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REPORTAGE - Page 5

  • PÉPITE POLAIRE (RÉACTUALISÉ)

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    « Le Piège Blanc », c’est le dernier film documentaire d’aventure du cinéaste expérimenté Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace diffusé vendredi 3 mai en prime-time sur France 3 Thalassa. Chronique réactualisée avec bonus vidéos en prime...

    Vincent Berthet et Alban Michon n’ont pas froids aux yeux ! « Seuls les glaces et le temps sont maîtres » dit un proverbe local. Les deux intrépides explorateurs n’ont pas hésité à contredire ce dicton local en s’aventurant, en kayak de mer et à l’approche du terrible hiver arctique, entre Ittoqqortoormiit (ex Scoresby Sund), sis par 70° de latitude Nord, et Ammassalik,  sis par 65° Nord.

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    Pendant 51 jours, les deux compagnons ont ainsi exploré à leur manière la côte orientale du Groenland, ceinturée par une banquise réputée infranchissable l’hiver.

    Plongeur émérite, Alban s’est même offert le luxe d’effectuer plusieurs plongées sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque-là peu explorés.

    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration » avait-il d’ailleurs promis. Promesse tenue !

     

    En suivant les premières et les dernières semaines de cette expédition, Thierry et sa « dream team » n’ont cependant que très peu interféré dans l’aventure d’Alban et Vincent. « Nous avons capté à distance leur incroyable odyssée. Pour des raisons logistiques et cinématographiques, notamment pendant les plongées d’Alban, il nous fallait être présents à leurs côtés mais sans interférer. Enfin, j’ai voulu que ce film retrace ce voyage à la fois éprouvant mais également féérique ». 

    Grâce à un drone (finalement perdu dans le fond d’un fjord) et à des caméras HD derniers cris, le réalisateur rend ainsi parfaitement hommage à la beauté époustouflante des paysages de l’un des derniers bastions inviolés de la Nature sur notre planète.

    A ces images assurément esthétiques se mêlent des images de caméras embarquées sur les kayaks (avec champ et contre-champ) afin de mieux saisir et restituer les difficultés qu’ont rencontré Vincent et Alban.

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    Cinéaste habitué des milieux extrêmes, Thierry Robert sait désormais si bien s’adapter aux contingences du terrain qu’il en arrive à une captation multi-caméras très proche de celle de la fiction, sans pour autant en altérer le souffle et le naturel d’une expédition vécue souvent dans le stress et sur les nerfs.

    Outre cette mise en images très cinématographique, le film est servi par une narration très aboutie. Le film très écrit ne souffre d'ailleurs d’aucun temps mort.

    Quant aux deux intrépides aventuriers, ils ne se départissent ni de leur naturel, ni de leur sens de l’humour aiguisé, tout en évitant de forcer le trait sur leurs péripéties.

    A noter, l’inoubliable séquence de plongée sous-marine en compagnie d’un ours polaire intriguée par cet étrange « animal » en néoprène sous ses pied. Le caméraman sous-marin René Heuzey a d'ailleurs su capter à la perfection les arabesques sous-marines d’Alban.

    « C’est un moment fort et incroyable. Je n’ai pas eu peur. Car, l’ours polaire est un bon nageur mais un piètre plongeur. De surcroît, après un temps d’adaptation pour l’un comme pour l’autre, j’ai eu la sensation de faire osmose avec lui », a ainsi confié Alban, encore ému de ce temps fort de l’expédition.

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    Autre prouesse de ce film documentaire, celle d’associer à ces images (terrestres, aériennes et sous-marines) de haut vol, une bande son d’excellente facture.

    Ami de longue date, Thierry Robert (LIRE SON PORTRAITa fait appel à Tristan Nihouarn, chanteur du groupe Matmatah, qui lui a composé des morceaux sur mesure.

    « Le Piège Blanc » est donc assurément une réussite tant technique qu’artistique ou humaine. Une juste récompense pour Alban, Vincent, l’ami Thierry et sa Dream Team. Et un coup de maître !

    Stéphane DUGAST
    Photographies W.I.D.E Expédition - Andy Pavant / Le Cinquième Rêve
     

     

    En savoir plus / 
    Rendez-vous devant votre petit écran le vendredi 3 mai à 20h45 sur France 3 dans l’émission Thalassa.

    Le site web de l'expédition W.I.D.E de Vincent et Alban.

     

     

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  • PÉPITE POLAIRE

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    « Le Piège Blanc », c’est le dernier film documentaire d’aventure du cinéaste expérimenté Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace. Rapide compte-rendu après visionnage cette semaine de cette « pépite polaire » et avant diffusion le 3 mai prochain en prime-time sur France 3 Thalassa.

    Vincent Berthet et Alban Michon n’ont pas froids aux yeux ! « Seuls les glaces et le temps sont maîtres » dit un proverbe local. Les deux intrépides explorateurs n’ont pas hésité à contredire ce dicton local en s’aventurant, en kayak de mer et à l’approche du terrible hiver arctique, entre Ittoqqortoormiit (ex Scoresby Sund), sis par 70° de latitude Nord, et Ammassalik,  sis par 65° Nord.

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    Pendant 51 jours, les deux compagnons ont ainsi exploré à leur manière la côte orientale du Groenland, ceinturée par une banquise réputée infranchissable l’hiver.

    Plongeur émérite, Alban s’est même offert le luxe d’effectuer plusieurs plongées sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque-là peu explorés.

    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration » avait-il d’ailleurs promis. Promesse tenue !

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    En suivant les premières et les dernières semaines de cette expédition, Thierry et sa « dream team » n’ont cependant que très peu interféré dans l’aventure d’Alban et Vincent. « Nous avons capté à distance leur incroyable odyssée. Pour des raisons logistiques et cinématographiques, notamment pendant les plongées d’Alban, il nous fallait être présents à leurs côtés mais sans interférer. Enfin, j’ai voulu que ce film retrace ce voyage à la fois éprouvant mais également féérique ». 

    Grâce à un drone (finalement perdu dans le fond d’un fjord) et à des caméras HD derniers cris, le réalisateur rend ainsi parfaitement hommage à la beauté époustouflante des paysages de l’un des derniers bastions inviolés de la Nature sur notre planète.

    A ces images assurément esthétiques se mêlent des images de caméras embarquées sur les kayaks (avec champ et contre-champ) afin de mieux saisir et restituer les difficultés qu’ont rencontré Vincent et Alban.

    Cinéaste habitué des milieux extrêmes, Thierry Robert sait désormais si bien s’adapter aux contingences du terrain qu’il en arrive à une captation multi-caméras très proche de celle de la fiction, sans pour autant en altérer le souffle et le naturel d’une expédition vécue souvent dans le stress et sur les nerfs.

    Outre cette mise en images très cinématographique, le film est servi par une narration très aboutie. Le film très écrit ne souffre d'ailleurs d’aucun temps mort.

    Quant aux deux intrépides aventuriers, ils ne se départissent ni de leur naturel, ni de leur sens de l’humour aiguisé, tout en évitant de forcer le trait sur leurs péripéties.

    A noter, l’inoubliable séquence de plongée sous-marine en compagnie d’un ours polaire intriguée par cet étrange « animal » en néoprène sous ses pied. Le caméraman sous-marin René Heuzey a d'ailleurs su capter à la perfection les arabesques sous-marines d’Alban.

    « C’est un moment fort et incroyable. Je n’ai pas eu peur. Car, l’ours polaire est un bon nageur mais un piètre plongeur. De surcroît, après un temps d’adaptation pour l’un comme pour l’autre, j’ai eu la sensation de faire osmose avec lui », a ainsi confié Alban, encore ému de ce temps fort de l’expédition.

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    Autre prouesse de ce film documentaire, celle d’associer à ces images (terrestres, aériennes et sous-marines) de haut vol, une bande son d’excellente facture.

    Ami de longue date, Thierry Robert (LIRE SON PORTRAITa fait appel à Tristan Nihouarn, chanteur du groupe Matmatah, qui lui a composé des morceaux sur mesure.

    « Le Piège Blanc » est donc assurément une réussite tant technique qu’artistique ou humaine. Une juste récompense pour Alban, Vincent, l’ami Thierry et sa Dream Team. Et un coup de maître !

    Stéphane DUGAST
    Photographies W.I.D.E Expédition / Le cinquième rêve

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    En savoir plus / 
    Rendez-vous devant votre petit écran le 3 mai prochain à 20h45 sur France 3 dans l’émission Thalassa.

    Le site web de l'expédition W.I.D.E de Vincent et Alban.

     

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  • LES JOSÉPHINES DU DÉSERT

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    Elles s’appellent Aurélie et Anne-Charlotte. Etudiantes en 4ème année d’une école de commerce à Paris, elles ont participé pendant 10 jours au récent raid 4L Trophy qui les a mené de Paris aux confins du Maroc. Parmi les 3 000 participants à ce rallye-raid, elles sont les lauréates du projet « Eco-solidaire » grâce à des actions solidaires autour de 4L Renault en carton.

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    Le « 4L Trophy », c’est quoi ? C’est un raid et le premier rallye européen 100% étudiant. C’est une aventure alliant aventure, action, partage et solidarité.  En participant à ce raid, les 3 000 « étudiants-pilotes » (2 par 4L)  viennent également en aide  aux enfants du désert grâce à l'association « Enfants du Désert ». Direction le Maroc et ses pistes poussiéreuses  pour un voyage initiatique « utile ».

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    Vivre l’aventure avec un grand « A », c’est d’abord la motivation première d’Aurélie et d’Anne-Charlotte, équipage n°1852 de la seizième édition du 4L Trophy. Pour ces deux étudiantes en Master 2 « qui ont la bougeotte », il s’agit aussi de partir à la rencontre d’un nouveau continent : l’Afrique «  À 22 ans, c’est forcément motivant ! » précise d’emblée, Anne-Charlotte, les yeux pétillants.

    Autre source de motivations pour ces deux étudiantes, celle de donner un sens à leur odyssée en y associant un projet humanitaire qu’elles ont construit de bout en bout.

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    GÉNÈSE D’UN PROJET

    Décembre 2012, Aurélie apprend, grâce à des amis de ses parents, qu’un projet thérapeutique autour d’une Renault 4L en carton est mené à l’hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre. Les deux filles filent dans la sous-préfecture de Seine-Maritime. Sur place, Anne-Charlotte et Aurélie font la connaissance avec les patients, l’infirmière et un artiste qui ont œuvré à la conception et à la construction d’une 4L Renault en carton grandeur nature.

    Créer une relation différente à  « l’autre » perturbée, via un travail artistique en groupe, de la création jusqu’à la concrétisation du projet, c’est l’objectif du personnel soignant de l’hôpital Pierre Janet pour leurs patients. Un projet qui s’est concrétisée à quelques semaines du départ par la finalisation de la 4L en carton baptisée « Joséphine ».

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    Aurélie et Anne-Charlotte
    L’équipage n°1852 du raid 4L Trophy
    Les lauréates du projet « Eco-solidaire »
    Une 4L Renault et des minis 4L en carton

    Quand aventure et humanitaire se conjuguent…

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    L'AVENTURE DES 4L EN CARTON

    Quant au choix de la Renault 4L, il ne doit rien au hasard. Au-delà de la symbolique dans l'imagerie collective, cette voiture possède également un lien fort avec l’hôpital Pierre Janet et ses occupants. En effet, la 4L fut, durant de nombreuses années, la « voiture-à-tout-faire » de l'établissement.

    La plupart des patients l'ont connu. C’était surtout le véhicule qui faisait le lien vers l'extérieur, tel un vecteur social. Aurélie et Anne-Charlotte sont touchées par ce projet, ses valeurs et les ponts qu’elles vont tisser avec les patients. Car, c’est à bord d’une « vraie » 4L que les deux étudiantes vont, quant à elles, partir au Maroc pour vivre la 16ème édition du 4L Trophy.

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    « Autant de convergences qui nous ont incitées à construire un projet à notre façon autour de 4L en carton. Car le carton ça n’est pas seulement une matière première brute, c’est aussi un vecteur de mouvement, de changement et d’échange, comme dans un déménagement. C’est également une matière facilement transformable et façonnable », complètent en cœur Aurélie et Anne-Charlotte.

    QUATRE AILES AU MAROC

    Pour d’évidentes raisons pratiques, les deux étudiantes ne peuvent cependant pas emmener « Joséphine » au Maroc.  Elles vont dès lors faire construire des 4L miniatures par des élèves d’un collège de Rueil-Malmaison en banlieue parisienne. Chaque élève fabrique ainsi, à l’aide d’un patron, des « 4L » à échelle réduite et les personnalise selon ses envies.

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    Autant de « mini » 4L qu’Aurélie et Anne-Charlotte embarquent cette fois dans le coffre de leur 4L bleue qu’elles ont rebaptisée pour l’occasion « Joséphine des Sables ». Facilement transportable, ces 4L en carton deviennent ainsi leur « matière première » d’échange dans l’optique de mener une action solidaire dans une école au Maroc.

    « On va non seulement pouvoir les distribuer mais surtout en faire fabriquer de nouvelles à des élèves marocains que nous allons rencontrer. On pourra ainsi parler des 4L en carton et de notre voyage depuis Paris. Toute notre aventure va prendre son sens », s’enthousiasment Anne-Charlotte et Aurélie (À SUIVRE)

    Reportage photographique de Christophe Géral
    & Récit de Stéphane Dugast

     

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 4|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Quatrième volet d’une aventure fort mystérieuse q’un passionné a entrepris de résoudre à tout prix.

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    LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Sa passion est devenue obsessionnelle. Depuis près d’un quart de siècle, Alain Conan se polarise sur le sort de Lapérouse et de ses compagnons. « Qui ne le serait pas ? ».

    Dès 1981, l’industriel basé en Nouvelle Calédonie créée l’association Salomon et lance illico la première campagne de fouilles sur Vanikoro.

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    Au début, les moyens sont modestes. 12 passionnés, depuis 2 voiliers de plaisance, mènent des recherches sous-marines et remontent à la surface les premiers objets authentifiés du XVIIIème siècle.

    En 1986, une seconde expédition est effectuée en collaboration avec des archéologues australiens. 500 objets sont traités et inventoriés. Se succéderont  alors des missions de recherche auxquelles adhèrent les plus hautes instances de la communauté scientifique française.

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    Point d’orgue de toutes ces campagnes, l’expédition 2005 avec ses 132 participants et 100 tonnes de matériel acheminés à Vanikoro. Alain Conan en est convaincu : « La suite de cette magnifique et dramatique page d’histoire s’écrira ».

    Avec une expédition prévue en Alaska, à l’emplacement même où ont péri 21 marins de Lapérouse, et une exposition au musée national de la Marine à Paris en 2007, le passionné de Vanikoro et ses compagnons ont eu du grain à moudre avant un ultime voyage sur l’île des naufragés.

    Car, l’île de Vanikoro ne livre finalement ses secrets qu’au compte-goutte.

    Stéphane DUGAST


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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 3|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ? Troisième volet d’un récit d’une aventure fort mystérieuse…

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    LIRE L’EPISODE PRÉCÉDENT Quarante ans après la révolution, qun capitaine marchand irlandais retrouve, lors d’une escale au Vanuatu, des étranges objets dont une poignée d’épée en argent frappée d’une fleur de lys, pour que l’enquête soit relancée.

    Perspicace et sûrement un peu cupide - 10  000 francs or de récompense sont promis à quiconque fournit tout indice concernant « l’expédition Royale » - Peter Dillon oriente ses recherches vers Vanikoro, une île éloignée des routes maritimes et difficile d’accès.

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    La France de Charles X réagit à cette découverte et dépêche le navigateur Jules Dumont Durville sur place.

    Plusieurs semaines après un second passage de Dillon, le marin français fait dresser une stèle en mémoire des disparus et rapporte des ancres, des canons, des morceaux de porcelaine et autant d’indices qui prouvent que Vanikoro est bien le lieu du naufrage. L’île mystérieuse livre au compte goutte ses secrets.

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    136 ans après ce rebondissement, les investigations reprennent à Vanikoro. En 1964, la « Dunkerquoise », un patrouilleur de la Marine, identifie une deuxième épave dans une fausse passe du lagon.

    Si le mystère s’éclaircit en partie, de nombreuses zones d’ombre demeurent mais les 220 marins et scientifiques de sa majesté Louis XVI retombent à nouveau dans l’oubli jusqu’à ce que des passionnés néo-calédoniens n’entament en 1981 leur première campagne de fouilles sur l’île perdue du Pacifique et récidivent à la fin des années 2000.

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    L’énigme de Vanikoro sera alors en passe d’être résolue. Sûrement l’énergie magnétique de Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse…

    Stéphane DUGAST

     

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 2|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins, portés disparus depuis 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?

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    L’EPISODE PRÉCÉDENT Été 1785. Les deux frégates royales - la « Boussole » et « l’Astrolabe » - quittent Brest pour un long voyage de 4 ans autour du globe. La fine fleur des officiers, des marins et des scientifiques du royaume part compléter les trois voyages du célèbre navigateur britannique James Cook. Les objectifs assignés à cette grande campagne d’exploration et de découvertes, commanditée par Louis XVI lui même, sont multiples.

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    Rectifier et achever la cartographie de la planète afin de découvrir ses ultimes terrae incongnitae. Ouvrir de nouvelles routes maritimes. Enrichir les connaissances et les collections scientifiques de ce siècle avide de découvertes.

    Pendant près de 3 ans, Lapérouse et ses marins vont parcourir mers et océans du globe. L’Atlantique. Le Pacifique. Et les escales à terre seront variées. Les Canaries, l’île de Pâques,  Hawaï, l’Alaska, les îles Sakhaline, Macao, Manille, Norfolk et Botany Bay, à quelques encablures de l’actuelle Sydney.

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    À compter de ce mois de mars 1788, plus personne ne recevra de nouvelles des marins français. « A-t-on des nouvelles de Monsieur de Lapérouse ? ».

    Même l’infortuné Louis XVI, sur le point de gravir les marches de l’échafaud, s’en serait inquiété. Sans laisser la moindre trace, les aventuriers du siècle des lumières disparaissent dans le Pacifique sud tandis qu’en France gronde la Révolution. (LIRE LA SUITE)

    Stéphane DUGAST
    Visuels Association Lapérouse

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  • L’ÉNIGME LAPÉROUSE 1|4

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    C’est sur une île du Pacifique sud, régulièrement balayée par les cyclones que se serait échoué Monsieur de Lapérouse et ses 220 marins en 1788. Mais qui était au juste ce navigateur du Roy ?

    À l’instar des Cook, Bougainville et consorts, Monsieur de Lapérouse - Jean-François de Galaup, comte de Lapérouse (1741-1788?) de son vrai nom - appartient au cercle restreint des explorateurs d’exception.

    Habile navigateur, bon guerrier et homme de plume, Jean-François de Galaup est reconnu par ses pairs et son équipage pour son humanisme. « Le digne représentant de l’humanité, de son prince et des vertus de la raison » dixit un naturaliste embarqué autour du monde à ses côtés.

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    Marin dès l’âge de 15 ans, le natif d’Albi passera sa vie sur à parcourir la planète. Après un séjour dans l’Océan Indien où il accomplit deux campagnes aux Indes, il s’illustrera lors de la guerre d’Indépendance des Etats-Unis d’Amérique en capturant plusieurs navires anglais.

    La paix venue, ce marin à la riche carrière - 28 ans dans la Royale dont 14 ans de campagnes - reçoit du roi Louis XVI un prestigieux commandement. Celui d’une grande expédition de découvertes autour du monde dont il ne reviendra jamais. (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

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  • LE CAILLOU DE LA RÉPUBLIQUE

    Eric Chevreuil est un passionné de l’atoll de Clipperton. Basé aux Etats-Unis, il est devenu un observateur averti de la vie de ce «caillou de la République» perdu dans l’immensité du Pacifique mais pourtant si convoité. Extrait du compte-rendu de sa récente mission sur place.

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  • LA PLANÈTE CLIPPERTON #3

    C’est au cours de l’enquête pour mon premier film documentaire dédié à l’atoll de Clipperton (Part #1 - Part #2) que j’ai fait la connaissance de F6BFH, alias Alain Duchauchoy. Un radioamateur qui s’est passionné pour ce «caillou de la république»  depuis son premier séjour en 1978 au point d’en être devenu l’un de ses ardents défenseurs.

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  • TGV POLAIRE

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    Direction la côte orientale du Groenland. En immersion avec les derniers chasseurs et pêcheurs inuits, je découvre la vie hivernale et surtout les pérégrinations en traîneau.

    « Enfin le glacier. Sur ce vaste plateau à la surface verglacée, le traîneau glisse avec facilité. Après quelques minutes, pause déjeuner. J’en profite pour inspecter ma botte défectueuse et, cette fois, l’arrimer solidement avec de la ficelle.

    Totalement assoiffé et affamé, je ne pense pas une seconde à changer de vêtements et à me couvrir. Je n’ai plus rien à boire dans ma gourde.

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    Tobias m’apprend alors à me confectionner un thé glacé. Primo : remplir son grand mug en plastique avec de la neige raclée à quelques mètres de là. Secundo : secouer énergiquement. Tertio : remplir de thé chaud. Quatro : laisser infuser puis déguster. Simple, efficace et désaltérant.

    Les os glacés par le vent d’Ouest, je suis désormais « congelé ». Pourtant, il faut déjà repartir.

    TGV - « Traîneau Grande Vitesse » - durant quelques heures. Le voyage se corse lors de notre arrivée dans une nouvelle vallée.

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    La neige colle littéralement aux patins (non fartés) et s’accumule dessous. Il nous faut alors toutes les dix minutes basculer le traîneau, taper sur les parois en bois avec le manche du fouet et racler ce trop-plein de neige.

    Debout sur le traîneau, je conduis pour la première fois un attelage. Je pense alors aux « experts » : Paul-Émile Victor, son ami inuit Christian et tous ces Inuits qui utilisent ce moyen de locomotion depuis des siècles. L’Aventure est parfois grisante… »

    Stéphane DUGAST


    Extrait du Beau-Livre « Dans les pas de Paul-Emile Victor. Vers un réchauffement climatique ? » (Michel Lafon éditions)

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  • À CŒUR VAILLANT… 4|4

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    Formation musicale fameuse en Bretagne, en France comme à l'étranger, le Bagad de Lann-Bihoué fête cette année son soixantième anniversaire. À la clef : un album* truffé de collaborations musicales précieuses, une tournée marathon et des concerts événements. Ultime épisode d'une Histoire riche de six décennies d'existence.

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    Fin des années 1990, le Bagad de Lann-Bihoué est de nouveau menacé de disparition à cause de la réduction du format dans les armées françaises. Nouvelles interventions d’élus bretons qui montent au créneau comme en 1969 (Cf. épisode 1). Les édiles obtiennent gain de cause

    2001, l’arrêt de la conscription provoque cependant des modifications dans le recrutement. Les musiciens seront dès lors recrutés par la Marine comme des engagés. La mixité est introduite par la même occasion.

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    Les années 2000 confirment l’excellente réputation du Bagad, véritable ambassadeur de la Marine nationale. En provenance des meilleures formations de Bretagne, les marins du Bagad sont désormais de véritables musiciens professionnels qui s’engagent pour une durée variable entre un an et quatre ans dans l’institution.

    Japon, Australie, Canada, Allemagne, États-Unis, Inde, Suède ou Norvège, le Bagad de Lann-Bihoué parcourt la France et le monde entier au pas de charge. Son carnet de rendez vous ne désemplit pas.

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    Nouvelles productions et nouvelles collaborations de prestige lors du Festival Interceltique de Lorient en 2007 avec notamment la fameuse chanson d’Alain Souchon qui l’interprète en public à trente ans d’intervalle avec cette fois le « vrai » bagad.

    2009, l’heure est aux honneurs puisqu’en plus de défiler le 14 juillet sur les Champs-Élysées, les sonneurs du bagad vont se produire à Brasília, le jour de la fête nationale brésilienne, en présence de Nicolas Sarkozy et de Luiz Inacio Lula da Silva, les deux chefs d’Etat.

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    Deux ans plus tard, le Bagad vit un moment d’exception, en sonnant devant sa majesté Elisabeth II Reine d'Angleterre à Windsor.

    2012, l’année des 60 ans d’existence du bagad. « Un crû d’exception » de l’aveu du major Philippe Renard, Penn Bagad.

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    Parmi les temps forts  d’une tournée 2012 marathon de plus de 80 dates : une prochaine représentation dans le Pacifique, une soirée spéciale au prochain festival interceltique de Lorient et un concert sur la scène mythique de L‘Olympia à Paris.

    Un Beau Livre, intitulé « Le Bagad de Lann Bihoué, l’ambassadeur », va également bientôt paraître en librairie.

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    Autre preuve avérée de cette consécration, la parution grâce à une major de l’industrie du disque d'un album événement* gratiné de collaborations prestigieuses comme avec l’inévitable Alain Souchon, son complice Laurent Voulzy, les Irlandaises de Celtic Woman ou le galicien Carlos Nuñez.

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    Figure du bagad, Pierre Roumegou et Valéry Giscard d'Estaing en 1976

    Né selon la légende, grâce à une facétie d’un officier marinier (NDLR : sous-officier) Pierre Roumegou (Cf épisode 1), le Bagad de Lann-Bihoué n’en a pas fini d’étonner et de séduire. En infatigable créateur de passions et d’émotions depuis maintenant six décennies. À coeur vaillant… (FIN)

    Stéphane Dugast
    Photographies : © Marine nationale / EMI

     

    * Le CD : « Degemer Mat, Bienvenue” - 12 titres (Emi France)

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  • À CŒUR VAILLANT… 3|4

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    Formation musicale bretonne renommée en France comme à l'étranger, le Bagad de Lann-Bihoué a officiellement été constitué en septembre 1956 (Cf part 1). Forts de leurs prestations en Bretagne et dans l’Hexagone (Cf part 2), les marins militaires musiciens vont connaître les honneurs à compter du milieu des années 1980. Retour sur une période faste de l'histoire du Bagad.

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    Printemps 1984, le Bagad emménage dans ses locaux définitifs, soit dans le bâtiment 29 de la base d'aéronautique navale de Lann-Bihoué. En contrepartie incombe la charge aux bagadous de « la sauvegarde et de la nourriture des canards » présents sur zone !

    À partir de la seconde moitié des années 1980, le groupe va gagner en consistance ainsi qu’en reconnaissance. Son statut est une nouvelle fois révisé en 1989, lui faisant même gagner en autonomie.

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    Noël 1986 de l’Élysée, défilé militaire du 14 Juillet en 1991 et  en 1999, inauguration de l'année de la France à Tokyo en 1998… Le Bagad de Lann-Bihoué devient un outil à part entière de représentation que les politiques n’hésitent pas à utiliser en France comme à l’étranger.

    Le Bagad s’affiche également dans les médias. Enregistrement et édition d’un premier CD en 1989 après plusieurs albums vinyles 33 tours.

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    La même année, la formation bretonne participe à l'émission de télévision « Champs Élysées » de Michel Drucker. L’occasion de rencontrer enfin Alain Souchon, l’auteur-compositeur du « tube » Le Bagad de Lann-Bihoué.

     « La grande aventure, Tintin,
    Moi aussi, j'en ai rêvé des cornemuses »
    Alain Souchon

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    Un titre enregistré en 1977 dans lequel le bagad éponyme ne joue pourtant pas, contrairement à l'opinion la plus répandue. Lors de son enregistrement, Alain Souchon a contacté quelques sonneurs de la diaspora bretonne à Paris. Le morceau ainsi enregistré donnant l'impression qu'un bagad entier jouait.

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    En 1997, le Bagad s’essaie à la fiction en composant en partie la bande son du téléfilm Entre terre et mer. Plusieurs de ses membres participent même au tournage en temps que figurants.

    Le Bagad de Lann-Bihoué a le vent en poupe… (A SUIVRE)

    Stéphane DUGAST

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