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  • À TOUTE BLINDE

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    Championne du monde de kitespeed et recordwoman du monde de vitesse, Charlotte Consorti navigue à toute blinde.

    Un sourire désarmant et des yeux pétillants, Charlotte Consorti est une jolie femme. C’est aussi une redoutable compétitrice en kitesurf qui se passionne pour les records de vitesse sur l’eau depuis 2003.

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    Premier record du monde en 2004, premier titre de Championne du monde en 2007, elle s’attaquera ensuite au record du monde de vitesse sur l’eau toutes catégories. Elle pulvérisera ce record en octobre 2010 dépassant la barre mythique des 50 nœuds atteignant une vitesse moyenne sur 500m de 50,43 nœuds (soit 93km/h).

    Si la championne élégante s’entraîne dans le sud de la France, arpentant inlassablement la côte méditerranéenne à la recherche du vent, elle voyage également.

    L’Equipe magazine lui consacrant un portrait ce week-end et diffusant un sujet magazine TV, j’ai ainsi fait la rencontre de cette athlète fort séduisante.

    Au-delà de son physique, j’ai surtout été attiré par les images d’elle glissant à toute blinde sur le plan d'eau de Gruissan dans l'Aude.

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    Assis derrière un écran d’ordinateur, le kitesurf de vitesse paraît si facile. Toute approximation peut être pourtant fatale à Charlotte Consorti. C’est ce que les spécialistes appellent un sport «extrême».

    Comme tout bon marin, Charlotte Consorti doit également savoir dompter Eole, composer avec son matériel, sa condition physique et son mental.

    Les océans sont décidément peuplés d’hommes et de femmes épatants…



    › BONUS

    Le siteweb de Charlotte  Consorti

    À lire le portrait de Charlotte Consorti et le décryptage de son matériel dans L'Équipe Magazine du samedi 31 août.

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  • LE RAMEUR DES GLACES #2

    Rien n’arrête Charles Hedrich. Si la route est encore longue avant de rallier la mer de Baffin face au Groenland, l’aventurier vient de franchir à la rame la côte nord de l'Alaska.

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  • SOUS L’OCÉAN

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    Abyss, c’est un film du réalisateur James Cameron sorti sur grand écran en 1989. Un long-métrage de science fiction faisant la part belle aux fonds sous-marins énigmatiques. J’avais 15 ans, j’avais adoré. J’ai revu ce film près d’un quart de siècle plus tard. Verdict ?

    Les souvenirs sont parfois trompeurs. Adolescent, j’ai été touché par des films, des musiques ou des artistes qu’il ne me viendrait plus à l’idée de désormais regarder ou d’écouter. Pourtant en voyant sur le programme TV, le long-métrage Abyss diffusé en prime-time sur RTL9 l’autre soir, je n’ai eu qu’une envie : regarder ce que je considérais alors comme un chef d’œuvre. 24 ans plus tard, je n’ai pas été déçu.

    L’histoire est celle d’un commando de la Marine américaine (dont un «méchant») débarquant à bord de la station de forage sous-marine DeepCore afin de porter secours à un sous-marin nucléaire échoué dans les profondeurs.

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    L'équipe de Bud Brigman accueille ainsi ces nouveaux arrivants, ainsi que Lindsey, future ex-femme de Bud. Alors que les travaux de récupération commencent autour du submersible naufragé, l'équipage de DeepCore va devoir faire face à des phénomènes inexpliqués. Et s'ils n'étaient pas seuls, dans les abysses ?

    Certes, les effets spéciaux et surtout les technologies paraissent vieillottes mais l’histoire n’a pas pris une ride. Servi par une mise en scène assurément esthétique et un scénario abouti, ce film repose également sur un casting bien senti. Difficile d’oublier les performances de Virgil “Bud” Brigman (joué par Ed Harris fort convaincant) ou celle de sa femme Lindsey (alias Mary Elizabeth Mastrantonio).

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    Un œil plus aguerri perçoit d’entrée la complexité de l’entreprise de James Cameron qui a tourné avec virtuosité nombre de séquences en mode sous-marin, s'immergeant lui et son équipe, des semaines durant malgré moult désagréments, dans une énorme cuve d'une centrale nucléaire désaffectée.

    Abyss est le résultat d’une longue maturation de James Cameron (Cf Bonus ci-dessous) qui, de surcroît, ne disposait alors pas d’une batterie d’ordinateurs gavés de giga octets pour gérer ses effets spéciaux comme pour Avatar (ce qui ne m’empêche pas d’aimer également ce film).

    Malgré quelques incohérences, de nombreux clichés et des vieilleries, Abyss fonctionne car James Cameron nous plonge, au sens propre comme au sens figuré, dans un univers sous-marin finalement peu (ou mal) raconté sur grand écran

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    Autre plaisir de cinéphile, celui de voir une intrigue malmenée par les soubresauts politiques et militaires entre le bloc américain et soviétique. A sa sortie aux Etats-Unis, le mur de Berlin n’était toujours pas tombé

    Quant à la dimension futuriste et onirique qui en gêne certain, et dont les développements sont poussés dans la version longue, j’y adhère tant les valeurs humanistes mises en avant – certes très manichéennes – me correspondent.

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    À 24 ans d’intervalle, j’ai donc visionné avec délice Abyss, un long-métrage marin que je ne saurais trop vous conseiller de voir ou revoir tant il est abouti autant esthétiquement parlant que d’un point de vue scénaristique.

    Rares sont finalement les films de mer réussis au cinéma, Abyss fait exception. Mes souvenirs d’adolescent n’étaient pas erronés, ouf !

    Stéphane Dugast

    > BONUS
    Les 27 secrets de tournage selon le spécialiste Allo Ciné

     

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  • HANOI, LA BELLE #3

    img_05_1.jpgIllustrateur, peintre et auteur, Marcelino Truong est né à Manille d’un père vietnamien et d’une mère française. Cette double culture à cheval entre Occident et Asie, en particulier  le Vietnam, est au cœur de son œuvre.

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    De la double culture de Marcelino Truong, son dernier roman graphique Une si jolie petite guerre (LIRE LA CHRONIQUE) en atteste. Au printemps dernier, le dessinateur est revenu au Vietnam enquêtant cette fois sur les vétérans de l'Indochine.

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    De son périple asiatique, l'ami Marcelino a tiré un carnet de voyage publié tous les dimanches de l'été dans Le Journal du Dimanche. Troisième extrait sur le blog Embarquements.

    Photographies / extrait du film Mille jours à Saigon -  Vivement lundi ! production

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  • À FLEUR D’AILES

    jacques perrin,saint exupéry,mermoz,guillaumet,aéropostale,sahara,kessel,paul webster,omnibus,le félin poche,aviation,pionnierCet été, j’ai lu une biographie* d’Antoine de Saint Exupéry, pilote émérite et écrivain de l’Aéropostale. En sillonnant le web, j’ai repéré ce livre compilant les témoignages de Jean Mermoz, Henri Guillaumet, de Joseph Kessel et  Saint-Ex. Ca donne forcément envie…

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    Sous la houlette de Germain Chambost, ce livre réunit les témoignages des héros de l’Aéropostale. Du bel ouvrage permettant également de retracer ces temps héroïques, ceux de la conquête des lignes aériennes Toulouse-Casablanca (1919-1923), Casablanca-Dakar (1925), l'Amérique du Sud (1928) et de la traversée de l'Atlantique Sud (1930) avant de se centrer sur la fin de l'Aéropostale en 1933.

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    EXTRAIT

    « Ils volaient au ras de l'eau et frôlaient les sommets. Leurs appareils tombaient souvent en panne – dans le Sahara, sur les plages du Brésil, dans les neiges de la Cordillère.

    Il arrivait aussi que leurs ailes se brisent en plein vol ou que le pilote soit arraché de son siège par une bourrasque. Pourtant, ils ne renonçaient pas ; ils repartaient.

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    «Le courrier doit passer» était leur devise. 

    Beaucoup sont tombés avec leur avion, mais heureusement, d'autres ont vécu assez longtemps pour raconter leurs incroyables souvenirs.

    Des «autres» parmi lesquels Joseph Kessel et Antoine de Saint Exupéry, mais aussi de plus humbles témoins dont les récits ne sont pas moins exaltants, jusque dans l'ingénuité avec laquelle ils flirtaient avec la mort »

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    › À LIRE
    Les Hommes de l'Aéropostale
    . 778 pages - 27 € (Omnibus).

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    * : BONUS / UN LIVRE
    Saint Exupéry - Vie et mort du petit prince
    de Paul Webster. 413 pages - 13 €  (Le Félin Poche)

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    BONUS / UN FILM
    À noter que le cinéaste Jacques Perrin - décidément très prolifique (LIRE LA CHRONIQUE) - prépare un long métrage sur l’odyssée de l’Aéropostale. Un film fort prometteur…

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  • LE CLUB DES CINQ

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    La Toison d’or du livre d’aventure, c’est une récompense primant, chaque année, en cloture du festival Les écrans de l’Aventure le meilleur récit d’aventure vécue. Cette année, 5 livres et 5 auteurs sont en lice. Faîtes vos jeux !

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    #1
    UN GÉANT DE L’ESCALADE 

    « Une vie suspendue à 52 ans. Patrick Edlinger s’était lancé dans le plus difficile de ses défis, « un solo impossible », disait-il. Le 16 novembre 2012, il tire sa révérence au moment où il s’apprêtait à revenir vers son public avec son livre, cette autobiographie - écrite avec son ami et confident de toujours, Jean-Michel Asselin - qui lui tenait tant à cœur. Il avait mis un point final à ce texte et était heureux de communiquer sa vérité, tout entière, de dévoiler ses fragilités. Un livre d’autant plus émouvant qu’il prend un tour testamentaire.

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    En 1982, « La vie au bout des doigts », le film de Jean-Paul Janssen l’avait projeté dans la lumière. En quelques jours, l’ange blond qui dansait au-dessus du vide, sans corde, celui qui se tenait suspendu à 2 000 mètressur le bout des doigts, était devenu célèbre dans toute l’Europe. Il sera l’inspirateur de milliers de grimpeurs, à l’origine de centaines de vocations pour cette activité nouvelle qu’était l’escalade. Son génie de la grimpe, son physique d’éphèbe et la simplicité de son mode de vie ascétique contribuent à faire de Patrick un héros pour la jeunesse, un géant de l’escalade »

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    Patrick Edlinger. Autobiographiede Jean-Michel Asselin (Éditions Michel Guérin)

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    #2
    ERRANCES AFRICAINES

    Sébastien de Courtois est parti en Afrique sans aucune volonté de défi ou d’exploit. Il est même de ceux qui les fuient. Sa démarche ? Laisser surgir le choc du dépaysement. S’ouvrir au monde et à ses habitants, écouter, observer, rencontrer, retrouver le temps long, la fatigue physique provoquée par la marche, les nuits difficiles. Il s’est ainsi ouvert au monde, à Djibouti, ce bout de désert au bord de la mer Rouge, que l’auteur a croisé le chemin d’Arthur Rimbaud l’Africain. Après une longue errance, le poète a passé ses dix dernières années en Afrique de l’Est. Il y a cherché la vie hors des livres, hors de sa propre littérature, pour continuer à « danser sa vie », selon ses mots.

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    Il y a développé dans la solitude une activité commerciale entre le Yémen, Djibouti et le royaume d’Éthiopie, en vendant du café, de l’ivoire, de l’or, des produits manufacturés, et des armes. Sébastien de Courtois a suivi ses traces, jusqu’à Alexandrie, retrouvé les vestiges de son passage, ressenti ses tourments. Il superpose avec beaucoup de talent l’Afrique d’alors et la nouvelle, celle qu’il vit et celle des livres, persuadé que les remèdes du moment sont autant à chercher dans l’expérience vécue que dans la littérature. Et il confirme ainsi cette certitude que chacun possède une histoire universelle.

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    Eloge du voyage. Sur les traces de Rimbaudde Sébastien de Courtois (Éditions Nil)

     

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    #3
    L’ÉLÉGANTE MARCHE


    « Jean-Christophe Rufin a suivi à pieds, sur plus de 800 kilomètres, le Chemin du Nord jusqu’à Saint-Jacques de Compostelle. Beaucoup moins fréquenté que la voie habituelle des pèlerins, cet itinéraire longe les côtes basques et cantabriques puis traverse les montagnes sauvages des Asturies et de Galice. « Chaque fois que l’on m’a posé la question « Pourquoi êtes-vous allé à Santiago ? », j’ai été bien en peine de répondre. Comment expliquer à ceux qui ne l’ont pas vécu que le Chemin a pour effet sinon pour vertu de faire oublier les raisons qui ont amené à s’y engager ? On est parti, voila tout »

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    Galerie de portraits savoureux, divertissement philosophique sur le ton de Diderot, exercice d’autodérision plein d’humour et d’émerveillement, Immortelle randonnée se classe parmi les grands récits de voyage littéraires.  On y retrouvera l’élégance du style de l’auteur du roman Grand Cœur et l’acuité de regard d’un homme engagé, porté par le goût des autres et de l’ailleurs »

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    Immortelle randonnée. Compostelle malgré moi de Jean-Christophe Rufin (Éditions Michel Guérin)

     

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    #4
    WILD, WILD WEST

    « Lorsque sur un coup de tête, Cheryl Strayed boucle son sac à dos, elle n’a aucune idée de ce qui l’attend. Tout ce qu’elle sait, c’est que sa vie est un désastre. Entre une mère trop aimée, brutalement disparue, un divorce douloureux et un lourd passé de junkie, Cheryl vacille. Pour tenir debout et affronter les fantômes de son passé, elle choisit de s’en remettre à la nature et de marcher.

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    Elle part seule pour une randonnée de mille sept cents kilomètres sur le Chemin des crêtes du Pacifique, un parcours abrupt et sauvage de l’Ouest américain. Au fil de cette longue route, elle va surmonter douleurs et fatigue pour renouer avec elle-même et finalement trouver sa voie. Franche, dynamique et un brin déjantée, Cheryl Strayed nous entraîne grâce à ce récit humain et bouleversant sur les chemins d’une renaissance »

     

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    Wildde Cheryl Strayed (Éditions Arthaud)

     

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    #5
    AU GRAND AIR


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    Entre deux corvées de bois, le voyageur devenu sédentaire s’interroge sur son rapport au monde. Et si le bonheur consistait à se contenter de l’essentiel, en marge de la société consumériste ? La beauté et l’intensité de la vie sauvage deviennent une source inépuisable d’émerveillement. Le temps qui s’égrène, plus dense, consacre chaque geste, et de la solitude jaillit une ivresse qui demeure. Le récit de cette expérience, dans la pure tradition du nature-writing, est à la fois un hymne au Grand Dehors et une envoûtante méditation intérieure »

     

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    Solitudes australes. Chronique de la cabane retrouvée
    de David Lefèvre. Éditions Transboréal.

    Sources : textes ©La Guilde du Raid / photographies DR, Petzl & fr.123rf.com

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  • L'ESPRIT VOYAGE

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    Le Grand Bivouac : c’est un festival dédié au voyage et aux découvertes partagées se tenant chaque année en octobre à Albertville en Savoie. En ces temps de crises, ses organisateurs promettent à leurs visiteurs de «ne plus tourner en rond et à repartir sur les chemins de traverse, à la rencontre d’horizons nouveaux…et d’énergies nouvelles». Tout un programme !

    Directeur de ce festival attirant désormais près de 30 000 visiteurs, Bruno Van Den Driessche est catégorique : «Nous faisons un pari : celui d’ouvrir toutes grandes  les portes de l’itinérance. Le but c’est d’inciter notre public à reprendre la route pour partir à la découverte de nouveaux chemins, d’autres mondes avec l’espoir d’y puiser de nouvelles énergies pour demain».

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    En homme de conviction, Bruno Van Den Driessche est même intarissable :«Même en France, on ressent très fort ce désir de bouger, de retourner sur le terrain, d’échapper aux idées toutes faites, de comprendre par soi-même. Pour preuve, les  marches symboliques de personnalités comme Axel Kahn parti début mai pour une randonnée de 1 600 kilomètres en diagonale à travers la France ou le député Jean Lassalle lancé dans son périple imprévisible à la rencontre de ses concitoyens.

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    Et que dire de l’énorme succès, en quelques mois et sous la signature d’écrivains et voyageurs de talent,  de plusieurs récits sur la marche à pied et l’itinérance ?

    D’une manière ou d’une autre, ici comme ailleurs, chacun à sa manière, il nous faut ouvrir toutes grandes portes et fenêtres, reprendre la route et avoir l’œil sur ce qui bouge et nous ouvre des réflexions nouvelles…»

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    © Stéphanie Ledoux

    UN PROGRAMME DE CHOIX

    À Albertville, des rendez-vous sont d’ores et déjà confirmés comme plusieurs grands débats ainsi que la présence de quelque 40 invités dont Jean-Christophe Rufin, «grand témoin» du festival 2013, Olivier Weber, Olivier Föllmi ou Patrice Franceschi, pour ne citer que les plus médiatiques

    Côté des projections, c’est également la garantie d’évasions de qualité avec la projection de documentaires comme «Le Grand océan blanc» d’Eric Brossier, «Les rubis des Khmers rouges» d’Olivier Weber ou «Raïba et ses frères» de Patrice Franceschi.

    Conférences, projections, débats, expositions, village du voyage, concerts… Ce sont près de 110 rendez-vous qui vont être proposés du 17 au 20 octobre prochains à Albertville en Savoie. Cette douzième édition s’annonce dès lors fort prometteuse.

    À noter plus les férus de voyage que, parallèlement à l’organisation du festival Grand Bivouac, Bruno et son équipe viennent d’annoncer le lancement d’une université populaire du voyage et d’une villa Marco Polo à l’intention des jeunes voyageurs.

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     › EN SAVOIR PLUS
    Le Grand Bivouac. RDV du 17 au 20 octobre prochains à Albertville en Savoie. Renseignements et réservations sur http://www.grandbivouac.com/

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  • LE CŒUR DES HOMMES

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    La Mer cruelle, c’est  un roman de Nicholas Monsarrat que mon ami Michel Bez, peintre de Marine, m’a prêté il y a quelques années (je ne lui  ai d’ailleurs jamais rendu, oups…). Ce roman, c’est le récit de la vie de l'équipage de la corvette britannique pendant la très meurtrière bataille de l'Atlantique. Une histoire vécue, un authentique livre de mer et un long métrage fort réussi.

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    Ce livre est une pépite. Et ce pour plusieurs raisons… Publié en 1951, La Mer cruelle, raconte sans fascination, ni forfanterie, la mer et la guerre.

    L’histoire est celle d’un équipage de la corvette britannique HMS Compass Rose pendant la bataille de l’Atlantique, livrant de farouches combats contre les U-Boot allemands

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    Nicholas Monsarrat (1910-1979) s’est appliqué à raconter une aventure qu’il a lui-même intensément vécue. Journaliste et écrivain avant guerre, il s’engage pendant le conflit dans la Royal Naval Volunteer Reserve. Il commandera lui-même une frégate.

    De cette expérience, Nicholas Monsarrat tirera ses histoires de mer, qui sans rien enjoliver de cette période, ne cacheront rien de la guerre et de ses abominations.

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    Paru dans le premier chapitre de La Mer cruelle édité chez Presses-Pocket en 1979, les propos de l’auteur en disent long sur l’âme de son œuvre : «Ceci est l'histoire - la longue et véridique histoire - d'un océan, de deux navires et d'environ 150 hommes. L'histoire est longue parce qu'elle raconte une interminable et furieuse bataille, la plus dure qui puisse être livrée au cours d'une guerre. On y met en scène deux navires parce que le premier fut coulé et remplacé par le second. Elle concerne 150 hommes parce que c'est un nombre d'individus dont on peut facilement relater les aventures. Elle est véridique, enfin, parce que seule une histoire vraie mérite d'être écrite»

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    Flairant la bonne affaire (le livre étant un best-seller), le cinéma ne traînera pas à adapter ce roman. Un long-métrage éponyme sortant sur grand écran dès 1953.

    Scénariste notamment du long-métrage Les Révoltés du Bounty avec Marlon Brando, Eric Ambler s’est attèlé à rédiger un scripte de bonne facture. La réalisation a, quant à elle, été confiée à Charles Frend, monteur des premiers longs-métrages d’Alfred Hitchcock.

    À l’instar de l’œuvre du français Pierre Schoendoerffer, les questionnements de l’homme plongé dans la guerre et ses aberrations sont au cœur du roman et du film La Mer cruelle. Deux pépites qui raviront les adeptes du genre.

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    › EN SAVOIR PLUS

    La Mer cruelle (The Cruel Sea) : un roman de Nicholas Monsarrat et un film britannique réalisé par Charles Frend.

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  • SNSM : SON "PACHA" S'EXPLIQUE

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    Acteur incontournable du monde maritime, la Société Nationale de Sauvetage en Mer (SNSM) s’appuie sur des moyens et des effectifs conséquents, dont 6 000 sauveteurs bénévoles œuvrant, en mer ou le long du littoral, en métropole comme en outre-mer, tout au long de l’année. Quatrième et dernier volet d'un reportage consacré aux sauveteurs en mer et entretien avec Olivier Lajous, (VOIR SON PORTRAIT) l'ancien DRH de la Marine nationale élu en mai dernier président de la SNSM.

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    « Président, qui sont véritablement les bénévoles de la SNSM ?

    (LIRE L'ÉPISODE PRÉCÉDENT) - Olivier Lajous : Les sauveteurs bénévoles sont souvent d’anciens marins issus du monde de la pêche, dela Marinemarchande ou dela Marinenationale. Ces dernières années, le profil de nos bénévoles a cependant changé.

    Nos nouvelles recrues viennent désormais, de plus en plus, du monde de la plaisance ou ne sont pas, à la base, des professionnels de la mer. La SNSM s’est également rajeunie. Notre moyenne d’âge s’est désormais établie à 48 ans, preuve que les actifs sont de plus en plus nombreux même si les retraités restent des forces vives pour nous.

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    Pourquoi un ancien amiral de la Marine a-t-il toujours été à la barre de la SNSM depuis 1967 ?

    - Olivier Lajous : D’abord, le mot «Amiral» est un mot toujours magique dans la communauté des gens de mer. C’est plus qu’un grade ou un titre, c’est la preuve que l’intéressé a navigué, qu’il a exercé des fonctions à responsabilités en mer puis à terre.

    C’est sûrement pour ses raisons, qu’un ancien officier général a pour l’instant toujours été élu à la tête dela SNSM. Ce qui n’interdit pas qu’un futur président soit issu de la marine marchande ou de la plaisance. Quoiqu’il en soit, c’est une fonction bénévole très prenante mais passionnante.

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    Amiral, ces responsabilités sont-elles forcément différentes de celle que vous avez pu exercer pendant près de 40 ans dans la Marine ?

    - Olivier Lajous : Dorénavant, je ne commande plus des marins militaires payés par l’Etat dans un système fortement hiérarchisé pour mener des missions pouvant aller jusqu’au combat. J’exerce une responsabilité sur des sauveteurs qui sont bénévoles dans un système en apparence moins codifié. Qui dit bénévoles, dit souvent passionnés.

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    La passion, c’est bien mais la raison, c’est mieux ! Car c’est en équipage que les sauveteurs de la SNSM mènent à bien leur mission. En mer, on ne travaille bien qu’en confiance et en équipage.

    Autre défi de taille pour la SNSM, celui de continuer à nous professionnaliser tout en conservant notre esprit engagé et bénévole. Vous savez, dans un monde toujours plus exigeant et fortement judiciarisé, l’engagement bénévole, c’est le véritable trésor dela SNSM »

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    › EN SAVOIR PLUS
    Un don de 150 € à la SNSM finance l’acquisition d’un gilet de sauvetage pour un sauveteur embarqué, un don de 380 € une tenue complète. Pour contacter et aider les Sauveteurs en mer. Par courrier : SNSM - cité d’Antin - 75009 Paris. Par téléphone : 01 56 02 64 64 ou via le site web à http://www.snsm.org/


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  • UN MAGAZINE TRÈS SALÉ (RÉACTUALISÉ)

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    Marine & Océans, c’est un magazine trimestriel et un site web pour comprendre les enjeux géopolitiques, économiques et  environnementaux des océans. Dans son numéro d’été, ce magazine au papier glacé fait la part belle aux récits de mer. Entretien et explications avisées de son rédacteur-en-chef Bertrand de Lesquen.

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    Quel promesse faîtes-vous à vos lecteurs et lectrices ?

    - Bertrand de Lesquen : Ce numéro de Marine & Océans les emmènera aux confins de tous les mondes avec pour objectif de raconter la mer, le voyage, la rencontre, la découverte…

    C’est un numéro d’été, fait de récits et d’images, tout simplement. Un numéro fait pour appareiller, tranquillement amarré à son transat dans le repli d’une malouinière ou à sa serviette, étendu sur le sable chaud d’une plage de Méditerranée. 

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    Qui sont les auteurs de ces grands reportages ?

    - Bertrand de Lesquen : Nos auteurs ont des âges et des parcours différents avec pour point commun la passion de la mer, souvent dela Marine, et bien sûr des longues pérégrinations qui libèrent l’esprit et éveillent les sens. Ils restituent la magie des embarquements et des grandes traversées.

    Il y a Jean-Wandrille Méchet, 21 ans, élève-officier au long-cours, destiné aux navigations incessantes de la Marinemarchande, qui nous raconte son expérience de deux mois dans la Marinenationale et son embarquement à bord des bateaux gris.

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    Il y a Emmanuel Laccours, 49 ans, capitaine de vaisseau de réserve, ancien pacha d’une frégate dela Royale, qui a décidé de mettre sa vie d’homme de mer au service de l’économie de son pays. Devenu capitaine au long cours, il nous dévoile le quotidien des marins engagés sur le front de l’exploitation pétrolière au large du Nigéria.

    Il y a Foucauld Dalle, 28 ans, étudiant en management à HEC et à Polytechnique, une tête bien faite comme l’on dit, engagé pour un an dansla Marineau titre du Volontariat officier aspirant, version nouvelle du service national ouverte aux étudiants désireux de connaître les armées. Il nous ouvre les portes d’une partie du domaine maritime français – le plus vaste au monde après celui des États-Unis – et pas la plus neutre : les Terres australes et antarctiques dont les eaux n’ont pas encore toutes été cartographiées.

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    Justement la part belle est faite aux reportages de terrain ?

    - Bertrand de Lesquen : Tout à fait ! La couverture du magazine a été réalisée par Christian Cailleaux, 45 ans, auteur de bande dessinée et illustrateur, futur peintre de la Marine (?). Son embarquement, il nous le raconte avec émotion : «Embarquer sur une frégate militaire en partance pour les terres australes, c’est rejoindre des rêves de petit garçon…».

    Dans ce numéro, vous pourrez aussi  lire les aventures polaires de  Stéphane Dugast, 39 ans, infatigable reporter au long cours parti sur la côte orientale du Groenland sur les traces de Paul-Émile Victor dont il prépare la biographie (NDLR : l’auteur et l’animateur de ce blog). Il nous emmène aux côtés des derniers chasseurs de phoques pris au piège du réchauffement climatique.

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    Et puis il y a Hervé Allaire, 32 ans, breton volontaire et aventureux - un pléonasme (?) - formé sur le Trieux aux épissures, aux manœuvres de coffre et à l’art de la godille par un grand-père pédagogue, qui est à l’origine d’une belle aventure collective.

    Il est parti récemment en famille, à l’assaut de l’Atlantique, sur Mahatao un sloop côtier de 27 pieds transformé en croiseur apte aux navigations les plus ambitieuses.

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    © Philipp Plisson


    Vous donnez également la parole à des marins d’Etat de renom ?

    - Bertrand de Lesquen : Oui, nous publions en ouverture une grande interview du vice-amiral d’escadre (2S) Olivier Lajous, une figure de la Marine nationale. Après quarante ans d’une carrière débutée comme matelot, plusieurs commandements à la mer et les plus hauts postes à terre, il est aujourd’hui président dela Société nationale de sauvetage en mer. Il rappelle notamment que ce dernier espace de liberté que sont les océans exige, outre le respect, une pratique plus responsable et plus sûre.

    Nous publions ensuite le témoignage du Premier maître Estelle Proteau, la première et unique femme pilote de port militaire. Elle nous raconte son métier, souvent méconnu - on ne pilote pas, écrit-elle, une frégate comme un sous-marin - et nous confie ses aspirations : le commandement d’un petit navire, ou le pilotage du porte-avions Charles de Gaulle. De l’engagement et de belles ambitions.

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    En guise de conclusion, qu’auriez-vous envie de dire ?

    - Bertrand de Lesquen : Achetez Marine & Océans ou mieux abonnez vous ! A tous, je souhaite une bonne lecture. J’en profite également pour remercier de leur fidélité les lecteurs et abonnés à Marine & Océans dont - nous dit-on - l’audience ne cesse de croître. Tant mieux pour la mer… »

    › EN SAVOIR PLUS

    Marine & Océans. Une revue et un siteweb pour comprendre les enjeux géopolitiques, économiques et  environnementaux des océans. Pour s'abonner, RDV sur http://www.marine-oceans.com
     

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  • LA PHOTO SELON JEAN #12

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    Photographe pour la prestigieuse agence Magnum depuis 1977, Jean Gaumy bourlingue et photographie le monde depuis plus de quatre décennies. Photographe de renom (devenu peintre de la Marine depuis 2008), le normand d'adoption se raconte chaque mois sur le blog EMBARQUEMENTS. Douzième cliché et douzième point de vue commenté par un «pêcheur d’images» insatiable.

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    © Jean GAUMY / Magnum Photos

    « Je savais qu’à bord des vieux chalutiers à pont découvert j’allais au-devant de mes plus beaux rendez-vous de tempêtes, à la recherche d’une ambiance, d’une époque, d’un rapport au monde. Je ne sais pas.

    Quelque chose de très personnel. Quelque chose qui allait être englouti et que je ne savais dire. La nostalgie ? Avant, les équipages ne pouvaient s’en remettre qu’au bon vouloir des vents,  des courants et des brumes. Ils subissaient la mer. Beaucoup plus durement.

    Maintenant, il y a la violence des moteurs, leurs rythmes infatigables qui cisaillent les nuits, qui bousillent les hommes. Et même si les bateaux,  les techniques ont changé, c’est la même pression - le gain, les banques et très souvent l’orgueil. La même voracité. Pêcher, pêcher encore, parfois même au-delà du bon sens. Saigner la mer à blanc et les hommes aussi. Alors la nostalgie… »

    Extrait du livre Pleine Mer (Edition de la Martinière, 2001)

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    © Courtesy Stéphane GUICHARD
    © Jean GAUMY / Magnum Photos

    > Voir Portfolio #11

    RDV LE MOIS PROCHAIN

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  • L'ECOLE DE MERZOUGA

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    Direction le Maroc, le désert, Merzouga et ses dunes. À bord de leur «Joséphine des Sables» pendant la dernière édition du 4L trophy,  deux étudiantes sont parties à la rencontre de  Samir le professeur et de ses 44 élèves.  C’est cette histoire de 4L - une vraie et d'autres en carton - que nous allons vous raconter…

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    Vivre l’aventure avec un grand «A», c’est d’abord la motivation première d’Aurélie et d’Anne-Charlotte, équipage n°1852 de la seizième édition du 4L Trophy. Pour ces deux étudiantes en Master 2 «qui ont la bougeotte», il s’agit aussi de partir à la rencontre d’un nouveau continent : l’Afrique «À 22 ans, c’est forcément motivant ! » précise d’emblée, Anne-Charlotte, les yeux pétillants.

    Autre source de motivations pour ces deux étudiantes, celle de donner un sens à leur odyssée en y associant un projet humanitaire qu’elles ont construit de bout en bout.

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    GÉNÈSE D’UN PROJET

    Décembre 2012, Aurélie apprend, grâce à des amis de ses parents, qu’un projet thérapeutique autour d’une Renault 4L en carton est mené à l’hôpital psychiatrique Pierre Janet du Havre. Les deux filles filent dans la sous-préfecture de Seine-Maritime. Sur place, Anne-Charlotte et Aurélie font la connaissance avec les patients, l’infirmière et un artiste qui ont œuvré à la conception et à la construction d’une 4L Renault en carton grandeur nature.

    Créer une relation différente à  «l’autre» perturbée, via un travail artistique en groupe, de la création jusqu’à la concrétisation du projet, c’est l’objectif du personnel soignant de l’hôpital Pierre Janet pour leurs patients. Un projet qui s’est concrétisée à quelques semaines du départ par la finalisation de la 4L en carton baptisée « Joséphine ».

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    Aurélie et Anne-Charlotte
    L’équipage n°1852 du raid 4L Trophy
    Les lauréates du projet « Eco-solidaire »
    Une 4L Renault et des minis 4L en carton

    Quand aventure et humanitaire se conjuguent…

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    L'AVENTURE DES 4L EN CARTON

    Quant au choix de la Renault 4L, il ne doit rien au hasard. Au-delà de la symbolique dans l'imagerie collective, cette voiture possède également un lien fort avec l’hôpital Pierre Janet et ses occupants. En effet, la 4L fut, durant de nombreuses années, la «voiture-à-tout-faire » de l'établissement.

    La plupart des patients l'ont connu. C’était surtout le véhicule qui faisait le lien vers l'extérieur, tel un vecteur social. Aurélie et Anne-Charlotte sont touchées par ce projet, ses valeurs et les ponts qu’elles vont tisser avec les patients. Car, c’est à bord d’une «vraie» 4L que les deux étudiantes vont, quant à elles, partir au Maroc pour vivre la 16ème édition du 4L Trophy.

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    «Autant de convergences qui nous ont incitées à construire un projet à notre façon autour de 4L en carton. Car le carton ça n’est pas seulement une matière première brute, c’est aussi un vecteur de mouvement, de changement et d’échange, comme dans un déménagement. C’est également une matière facilement transformable et façonnabl», complètent en cœur Aurélie et Anne-Charlotte.

    Le «4L Trophy», c’est quoi ? C’est un raid et le premier rallye européen 100% étudiant. C’est une aventure alliant aventure, action, partage et solidarité.  En participant à ce raid, les 3 000 «étudiants-pilotes» (2 par 4L)  viennent également en aide  aux enfants du désert grâce à l'association «Enfants du Désert». Direction le Maroc et ses pistes poussiéreuses  pour un voyage initiatique «utile».

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    QUATRE AILES AU MAROC

    Pour d’évidentes raisons pratiques, les deux étudiantes ne peuvent cependant pas emmener « Joséphine » au Maroc.  Elles vont dès lors faire construire des 4L miniatures par des élèves d’un collège de Rueil-Malmaison en banlieue parisienne. Chaque élève fabrique ainsi, à l’aide d’un patron, des «4L» à échelle réduite et les personnalise selon ses envies.

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    Autant de «mini» 4L qu’Aurélie et Anne-Charlotte embarquent cette fois dans le coffre de leur 4L bleue qu’elles ont rebaptisée pour l’occasion «Joséphine des Sables». Facilement transportable, ces 4L en carton deviennent ainsi leur «matière première» d’échange dans l’optique de mener une action solidaire dans une école au Maroc.

    «On va non seulement pouvoir les distribuer mais surtout en faire fabriquer de nouvelles à des élèves marocains que nous allons rencontrer. On pourra ainsi parler des 4L en carton et de notre voyage depuis Paris. Toute notre aventure va prendre son sens», s’enthousiasment Anne-Charlotte et Aurélie.

    Reportage photographique de Christophe Géral
    & Récit de Stéphane Dugast


    PROLOGUE

    Anne-Charlotte et Aurélie vivront une journée inoubliable en compagnie de Samir et des 44 élèves, découvrant également une école aux conditions spartiates. En plus de permettre aux 2 étudiantes de mener à bien leur projet original, les organisateurs du 4L Trophy ont lancé et financé une opération pour améliorer les conditions de vie des élèves de cette école. Les promesses ont été tenues car Samir m'a écrit cet été, fier de montrer les photos de ce qu'est devenue son établissement. Son reportage photographique.

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    Samir et ses élèves devant le nouveau portail
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    La nouvelle cour de récréation bientôt ombragée

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