienne. Chaque élève fabrique ainsi, à l’aide d’un patron, des « 4L » à échelle réduite et les personnalise selon ses envies.

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    Autant de « mini » 4L qu’Aurélie et Anne-Charlotte embarquent cette fois dans le coffre de leur 4L bleue qu’elles ont rebaptisée pour l’occasion « Joséphine des Sables ». Facilement transportable, ces 4L en carton deviennent ainsi leur « matière première » d’échange dans l’optique de mener une action solidaire dans une école au Maroc.

    « On va non seulement pouvoir les distribuer mais surtout en faire fabriquer de nouvelles à des élèves marocains que nous allons rencontrer. On pourra ainsi parler des 4L en carton et de notre voyage depuis Paris. Toute notre aventure va prendre son sens », s’enthousiasment Anne-Charlotte et Aurélie (À SUIVRE)

    Reportage photographique de Christophe Géral
    & Récit de Stéphane Dugast

     

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 4|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Quatrième volet d’une aventure fort mystérieuse q’un passionné a entrepris de résoudre à tout prix.

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    LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Sa passion est devenue obsessionnelle. Depuis près d’un quart de siècle, Alain Conan se polarise sur le sort de Lapérouse et de ses compagnons. « Qui ne le serait pas ? ».

    Dès 1981, l’industriel basé en Nouvelle Calédonie créée l’association Salomon et lance illico la première campagne de fouilles sur Vanikoro.

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    Au début, les moyens sont modestes. 12 passionnés, depuis 2 voiliers de plaisance, mènent des recherches sous-marines et remontent à la surface les premiers objets authentifiés du XVIIIème siècle.

    En 1986, une seconde expédition est effectuée en collaboration avec des archéologues australiens. 500 objets sont traités et inventoriés. Se succéderont  alors des missions de recherche auxquelles adhèrent les plus hautes instances de la communauté scientifique française.

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    Point d’orgue de toutes ces campagnes, l’expédition 2005 avec ses 132 participants et 100 tonnes de matériel acheminés à Vanikoro. Alain Conan en est convaincu : « La suite de cette magnifique et dramatique page d’histoire s’écrira ».

    Avec une expédition prévue en Alaska, à l’emplacement même où ont péri 21 marins de Lapérouse, et une exposition au musée national de la Marine à Paris en 2007, le passionné de Vanikoro et ses compagnons ont eu du grain à moudre avant un ultime voyage sur l’île des naufragés.

    Car, l’île de Vanikoro ne livre finalement ses secrets qu’au compte-goutte.

    Stéphane DUGAST


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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 3|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ? Troisième volet d’un récit d’une aventure fort mystérieuse…

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    LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Quarante ans après la révolution, qun capitaine marchand irlandais retrouve, lors d’une escale au Vanuatu, des étranges objets dont une poignée d’épée en argent frappée d’une fleur de lys, pour que l’enquête soit relancée.

    Perspicace et sûrement un peu cupide - 10  000 francs or de récompense sont promis à quiconque fournit tout indice concernant « l’expédition Royale » - Peter Dillon oriente ses recherches vers Vanikoro, une île éloignée des routes maritimes et difficile d’accès.

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    La France de Charles X réagit à cette découverte et dépêche le navigateur Jules Dumont Durville sur place.

    Plusieurs semaines après un second passage de Dillon, le marin français fait dresser une stèle en mémoire des disparus et rapporte des ancres, des canons, des morceaux de porcelaine et autant d’indices qui prouvent que Vanikoro est bien le lieu du naufrage. L’île mystérieuse livre au compte goutte ses secrets.

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    136 ans après ce rebondissement, les investigations reprennent à Vanikoro. En 1964, la « Dunkerquoise », un patrouilleur de la Marine, identifie une deuxième épave dans une fausse passe du lagon.

    Si le mystère s’éclaircit en partie, de nombreuses zones d’ombre demeurent mais les 220 marins et scientifiques de sa majesté Louis XVI retombent à nouveau dans l’oubli jusqu’à ce que des passionnés néo-calédoniens n’entament en 1981 leur première campagne de fouilles sur l’île perdue du Pacifique et récidivent à la fin des années 2000.

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    L’énigme de Vanikoro sera alors en passe d’être résolue. Sûrement l’énergie magnétique de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse…

    Stéphane DUGAST

     

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 2|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?

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    L’EPISODE PRÉCÉDENT Été 1785. Les deux frégates royales - la « Boussole » et « l’Astrolabe » - quittent Brest pour un long voyage de 4 ans autour du globe. La fine fleur des officiers, des marins et des scientifiques du royaume part compléter les trois voyages du célèbre navigateur britannique James Cook. Les objectifs assignés à cette grande campagne d’exploration et de découvertes, commanditée par Louis XVI lui même, sont multiples.

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    Rectifier et achever la cartographie de la planète afin de découvrir ses ultimes terrae incongnitae. Ouvrir de nouvelles routes maritimes. Enrichir les connaissances et les collections scientifiques de ce siècle avide de découvertes.

    Pendant près de 3 ans, Lapérouse et ses marins vont parcourir mers et océans du globe. L’Atlantique. Le Pacifique. Et les escales à terre seront variées. Les Canaries, l’île de Pâques,  Hawaï, l’Alaska, les îles Sakhaline, Macao, Manille, Norfolk et Botany Bay, à quelques encablures de l’actuelle Sydney.

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    À compter de ce mois de mars 1788, plus personne ne recevra de nouvelles des marins français. « A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? ».

    Même l’infortuné Louis XVI, sur le point de gravir les marches de l’échafaud, s’en serait inquiété. Sans laisser la moindre trace, les aventuriers du siècle des lumières disparaissent dans le Pacifique sud tandis qu’en France gronde la Révolution. (LIRE LA SUITE)

    Stéphane DUGAST
    Visuels Association Lapérouse

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 1|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins en 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?

    À l’instar des Cook, Bougainville et consorts, Monsieur de Lapérouse - Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse (1741-1788?) de son vrai nom - appartient au cercle restreint des explorateurs d’exception.

    Habile navigateur, bon guerrier et homme de plume, Jean-François de Galaup est reconnu par ses pairs et son équipage pour son humanisme. « Le digne représentant de l’humanité, de son prince et des vertus de la raison » dixit un naturaliste embarqué autour du monde à ses côtés.

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    Marin dès l’âge de 15 ans, le natif d’Albi passera sa vie sur à parcourir la planète. Après un séjour dans l’Océan Indien où il accomplit deux campagnes aux Indes, il s’illustrera lors de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique en capturant plusieurs navires anglais.

    La paix venue, ce marin à la riche carrière - 28 ans dans la Royale dont 14 ans de campagnes - reçoit du roi Louis XVI un prestigieux commandement. Celui d’une grande expédition de découvertes autour du monde dont il ne reviendra jamais. (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

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  • LE CAILLOU DE LA RÉPUBLIQUE

    Eric Chevreuil est un passionné de l’atoll de Clipperton. Basé aux Etats-Unis, il est devenu un observateur averti de la vie de ce «caillou de la République» perdu dans l’immensité du Pacifique mais pourtant si convoité. Extrait du compte-rendu de sa récente mission sur place.

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  • LA PLANÈTE CLIPPERTON #3

    C’est au cours de l’enquête pour mon premier film documentaire dédié à l’atoll de Clipperton (Part #1 - Part #2) que j’ai fait la connaissance de F6BFH, alias Alain Duchauchoy. Un radioamateur qui s’est passionné pour ce «caillou de la république»  depuis son premier séjour en 1978 au point d’en être devenu l’un de ses ardents défenseurs.

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