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BILLET - Page 4

  • MOT MARIN : MAE WEST

    Reporter embarqué pendant plus d’une décennie, j’ai souvent enfilé une «Mae West». Je ne m’étais jamais interrogé sur cette appellation sibylline. De récentes recherches sur l'appellation de ce gilet de sauvetage m’ont mené jusqu'à Hollywood. Finalement, ce mot marin ne manque pas d'air !

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  • L’ESPRIT COMBATTANT

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    Du Sang et des Larmes, c’est le long-métrage inspiré du récit Le Survivant, signé Marcus Luttrell (qui récidive d'ailleurs en signant une suite : Retour au Combat). Deux livres donc et un film sur l'engagement américain en Afghanistan et en Irak. Focus sur un long-métrage narrant de l’intérieur une opération de commandos américains en Afghanistan. Un film de guerre plus subtil qu'il n'y parait...

    Les adeptes de film de guerre vont être aux anges avec l’adaptation du récit de Marcus Luttrell sur grand écran le 1er janvier prochain. Ce long métrage nerveux, signé Peter Berg (Very bad things, Le Royaume), va sans conteste combler leurs attentes un brin douchées par Forces Spéciales, long-métrage français souvent jugé trop simpliste (LIRE LA CHRONIQUE), et ce malgré la participation remarquée de Marius (VOIR L'ENTRETIEN).

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    Si la presse, ou l’opinion peu aux faits des «choses» militaires, devraient logiquement railler la dimension trop patriotique et trop héroïque de ce long-métrage inspiré d’une histoire vraie, les plus curieux vont y trouver leur compte.

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    Si je n’ai pas encore lu les deux ouvrages de Marcus Luttrell, j’ai vu en avant-première le film Du Sang et des Larmes. Et j’ai apprécié !

    Adepte de film du genre, j'ai trouvé celui de Peter Berg est réussi et abouti. Car le réalisateur (et scénariste) s’est parfaitement imprégné de l’univers des Navy Seals, de leur technicité au combat, de leur fraternité et de leur esprit de corps.

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    Si le patriotisme (parfois exacerbé) d’outre-Atlantique peut prêter à sourire, ce long-métrage a le mérite de nous plonger au cœur d’une opération militaire à hauts risques en nous dévoilant sa préparation sans faille, son déroulé contrarié et ses risques (pour ne rien vous dévoiler de plus du scénario haletant).

    L'implication des acteurs (un judicieux casting) est palpable à chaque séquence, voire à chaque plan. Par l'entremise de Marcus Luttrel (le vrai Navy Seals), tout a été minutieusement étudié et pensé pour coller au mieux à la réalité, et rendre ainsi hommage aux soldats engagés dans cette opération qui va se révéler meurtrière.

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    Car la réalité est terrifiante. Infiltrés dans une zone montagneuse d’une province reculée de l’Afghanistan, quatre Navy Seals vont se faire prendre en chasse par des talibans enragés. L'issue de cette opération Red wings (lire le récit de l'opération en vrai sur Wikipedia), consistant à localiser et neutraliser un chef taliban, va se révéler tragique.

    Si le film de Peter Berg fait résonance, c'est grâce à sa réalisation, et notamment ses  plans séquences filmés à hauteur d’hommes. La guerre, les opérations, ses dilemmes, ses horreurs et ses surprises se révèlent alors aux yeux du spectateur.

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    Ce film, couplé à ces deux livres, vous immergent au cœur de l’engagement militaire américain en Afghanistan. En France, des récits de qualité racontant l’engagement militaire en Afghanistan ont été publiés mais rien ne devrait filtrer au cinéma.

    Ce genre semble effrayer la production hexagonale qui, à mon sens, préfère nous distraire avec moult comédies guimauves où le centre du monde parait tourner autour de Paris, de sa rive gauche, de ses grands magasins et boutiques, de ses appartements avec 3 mètres 50 de hauteur de plafond et de la vie (bourgeoise) trépidante de ses personnages.

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    Du sang et des larmes rompt cette monotonie, offrant aux adeptes du genre, et à ceux qui savent dépasser les préjugés, un film de guerre savamment ciselé et diablement efficace.

    Quant aux récits de Marcus Luttrell (tous les deux parus chez Nimrod éditions), ils embarquent littéralement le lecteur au cœur du cauchemar en Afghanistan et de l’enfer en Irak, l’obligeant à s’interroger sur ce que signifie «servir son pays», et revenir à la vie civile marquée par le fer rouge de la guerre.

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    Même si ce film de guerre carbure fort au patriotisme (Hollywood oblige !), son principal atout est de nous plonger dans les coulisses d’une opération militaire, au plus près de ses hommes.

    À l’instar d’un Apocalypse now (1979) au Vietnam, de La ligne rouge (1998) ou de 317ème Section (1965) du regretté Pierre Schoendoerffer - VOIR L'HOMMAGE), Du Sang et Des larmes fait partie de ces films majeurs du genre, car il évite le manichéisme exagéré ou la vision trop romantique de la guerre.


    Souvent scotché à son fauteuil, le spectateur déguste dès lors ce long métrage plus subtil qu’il n’y parait. C’est là tout le tour de force de Peter Berg en parfait «chef d’orchestre» de ce long-métrage sur vitaminé.

    Stéphane DUGAST

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    * À LIRE : Le survivant de Marcus Luttrel et Patrick Robinson. 330 pages - 21 euros (Nimrod éditions) + Le retour au combat de Marcus Luttrel et James D. Hornfischer. 330 pages - 21 euros (Nimrod éditions)

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    › À VOIR
    Du sang et des Larmes de Peter Berg avec Mark Wahlberg, Taylor Kitsch, Emile Hirsch, Ben Foster et Eric Bana. USA - 121 minutes. Au cinéma le 1er janvier 2014.

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    › BONUS

    Les confidences de Marcus Luttrel lors de l'émission 60 minutes (en anglais)



     

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  • GRAVITY : UN CONTRE-CHAMP POLAIRE

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    En dévoilant le court-métrage Aningaaq, la Warner Bros propose le point de vue terrestre d'une des scènes poignantes de Gravity. Éclairages sur ce bonus étonnant.

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    Aningaaq, c’est un court-métrage pas comme les autres réalisé par Jonas, le fils d'Alfonso Cuaron réalisateur de Gravity (LIRE LA CHRONIQUE).

    Le  court-métrage de Jonas propose un contre-champ polaire à une scène poignante du film de son père, en nous plongeant cette fois sur Terre, ou plus exactement sur la banquise.

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    On découvre ainsi Aningaaq, l’Inuit avec lequel le docteur Ryan Stone (Sandra Bullock) parvient dans Gravity à établir fugacement un contact.

    Tourné sur la banquise au Groenland, ce court-métrage nous éclaire sur le dialogue de sourds entre Aningaaq et le docteur Stone. «Cette fois, tout est perçu du point de vue de l'esquimau, tout heureux de se faire une nouvelle amie et de partager avec elle ses soucis bien terrestres, sans se douter qu'elle cède peu à peu au désespoir, seule dans l'espace», explique le site web Cinéobs sur lequel j’ai repéré cette information (d)étonnante, «épatante» diront les aficionados, dont je fais partie.

    Photographies ©Warner Bros

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    Attention ! Ce qui suit en vidéo dévoile un moment clé de l'intrigue de Gravity.



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  • UN BLOG «FAIT-MAIN»

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    Le cinéma a ses Césars, la musique ses Victoires, le théâtre ses Molières… Désormais, les blogs ont les Golden Blog Awards ! Au cours d’une soirée organisée le 13 novembre prochain, 20 catégories seront primées et chacune sera représentée et soutenue haut et fort par un partenaire. En attendant, votez Embarquements !

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    Fort d’une douzaine d’années de reportages sous toutes les latitudes, j’ai développé un fort «tropisme» pour les mondes de l’aventure, des océans, de l’exploration et les immersions en tous genres.

    Reporter d'abord, auteur & réalisateur aussi, je réalise des reportages pour la presse, des films documentaires pour la TV tout en publiant des ouvrages. Membre de la Société des Explorateurs Français, je pilote le blog  EMBARQUEMENTS | l’AVENTURE AUTREMENT depuis 2007.

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    Conçu à l’origine pour partager au plus grand nombre mes «productions» littéraires ou cinématographiques, ce blog a ensuite laissé la parole aux passionnés comme moi de mer, d’aventures, d’explorations et d’horizons lointains sur ou sous l’eau, dans les airs ou à terre.

    Au fil de mes billets et reportages «faits-main», ce blog est devenu un lieu pour prendre le temps de voir, de lire, d’écouter et de regarder le monde qui nous entoure à travers le prisme de l’aventure, du voyage, de la découverte et de l’exploration.

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    Les retours des internautes lecteurs sont souvent élogieux. La communauté des lecteurs et lectrices du blog grossit chaque mois. Chaque mois, EMBARQUEMENTS rassemble désormais 6 000 visiteurs uniques, 20 000 pages lues / mois et une communauté de 1 000 followers sur Facebook et Twitter.


    Plus modestement, je veux continuer de raconter cet univers qui me passionne et pourquoi pas faire héberger ce blog sur le site web d’un «grand» du monde des médias afin de raconter et d’insuffler l’esprit d’aventure dans notre société.

    A ce sujet, je suis d’ailleurs preneur de toutes vos idées et vos suggestions. Car l’intérêt et le bien-fondé de l’Internet, c’est son interactivité ! Et encore merci à vous pour votre fidélité.

    Stéphane DUGAST

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    Parce que vous êtes de plus en plus nombreux à suivre ce blog et qu’il doit se développer pour continuer de vous raconter autrement le monde de l’Aventure, votez EMBARQUEMENTS !


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  • SOUS L’OCÉAN

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    Abyss, c’est un film du réalisateur James Cameron sorti sur grand écran en 1989. Un long-métrage de science fiction faisant la part belle aux fonds sous-marins énigmatiques. J’avais 15 ans, j’avais adoré. J’ai revu ce film près d’un quart de siècle plus tard. Verdict ?

    Les souvenirs sont parfois trompeurs. Adolescent, j’ai été touché par des films, des musiques ou des artistes qu’il ne me viendrait plus à l’idée de désormais regarder ou d’écouter. Pourtant en voyant sur le programme TV, le long-métrage Abyss diffusé en prime-time sur RTL9 l’autre soir, je n’ai eu qu’une envie : regarder ce que je considérais alors comme un chef d’œuvre. 24 ans plus tard, je n’ai pas été déçu.

    L’histoire est celle d’un commando de la Marine américaine (dont un «méchant») débarquant à bord de la station de forage sous-marine DeepCore afin de porter secours à un sous-marin nucléaire échoué dans les profondeurs.

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    L'équipe de Bud Brigman accueille ainsi ces nouveaux arrivants, ainsi que Lindsey, future ex-femme de Bud. Alors que les travaux de récupération commencent autour du submersible naufragé, l'équipage de DeepCore va devoir faire face à des phénomènes inexpliqués. Et s'ils n'étaient pas seuls, dans les abysses ?

    Certes, les effets spéciaux et surtout les technologies paraissent vieillottes mais l’histoire n’a pas pris une ride. Servi par une mise en scène assurément esthétique et un scénario abouti, ce film repose également sur un casting bien senti. Difficile d’oublier les performances de Virgil “Bud” Brigman (joué par Ed Harris fort convaincant) ou celle de sa femme Lindsey (alias Mary Elizabeth Mastrantonio).

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    Un œil plus aguerri perçoit d’entrée la complexité de l’entreprise de James Cameron qui a tourné avec virtuosité nombre de séquences en mode sous-marin, s'immergeant lui et son équipe, des semaines durant malgré moult désagréments, dans une énorme cuve d'une centrale nucléaire désaffectée.

    Abyss est le résultat d’une longue maturation de James Cameron (Cf Bonus ci-dessous) qui, de surcroît, ne disposait alors pas d’une batterie d’ordinateurs gavés de giga octets pour gérer ses effets spéciaux comme pour Avatar (ce qui ne m’empêche pas d’aimer également ce film).

    Malgré quelques incohérences, de nombreux clichés et des vieilleries, Abyss fonctionne car James Cameron nous plonge, au sens propre comme au sens figuré, dans un univers sous-marin finalement peu (ou mal) raconté sur grand écran

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    Autre plaisir de cinéphile, celui de voir une intrigue malmenée par les soubresauts politiques et militaires entre le bloc américain et soviétique. A sa sortie aux Etats-Unis, le mur de Berlin n’était toujours pas tombé

    Quant à la dimension futuriste et onirique qui en gêne certain, et dont les développements sont poussés dans la version longue, j’y adhère tant les valeurs humanistes mises en avant – certes très manichéennes – me correspondent.

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    À 24 ans d’intervalle, j’ai donc visionné avec délice Abyss, un long-métrage marin que je ne saurais trop vous conseiller de voir ou revoir tant il est abouti autant esthétiquement parlant que d’un point de vue scénaristique.

    Rares sont finalement les films de mer réussis au cinéma, Abyss fait exception. Mes souvenirs d’adolescent n’étaient pas erronés, ouf !

    Stéphane Dugast

    > BONUS
    Les 27 secrets de tournage selon le spécialiste Allo Ciné

     

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  • LE CŒUR DES HOMMES

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    La Mer cruelle, c’est  un roman de Nicholas Monsarrat que mon ami Michel Bez, peintre de Marine, m’a prêté il y a quelques années (je ne lui  ai d’ailleurs jamais rendu, oups…). Ce roman, c’est le récit de la vie de l'équipage de la corvette britannique pendant la très meurtrière bataille de l'Atlantique. Une histoire vécue, un authentique livre de mer et un long métrage fort réussi.

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    Ce livre est une pépite. Et ce pour plusieurs raisons… Publié en 1951, La Mer cruelle, raconte sans fascination, ni forfanterie, la mer et la guerre.

    L’histoire est celle d’un équipage de la corvette britannique HMS Compass Rose pendant la bataille de l’Atlantique, livrant de farouches combats contre les U-Boot allemands

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    Nicholas Monsarrat (1910-1979) s’est appliqué à raconter une aventure qu’il a lui-même intensément vécue. Journaliste et écrivain avant guerre, il s’engage pendant le conflit dans la Royal Naval Volunteer Reserve. Il commandera lui-même une frégate.

    De cette expérience, Nicholas Monsarrat tirera ses histoires de mer, qui sans rien enjoliver de cette période, ne cacheront rien de la guerre et de ses abominations.

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    Paru dans le premier chapitre de La Mer cruelle édité chez Presses-Pocket en 1979, les propos de l’auteur en disent long sur l’âme de son œuvre : «Ceci est l'histoire - la longue et véridique histoire - d'un océan, de deux navires et d'environ 150 hommes. L'histoire est longue parce qu'elle raconte une interminable et furieuse bataille, la plus dure qui puisse être livrée au cours d'une guerre. On y met en scène deux navires parce que le premier fut coulé et remplacé par le second. Elle concerne 150 hommes parce que c'est un nombre d'individus dont on peut facilement relater les aventures. Elle est véridique, enfin, parce que seule une histoire vraie mérite d'être écrite»

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    Flairant la bonne affaire (le livre étant un best-seller), le cinéma ne traînera pas à adapter ce roman. Un long-métrage éponyme sortant sur grand écran dès 1953.

    Scénariste notamment du long-métrage Les Révoltés du Bounty avec Marlon Brando, Eric Ambler s’est attèlé à rédiger un scripte de bonne facture. La réalisation a, quant à elle, été confiée à Charles Frend, monteur des premiers longs-métrages d’Alfred Hitchcock.

    À l’instar de l’œuvre du français Pierre Schoendoerffer, les questionnements de l’homme plongé dans la guerre et ses aberrations sont au cœur du roman et du film La Mer cruelle. Deux pépites qui raviront les adeptes du genre.

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    › EN SAVOIR PLUS

    La Mer cruelle (The Cruel Sea) : un roman de Nicholas Monsarrat et un film britannique réalisé par Charles Frend.

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  • TUULLIK (ou la naissance d’un centre artistique)

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    Pierre Auzias (dit « Peeri ») vit à Uummannaq, un village de la côte occidentale du Groenland. Chronique d’un quotidien très polaire. En ce printemps très frais - habituel sous ces latitudes - Peeri a eu une idée lumineuse…

    « Installé à Uummannaq depuis 2005, je me suis rendu à l'évidence que les derniers artisans du fjord se sont éteints emportant avec eux les secrets de leur art.  

    Tous chasseurs, ils excellaient, à tailler de la lame de leur couteau et de leur foret nombre de défenses de morse, bois de rennes, os de baleine, corne de moskus, griffes de phoque ou d'ours.

    Ces artisans-chasseurs finissaient par rendre ces objets ou bijoux aussi brillants que la glace en les ponçant amoureusement au grain fin, puis en les cirant à la stéarine. L'été venu les touristes se ruaient émerveillés sur ces objets artisanaux.

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    Depuis quelques mois j'envisageais de trouver sur Uummannaq, un lieu pour y créer un petit centre culturel qui regrouperait artistes et artisans.  Je rêvais au quotidien d'une jolie petite maison blanche, construite en bois et ceinturée d'une belle terrasse. Pas moins fière, elle domine le port d'Uummannaq. Elle avait  autrefois appartenu à la vieille famille de Karl Lange, maître chauffagiste de l'hôpital. 

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    AVEC VUE SUR MER

    Entretemps, la mairie y avait un bureau où les élus de la vaste commune de Qaasuitsup (elle s’étend sur plus de 700 000 km2) se réunissaient pour discuter à grand coup de café, les dossiers lourds concernant notre district.

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    Sur la terrasse, l’édile et ses adjoints fumaient tranquillement en commentant la vue qui s'étend à plus de cent kilomètres vers le sud jusqu' à la calotte glaciaire.

    La maison inutilisée, mais parfaitement refaite et claire à l'intérieur, n'avait désormais de vivant que sa vieille chaudière que j'entendais ronfler à travers ses murs et par sa cheminée.

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    La dernière campagne électorale qui se solda le 5 Avril 2013 par la victoire d'Aleqa Hammond comme chef du gouvernement autonome Groenlandais, prônait alors pour des valeurs plus traditionnelles avec un retour de la démocratie de proximité destinée à restaurer la vie sociale.

    Observant cela, je me suis décidé à envoyer mon projet aux responsables communaux de la commune de Qaasuitsup, partisans du parti politique d'Aleqa.

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    UNE RÉSIDENCE POUR ARTISAN

    Je n'ai pas pu acheter la maison m'étant heurté à différents obstacles administratifs, mais j'ai eu le droit, toutes idées reconnues, d'en disposer.

    La maison fut baptisée « Tuullik » qui est le nom d'un oiseau merveilleux et mythique, le plongeon désormais en voie de disparition.

    Ce choix me fut inspiré par le souvenir, il y a 20 ans, d'un vieux chasseur de la côte Est qui m'expliqua que si le plongeon venait à disparaître, la culture groenlandaise disparaitrait avec lui.

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    Le but de Tuullik, n'est pas de faire commerce mais de dénicher et d'inviter ceux qui dans tout le district compris entre Ilulissat et Qaannaq, travaillent de manière professionnelle l'art et l'artisanat.

    Aujourd'hui après trois mois d'activité, sept artisans ont répondu à ma proposition de les représenter plus un sculpteur, quelques peintres et aussi les vieilles couseuses de la ville, virtuoses en l'art d'assembler les nombreuses pièces en peaux de phoques, aux teintures multicolores, nécessaires à la décoration des kamiks et des costumes traditionnels.

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    « Tuullik » aujourd'hui fonctionne et propose des cours de peinture, de sculpture, de gravure et de modelage qui sont suivis par une quarantaine d'enfants et une vingtaine d'adultes. La galerie est convertible en atelier ou en salle de conférence qui peut accueillir une vingtaine de personnes.

    À l'étage on découvre un petit atelier graphique ainsi qu'un mini studio équipé pouvant accueillir un artiste en résidence. Logé gratuitement pour des périodes de 15 jours maximum, cet invité est obligé en échange d'enseigner et de développer un projet pour la population.

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    OUVERT SUR LE MONDE

    Un accord vient d'être établi avec l'école graphique de Nuuk, dirigée par la célèbre graphiste Groenlandaise, Arnanguaq Høegh en vue de préparer les élèves de notre région au concours d'entrée donnant accès à son enseignement.

    Après un an d'études à Nuuk, les élèves sont capables de présenter le concours d'entrée à l'Académie Royale de Copenhague ou de partir vers l'Alaska ou le Canada.

    Enfin « Tuullik » qui figure au programme du Jubilée des 250 ans d'Uummannaq a proposé à son public de rester quotidiennement accessible à tous ceux qui désirent y travailler.

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    Quelques touristes même ou employés danois de passage y ont réalisé des œuvres dignes d'être présentées.

    Le directeur du musée, Peter Kruse s'est gentiment proposé à ouvrir le lieu aux touristes lorsque personne ne l'anime. Cette ouverture possible lui est indiquée lorsque les couleurs nationales habituellement envoyées en haut du mât, ne flottent pas au vent »

    Pierre Auzias
    À Uummannaq, le 25 mai 2013
     

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  • UNDER THE POLE II : IVRESSES POLAIRES

    22 mois d'exploration entre le cercle polaire arctique et l'extrême pointe nord du Groenland, c’est le second volet d’Under the pole, une expédition polaire sous-marine audacieuse.

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  • IMMERSIONS POLAIRES

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    « Le Piège Blanc », c’est  un film documentaire d’aventure réalisé par le cinéaste Thierry Robert. C’est le récit d’une expédition polaire au Groenland oriental, sous et sur la glace.

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    L'été dernier, Vincent Berthet et Alban Michon dérivent pendant 2 mois et demi sur la banquise ceinturant la côte orientale  du Groenland.

    Les 2 aventuriers vont devoir être vigilants avant que l’arrivée de l’hiver arctique ne compromette leur dérive.

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    C’est donc entre Ittoqqortoormiit (Scoresby Sund) par 70° de latitude Nord et Ammassalik  par 65° Nord, soit au-dessous et au-dessus du Cercle Polaire Arctique que les deux compagnons se sont aventurés en kayak de mer.

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     Outre de classiques pérégrinations dans l’une des zones du globe les plus sauvages que j’ai eu la chance de sillonner (plus confortablement) en marchant Dans les pas de Paul-Emile Victor, Vincent et Alban se sont aventurés sous la glace en effectuant des plongées sous-marines jamais faites.

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    Des plongées assurément spectaculaires sous les glaces et dans des fonds sous-marins jusque là peu explorés. 

    Un récent reportage paru dans Paris-Match a laissé deviné la dimension épique de cette expédition en tandem partie de près à la rencontre de mammifères polaires, ainsi que de toute une faune et flore sous-marine totalement méconnue.

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    Aux commandes de la production TV de cette expédition, un réalisateur aguerri : l’ami Thierry Robert, auteur de nombreux films d’aventures primés. « Là, j’ai vais encore plus loin dans la narration et la réalisation » a d’ailleurs promis le réalisateur.

    Diffusion dans quelques semaines en prime time sur France 3 dans l’émission Thalassa. Un film qui va prochainement tourner dans les festivals en France comme à l’étranger.

    Affaire à suivre sur le blog Embarquements…


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  • SERINEQ, LE SOLEIL

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    Pierre Auzias (dit «Peeri») vit sur la côte occidentale du Groenland à Uummannaq. Deuxième chronique d’un quotidien ordinaire pour Peeri.

    En ce matin du lundi 4 Février, sur l'esplanade de l'école qui domine la ville, les enfants entourés de leur maîtres chantent en agitant joyeusement un petit soleil en carton jaune agrafé au bout d'un bâtonnet.

    « Quand le soleil revient / Tous les enfants sont heureux / Quand le soleil chauffe / Il nous redonne des forces / Quand les montagnes et les nuages se teintent de rouge / Tout devient très doux / Quand ses rayons réchauffent »

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    Chaque année, lors de l'apparition du soleil, ces vers contemporains, issus d' un ancien psaume, nous appellent  à saluer la mémoire d'Else Broberg, professeur regrettée de toute la population.

    Cette première apparition de Serineq est d'autant plus théâtrale, car il traverse durant quelques secondes, de son bord supérieur Kiggannguaq, soit  la brèche d' un col étroit de la chaîne montagneuse de Nuussuuaq, sise en face d'Uummannaq.

    Kiggannguaq: c'est aussi la fente de la visée du fusil ou encore la joie.

    Traditionnellement, le soleil dans la société des chasseurs a une grande importance.

    "Kaperlak" le temps obscur de la nuit polaire inspirait la peur jusqu' au milieu des années cinquante. Il fallait survivre en vivant de ses propres réserves. Serineq revenu, ramenait le soulagement, la joie, l'espoir et la force.

    Depuis toujours, la lumière d'avril et de mai presse les phoques sur la banquise (uttoq).

    Les oiseaux, et leurs oeufs sur les falaises, et un peu plus tard la pêche, rapportent tour à tour, ammassates (capelans) en juin, les  iqaluit (truites de mer) en juillet.

    À terre, durant le mois d’août, c'est la chasse aux Tuuttut (rennes) et aux Ummimaq, (boeufs musqués).

    Enfin aux portes de l'automne, les saumons et les globicéphales sont des denrées prisées de mes amis inuits.

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    Mon ami Hans est venu ce matin à sept heures pour parler autour d'un café :

    - « Bien sûr, la banquise ne venait pas toujours et il nous fallait être très actifs durant l’été pour prendre dans la Nature tout ce qui nous permettait d'affronter les temps obscurs.

    Á l'automne, il restait à cueillir les baies noires et bleues tout en tirant quelques jeunes oiseaux. En septembre arrivaient les bélougas et en octobre les narvals. Nous tirions alors les derniers phoques de fjord et puis la nuit tombait.

    Ce rythme juste, des chasses et de nos pêches, était alors plus important que tout autre car il gérait notre vie sociale. Les enfants apprenaient ce métier en aidant et en regardant, toujours à l'écoute de nos mouvements.

    Un bon chasseur n'abordait pas les temps obscurs dans la crainte, comme ceux qui n'avaient rien fait.

    Comprends- tu ? Cela ne veut plus rien dire de faire aujourd'hui chanter les enfants quand le soleil revient »

    Je ne contredis pas Hans, mais pour moi,que les enfants chantent Serineq, restera éternellement touchant. (À SUIVRE)

    Un récit et des dessins de
    Pierre Auzias dit « Peeri »

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  • COURS LOCAL

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    Pierre Auzias (dit « Peeri ») vit sur la côte occidentale du Groenland à Uummannaq. Chronique d’un quotidien ordinaire pour Peeri.

    « Je danse la polka sur notre plancher éclaté pour essayer de remettre ses lattes en place. Au moins les dessous sècheront et je n'aurai sans doute pas de mérule dans les structures de la maison construite tout en bois. Panne de chaudière, glace dans les tuyaux et robinetterie irrécupérable.

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    L’homme de confiance qui devait s'occuper de la maison durant notre mois d'absence a oublié sa visite quotidienne. Il a cependant couru chez le plombier avant notre arrivée…

    Curieusement, je ne me mets plus en colère lorsque un évènement majeur de ce style dresse un tel obstacle dans ce quotidien parfois extrême qu'Annie et moi avons choisi. Je philosophe ayant confiance en le temps qui remettra les choses en droite ligne. 

    « Tout ce qui est tordu n'est pas toujours très droit ! », disent les Chinois. Ce n'est donc pas une raison pour se fâcher. 

    Au contraire, je ressors les pinceaux de leur écrin et sitôt dans la rue, je salue Rasmus, grand chasseur qui m'attire chez lui pour me montrer le rostre du narval qu'il vient de tuer.

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    Encre gelée. Uummannaq Fjord - Pierre A.C. Auzias / 2012

    Rasmus approche la cinquantaine. Il est un de mes « professeurs » qui m'aide avec un talent pédagogique inégalable à articuler les mots de groenlandais que j'écorcherai éternellement.

    La plupart du temps, nous nous y mettons spontanément, bras dessus, bras dessous qu'il ne lâche que pour se plier en deux de rire aussi fréquemment que possible.

    Nous sommes à chaque fois obligés de nous arrêter, pris de syncopes par ces fous rires qui se transmettent bien entendu aux gens qui nous croisent…

    Nous mettons bien 30 minutes à gagner ainsi sa jolie maison située à 500 mètres de la nôtre. Elle domine la corniche qui ceinture la ville, à quelques 80 mètres au dessus de la mer, face aux 100 kilomètres du fjord qui s'ouvre vers le sud.

    Une mince pellicule de glace encore transparente a pris la mer. Ce paysage me coupe encore le souffle, depuis sept ans.

    La maison plane au dessus de ce panorama unique en arctique et au monde.

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    Il est déjà midi. Dans trois jours, me fait remarquer Rasmus, le soleil gagnera les crêtes montagneuses de la péninsule de Nuussuaq. Le profil de sa vieille mère assise derrière la fenêtre se découpe sur la lumière du jour revenue.

    « Tikilluarit! », me dit elle pour me souhaiter la bienvenue.

    Amalia vient parfois d'Illorsuit pour voir ses enfants et petits enfants. Elle coud, si justement et avec force, deux peaux de chiens blanches comme la neige pour en faire une salopette de sortie hivernale pour son arrière petit fils.

    L'opportunité présente d'un beau portrait est évidente. Je m'en garderai bien car silencieuse et grave, je ne veux la déranger. Sa beauté est fascinante et en me retirant, comme un éclat de miroir, je la félicite de cela.

    Sans changer le rythme de son aiguille qu'elle plante dans son ouvrage, elle oriente doucement son visage puis son regard, comme une caresse au plus profond du mien. Elle cherche à savoir qui je suis.

    Il me faudra quand même revenir bien des fois pour comprendre ce visage extraordinaire et mystérieux pour pouvoir m'octroyer le droit de salir un peu de papier » (À SUIVRE)

    Pierre AUZIAS
    À Uummannaq
    Le 29 janvier 2013
     

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  • VENTS DU NORD #11

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    Danseur professionnel devenu artiste-peintre et marin émérite, Pierre Auzias a un jour embarqué sur une frégate danoise (Cf. part #10). Destination le grand Nord, il y découvre une grande île : le Groenland. « Un coup de foudre immédiat ! » assure l’intéressé au point d’y revenir chaque année avant de s’y installer définitivement. Ultime épisode et explications de celui que les habitants de Uummannaq appellent désormais « Peeri ».

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    « La rencontre d'Annie, médecin saisonnier à Uummannaq, lors de ma visite officielle au Groenland au cours de l'été 2004, va bouleverser ma vie.

    Nous avons tous les deux vécus un échec conjugal danois, une même ville de départ Granville et la même passion pour ce pays groenlandais.

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    De mère Normande et de père breton, la force de caractère de cette femme, face aux difficultés considérables de son quotidien de médecin de terrain, n'aura de cesse de m'impressionner du Groenland à l'Afrique où je l'accompagne désormais pour l'aider ainsi que ses camarades de mission dans des conditions de travail pas toujours faciles.

    Nous parlons de cet intérêt commun pendant des mois avant de nous retrouver, nous unir et décider de nous installer à Uummannaq.

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    À UUMMANNAQ

    Annie sera nommée médecin chef de l'hôpital d'Uummannaq ayant la responsabilité de la santé de quelques 2 700 personnes peuplant la ville d'Uummannaq et les sept villages de ce grand fjord.

    Ici, la culture plus traditionnelle qu'au sud, me permet bien vite de prendre davantage conscience de l'évolution rapide et de l'actualité changeante de ce pays émergeant.

    C'est ce que je souhaitais : comprendre en profondeur ce que les trop courtes visites d'alors me cachaient, m'intégrer et vivre ce pays avec ses gens, leur culture dans leur nature si forte et envoûtante.

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    À  L’ECOUTE

    Janvier 2000, le spécialiste et homme de TV Jean-Christophe Victor, en conclusion d'une brillante conférence de géopolitique qu'il donnait à l'institut Français de Copenhague, a humblement indiqué à son auditoire l'importance d´écouter les peuples de l'arctique.

    L'héritage familial et culturel de cet homme (NDLR : le fils de Paul-Emile Victor 1907-1995) et  sa profession, le plongeant sans cesse au centre des tumultes mondiaux de l'actualité tout azimut, lui permet ce conseil que je me remémore souvent.

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    Jour après jour je me rends compte de l'importance de la qualité de vie que les groenlandais perdent à cause des interdictions, quotas ou embargos décidés de l'extérieur, alors qu'ils ont toujours su gérer les ressources de la nature étant eux-mêmes, qu'on le veuille ou non, un élément de son équilibre.

    Les connaissances qu'Annie et moi cultivons ou l'apprentissage de la langue nous ouvrent de plus en plus de portes au sein de cette société.

    L’alchimie avec les habitants s'est renforcée en vivant comme eux, en pêchant et en chassant pour nos besoins alimentaires et vestimentaires, par nos actions et par le simple fait, aussi d'utiliser nos jambes ou des chiens plutôt qu’un scooter ou une voiture.

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    D’INTENSES ÉCHANGES

    En 2011 nous avons jumelé la ville d'Uummannaq à Granville pour créer un pont culturel, éducatif et social. Un projet de deux ans de labeur.

    Aujourd'hui les échanges sont très intenses et l'association granvillaise très dynamique, tissant ainsi un lien très important pour les habitants du fjord.

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    Au terme de cette grande fête de jumelage, nous avons pris la mer de Granville à Uummannaq à bord de notre voilier « Avannaq » (Vent du Nord) pour retrouver la vraie dimension qui sépare nos deux cultures et ainsi mériter notre nouvelle résidence.

    La mer comme traits d’union à deux cultures…» (FIN)


    Un récit et des clichés de Pierre AUZIAS
    Dernier chapitre rédigé le 24 Juillet 2012 à Uummannaq.

    > LIRE L'ÉPISODE PRÉCÉDENT

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